Côte d’Ivoire : Amadou Gon Coulibaly, le nouveau PM, sur des braises

Le nouveau Premier ministre (PM) et chef du Gouvernement, Amadou Gon Coulibaly, est en ce moment sur des braises non des moindres. Ayant pris fonction officiellement hier lundi 16 janvier 2017, le nouveau PM a la lourde tâche d’apaiser toute l’armée et tous les fonctionnaires de Côte d’Ivoire.

Amadou Gon Coulibaly (PM) en baptême de feu en Côte d’Ivoire

Face à la grogne dans l’armée et chez les fonctionnaires de Côte d’Ivoire, le PM Amadou Gon Coulibaly est vraiment sur des braises. C’est le moins qu’on puisse dire, lui dont la passation des charges, avec son prédécesseur Daniel Kablan Duncan devenu Vice-président, a eu lieu à la Primature hier.

Amadou Gon a rendu un hommage appuyé à son devancier dont le travail à la tête du Gouvernement a eu pour conséquences les excellents résultats marqués par une économie dynamique et une amélioration des conditions de vie des populations. Le nouveau patron de la primature a dit sa détermination à s’inscrire dans la continuité en restant sur les voies de l’ex premier ministre, Daniel Kablan Duncan.

Le nouveau Premier ministre a également affirmé peser l’ampleur de la tâche qui l’attend. Toutefois, il espère s’appuyer sur la compétence de ses nouveaux collaborateurs qui ont contribué au succès de son prédécesseur. Il a, dans la foulée, appelé les fonctionnaires qui observent une grève, au calme. Pour apaiser les cœurs. Amadou Gon Coulibaly s’est engagé, ainsi que le Gouvernement, à trouver des solutions idoines à leurs revendications.

Tandis que les fonctionnaires et agents de l’Etat l’attendent comme indiqué le jeudi 19 janvier 2017 pour en savoir plus sur l’issue qui sera donnée à leurs revendications, une autre mutinerie a éclaté aujourd’hui à Abidjan et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Peut-il sortir de ce labyrinthe?

Somme toute, Amadou Gon Coulibaly s’est engagé à tout mettre en œuvre pour être à la hauteur de la confiance que le Chef de l’Etat a bien voulu lui témoigner en le nommant Premier ministre.

Lire la suite.

Côte d’Ivoire : l’ONUCI à la barre de ses victimes (crise postélectorale 2010-2011)

L’Opération des Nations-Unis en Côte d’Ivoire (ONUCI) est en ce moment rattrapée par ses meurtres et ses dégâts perpétrés lors de la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire. Un Collectif vient d’adresser une note publique à l’ONUCI pour réclamer droits et réparations.

Crise postélectorale 2010-2011, l’ONUCI relancée par ses victimes

 » Le collectif des victimes de l’ONUCI vous informe que pendant la crise post–électoral de 2010-2011 ayant à leur tête MEHI JACQUES ELIE et MAHI RABE MARCELIN ,principales victimes de L’ONUCI ,portons à votre connaissance et à celle de la communauté nationale qu’internationale ceci :

Dans la journée du mercredi 29 Décembre 2010 entre 10h et 12h,des soldats de L’ONUCI sont entrés dans la commune d’Abobo ou nous résidions ; En partance pour PK18 route d’Anyama surpris de voir la foule massée aux abords de la voie se sont mis a tirés en l’air sans arrêt ce qui a causé la panique dans le peuple et a poussé les gens à se sauver dans les quartiers.

A leur retour de PK18 ce fut la même chose, cette fois les soldats de la 3e picope puisqu’il ya en avait 3, animés de, nous ne savons de quel esprit se sont mis à tiré a bout portant sur la foule, c’est dans le feu de cette action que nous avons été atteint MAHI RABE MARCELIN et moi MEHI JACQUES ELIE chacun à un niveau précis de son organisme. Apres un mois et demi passer a L’hôpital militaire d’Abidjan (HMA) Dieu merci nous avons suivis des soins intensifs mais aujourd’hui nous portons encore les séquelles de nos blessures sans compté les douleurs régulières quelles nous causent jusqu’à présent.

Votre excellence, nous vous informons que sous le régime de l’ex. président Laurent Gbagbo nous avons porté plainte contre L’ONUCI pour réparation du dommage causé sur nos personnes, mais rien n’a pu se faire à cause de l’intensité des combats entre les militaires à Abidjan ; aujourd’hui encore sous votre règne nous allons réitéré notre plainte pour montrer à la face de la nation et de la communauté internationale que notre cause n’ a rien à voir avec votre politique ni avec celle de l’ex. Président Laurent Gbagbo ; montrer à la face du monde que notre cause n’est pas partisane. En tant que civils et citoyens lambda ivoiriens victimes des balles de la force onusienne en côte d’ivoire, notre but c’est de trouver une oreille attentive à nos douleurs et faire valoir nos droits.

Votre excellence monsieur ALASSANE OUATTARA président de la cote d’ivoire, chef suprême des armées, garant des institutions, principal représentant du peuple ivoirien, défenseur des droits de son peuple, protecteur des biens et des personnes vivants en côte d’ivoire ; vous sachant homme de parole, connaissant tous les efforts de réconciliation, de paix et de pardon mutuel, soucieux de l’application de la justice et ennemi de l’impunité nous comptons sur votre soutien à tous les niveaux pour que nous obtenions satisfaction et que nous soyons soulager enfin de nos douleurs qui ne font que perduré.

Nous joindrons la liste des 30 autres victimes touchés à Abobo, au plateau et à Biétry pendant cette crise militaro-politique de 2010-2011. »

Lire la suite.

Côte d’Ivoire – Mutinerie : imbroglio total au sein de l’armée, 3 morts

C’est un imbroglio total qu’il est donné de voir en ce moment au sein de l’armée de Côte d’Ivoire. La mutinerie en temps de vaches maigres ou vaches grasses est devenue un jeu pour faire vider les caisses de l’État, jeu qui vient de faire ses premiers morts à Yamoussoukro. À Abidjan comme partout à l’intérieur du pays, les mutins ont repris les armes pour revendiquer contre le pouvoir en place.

L’armée de Côte d’Ivoire totalement divisée

La mutinerie a repris à Abidjan et à l’intérieur du pays. L’armée à Yamoussoukro, Man, Bondoukou, Daloa, Bouaké, Odienné, etc. est encore sortie dans les rues pour tirer en l’air et faire des barrages pour neutraliser les différentes artères des villes prises. Aux environs et à l’intérieur de la Radiodiffusion de la télévision ivoirienne (RTI), à Cocody (Abidjan), des véhicules de type 4×4 estampillés GSPR (garde présidentielle) ont  quadrillé les lieux, tandis qu’à quelques mètres de là, des fonctionnaires menaient paisiblement leur piquet de grève les mains nues…

Les populations, par des appels et des SMS interposés, s’informent mutuellement sur l’état des lieux en Côte d’Ivoire. C’est avec la peur au ventre que ceux qui résident non loin de camps militaires suivent la situation plus que devenue volatile. De nouveaux mutins, non des moindres cette fois, qui sont sortis comme le camp de la Gendarmerie d’Agban font redouter une véritable guerre entre soldats.

Mais, au juste que se passe-t-il puisque des mutins sont déjà passés à la caisse pour retirer leur 5 millions réclamés la semaine dernière? Renseignement pris de façon directe auprès de quelques proches dans l’armée, il se trouve que ce sont des mouvements d’humeur qui dépeignent la frustration profonde au sein de la muette devenue très bavarde ces derniers jours. Tandis que certains ont perçu leur dû, d’autres ont reçu la confirmation de ce qu’ils ne recevront rien parce que n’étant pas concernés par ce deal entre Alassane Dramane Ouattara, Soro Guillaume et leurs hordes rebelles de 2010. Pire, ces derniers narguent leurs frères d’armes et promettent de mater ceux qui vont se soulever. Des menaces d’exécution auraient été proférées par ceux qui viennent de toucher leur part du butin.

De source militaire, 3 soldats seraient même déjà décédés dans des affrontements entre militaires en Côte d’Ivoire. Un groupe aurait tenté de prendre le camp d’un autre à Yamoussoukro, ce qui a provoqué des tirs nourris et des pertes en vies humaines. Un autre affrontement entre soldats et la garde républicaine a aussi fait un mort. Du côté des gendarmes, des morts sont aussi déplorées. Même si le calme semble revenu, la tension reste vive dans les camps militaires.

Nous y reviendrons.

Lire la suite.

Côte d’Ivoire / Mutinerie : les gendarmes d’Abobo très mécontents

Il y a des armées dans l’armée de Côte d’Ivoire. Hier à Abobo, les gendarmes du camp commando ont manifesté leur mécontentement par des tirs vivement nourris en l’air, à l’intérieur et à l’extérieur du camp. Sûrement, parce que certains mutins sont passés à la caisse et d’autres pas encore ou ne passeront pas du tout.

Les gendarmes du camp commando d’Abobo tirent en l’air

C’était la panique hier autour du camp commando d’Abobo à cause des gendarmes dudit camp qui, par un mouvement d’humeur, ont commencé à nourrir des tirs en l’air ça et là à l’intérieur comme à l’extérieur de base. Les kalachnikovs crépitaient avec fracas, on aurait dit qu’il y avait un affrontement entre forces égales, mais non, les gendarmes étaient plutôt mécontents et tenaient à le faire savoir.
Une vingtaine d’éléments en tenue bleue de la gendarmerie pour certains et, noires du CCDO pour les autres ont en effet investi la grande voie  reliant le camp commando aux cités policières et universitaires. On aperçoit aussi ces derniers multipliés des coups de fils, en opérant  des tirs en l’air. Des véhicules 4×4 de la gendarmerie nationale sont également sortis comme constaté, ils font des ballets incessants d’aller retour à vive allure. À cette heure en tout cas, nul n’indique une attaque perpétrée contre le commando d’Abobo. Il pourrait s’agir vraisemblablement d’un mouvement d’humeur. Les tirs résonnent toujours à l’intérieur du camp et, ce depuis 23heures comme observé. Les étincelles de frottement d’armes à feu sont également visibles de loin dans les lieux.
Sans avoir obtenu d’informations concrètes à ce sujet, par voie de conséquence, il pourrait s’agir de la situation de deux poids deux mesures chez les mutins passés à la caisse et ceux qui peut-être n’y passeront point.
Lire la suite.

Côte d’Ivoire: le gouvernement reçoit enfin les fonctionnaires en grève et fait des promesses pour le jeudi

La grève des fonctionnaires s’est intensifiée ce lundi 16 janvier 2017, inclinant le gouvernement à recevoir dans l’après-midi les responsables de la Plateforme nationale qui défend la cause de l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’Etat de Côte d’Ivoire.

Grève: échanges entre le gouvernement et les fonctionnaires en grève

Après avoir fait la sourde oreille la semaine dernière, le gouvernement Alassane Ouattara a reçu les fonctionnaires en grève qui ont durci le ton et le mouvement de protestation hier lundi 16 janvier 2017, sur toute l’étendue du territoire ivoirien. Outre les travailleurs de Côte d’Ivoire, les élèves et les étudiants se sont bruyamment manifestés aussi en s’attaquant aux établissements privés, ce qui a créé un véritable climat de fronde sociale après celui des mutins la semaine dernière.

Le gouvernement, vu l’allure que prennent les événements, est revenu à la raison et à la sobriété en appelant les fonctionnaires grévistes à la table des discussions. Les échanges ont été vifs et houleux. Les syndicalistes et les différents ministères de tutelle alliés à la Fonction Publique se sont quittés en queue de poisson. Il n’y a pas eu d’accord pouvant apaiser la situation entre le gouvernement et ses travailleurs.

A la fin de la rencontre, le dossier des fonctionnaires sera transmis en Conseil des ministres demain mercredi 18 janvier 2017 pour d’éventuelles décisions à prendre. C’est pour cette raison que les ministres qui ont pris part à la discussion avec la Plateforme nationale ont promis que le jeudi des réponses seront trouvées à leurs préoccupations.

Considérant que les fonctionnaires n’ont pas d’armes à feu comme les mutins pour se faire entendre à la vitesse d’un éclair, considérant que le ministre de la Fonction Publique, Pascal Abinan Kouakou, hier menaçait de radiation les grévistes et considérant que l’une des bassesses de la politique est de souffler le froid pour préparer le chaud, les fonctionnaires de Côte d’Ivoire restent très vigilants, prêts à toutes éventualités et gardent en réserve leurs plus précieuses cartes dont les récents événements n’étaient que de petits essais.

 

Lire la suite.

Côte d’Ivoire: Pr Maurice Kakou Guikahué promu par la Société Française de Cardiologie

Le Pr Maurice Kakou Guikahué vient d’être promu par la Société Française de Cardiologie (SFC) lors des 27èmes journées européennes de cardiologie doublées du 80ème anniversaire de cette société savante française, du 11 au 14 janvier 2017.

Pr Maurice Kakou Guikahué honoré par la SFC

Le Pr Maurice Kakou Guikahué a honoré la Côte d’Ivoire par sa promotion grâce à la Société Française de Cardiologie (SFC) lors des assises de celle -ci qui ont pris fin le samedi 14 janvier dernier. Comme annoncé, Pr Maurice Kakou Guikahué a effectivement participé, en qualité d’invité spécial de la Société Française de Cardiologie, aux 27èmes Journées Européennes de la Société Française de cardiologie qui ont coïncidé avec le 80ème anniversaire de la Société Française de Cardiologie.

A cette occasion, le Président de la Société ivoirienne de cardiologie (Sicard) a co-présidé deux séances: la première avec le Pr Edmond Bertrand sur le thème » Cardiologie en Afrique Subsaharienne » et la deuxième avec le Dr Muriel Akodad lors de la réunion conjointe Société Ivoirienne de Cardiologie/Société Française de Cardiologie sur le thème « Prise en charge des Maladies cardiovasculaires: Différences et Perspectives« .

Après la réunion annuelle du Groupe de Travail Cardiologie Tropicale de la Société Française de Cardiologie, la décision a été prise d’associer les cardiologues Africains à la gestion du Groupe qui a été présidé pendant 40 ans par leur Maître, le maître des maîtres, le Pr Edmond Bertrand. Ce dernier a trouvé que beaucoup de cardiologues Noirs Africains de haut niveau avaient été formés et qu’ils étaient aguerris pour prendre la relève. Ainsi, l’Ivoirien, Pr Maurice Kakou Guikahué, Président de la Société ivoirienne de Cardiologie, a été élu par ses pairs, Président du Groupe de Cardiologie Tropicale, avec Dr Monsuez de la Société Française de Cardiologie comme co-président.

Après le deuxième congrès à succès qui s’est déroulé du 08 au 10 mai 2015 à Yamoussoukro, la Société ivoirienne de cardiologie organisera du 10 au 12 mai 2017, à Abidjan, le 3ème congrès international sous le thème : « Les insuffisances cardiologiques en Afrique subsaharienne ».

Ce sont en moyenne 600 médecins et spécialistes des maladies du coeur qui sont attendus à ce 3ème congrès qui s’annonce capital pour la Côte d’Ivoire.

Lire la suite.

Côte d’Ivoire: le Vice-président Daniel Kablan Duncan prête serment aujourd’hui

Le Vice-Président de Côte d’Ivoire, Daniel Kablan Duncan prêtera serment ce lundi 16 janvier 2017, au palais présidentiel d’Abidjan, une semaine après sa désignation à ce nouveau poste créé par la Constitution promulguée en novembre.

Côte d’Ivoire: Daniel Kablan Duncan prête serment ce lundi

Passé le temps des nominations, place en ce moment à la prestation de serment du nouveau Vice-président de la République de Côte d’Ivoire, M. Daniel Kablan Duncan. Ce sera chose faite en ce jour lundi 16 janvier 2017, au Palais présidentiel d’Abidjan devant un parterre d’autorités de premier rang.

Prévue pour se tenir en fin de matinée conformément à la constitution ivoirienne de novembre 2016, ladite prestation de serment reste fidèle aux textes de la constitution de la troisième République indiquant que le vice-président de la République est élu au même moment que le président de la République et obéit aux mêmes conditions d’éligibilité que le chef de l’État.

La nomination de Daniel Kablan Duncan à la vice-présidence sans avoir été élu a, cependant été possible, grâce à une disposition transitoire qui l’autorise de façon exceptionnelle. Le Premier Vice-président de l’histoire ivoirienne, Daniel Kablan Duncan, a été nommé le mardi dernier par M. Alassane Ouattara qui l’a qualifié de collaborateur ‘’fidèle, dévoué’’, ayant un ‘’grand sens de l’Etat’’.

Ancien Premier ministre d’Henri Konan Bédié en 1993, puis d’Alassane Ouattara depuis 2012, M. Duncan est rompu aux questions des finances et de diplomatie. D’éminentes personnalités sont attendues à cette cérémonie qui réunira du beau monde et permettra ainsi à son élu de disposer de l’onction de celui qui l’a nommé pour bien exécuter sa tâche.

Lire la suite.

La Haye: la CPI interdit les manifestations de soutien à Gbagbo autour du tribunal

C’est bientôt la reprise du procès du Président Gbagbo. La Cour Pénale Internationale (CPI) a interdit aux manifestants pro-Gbagbo de tenir des meetings, sit-in ou autres formes de protestations dans les environs de la Cour.

Reprise du procès de Gbagbo. La CPI refuse les manifestations autour de la Cour

Le procès du Président Gbagbo devait bientôt reprendre. Suspendu pour des problèmes budgétaires, le procès conjoint de Blé Goudé et Laurent Gbagbo est prévu pour reprendre le 06 février prochain. Le week-end dernier, Fabrice Lago alias Steve Beko a donné l’information selon laquelle la Cour Pénale Internationale (CPI) refuse de permettre que ses environs soient utilisés pour tenir des manifestations démocratiques en faveur du Président Gbagbo.

Il faut rappeler que Steve Beko est le principal organisateur d’un rassemblement des panafricains qui doit se tenir à la CPI lors de la reprise du procès de Gbagbo. Il souhaite un grand déferlement de ses partisans à la Haye afin de se faire entendre par la Cour Pénale Internationale (CPI), pour qu’elle puisse accorder au moins la liberté provisoire à leurs leaders :

 » Ce déplacement s’inscrit dans la droite ligne de ce que nous faisons depuis le début de ce procès. A chaque reprise, nous avons toujours organisé une grosse manifestation pour réclamer la libération du président Gbagbo injustement détenu par cette cour qui a fini par convaincre tout le monde que son vrai but n’est pas de rendre justice mais d’écarter un insoumis, une personne qui a osé dire non là où on souhaite que les africains subissent sans se plaindre« , a déclaré Steve Beko à ce sujet.

Poursuivant, il ajoute que « Ce voyage cependant, revêt un caractère exceptionnel car vous avez constaté avec nous que le procès a été interrompu pendant plus d’un mois parce que selon le juge principal, la CPI connaît des problèmes de trésorerie. Nous sommes outrés que Charles Blé soit obligé de dormir en prison parce que la CPI n’a pas d’argent pour le procès. Nous disons qu’il faut au moins accorder la liberté provisoire à nos leaders le temps de la durée du procès », a t-il conclu.
Le procès conjoint de Blé Goudé et du Président Gbagbo reprend le 6 février 2017.
Lire la suite.

Côte d’Ivoire: la menace de grève fait monter la tension à la RTI

La tension monte chez les travailleurs de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI). La menace de grève secoue la base et la direction générale. Le Syndicat national des agents des organes des secteurs publics et para-publics de l’information, (SYNINFO) et l’Intersyndicale ont déposé un préavis de grève sur la table de leur DG, Amadou Bakayoko.

La RTI bientôt en grève! La tension est déjà vive

Les agents de la RTI, conformément aux articles 82.2, 82.5 et suivants du code du travail, ont déposé un préavis de grève sur les bureaux du Directeur Général, Amadou Bakayoko. Depuis une semaine, la tension est montée d’un cran entre les travailleurs et leur direction. Le préavis indique que la grève débutera le lundi 30 janvier 2017 à 8h et prendra fin le mardi 31 janvier à 00h. Sur le type et les actions de protestation à mener, le SYNINFO a émis une réserve et a promis de le communiquer au moment venu.
Au nombre des revendications figurent le non recrutement sous contrat à durée indéterminée (CDI) des travailleurs ayant cumulé plus de deux ans de contrat d’activité effective, tels que le contrat d’assistant technique (CAT) et le contrat à durée déterminée (CDD) au service de la RTI, la résolution du problème lié au projet de tripatouillage des bons d’avancement indiciaires ainsi que celui du recrutement sans appel d’offres internes de nouveaux cadres et dirigeants à des postes stratégiques au sein de la RTI, alors que des compétences y existent déjà pour occuper ces postes. Ils dénoncent la délocalisation de l’infirmerie, du conseil d’administration et de la Direction commerciale et marketing (DCM) pour lesquels ces nouveaux locaux reviennent chers à la RTI, l’insuffisance des effectifs dans les centres émetteurs de la RTI et la gestion approximative et sans suivi de la redevance RTI. Et déplore enfin, l’opacité avec laquelle est gérée la scission future de la RTI et le manque de communication avec les travailleurs.
Les SG du SYNINFO, Kouadio Amonzame et de l’Intersyndicale, Yahouet Malick, en accord avec leurs militants souhaitent la prise en compte de leurs doléances avant de surseoir à leur mouvement prévu du 30 au 31 janvier prochain.
Lire la suite.

Côte d’Ivoire: ignorés par le gouvernement, les fonctionnaires radicalisent leur grève

Deux poids, deux mesures, les fonctionnaires crient à l’injustice et radicalisent leur mouvement de grève. Aujourd’hui, lundi 16 janvier 2017, la grève des fonctionnaires et agents de l’Etat est reconduite pour cinq jours. Le gouvernement a ignoré et menacé de ne pas virer les salaires de fin janvier, mais a fait allégeance aux mutins.

La grève des fonctionnaires de Côte d’Ivoire se radicalise

Les fonctionnaires de Côte d’Ivoire ont reconduit leur mouvement de grève depuis ce matin lundi 16 janvier 2017 et ce, jusqu’au vendredi prochain, soit encore cinq jours d’arrêt de travail. Pour les fonctionnaires, en privilégiant les mutins rebelles aux travailleurs dont la force de travail permet de sortir les richesses qui vont servir à apaiser à hauteur de 12 millions au moins les hommes en armes dans l’ignorance totale des revendications justifiées des fonctionnaires, l’Etat a choisi de sacrifier le bien-être des Ivoiriens sur l’autel des mercenaires de guerre.
C’est pourquoi, la Plateforme nationale des fonctionnaires et agents de l’Etat a décidé de radicaliser son mouvement de grève par des manifestations de tous ordres, où marches, meetings, sit-in et autres moyens démocratiques et pacifiques de lutte seront au rendez-vous. La Société civile digne de Côte d’Ivoire, au regard de cette injustice flagrante, a choisi d’épauler les fonctionnaires en se joignant à eux pour manifester:
Nous sommes ici cet après midi à vos cotés pour vous apporter notre soutien parce que votre combat est juste, vos revendications sont légitimes et justifiées. Nous sommes venus témoigner aux yeux du monde que le peuple de Cote d’Ivoire est décidé à marquer la rupture,” a déclaré Patrick Sahi, président de la Société civile digne.
Et d’ajouter que “Désormais, nous serons ensemble, au dessus de tout clivage pour mener le combat de notre bien-être. La lutte des uns est désormais celle des autres. Nous ne pouvons pas continuer à nous faire appeler organisation de la société civile et rester passifs, voire amorphes lorsque nous voyons les acquis sociaux disparaître du fait de ce qu’il convient d’appeler méchanceté inouïe et égoïsme caractérisé (…) Nous allons faire du porte à porte, s’il le faut, et nous l’avons déjà commencé même dans les marchés pour expliquer aux populations très souvent victimes de désinformation, le bien fondé de votre lutte. Une lutte dont la justesse n’a d’égal que la noblesse des objectifs à atteindre,  » a conclu le président.
Les fonctionnaires ont même décidé de ne pas assurer de service minimum…
.
Lire la suite.