Côte d’Ivoire : Les cybercafés dans le viseur du gouvernement

 Identifier les cybercafés pour mieux les contrôler. Le gouvernement ivoirien compte aller plus loin dans la prise de mesures visant à mette fin au désordre qui règne dans ce milieu. De nouvelles restrictions seront appliquées aussi bien aux gérants qu’aux clients de ces espaces dédiés à Internet.

Cybercafés, le gouvernement limite l’accès à internet

Pour sa deuxième phase d’identification des cybercafés, l’Agence de régulation de la télécommunication en Côte d’Ivoire (ARTCI) demande à ces derniers de fournir des informations qui sont entre autres, le nom, la dénomination, le siège social pour les entreprises, la date de création, le numéro de compte contribuable, le récépissé de déclaration et l’adresse IP. Ils devront par ailleurs se faire immatriculer auprès d’un service spécialement créé au sein de cet organe régulateur.

En plus de ces dispositions liées à la création d’un cybercafé, il sera aussi question pour le gérant de cet espace de tenir  un registre physique ou électronique permettant d’identifier tout utilisateur de ces services d’accès à internet. Un délai de 3 mois sera donc donné après la création de cet espace pour permettre aux détenteurs de se conformer à la nouvelle réglementation. Le non respect de ces dispositions conduira le régulateur à procéder à la fermeture du cybercafé.

En ce qui concerne les usagers, le régulateur a également pris des mesures restrictives. Les enfants âgés de 10 ans sont interdits de les fréquenter, à conditions d’être accompagnés par un adulte qui, au préalable, se fera identifier. Pour le mineur de moins 18 ans, il lui est formellement interdit les sites pornographiques, violents, racistes et portant atteinte à la dignité humaine. Les cybercriminels sont également dans l’œil du cyclone.

Souci de régulation ou de restriction d’accès à Internet ? Quoi qu’il en soit, le gouvernement ivoirien vient d’ouvrir une nouvelle brèche à la polémique en prenant de nouvelles dispositions visant les cybercafés. Des restrictions qui, pour beaucoup d’observateurs, sont faites pour freiner le relais d’informations via les réseaux sociaux. « Ces derniers temps, Internet est devenu le moyen de communication des couches sociales pour dénoncer les dérapages du régime », déclarent-ils. En attendant l’application effective de ces mesures, les supputations vont bon train.

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