Côte d’Ivoire : Damana Pickass et Stéphane Kipré accusés de déstabilisation

Lors du Conseil national de sécurité (CNS) qui s’est tenu ce jeudi, le ministre Sidiki Diakité a été formel. Damana Pickass et Stéphane Kipré, pro-Gbagbo, ont été accusés par le ministre de l’Intérieur d’être derrière une tentative de déstabilisation.

Damana Pickass et Stéphane Kipré cités dans une tentative de déstabilisation

La Côte d’Ivoire est secouée depuis quelques temps par une tentative de déstabilisation. Les attaques répétées des postes de police et de gendarmerie, ainsi que les évasions de prisons en sont l’illustration. Toutefois, au terme de la réunion extraordinaire du Conseil national de sécurité (CNS), tenue ce jeudi, au palais présidentiel et présidée par le chef de l’Etat Alassane Ouattara, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité a accusé ouvertement Damana Pickass et Stéphane Kipré d’être liés à une tentative de déstabilisation.

A en croire le sécurocrate ivoirien : « Les informations recueillies au cours des enquêtes et des auditions montrent clairement que ces attaques s’inscrivent dans un projet de déstabilisation impliquant notamment des responsables politiques, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, plus particulièrement au Ghana. » Avant d’ajouter : « Ces personnes instrumentalisent et arment certains démobilisés et militaires déloyaux. »

Le successeur d’Hamed Bakayoko précise par ailleurs que plusieurs personnes ont été identifiées comme faisant partie du complot contre les Institutions. Mais seulement 35 d’entre elles ont, pour l’instant, fait l’objet d’une arrestation. Quant aux présumés commanditaires de ces attaques, le gouvernement ivoirien envisage de délivrer un mandat d’arrêt.

Cependant, certaines sources proches des deux mis en cause réfutent d’ores et déjà les accusations du ministre. Pour elles, le régime Ouattara tenterait de faire porter le chapeau à des proches de l’ex-président Laurent Gbagbo. Et pourtant, les ex-combattants démobilisés ne cessent de revendiquer des primes Ecomog payées aux 8400 ex-rebelles intégrés à l’armée, leurs anciens frères d’armes.

Aussi, la Cour pénale internationale (CPI) se prononcera-t-elle très bientôt sur la demande de mise en liberté provisoire de Gbagbo. De même, lier l’ex-président des jeunes de son parti, le FPI, et son gendre à un « projet de déstabilisation » pourrait attester des risques que cela pouvait constituer de le libérer. Ce qui pourrait quelque peu influencer la décision des juges de cette cour. Telle est du moins l’analyse d’individus proches de l’ex-président ivoirien.

Quoi qu’il en soit, il revient aux Autorités ivoiriennes d’éclairer la lanterne des nombreux observateurs afin d’éviter toute suspicion. Car le moment et les circonstances semblent s’y prêter.

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