Côte d’Ivoire : La France refuserait de protéger Ouattara

La situation est loin d’être sous contrôle en Côte d’Ivoire. Le président Ouattara, selon des propos d’Antoine Glazer, aurait demandé la protection de l’Armée française le temps d’un retour à la normale dans le pays.

La France refuserait de sauver le pouvoir de Ouattara

Le président Ouattara n’aurait plus la main sur la situation dans son pays la Côte d’Ivoire. Depuis la mutinerie de Bouaké qui a, depuis, provoqué d’autres mouvements de colère de soldats, l’homme jadis indéboulonnable traverserait des heures difficiles. Des militaires ayant combattu pour lui contre Gbagbo réclament les 12 millions de francs FCFA promis à chacun d’eux. Hier lundi, 5 millions de francs ont été distribués à chacun de ces soldats révoltés. C’est cette générosité sélective qui provoque la colère de l’ensemble des autres soldats ivoiriens qui veulent également le même montant.

Sangaris quitte Bangui lundi prochain.Depuis ce mardi matin 17 janvier, la situation dans le pays s’est fortement détériorée. Le camp d’Abobo a été déserté par beaucoup de soldats après des tirs nourris dans la journée. La colère s’est vite propagée dans les autres camps avec celui d’Agban, au coeur d’Abidjan, cette fois dans le mouvement. Plusieurs villes de l’intérieur du pays sont également en ébullition, notamment à Yamoussoukro où 3 morts sont déjà répertoriées. Les soldats du camp de Dalao sont eux aussi remontés contre le président Ouattara à qui ils réclament également leur part du gâteau.

C’est face à cette situation explosive que le président Ouattara, pris de peur, aurait demandé la protection de la France. Selon une information de notre source et des propos attribués au journaliste français Antoine Glazer sur France 24, Ouattara aurait sollicité l’aide de la France pour sa protection ainsi que celle de sa famille. Selon le fondateur de La Lettre du Continent, une confidentielle bimensuelle consacrée à l’Afrique, et ancien directeur de la rédaction d’Africa Intelligence, le président français François Hollande hésiterait encore à mettre à disposition d’Abidjan le bataillon français stationné à Port Bouet.

Le président Hollande ne voudrait pas provoquer la colère des Ivoiriens qui s’opposent de plus en plus massivement au pouvoir Ouattara. Il faut noter que les enseignants et les autres fonctionnaires de l’État de Côte d’Ivoire sont en ce moment dans les rues pour protester contre la politique du gouvernement Ouattara. Les étudiants ont même rejoint le mouvement et plusieurs d’entre eux ont été blessés par des policiers affectés au maintien de l’ordre public.

Le mouvement de colère des soldats se généralise en Côte d’Ivoire

Les mutins ont reçu un acompte de 5 millions sur leur primesDes tirs sont attendus à Akouédo vers 16h d’Abidjan, à Cocody, selon plusieurs sources proches de ce camp. Des affrontements entre militaires à Yamoussoukro auraient déjà fait 3 morts. Des tirs étaient encore entendus dans la ville avec des mouvements de soldats sur les principales voies.

La gendarmerie d’Adzopé se fait entendre. Elle aurait rejoint le camp des nouveaux mutins. La situation est également présentée comme explosive à Bouaflé : circulation bloquée, des tirs intenses entendus dans cette ville située entre Daloa et Yamoussoukro. Le mouvement de colère des soldats serait en train de se généraliser et aucune communication du président de la République n’a été faite pour apaiser les esprits.

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Côte d’Ivoire : Rendez-vous avec les mutins, Ouattara pris au piège ?

Ce lundi, le rendez-vous entre les émissaires de Ouattara et les mutins est un jour décisif en Côte d’Ivoire. Le président ivoirien doit trouver 41 milliards de francs CFA à verser aux soldats pour « primes Ecomog ». C’est soit 12 millions FCFA par anciens combattants contre le régime de Laurent Gbagbo. Alors que seul le paiement de cette prime peut apaiser les soldats fâchés, une autre menace plane.

Si Ouattara paie, il est dans pain

Quelle mouche avait-elle piqué le président Ouattara au point de promettre 12 millions de FCFA aux soldats ? L’heure de solder les comptes est plus que jamais  venue depuis le soulèvement de ceux qu’on appelle désormais les mutins. Les hommes armés de Bouaké, Odienné, Man, Daloa et de plusieurs autres villes de Côte d’Ivoire réclament au pouvoir une prime qu’ils auraient dû avoir déjà reçue.

La semaine dernière, ils étaient sortis des casernes pour manifester leur colère. C’est à coups de canon que plusieurs villes du pays s’étaient réveillées. Ce véritable avertissement avait été lancé au locataire de la Maison du Plateau qui semble avoir bien pris la mesure de la situation. Sous la pression des mutins, le président Ouattara a promis verser, dès ce lundi, 6 des 12 millions FCFA réclamés par les soldats révoltés.

Alors que le ministre Alain-Richard DONWAHI est attendu par ses « hommes » pour le versement de cette première partie des primes, d’autres corps de l’armée ivoirienne commencent à faire circuler des messages d’une nouvelle mutinerie dans leurs casernes. Ce sont des policiers, gendarmes et militaires qui pensent à sortir si Ouattara venait à les oublier lors du versement de la fameuse prime Ecomog.

Avec cette nouvelle menace de soulèvement, sans compter la colère des fonctionnaires, la Côte d’Ivoire pourrait connaitre des heures chaudes si le président paie les primes de ses seuls mutins sans trouver de solutions à ces autres Ivoiriens tous aussi fâchés.

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Break news Côte d’Ivoire, nouvelle mutinerie dans le pays !

Break news Côte d’Ivoire : pratiquement une semaine après leur mutinerie, des soldats ivoiriens refont parler d’eux ces dernières heures. Très tôt ce matin, des coups de feu ont été entendus à Bouaké, Odienné et dans d’autres villes du pays. Suivez notre live des dernières infos du pays.

Break news Côte d’Ivoire, des mutins encore dehors

#CIV : le périmètre de la résidence du président Alassane Ouattara serait bouclé ! Depuis 18 heures ce vendredi soir, des coups de feu ont été entendus dans plusieurs quartiers d’Abidjan. Peu après 22h, des coups de feu ont été entendus vers l’état major.

#CIV : Des mutins se seraient présentés devant la préfecture d’Abidjan où ils demandaient à leurs collègues policiers de rallier leur cause…

#CIV:  Des armes de la préfecture de police d’ABIDJAN auraient été emportées par des mutins…

#CIV : La voie de Riviera Faya menant à Bingerville fermée. Un message radio de la police demandait plus de vigilance aux agents en poste.

#CIV : Des coups de feu entendus à Akouédo cette nuit du vendredi à samedi.

#CIV : Un accord entre les envoyés du président Ouattara et les mutins a été trouvé. Chaque militaire va recevoir les 12 millions réclamés de deux façons: 5 millions de francs CFA lundi pour calmer la colère des agents et 1 million de francs CFA par mois sur 7 mois.

#CIV : Malgré l’accord entre les hommes de Ouattara et les mutins, des coups de feu sont entendus dans certaines localités du pays, y compris à Akouédo, le plus grand camp militaire du pays.

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Cote d’ivoire : Soulèvement à Akouédo, tirs à Bondoukou et Anyama

Le camp d’Akouédo a rejoint ce samedi la mutinerie qui secoue la Côte d’Ivoire depuis vendredi. Des habitants proches de ce camp militaire d’Abidjan signalent des coups de feu et l’installation de barrages sur différentes voies d’accès à ce camp. Pendant ce temps, le président Ouattara a quitté le pays, selon plusieurs sources, pour participer à la prestation de serment de Nana Akufo-Addo au Ghana.

Akouédo entre dans la danse, les Ivoiriens retiennent leur souffle

Dans la nuit de jeudi à vendredi, des militaires mécontents avaient tiré plusieurs coups de feu dans la ville de Bouaké. Plusieurs commissariats de la ville et des camps militaires sont tombés dans les mains de ses soldats révoltés qui réclament des promesses non tenues par le pouvoir en place. Très rapidement, plusieurs grandes villes de l’intérieur du pays comme Dalao, Odienné, Man et Korhogo ont rejoint le mouvement.

Ces dernières heures, ce sont les militaires d’un camp d’Abidjan, Akouédo, qui sont entrés dans la danse. La grogne se propage donc dans tout le pays alors que le ministre de la Défense, M. Alain Donwahi doit se rendre à Bouaké. Sa mission est de trouver un accord avec les soldats en colère pour leur retour dans les casernes.

Pendant ce temps, on apprend que le président ivoirien Alassane Ouattara s’est envolé pour le Ghana. Il devait y prendre part à la cérémonie de prestation de serment du nouveau président. Pour certains, ce voyage maintenu par le président de la Côte d’Ivoire est un mépris de la situation en cours dans le pays. Il aurait dû sursoir à ce déplacement pour régler ce problème visiblement plus important avant qu’il ne débouche sur un coup d’État. La situation reste très tendue dans le pays où des tirs sont également annoncés à Bondoukou et Anyama.

Ouattara au Ghana

Pour d’autres, le président a maintenu ce déplacement parce que certain de contenir une nouvelle fois la colère de ces mutins. Le problème est tellement mineur qu’il aurait préféré maintenir son voyage pour assister à l’intronisation de son ami Nana Akufo-Addo, nouvellement élu au Ghana voisin.

La cérémonie étant terminée, les Ivoiriens se demandent si’l va revenir à Abidjan où un conseil des ministres extraordinaire est annoncé pour ce samedi à la présidence. Si malgré la fin de la cérémonie au Ghana le président ne rentre pas, plus d’une personne pourrait penser qu’il s’est exilé dans ce pays voisin le temps que ses hommes règlent la situation. Cette colère des militaires, il faut noter, est déclenchée par dernière annonce du président de céder le pouvoir à la fin de son mandat.

Les soldats qui ont combattu pour son accession au pouvoir attendent toujours les 7 millions CFA et une maison qui leur avaient été promis.

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Côte d’Ivoire : Une mutinerie a éclaté à Bouaké !!!

La Côte d’Ivoire connait ces dernières heures une mutinerie qui dure depuis la nuit de jeudi à vendredi à Bouaké. Des soldats tirent dans la ville et ont fermé la circulation, selon une dépêche de l’AIP.

Mutinerie, tirs de plusieurs soldats à Bouaké

Que se passe-t-il à Bouaké ? Alors que le pays connait une relative paix ces dernières années, une mutinerie vient d’éclater dans le centre du pays. Selon la dépêche de l’Agence ivoirienne de Presse, « dans la matinée de vendredi au corridor sud de la ville » la circulation est fermée « par des mutins dont certains tiraient en l’air avec des armes de guerre. »

Cette information précise que les premiers tirs ont été entendus aux environs de 1h30 du matin. Aucune raison pour justifier cette sortie des militaires n’est connue à ce jour. Bouaké, deuxième ville de la Côte d’Ivoire, est l’ex-fief de l’ex-rébellion des Forces nouvelles qui avait duré de 2002 à l’avènement au pouvoir d’Alassane Ouattara. Déjà en novembre 2014, une mutinerie de soldats qui réclamaient de meilleures conditions et l’avancement de plusieurs milliers d’entre eux conformément aux accords de Ouagadougou de 2007 avait secoué le pays.

Le gouvernement s’était engagé à l’époque à régler tous les problèmes. Les prochaines heures permettront d’en savoir davantage sur le motif de cette mutinerie. Cette mutinerie éclate après l’annonce du président ivoirien Alassane Ouattara de partir à la fin de son mandat. De même, une rencontre décisive a eu lieu entre Ouattara et Bédié hier à Daoukro. Les deux personnalités ont évoqué, entre autres, les prochaines nominations prévues par la Constitution de la 3e République. Aussi, certains observateurs tenteraient d’établir des liens entre les deux évènements.

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Côte d’Ivoire : Yasmina Ouegnin, comment le pouvoir veut la neutraliser

Avec la réélection de Yasmina Ouegnin aux législatives de Cocody, un nouveau personnage politique consensuel a émergé en Côte d’Ivoire. Cette nouveauté n’est pas sans provoquer des craintes dans le camp présidentiel. Le président Ouattara avait déjà ciblé quelques têtes fidèles pour lui succéder. Mais ce plan est aujourd’hui menacé par Yas après le succès de celle-ci face au RHDP.

Comment éloigner Yasmina Ouegnin du peuple

Yasmina Ouégnin est du PDCI, son parti politique. Mais pour les élections législatives de 2016, celui-ci avait préféré soutenir Affoussiata Bamba Lamine (RHDP). Il était reproché à la fille de Georges Ouegnin sa position sur la nouvelle constitution ivoirienne. Elle avait refusé de la voter alors qu’un mot d’ordre avait été donné par le PDCI à ses représentants à l’Assemblée nationale. Depuis, Yas a été déclarée indésirable au PDCI et plus largement au sein du RHDP. Mais la pierre jetée par la fenêtre reviendra par la porte, et comment !

La candidate portée par le mouvement Yo Spirit a été élue députée de Cocody. Seulement, cette victoire aurait pu être volée à Yasmina si son père n’avait pas fait barrage à la forfaiture. L’influent homme des réseaux a dû peser de tout son poids sur le processus pour faire respecter les règles. L’adversaire de Yas, Affoussiata Bamba Lamine, soutenue par Ouattara et Bédié s’était autoproclamée élue avant d’être désavouée par la CEI. Le camp adverse n’a pas perdu de temps pour tirer des leçons de cette débâcle que lui a infligée la plus jeune députée de Côte d’Ivoire. Aux dernières nouvelles, le pouvoir chercherait à limiter les dégâts du succès de la fille de l’homme qui a été le plus proche collaborateur du président Félix Houphouët-Boigny durant son règne.

Selon nos confrères d’Afriquematin, le président Ouattara aurait « envoyé un émissaire présenter ses excuses pour les désagréments causés à l’ambassadeur Georges Ouegnin » pendant « la bataille de Cocody ». En réalité, cette démarche cache des intentions inavouées puisque l’homme aurait aussi été porteur de propositions.

Yasmina Ouegnin ministre ou ambassadrice ?

Tout en déclinant sa responsabilité dans ce qui a amené l’ancien chef du protocole d’Houphouët-Boigny, Guei Robert et Laurent Gbagbo à sortir ses griffes contre le RHDP pour lui faire respecter la victoire de sa fille, le président aurait fait une offre non moins curieuse. L’émissaire aurait fait une proposition d’un poste de ministre dans le prochain gouvernement ou d’ambassadrice à Yasmina Ouegnin.

Ce qu’il y a de fort curieux dans cette proposition, c’est qu’elle est faite à une personne que ce même pouvoir ne voulait pas comme député. Le voilà aujourd’hui disposé à en faire une ministre ou même une ambassadrice. Clairement, le plan inavoué est d’entamer l’image de Yasmina avant que cette dernière ne commence à nourrir des ambitions plus importantes. Un poste de ministre, avec des bâtons dans les roues, pour montrer ses limites au peuple est plus un piège qu’une récompense. Celui d’ambassadrice n’est pas moins stratégique. Il l’éloignerait durablement du pays pour empêcher le lien qu’elle est amenée à tisser avec les habitants de Cocody, et au-delà, en vue d’un positionnement pour la prochaine présidentielle.

Yasmina est la seule personne capable en Côte d’Ivoire de bénéficier du vote du FPI (Gbagbo) en cas d’abstention renouvelé de celui-ci à la présidentielle. Elle peut, comme aux élections législatives, aussi bénéficier du vote de la jeunesse de son parti, le PDCI RDA, sans compter les nombreux sympathisants qu’elle a désormais chez les déçus du RDR. C’est donc pour la neutraliser que ces postes lui sont proposés comme des cadeaux empoisonnés.

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Côte d’Ivoire : Les vœux du président Alassane Ouattara pour 2017

À l’occasion du Nouvel An 2017, le Président de la République, M. Alassane OUATTARA a adressé un Message à la Nation. Le premier des Ivoiriens a rappelé ses promesses de campagne de l’élection de 2010, ses actions réalisées par son gouvernement, ceux en cours et à venir…

Le message à la Nation du président M. Alassane OUATTARA

« Ivoiriennes, Ivoiriens, Mes chers compatriotes, Chers amis de la Côte d’Ivoire, c’est avec un plaisir renouvelé que je m’adresse à vous, au seuil de l’année 2017. C’est aussi avec une émotion toute particulière que je prononce ce discours de fin d’année, le premier depuis l’entrée effective de notre Nation dans la 3ème République.

Il revêt donc une valeur symbolique pour notre pays. En effet, lors de mon élection en 2010, je m’étais engagé à doter notre pays d’une nouvelle Constitution, celle de la troisième République. Mon objectif était de doter notre pays d’une loi fondamentale moderne, débarrassée de tous les éléments confligènes et résolument tournée vers l’avenir.

Dans cette perspective, j’ai rencontré les différentes couches de la société ivoirienne, que ce soient nos rois et chefs traditionnels, nos guides religieux, les femmes, les jeunes, les partis politiques ou encore la société civile, afin de recueillir leurs avis et leurs propositions.

Vous avez plébiscité cette réforme constitutionnelle avec 93,42% des suffrages exprimés en faveur du « OUI ». Vous vous êtes clairement prononcés en faveur de la modernisation, de la paix et de la cohésion sociale. Je voudrais, à nouveau, vous adresser mes sincères remerciements et vous exprimer toute ma fierté pour votre soutien ainsi que votre sens élevé de civisme tout au long de la campagne référendaire.

Alassane Ouattara reconnaissant à Bédié

Je voudrais également rendre hommage à mon aîné, le Président Henri Konan BEDIE, pour son soutien constant, particulièrement lors de l’élaboration de la nouvelle constitution.

Ivoiriennes, Ivoiriens, Mes chers compatriotes,

La troisième République est une république moderne, qui réaffirme l’attachement de notre Nation aux droits humains et aux libertés fondamentales. Elle assure un équilibre entre les hommes et les femmes; elle incite les Ivoiriennes et les Ivoiriens à travailler ensemble, pour l’édification harmonieuse de notre pays.

En conséquence, elle consolide la démocratie et la cohésion sociale et contribue au renforcement de nos Institutions… » Retrouvez l’intégralité du discours du président M. Alassane OUATTARA sur Presidence.ci.

Bonne et heureuse année 2017 à toutes et à tous.

Que Dieu Bénisse la Côte d’Ivoire.

Vive la République! Vive la Côte d’Ivoire!

Le Président M. Alassane OUATTARA

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Côté d’ivoire : Les vœux du Président Laurent GBAGBO pour 2017 !

L’ancien président de la République de Côte d’Ivoire, M. Laurent Gbagbo à adressé ses veux pour 2017 à ses compatriotes. Depuis son lieu de détention à la prison de La Haye, le président du FPI encourage les initiatives pouvant amener en Côte d’Ivoire une paix véritable et durable.

Laurent Gbagbo n’oublie pas les Ivoiriens et ses bienfaiteurs

« À l’aurore de la nouvelle année, je voudrais souhaiter à chacune et à chacun de mes chers compatriotes une très bonne année. Je formule le vœu d’une paix individuelle et collective à toutes les Ivoiriennes et à tous les Ivoiriens.

En ces moments particuliers de joie, j’ai une pensée profonde de tristesse pour les centaines de prisonniers politiques et les milliers d’exilés qui attestent de la faiblesse de la cohésion sociale dans notre pays.

Je souhaite la libération de ces prisonniers et le retour d’exil de nos nombreux frères et sœurs.

Je voudrais profiter de ces moments de bilan pour remercier très sincèrement toutes les personnes qui , à travers le monde, sous diverses formes, prennent des initiatives individuelles ou collectives en faveur de ma cause et de celle du ministre Blé Goudé. Je leur exprime ici et maintenant ma profonde gratitude.

Je marque une attention particulière à l’ensemble des anciens Chefs d’État d’Afrique regroupés au sein du « Forum » dirigé par le Président Joaquim Chisano. Leur engagement inlassable à nos côtés reste un témoignage fort de fraternité.

J’adresse également mes vifs remerciements au Premier Joseph Koffigoh du Togo et à notre illustre doyen, le ministre Bernard Dadié pour leur initiative d’une pétition internationale en faveur de notre libération. Ma gratitude va aussi à l’endroit de tous ceux qui ont porté cette initiative. Que Dieu les en rétribue au-delà de leurs espérances. »

Bonne et heureuse année 2017
Que Dieu bénisse la Côte d Ivoire.

Le Président Laurent GBAGBO
Po le ministre KONÉ Katinan Justin

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Abidjan : Transport lagunaire, la STL donne des couleurs à la lagune

La STL a montré ses bateaux au chef du gouvernement, Daniel Kablan Duncan. Lors de la cérémonie de visite des installations de cette nouvelle société, deux bateaux ont été testés par les visiteurs.

La STL investit le transport lagunaire

Le Premier ministre, Daniel Kablan Duncan et son ministre des Transports, Gaoussou Touré ont pu tester le confort qu’offrira la Société de transport Lagunaire (STL) à ses usagers. La STL qui va exercer sur la lagune Ébrié, dès février 2017, a montré, avec ses deux bateaux, qu’elle était quasiment prête à commencer ses activités. Cette entreprise dirigée par Adama Bictogo prévoit investir 68,6 millions d’euros, soit 45 milliards de francs CFA, dans l’acquisition de nouveaux bateaux bus. Cette filiale de SNEDAI Groupe a pour but de décongestionner le flux de véhicules dans la capitale économique ivoirienne aux heures de pointe et de rendre le transport beaucoup plus fluide.

Selon Adama Bictogo, la STL disposera d’une flotte de 40 bateaux bus, dont 16 bateaux livrés d’ici le mois de juin 2017. Avec ces bateaux, les usagers débourseront 500 CFA là où le gouvernement autorise les sociétés à aller jusqu’à 550 CFA. 50.000 passagers sont espérés par jour, selon l’ancien ministre de l’Intégration africaine. Le Premier ministre a affirmé que son «gouvernement a décidé de faire du transport lagunaire, une alternative viable.» Très optimiste, son ministre des Transports, Gaoussou Touré pense pour sa part que cette activité va mettre fin « au cauchemar des Abidjanais.»

STL – SOTRA (bateau bus) – pinasse, quelle concurrence ?

Avec l’avènement de la STL, c’est le transport lagunaire qui va connaitre un véritable essor. Si la présence de cette nouvelle entreprise est à saluer, un bémol est tout de même à mettre sur le coût du transport. Car il ne faut pas oublier que le smicard ivoirien ne gagne que 60.000 F CFA. Par ailleurs, les structures étatique et privée qui exercent déjà sur le front lagunaire proposent un transport beaucoup plus réduit. Par exemple, la Société de transport abidjanais (SOTRA) fait la traversée simple à 150 francs CFA. Pour les clients qui voudraient emprunter par la suite des navettes (bus) pour continuer, ils devront renchérir à 200 francs CFA. Quant aux privés qui tiennent des pinasses (pirogues à moteur), le coût du transport est également de 150 francs CFA.

Aussi, la concurrence s’annonce-t-elle très ouverte entre ces différentes entreprises de transport. Si les bateaux de la STL ont l’avantage du confort, il ne faudrait cependant pas occulter l’indigence des usagers. Entre le confort et l’économique, c’est sûr que le choix du citoyen lambda se portera sur sa bourse. De même, la Sotra serait tellement ancrée dans le quotidien des Ivoiriens depuis des décennies qu’elle pourrait toujours servir. Toutefois, certains observateurs souhaitent que la nouvelle venue revoie ses tarifs à la baisse. Car passé l’effet de mode, c’est quasiment sûr que les usagers vont opter pour ce qui offre un coût accessible. La concurrence permettra certainement à chaque structure d’améliorer l’état de ses services. Pour le grand bonheur des Abidjanais, bien sûr.

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Cocody: Georges Ouegnin a bien tenu le RHDP en respect pour Yasmina

Georges Ouegnin, le père de Yasmina Ouegnin, a bien obligé le RDHP au respect de la démocratie dans la commune de Cocody. L’ancien directeur du protocole d’État du Président Felix Houphouët-Boigny a pour la première fois été obligé de bander les muscles contre le RDR et son allié PDCI pour faire respecter la volonté populaire à Cocody.

Ici c’est Cocody, c’est pour Yasmina, Georges Ouegnin veille

Georges Ouegnin a soutenu du début à la fin sa fille Yasmina Ouegnin dans sa bataille des élections législatives. Cette jeune dame qui force l’admiration par sa démarche politique a déjoué les plans du RHDP dans la commune de Cocody. Au RDR comme au PDCI, les dirigeants n’apprécient que très peu la liberté de ton et d’action de « Yas« . Elle avait dit non à la nouvelle Constitution contre la volonté de son parti le PDCI RDA dirigé par l’ancien président Henri Konan Bédié. Depuis, elle a été écartée du parti comme 48 autres personnes « insoumises » indisciplinées.

Pour éviter une cassure définitive entre sa fille et le PDCI, Geoges Ouegnin a essayé une médiation. Il a tenté de convaincre Bédié « Sphinx de Daoukro » d’accepter la candidature de « Yas » à Cocody. Il a mis en avant ses chances de gagner, mais aussi sa détermination à aller jusqu’au bout. Refus sec de Konan Bédié qui ne pardonne toujours pas à Yasmina l’affront qu’elle lui aurait fait à lui et Ouattara en votant contre la nouvelle constitution.

Qu’à cela ne tienne, l’ambassadeur repartira avec sa fille de chez Bédié avec la ferme décision de lutter pour Cocody. Depuis déjà plusieurs années, la députée sortante bénéficie d’une popularité dans cette commune. Celle-ci s’est développée après son refus de cautionner la nouvelle Constitution. Dans les rangs du FPI, cette position lui a apporté de nouveaux sympathisants. Sa victoire était évidente puisque sa plus sérieuse rivale, Affoussiata Bamba-Lamine, RDR, est une parfaite inconnue dans cette localité.

Affoussiata Bamba trompée par son Dieu

Pourtant du côté du RHDP, personne ne semblait douter de la victoire de la ministre de Ouattara. Cette posture suspecte aurait fait sortir de ses gonds l’ambassadeur Georges Ouegnin lors d’une rencontre avec les chefs Atchan de Cocody-Blockauss. Il aurait lâché lors de cette rencontre que le PDCI ou plus généralement le RHDP n’avait aucun intérêt à voler la victoire qui se dessine pour sa fille. Comme le rapportent nos collègues de l’Infodrome, G. Ouegnin aurait déclaré : « Que Bédié fasse ce qu’il veut du PDCI-RDA. Mais je le mets en garde. Si ma fille n’est pas élue, il va m’entendre dans ce pays.»

Avec le vieux Ouegnin, le camp d’en face a peut-être compris qu’il fallait mieux éviter d’en arriver aux révélations les plus gênantes au sommet de l’État. Dimanche, avant la proclamation des résultats par la CEI du dépassé, Monsieur Youssouf Bakayoko, la candidate RDR se donnera de fausses joies en se proclamant députée de Cocody en lieu et place de Yasmina Ouegnin. Affoussiata Bamba (46 ans) dira dans un discours indigne et mal préparé : « Mes premiers mots sont des mots de remerciement à l’endroit de Dieu. Parce que si nous fêtons cette victoire, c’est grâce à lui. Nous les hommes avons fait notre travail, et lui le reste, il l’a fait! »

Dieu n’ayant rien fait dans cette histoire, cette forfaiture ne fonctionnera pas à Cocody. L’ex-fidèle d’Houphouët-Boigny  aurait passé des coups de fils aux tenants du pouvoir pour exiger le respect stricte de la volonté des habitants de Cocody. Visiblement, le message est bien passé puisque la victoire de Yasmina a été confirmée par la CEI avec comme toujours du retard.

A noter que cette institution a été jugée illégale récemment pas la Cour de Justice de l’Union Africaine.

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