Côte d’Ivoire : Le Conseil du café-cacao, le fonds de campagne de Gon Coulibaly ?

Il se murmure du côté de la rue Lepic qu’Amadou Gon Coulibaly est pressenti pour succéder à Alassane Ouattara. La nomination d’Yves Brahima Koné, proche du Premier ministre, au Conseil du café-cacao suscite diverses réactions à Abidjan.

Quand Gon Coulibaly s’offre le Conseil du café-cacao

Mme Massandjé Touré-Litsé a été éjectée, début août, de la tête du Conseil du café-cacao (CCC). Le gouvernement avait alors indiqué que ce limogeage n’était justifié par aucune motivation politique, mais plutôt à cause de la crise qui secoue la filière depuis quelque temps déjà. Cependant, la nomination d’Yves Brahima Koné à la direction générale de cette structure, le 2 août dernier, en dit long.

Ingénieur agronome et économiste, il est en effet, un proche du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Anciennement sous-directeur du Comité de gestion de la filière café-cacao (CGFCC), il semble bien connaitre cette filière. Membre du RDR, il avait par ailleurs été élu député suppléant de Sinématialy, et a siégé lors de la législature de 2011-2016 en qualité de président de la commission économie et finance du Parlement. Bien connu pour sa générosité, il n’hésitait pas à financer les activités du RDR depuis le temps de l’opposition. Sa nomination à la tête de cette juteuse structure étatique est donc loin d’être fortuite.

Hormis ses qualités intrinsèques et son expérience avérée, M. Koné présente le profil d’être un soutien financier pour M. Amadou Gon Coulibaly, dont il est très proche. D’autant plus que la candidature du Premier ministre à la présidentielle de 2020 se précise au fil des jours. En pareille occurrence, toute manne financière pour battre campagne et appâter les électeurs serait donc la bienvenue. Et M. Yves Koné pourrait aisément jouer ce rôle dont il s’était accoutumé depuis belle lurette.

Notons que la filière cacao est un maillon essentiel de l’économie ivoirienne, car générant d’importants revenus aux caisses de l’État. La Caisse de stabilisation (Caistab) avait pendant longtemps été traitée, à tort ou à raison, de caisse noire du pouvoir. Ceci pourrait donc expliquer cela. À moins que le paysage politique ivoirien n’en dispose autrement.

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