RD Congo : L’ultimatum de l’opposition congolaise à Kabila : « Quitte le pouvoir… »

L’opposition congolaise a pris d’assaut, ce lundi 19 septembre, le siège de la Ceni. Au travers de cette manifestation, ces opposants entendent obliger le président Kabila à quitter le pouvoir dans trois mois. Et pourtant, ce dernier voudrait rempiler pour un autre mandat. Ce dialogue de sourds pourrait engendrer de vives tensions dans ce vaste pays de l’Afrique centrale.

La tension monte entre l’opposition congolaise et le président Kabila

L’opposition congolaise ne voudrait accorder aucune prolongation à Joseph Kabila à la fin de son second mandat. À cet effet, le président-fondateur du parti d’opposition Congo Na Biso, Freddy Matungulu, s’est voulu formel : « La date du 19 septembre correspond à la veille de la date limite fixée par la Constitution congolaise pour convoquer l’élection présidentielle. » Avant d’ajouter : « Nous voulons signifier à Kabila qu’il doit quitter la présidence au terme de son mandat. » Ainsi, à cette date cruciale, l’opposition voudrait faire pression sur la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) par une manifestation.

Mené par Étienne Tshisekedi, figure de proue de l’opposition, le siège de la Ceni, ce jour, s’annonce très tendu. Car cette coalition des opposants avait refusé de s’inscrire dans le dialogue politique initié, le 1er septembre dernier, par l’Union africaine pour apaiser le climat social entre pouvoir et opposition. En dépit de l’appel au calme lancé par Human Rights Watch aux gouvernants, la tension semble toujours perceptible en RDC. Aux dernières nouvelles, la police anti-émeute a dispersé les manifestants à coup de gaz lacrymogène.  Un minibus et une voiture ont été incendiés à Limete, le quartier du siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Notons que le président Joseph Kabila est arrivé au pouvoir depuis 2001. Aussi, après deux mandats, la Constitution congolaise lui interdit de briguer un troisième quinquennat. Mais vraisemblement, Kabila fils ne donne aucun signe allant dans le sens de son retrait au terme de sa présidence. Mieux, la Cour constitutionnelle vient de l’autoriser à rester au pouvoir au cas où les élections ne se tenaient pas en 2016. Eu égard à cette dichotomie, le bras de fer entre les acteurs politiques congolais semble très loin de son épilogue.

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