Côte d’Ivoire : jour 2 du procès de Gbagbo et Blé Goudé, les esprits s’échauffent

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé étaient ce vendredi 29 janvier 2016 devant les Juges de la Cour Pénale Internationale (CPI) pour la deuxième journée consécutive. Ouvert hier, le procès d’ouverture de l’ex-chef de l’Etat ivoirien et du leader de la galaxie patriotique a repris ce matin. Comme prévu, le parquet a poursuivi son réquisitoire, nous dit Jeune Afrique.

Gbagbo et Blé Goudé sont pointés du doigt par l’accusation

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé avaient rendez-vous avec la CPI ce vendredi. Tout comme hier, les deux hommes ont répondu présent. Accusés de crimes contre l’humanité notamment pour le meurtre, le viol, les autres actes inhumains ou à titre subsidiaire la tentative de meurtre, et la persécution perpétrés dans le contexte des violences post-électorales en Côte d’Ivoire, ils ont eu droit à un exposé des motifs lus par le substitut du Procureur, MacDonald.

Prenant la parole, le collaborateur de Fatou Bensouda (la Procureure) a déroulé les faits suivants : « Le 19 mars 2011, Charles Blé Goudé a rassemblé des milliers de jeunes et les a invités à s’enrôler dans l’armée pour maintenir Gbagbo au pouvoir (…) Suite à l’appel de Blé Goudé, des milliers de jeunes ont reçu des armes, ont collaboré avec les FDS (Ndlr : les Forces de Défense et de Sécurité) qui ont organisé la distribution de ses armes. »

Le magistrat a poursuivi sur sa lancée en évoquant la responsabilité du gouvernement nommé par l’ancien Président ivoirien après le second tour de l’élection présidentielle de 2010, relevant au passage que le porte-parole de l’équipe gouvernementale de l’époque, Ahoua Don Melo a nié les crimes dont il parle. M. MacDonald a confié que : « Le 12 avril, au moins 60 personnes ont été tuées par des pro-Gbagbo. »

Après avoir plaidé non coupable pour les charges retenues contre eux, Gbagbo et son dernier ministre de la jeunesse devront patienter au moins jusqu’à lundi avant que leurs avocats respectifs ne prennent la parole pour défendre leur cause. Rappelons qu’ils risquent chacun 30 ans de prison.

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