Cameroun: Amnesty International fait le procès du régime Paul Biya

Amnesty International, au regard de la situation politique du Cameroun, a décidé de faire le procès du Président Paul Biya, en dénonçant tous les maux à l’oeuvre sous son régime, aussi bien la répression violente des manifestants anglophones, les exactions perpétrées par Boko Haram, que les tortures suivies de morts en détention et disparitions forcées attribuées aux forces de sécurité camerounaises.

Amnesty International charge le régime de Paul Biya

Amnesty International n’entend plus les choses comme le régime Paul Biya au Cameroun souhaite qu’on l’entende. Avec des chiffres à l’appui et des précisions de taille, l’ONG internationale a décidé de faire le procès de Paul Biya, en évoquant toutes les horreurs qui se produisent sous son règne.

D’abord, au sujet de Boko Haram, Amnesty International évoque ceci: « Le groupe Boko Haram s’est rendu coupable de crimes relevant du droit international et d’atteintes aux droits humains, dont des attentats-suicides dans des zones civiles, des exécutions sommaires, des actes de torture, des prises d’otages, des enlèvements, le recrutement d’enfants soldats, ainsi que le pillage et la destruction de biens publics, privés ou religieux. Pendant l’année, il a perpétré au moins 150 attaques, dont 22 attentats-suicides, qui ont fait au moins 260 morts parmi les civils. La population civile vivant autour du lac Tchad a ainsi été prise pour cible de manière systématique », lit-on dans son rapport.

Ensuite, au sujet du régime de Paul Biya, l’ONG dévoile ceci: les forces de sécurité ont procédé à des arrestations et détentions arbitraires, « des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants accusés de soutenir Boko Haram ont été torturés par des membres de la Brigade d’intervention rapide,(BIR Ndlr)- une unité d’élite de l’armée, sur la base militaire appelée Salak, non loin de Maroua, ainsi que par des agents de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), un service de renseignement, à Yaoundé, la capitale. Certains ont succombé à ces tortures ; d’autres ont disparu », fait savoir Amnesty.

Enfin, la répression des manifestants anglophones:« Fin octobre, des avocats, des élèves et des enseignants des régions anglophones du Cameroun se sont mis en grève pour protester contre ce qu’ils considèrent comme une marginalisation de la minorité anglophone. Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes du sud-ouest et du nord-ouest du pays, telles que Bamenda, Kumba et Buea. Les forces de sécurité camerounaises ont arrêté arbitrairement des manifestants et ont eu recours à une force excessive pour les disperser. Par exemple, le 8 décembre, elles ont tué deux à quatre personnes en tirant à balles réelles lors d’une manifestation à Bamenda, dans le nord-ouest du pays », lit-on dans le rapport d’Amnesty International.

Somme toute, le Cameroun de Paul Biya aura du fil diplomatique à retordre avec un tel rapport de l’ONG internationale.

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