Côte d’Ivoire : Après les militaires, les fonctionnaires ivoiriens menacent !!!

Les soldats mutins ont finalement eu gain de cause, et ont regagné leur caserne. Cependant, les fonctionnaires ivoiriens qui réclament depuis belle lurette leurs stocks d’arriérés n’ont encore rien reçu. Ils ont donc décidé de se faire entendre de plus belle.

Les fonctionnaires ivoiriens veulent prendre le relai

Les autorités ivoiriennes ne sont nullement sorties de l’ornière, en dépit de la fin de la mutinerie. Les fonctionnaires ivoiriens ont également décidé de prendre le relai pour exiger le paiement de leurs stocks d’arriérés de salaires. En effet, la Plateforme et l’IFCI avaient refusé la trêve de trois mois proposée par le président Alassane Ouattara. Ces  syndicats des travailleurs avaient donc lancé un ultimatum au gouvernement ivoirien pour donner une suite à leur revendication salariale. Et ce, dès la fin du mois de mai.

La Plateforme nationale des organisations professionnelles du secteur public de Côte d’Ivoire dirigée par Zadi Gnagna avait donc déclenché une grève de cinq jours (du 08 au 12 mai). Pour le leader syndical, l’État ivoirien ne donne pas suffisamment de garanties quant au paiement de leurs stocks d’arriérés.

Cependant, la fin de leur débrayage a coïncidé avec le début de la mutinerie en Cote d’Ivoire. Les 8400 ex-rebelles intégrés à l’armée régulière avaient fait crépiter les armes, quatre jours durant, à travers le pays. Ils ont finalement obtenu gain de cause par le paiement immédiat du reliquat de leurs primes dites Ecomog.

Les fonctionnaires accusent les autorités ivoiriennes de pratiquer la politique du deux poids deux mesures. Aussi, un syndicaliste, sous couvert de l’anonymat, déclare : « C’est parce que nous, nous n’avons pas d’armes que le gouvernement ne s’occupe pas de nous. » Puis, il ajoute, un peu plus menaçant : « Si jusqu’à la fin du mois de mai nos revendications ne sont pas prises en compte, nous allons paralyser toute l’administration ivoirienne. »

Si ces menaces sont effectivement appliquées, l’on pourrait craindre que la Côte d’Ivoire qui traverse une période économique déjà très difficile soit au bord de la banqueroute.

Notons que le stock d’arriérés réclamé par les fonctionnaires est estimé à 249,6 milliards FCFA. En difficulté, l’État a réduit ses dépenses publiques à cause de la chute (-40%) des cours du cacao. Si rien n’est fait, les Ivoiriens pourraient être de nouveau confrontés à d’autres heures chaudes.

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