CPI / Laurent Gbagbo : la pétition pour libérer Gbagbo dérange fortement la CPI

La pétition internationale pour libérer le Président Laurent Gbagbo dérange fortement la Cour Pénale Internationale (CPI), à quelques jours de la reprise du procès couplé de Gbagbo et de Charles Blé Goudé. En tant qu’offensive politico-diplomatique, la pétition une fois soumise aux juges de la CPI, pourrait changer le cours de ce procès en faveur bien entendu des accusés.

la pétition pour libérer Laurent Gbagbo dérange déjà la CPI

La pétition internationale pour la libération du Président Laurent Gbagbo est une initiative démocratique de l’illustre écrivain Bernard Dadié et l’ex-Premier Ministre du Togo, Joseph Koffigoh. Mise en marche uniquement pour faire justice aux détenus ivoiriens de la CPI, aux prisonniers politiques en Côte d’Ivoire du fait de cette crise postélectorale de 2010-2011, et faciliter la réconciliation nationale par le retour des exilés politiques pro-Gbagbo véritables, la pétition connaît un succès franc qui pourrait bien embarrasser la CPI, si elle venait à être endossée par les avocats de Gbagbo et soumise aux juges.

Les acteurs de cette pétition luttent vaillamment pour la recevabilité de ce document qui accompagne un « vaste mouvement de résistance face à l’imposture et comme un devoir de conscience devant l’histoire », auprès des juges de la plus grande Cour du monde. Elle promet d’atteindre son objectif, à savoir libérer Laurent Gbagbo des serres de la Haye. Prévue pour trois mois et lancée depuis le mois de juin 2016 dernier, 20 millions au minimum de signataires sont attendus pour faire comprendre à la Communauté internationale qu’elle a eu tort de donner l’avantage à qui ne devait pas l’avoir, grâce aux actions militaires de l’ONUCI et de la France (Licorne).

Cependant, la position du porte-parole de la CPI, Fadi  El-Abdallah, qui rappelle que « Les juges de la Cpi ne peuvent décider que sur les demandes qui leur sont soumises en bonne et due forme par les parties et participants au procès, et respectant les règles de la procédure prévue devant la Cpi », et celle de la juge Argentine, Silvia Fernandez Gurmendi, qui refusait la liberté provisoire à Gbagbo par crainte d’une éventuelle « fuite » et à cause de « sa position politique et professionnelle, ses contacts internationaux et ses liens, sa situation financière et ses ressources, et la disponibilité de ressources  (…) un réseau vaste et bien organisé de sympathisants politiques de M. Gabgbo », pourraient mettre en difficulté cette pétition.

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