Côte d’Ivoire : Agrobusiness, les manifestants saccagent tout au Trésor public et scandent ‘Ado voleur’

Les oreilles du présidente la Côte d’Ivoire  Alassane Ouattara doivent siffler à l’heure qu’il est. Les souscripteurs de l’ Agrobusiness, mécontents des décisions du gouvernement, n’ont cessé de scander « Ado voleur » ce lundi matin, devant le Trésor public d’ Abidjan, Plateau.

Agrobusiness, les souscripteurs s’en prennent à Ado

Ils avaient donné le ton samedi lors de leur marche dispersée par les forces de l’ordre. Les souscripteurs mécontents de la main mise par l’État de Côte d’Ivoire sur les fonds des entreprises de l’ Agrobusiness dans lesquelles ils ont investi leur argent ont scandé « Ado voleur » devant le Trésor public.

Ces hommes et femmes ont saccagé le matériel mis à leur disposition par les autorités au Trésor public où ils devaient se faire enrôler pour récupérer leur argent. Ils sont rentrés en désordre dans le bâtiment administratif devant des forces de l’ordre totalement débordées et impuissantes.

La colère des souscripteurs est née de la décision du gouvernement de bloquer les comptes bancaires des entreprises de Agrobusiness. Selon les autorités, les dirigeants de ces entreprises ne se livreraient en réalité qu’à une vaste escroquerie qui consiste à utiliser l’argent des nouveaux inscrits pour payer les anciens. Après la décision des autorités, le syndicat des souscripteurs a réclamé l’argent investi par chacun de ses membres avec retour prévu sur investissement.

Ils disent avoir pour certains sollicité des prêts avec des taux d’intérêt importants. Ils s’endetteraient donc s’ils ne peuvent récupérer les capitaux investis et les bénéfices promis. Pour eux, cette décision des autorités est de la responsabilité du président Alassane Ouattara, d’où les slogans hostiles à son encontre.

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Côte d’Ivoire : Vers une grève des douaniers ivoiriens ?

Le désordre observé au sein des forces de l’ordre de Côte d’Ivoire ces dernières semaines pourrait refaire surface cette fois à la Douane. Le syndical des douaniers ivoiriens n’a toujours pas trouvé d’accord avec le gouvernement sur les revendications qu’il porte.

Toujours pas de satisfaction des revendications des douaniers ivoiriens

Les représentants du gouvernement tardent à accorder leurs violons avec le renouveau syndical des douanes de Côte d’Ivoire. Ces derniers réclament le paiement de leurs arriérés de primes et de soldes. Malgré de nombreuses rencontres entre leurs responsables des deux parties, aucun accord n’a été trouvé, ce qui fait craindre une grève.

Il faut savoir que la Côte d’Ivoire a récemment été secouée par une série de revendications sociales. Celles-ci ont rappelé aux Ivoiriens les graves heures chaudes des crises qu’ils ont connu ces dernières années. Après les grèves des fonctionnaires, les mutineries de soldats à Bouaké et tout récemment à Adiaké, le calme est revenu après plusieurs concessions du gouvernement.

Pour faire retrouver le calme au pays, les dirigeants avaient calmé les mutins de Bouaké en leur versant une prime de 5 millions de FCFA suivie de plusieurs versements de 1 million sur 7 mois. C’est 8400 soldats issus des anciens FAFN qui avaient bénéficié de cette prime. D’autres soldats s’étaient rebellés pour exiger la même prime.

Les douaniers ivoiriens qui continuent d’espérer une prise en compte de leurs revendications n’écartent pas d’entrer en grève si les choses restent en l’état.

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Côte d’Ivoire – PETROCI : Déplacement en Jet privé, le DG Ibrahima Diaby s’enfonce…!

Nous évoquions lundi dernier les folles dépenses du DG de la PETROCI, M. Ibrahima Diaby. Il a tenté d’apporter, difficilement, une réponse concernant ses déplacements en Jet privé aux frais de l’entreprise.

Le DG de la PETROCI, Ibrahima Diaby en difficulté

Ce vendredi, M. Ibrahima Diaby, DG de la PETROCI, a convoqué des journalistes triés sur le volé pour assister à sa conférence de presse. Lors de celle-ci, celui dont la démission est réclamée par le personnel de l’entreprise a évoqué plusieurs points pouvant justifier les actuelles difficultés de l’entreprise. Il a profité de cette tribune qu’il s’est offerte pour défendre ses déplacements en avion privatisés.

« Depuis quelques années, PETROCI est poursuivie par les juridictions nigérianes pour un contentieux suite à l’acquisition du réseau de stations-service Chevron-Texaco en 2004. La gravité de ce problème pourrait avoir des conséquences lourdes sur notre société si cette question n’est pas traitée avec efficacité. Les montants en cause dépassent le milliard de dollars US », a-t-il confié devant la presse.
M. Ibrahima Diaby a explique ensuite qu’afin : « de répondre aux convocations desdites juridictions, la Direction Générale accompagnée par certains agents en charge de ce dossier a effectué plusieurs voyages au Nigéria, souvent de manière urgente, car le défaut de présence nous couterait des dizaines de millions de dollars, cela explique deux voyages en vol privé de la délégation PETROCI et de leurs Avocats pour éviter des condamnations de plusieurs centaines de millions de dollars. »

Le DG dépensier rajoutera : « D’autres missions au Nigéria ou ailleurs ainsi que l’appui d’avocats et consultants seront nécessaires dans ce dossier pour la sauvegarde des intérêts de PETROCI.»

Comment inventer une urgence pour se payer du bon temps en Jet privé

Forcement, cet argument aurait pu faire sourire si l’affaire n’était pas grave. Un tribunal comme celui du Nigéria qui traite une affaire aussi importante que ce dossier des « Stations-service Chevron-Texaco » n’a certainement pas convoqué les dirigeants de la PETROCI le soir pour le lendemain. M. Ibrahima Diaby et ses collaborateurs avaient donc la possibilité d’acheter des billets d’avion, même en classe affaires, pour relier le Nigéria.

Cette affaire des déplacements en Jet privé n’est pas le seul reproche fait au dirigeant de cette entreprise. Il a également fait acheter une BMW Full Options d’une valeur de 78,9 millions de FCFA pour ses déplacements. Sans doute pour aller voir un juge d’urgence ? L’État de Côte d’Ivoire plafonne pourtant le prix d’achat de véhicules des Directeurs Généraux de société nationale à 45 millions. Sur ce sujet, M. Ibrahima Diaby a évidemment fait le mort. Il n’était d’ailleurs pas plus vivant pour parler du site internet nullissime de PETROCI Holding qu’il a acheté 174 millions de FCFA, une folie.

Petroci, contrat avec ADA GroupeFacture PETROCI

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Côte d’Ivoire : Un coup le Premier ministre Gon Coulibaly accepte

M. Amadou Gon Coulibaly, Premier ministre de Côte d’Ivoire, doit se démarquer de tous ceux passés à ce poste avant lui. Il ne peut le faire sans prendre de décisions fortes susceptibles de froisser certains de ses amis et collaborateurs. Oser ce pari pourrait lui rapporter bien au-delà de son espérance puisqu’il deviendrait assurément l’homme du peuple, une image qu’il n’a pas et qui devrait lui faire défaut dans la course pour succéder au Président Ouattara.

Gon Coulibaly ne devrait-il pas serrer la vis ?

Il est donc bien de rappeler au troisième personnage du pourvoir actuel ce qu’attendent de lui ses compatriotes. Depuis le temps du président Félix Houphouët-Boigny à aujourd’hui, il y a des habitudes indigestes qu’ont adopté les politiciens ivoiriens toutes tendances confondues. M. Amadou Gon Coulibaly a là l’occasion d’y mettre fin afin de donner à la nation ivoirienne des politiciens qu’elle mérite. Des hommes et femmes capables de prendre à bras le corps les problèmes de leurs citoyens.

La Côte d’Ivoire a besoin de dirigeants neufs, de personnes qui la regardent avec les yeux de sa population plutôt qu’avec les lunettes des statisticiens cachés à l’autre bout du monde. Très souvent, ces petits techniciens des agences de notation, depuis leurs bureaux parisiens, londoniens ou américains, pondent des rapports qui ne sont vrais que dans leur esprit. Malheureusement, c’est ce type de rapport qui sert de boussole à nos autorités. Conséquence, il y a toujours un grand décalage entre les aspirations du peuple et les priorités des dirigeants.

Les propositions au chef du gouvernement M. Gon Coulibaly

1 – Le Président de la République, Ministres, les Députés, Maires, gradés de l’armée, Chef d’institutions et Dirigeants des sociétés de l’État devraient être interdits de se soigner ailleurs qu’en Côte d’Ivoire, en cas de maladie. S’ils ne veulent pas mourir comme les nombreux Ivoiriens parfois livrés à eux même, ils trouveront bien les moyens de s’influencer mutuellement pour offrir au pays de meilleures infrastructures sanitaires et les spécialistes de différentes pathologies. Des dirigeants qui sont maitres de leur santé sont aussi des dirigeants un peu plus libres. Un président ne peut par exemple revendiquer d’indépendance s’il n’est pas fichu d’assurer sa santé et celle et de ses collaborateurs chez lui. La France que tous se pressent de prendre d’assaut à la moindre démangeaison a fait ces investissements pour sa population. Les dirigeants de ce pays ne se soignent ni aux USA ou en Angleterre, ils fréquentent les mêmes hôpitaux que les personnes les plus démunies chez eux. Pourquoi ? Parce que leur système de santé est efficace aussi bien pour soigner un pauvre qu’un riche.

2 – Les différents dirigeants ne devraient posséder aucun compte bancaire à l’étranger non plus. Cette mesure les amènera à engager de vraies réformes dans le secteur bancaire ivoirien afin de disposer de moyens de paiement acceptés partout dans le monde. Elle permettra aussi à la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance de connaitre le vrai patrimoine de chacun. Ces derniers déclarent régulièrement des échantillons de leurs biens en Côte d’Ivoire et logent le plus gros à l’étranger. D’autres placent même des fonds détournés des caisses de l’État dans des paradis fiscaux. Tout cela rend inefficace l’action de l’institution dirigée par M. Seydou Diarra.

3 – Ces différents dirigeants ne devraient plus avoir la possibilité d’inscrire leurs enfants dans des écoles privées en Côte d’Ivoire et à l’étranger. Il est inconcevable de voir des personnes chargées de créer ou de rendre performant un système éducatif lui accorder si peu de confiance. Et s’il manque des filières importantes dans les écoles et universités publiques, et le ciel sait qu’il en manque, c’est seule une telle mesure qui va encourager ces derniers, ceux-là qui veulent toujours le meilleur pour leurs enfants, à mettre dans le circuit éducatif ivoirien ce qu’il lui manque.

Ces mesures en apparence simplistes devraient être efficaces pour recadrer des politiciens qui n’ont de pragmatique que les discours, jamais les actes.

Un bonjour du Kpakpato d’Afrique-sur7.

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Côte d’Ivoire : Agrobusiness, l’ex-Ministre Daniel Anikpo réclame l’annulation de l’enquête !

L’annulation pure et simple de l’enquête incriminant les dirigeants des entreprises de l’agrobusiness en Côte d’Ivoire, voilà ce que réclame l’ex-ministre Daniel Anikpo, selon APA. Pour lui, lors d’une conférence de presse, la gestion de cette affaire par le gouvernement laisse à désirer. Le gouvernement de Côte d’Ivoire ne peut selon lui être juge et partie dans cette affaire, d’où la nécessité d’ouvrir une enquête avec une équipe neutre.

Daniel Anikpo voit le gouvernement griller des étapes

Les conclusions du gouvernement dans le dossier de l’Agrobusiness sont «précipitées » selon le ministre Daniel Anikpo. Il dénonce une enquête pas convaincante avec des charges pas clairement précisées dans ce qui est reproché aux dirigeants des entreprises du secteur. Il estime peu crédible le rapport du Comité ministériel de veille. Il « est juge et partie d’une part, et maîtrise mal la problématique de l’agrobusiness qui pourrait être l’avenir de demain.», dit-il.

Celui qui a également été Directeur-Adjoint du Crédit de la Banque Nationale pour le Développement agricole – BNDA- Côte d’Ivoire demande au « gouvernement d’arrêter les poursuites avant la fin de la nouvelle enquête qui devra être confiée à l’Assemblée nationale ou au Conseil économique, social, culturel et environnemental.»

Il faut noter qu’un mandat d’arrêt international a été lancé contre les dirigeants de sociétés de l’Agrobusiness en fuite hors du pays. L’État ivoirien a révélé les résultats d’une enquête diligentée par ses services sur les entreprises agrobusiness. Celle-ci dénombre 28 entreprises avec 36 699 souscripteurs. Ce joli monde a investi 66 milliards de FCFA et attend un retour sur investissement estimé à 660 milliards de FCFA.

L’ex-ministre Daniel Anikpo pense que « l’État doit lever le gel des comptes des entreprises d’Agrobusiness, libérer les détenus, faire entrer les Directeurs généraux exilés et arrêter tout paiement aux souscripteurs.» Le gouvernement ivoirien est sur le point de rembourser l’argent investi par les souscripteurs. Il demande à ces derniers d’approcher ses services, notamment les bureaux du trésor public pour paiement des sommes engagées.

Pour les souscripteurs, l’État se mêle d’une affaire qui ne le regarde pas. Ils réclament leur RSI et non pas les seules sommes investies.

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Afrique : La France refuse de se désengager du FCFA !

Véritable sujet de discorde en Afrique, le FCFA est une monnaie fortement contestée par la majorité des Africains. Mais pour Christophe Bigot, l’ambassadeur de la France au Sénégal, son pays ne va pas se désengager de cette monnaie, qui selon lui est un gage de stabilité.

Christophe Bigot annonce la position de la France sur l’abandon du franc FCFA

Les activistes panafricains, anti-franc CFA, ont récemment frappé un grand coup en réunissant plusieurs de leurs compatriotes à Paris le 11 février 2017. Ils ont démontré de brillante façon pourquoi il était urgent que les pays qui ont en commun cette monnaie signent rapidement son arrêt de mort.

Malgré les arguments inattaquables mis en avant par plusieurs conférenciers lors de cette rencontre, SEM Christophe Bigot, ambassadeur de la France au Sénégal, montre sa désapprobation vis-à-vis de cette initiative. Lors de son dernier déplacement à Kolda, il a venté les vertus de cette monnaie taxée d’esclavagiste par la plupart des économistes africains.

Le français dont le pays tire profit de celle-ci, selon les démonstrations des uns et des autres, se serait voulu ferme en ce qui concerne la position de Paris sur le sujet, selon Senenews. D’après lui «c’est un gage de stabilité pour la zone franc…» Il précise même que «la France ne va pas se désengager du FCFA», ce qui devrait mettre l’eau aux moulins de ceux qui dénoncent une pression des dirigeants français sur leurs homologues africains pour maintenir l’usage de cette monnaie dans les espaces UEMOA et CEMAC.

Il faut noter que même Idris Deby, le président tchadien appelle lui aussi à la fin de cette monnaie. Le dirigeant du Tchad avait surpris avec sa position lors de la célébration du 55e anniversaire de l’indépendance de son pays le 12 aout 2015. Il avait déclaré : « Il y a aujourd’hui le FCFA qui est toujours garanti par le trésor français. Cette monnaie, elle est africaine. C’est notre monnaie à nous. Il faut maintenant qu’elle soit réellement la nôtre dans les faits pour que nous puissions, le moment venu, la rendre convertible et une monnaie qui permet à tous ces pays qui utilisent encore le FCFA de se développer. Je crois que c’est une décision courageuse que nos amis français doivent prendre ».

Idris Deby seul contre tous sur le FCFA

Idris Deby semble s’être fait une position définitive sur ce sujet puisqu’il avait rajouté : « … ce que j’appelle la coopération monétaire avec la France, il y a des clauses qui sont dépassées. Ces clauses-là, il faudra les revoir dans l’intérêt de l’Afrique et dans l’intérêt aussi de la France. Ces clauses tirent l’économie de l’Afrique vers le bas, ces clauses ne permettront pas de se développer avec cette monnaie-là ».

Visiblement, Paris n’est pas disposé à prendre cette « décision courageuse » à la lecture du propos de son ambassadeur au Sénégal. La décision courageuse, c’est désormais aux dirigeants africains de la prendre puisqu’elle conditionne la destinée de leurs peuples.

Contrairement à Idris Deby qui dit clairement son rejet de cette monnaie, les présidents Ivoirien Alassane Ouattara et Sénégalais Macky Sall fuient ce débat. Idris Deby avait pourtant été plus loin en disant : « Le franc CFA, c’est aujourd’hui du papier. En deux ans, ça devient du chiffon. On ne peut même pas l’utilisTchater.»

Le premier des Tchadiens parviendra-t-il à rallier ses paires à sa position pour forcer la main à la France ? Là est toute la question.

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Côte d’Ivoire : Des parlementaires français dénoncent un taux de croissance à 2 chiffres flatteur

La Côte d’Ivoire a fait l’objet d’un rapport de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française. Philippe Cochet, le président de la mission d’information sur la Côte d’Ivoire s’est clairement inquiété de la situation sur place et dénoncé des chiffres qui font croire que tout va pour le mieux dans ce pays ouest-africain.

La Côte d’Ivoire ne va pas aussi bien que le croient certains

Ce rapport produit par la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française regarde d’un œil plus que méfiant les chiffres qui circulent sur la croissance en Côte d’Ivoire. « Un pays contraste entre les taux de croissance flatteur et la persistance d’une pauvreté massive qui placent la Côte d’Ivoire au 172e rang mondial sur 188 », fait rapidement remarquer M. Philippe Cochet.

Il a évoqué le domaine de l’investissement qui a enregistré des offensives de nouveaux acteurs marocains, chinois, mais aussi nigérians. Si les différents marchés de ce pays semblaient réservés à la seule France dans le passé, une réelle concurrence existe aujourd’hui, ce que ne manquera pas d’alerter un peu plus les entrepreneurs français.

Il a aussi été question de politique, surtout de l’opposition et son chef de file désigné par le pouvoir Ouattara. Pour ces législateurs français, le Premier ministre Pascal Affi N’Guessan n’est pas parvenu à fédérer autour de sa personne le FPI qui est détenu dans sa grande majorité par le ministre Aboudrahamane Sangaré. Pour eux, « les résultats des législatives de décembre 2016 illustrent à quel point la stratégie d’Affi N’Guessan peine à rassembler l’électorat du FPI.» Cette observation remet d’une certaine façon en cause le statut de chef de l’opposition dont s’auréole M. Affi N’Guessan.

Le président du FPI a pris des décisions non conformes à la vision des pro-Gbagbo de son parti, ce qui a donné lieu à un rapport de force sur le terrain. La vérité est que ce rapport n’a jamais tourné en sa faveur ni lors de la présidentielle ni aux législatives. Le fort taux d’abstention et son maigre score réalisé (3 députés élus) montrent qu’il n’est pas l’homme fort de l’opposition ivoirienne. « Son niveau particulièrement élevé dans les régions qui soutenaient traditionnellement Laurent Gbagbo suggère néanmoins que la consigne de boycott donnée par une partie des militants de l’opposition trouve un certain écho», fait remarquer ce rapport.

Bien qu’ils se refusent à traiter à la place des Ivoiriens leurs problèmes, les parlementaires français conseillent aux « Ivoiriens, aux historiens et à la justice (de ce pays, NDLR) de se prononcer sur les responsabilités » des faibles résultats obtenus dans ce qui a été fait par les différentes parties jusqu’à maintenant.

Même s’ils se défendent une nouvelle fois de s’ingérer dans les affaires ivoiriennes, les rapporteurs font le constat qu’il y a des raisons de cette « situation qui pèse lourdement sur la vie politique de la Côte d’Ivoire et hypothèque le retour à un fonctionnement démocratique apaisé.» Sous-entendu, le pays du président Ouattara n’est pas vraiment le havre de « la démocratie » que voyaient en marche Ségolène Royal et Manuel Valls lors de leurs passages à Abidjan.

Gbagbo et Blé Goudé emprisonnés, l’origine du malaise

Alors que les deux personnages qui auraient pu constituer de vrais opposants à Ouattara sont en prison, on parle ici de Laurent Gbagbo et Blé Goudé, les autres suspects d’exactions lors de la crise du camp d’en face sont en liberté, ce qui soulève une question chez ces parlementaires. « Faut-il incriminer l’ancien président et les leaders du FPI de ne pas accepter l’issue de la crise de 2010 ou bien les dirigeants actuels et la communauté internationale? » Pour eux, c’est aux « Ivoiriens, aux historiens et à la justice » de se prononcer une nouvelle fois.

Même si le rapporteur marche sur les oeufs dans sa présentation des choses, il reconnait néanmoins qu’il existe un sentiment d’une « justice des vainqueurs » dans ce pays. Ce rapport pointe « plus de 200 personnes du camp de l’ancien président » emprisonnées dans le cadre de la crise post-électorale. Cette implacable réalité qui part du « fait que seuls Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé » ont été « transférés à La Haye accentue la perception que la justice est partiale

De façon diplomatique, ce rapport de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française demande au président Ouattara plus d’efforts afin d’installer dans le pays un véritable climat de confiance. Seul moyen de parvenir à la réconciliation encore lointaine dans l’esprit des Ivoiriens.

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Côte d’Ivoire – Agrobusiness: Mandat d’arrêt international contre Yapi Christophe… !

Les autorités de Côte d’Ivoire n’ont pas abandonné le dossier de l’ Agrobusiness, loin de là. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre Yapi Marcel, Yapi Christophe et les autres dirigeants du secteur en fuite.

Agrobusiness, l’État de Côte d’Ivoire passe à la vitesse supérieure

Une nouvelle étape a été franchie dans la démanche des autorités de Côte d’Ivoire pour tirer au clair l’affaire dite de l’escroquerie dans l’ Agrobusiness. Alors que plusieurs dirigeants de la filière sont en fuite depuis que l’affaire a éclaté, Abidjan a décidé d’aller les chercher dans le moindre recoin de la terre où ils se cachent pour tirer cette affaire au clair.

Ainsi, la cour d’appel d’Abidjan a lancé au nom du peuple de Côte d’Ivoire, un mandat d’arrêt contre Yapi Marcel, Yapi Christophe Honore et tous les autres acteurs en fuite. Ce dernier a été aperçu pour la dernière fois en France, pays auquel est adressé le mandat signé du Procureur de la République M. Adou Richard et le Doyen des juges d’instruction M. Coulibaly Ousmane Victor. Ils sont poursuivis pour « Escroquerie portant sur des sommes non encore évaluées et de blanchiment de capitaux ».

Dans cette affaire de l’escroquerie dans l’ Agrobusiness, l’État a bloqué tous les comptes des entreprises qui faisaient de la collecte de fonds en lieu et place des activités agricoles pour lesquelles elles avaient bénéficié d’agréments. Plus de 22 milliards de France CFA de ces entreprises saisis par l’État vont permettre de rembourser les souscripteurs.

Des descentes des forces de l’ordre dans les locaux de ces entreprises ont permis au gouvernement ivoirien de mettre la main sur des éléments, surtout des fichiers contenant les identités des souscripteurs et les preuves des montants versés par eux. Contrairement à la volonté des investisseurs de récupérer leurs RSI, l’État ivoirien travaille à rembourser le capital de chaque souscripteur. Les patrons de cette entreprise qui ont pris la fuite semblent promis à un grand avenir à la MACA, la principale prison du pays.

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Grande-Bretagne : VIH, Kouassi Michel Adaye, ce Sud-Africain contaminait ses compagnes

Kouassi Michel Adaye est un bigame sud-africain expatrié en Grande-Bretagne. Il a été arrêté et condamné à 6 ans de prison pour avoir transmis le VIH a plusieurs de ses partenaires anglaises alors qu’il se savait infecté du virus. L’homme de 40 ans a plaidé coupable devant la justice britannique vendredi, selon la BBC.

Kouassi Michel Adaye, l’homme qui contaminait ses compagnes au VIH

Kouassi Michel Adaye s’était réfugié politique en Grande-Bretagne depuis 5 ans. Bien que déjà marié dans son pays en Afrique du Sud, il se serait mis en couple avec une Anglaise de 57 ans. Celle-ci résidait à Liverpool, ville où ils se seraient mariés l’année dernière. À côté de cette deuxième relation, Kouassi Michel Adaye voyait une autre femme âgée de 48 ans à Merseyside.

Comme son épouse de Liverpool, la nouvelle compagne d’Adaye a elle aussi contracté le virus à son contact. Le juge David Lynch, qui a recommandé l’expulsion de Kouassi Michel Adaye à la fin de sa peine, lui a dit qu’il était un danger pour les femmes et que son comportement était « méprisable ».

Le tribunal a fait savoir qu’Adaye savait qu’il était un vecteur potentiel du virus. Selon le procureur John McDermott QC, la femme sud-africaine de Adaye l’avait également informé en avril 2002 du fait qu’elle était infectée par le VIH.
Adaye a plaidé coupable à la bigamie et reconnait avoir infligé des lésions corporelles illégales et malveillantes à ses victimes.

Lors d’une audience précédente, il avait également plaidé coupable de 20 chefs d’accusation pour escroquerie. Ceux-ci concernaient le trafic de passeport, faux permis de conduire, et fraudes à l’assurance maladie anglaise. Pendant que sa demande d’asile été en cours de traitement, il a aussi occupé trois emplois, chose interdite.

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Côte d’Ivoire : lutte contre la corruption, Seydou Diarra se signale

Président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance depuis 24 mars 2015, Seydou Diarra rappelle aux différents responsables du pays qu’ils doivent déclarer leur patrimoine. Ce sont les ministres, ambassadeurs, députés… et même les directeurs de sociétés de l’État qui sont invités à jouer la carte de la transparence. L’ancien premier ministre de Gueï Robert et de Laurent Gbagbo donne jusqu’à 30 jours aux différents dirigeants responsables d’institutions pour se conformer à la règle.

La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance de Seydou Diarra se rappelle aux différents dirigeants

Aux termes de l’article 5 de l’ordonnance n° 2013-660 du 20 septembre 2013 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption et les infractions assimilées, telle que modifiée par les ordonnances n° 2013-805 du 22 novembre 2013 et n° 2015-176 du 24 mars 2015, et de l’article 7 du décret 2014-219 du 16 avril 2014 portant modalités de déclaration de patrimoine, les Chefs et Présidents d’Institutions de la République, les Membres du Gouvernement et les Personnalités ayant rang de Ministre ou de Secrétaire d’Etat, les Gouverneurs de District et leurs Vice-Gouverneurs, les personnalités élues et toutes les autres personnes agissant pour le compte de l’Etat et utilisant dans le cadre de leurs fonctions les moyens financiers de l’Etat ont obligation de déclarer leur patrimoine dans les trente (30) jours qui suivent leur prise de fonction.

En application des dispositions susvisées, le Président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance invite les assujettis ci-après qui n’ont pas encore effectué leur déclaration de patrimoine à prendre toutes les dispositions utiles en vue de déclarer leur patrimoine dans les trente (30) jours qui suivent leur prise de fonction ou de début d’exercice de mandat. Ce sont :

La liste des personnes concernés par le circulaire de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance

Les Chefs et Présidents d’Institutions de la République ;
Les Membres du Gouvernement et les Personnalités ayant rang de Ministre ou de Secrétaire d’Etat ;
Les Gouverneurs de District et leurs Vice-Gouverneurs ;
Les Députés ;
Les Maires et leurs Adjoints ;
Les Ambassadeurs, les Payeurs d’Ambassade, les Attachés de Défense et les Agents publics en poste dans les représentations diplomatiques ayant rang de Directeur ;
Les Secrétaires Généraux et les Directeurs Financiers des Institutions de la République ;
Les Présidents, Secrétaires Généraux, Directeurs Généraux et Directeurs Financiers des Autorités Indépendantes de Régulation et de Contrôle rattachées aux différents Ministères ;
Les Directeurs de Cabinets des Ministères et leurs Adjoints ;
Les Chefs de Cabinets des Ministères ;
Les Directeurs Généraux et leurs Adjoints du Ministère en charge de l’Economie et des Finances ;
Les Directeurs Généraux et leurs Adjoints du Ministère en Charge du Budget ;
Les Inspecteurs Généraux et Directeurs Généraux des Ministères ;
Les Préfets et Sous-Préfets;
Les Directeurs Centraux des Ministères ;
Les Directeurs des Affaires Financières des Ministères ;
Les Présidents de Conseils d’Administration, les Directeurs Généraux et les Directeurs Financiers des Sociétés d’Etat et Sociétés à participation financière publique majoritaire de l’Etat ;
Les Directeurs Généraux, les Directeurs Administratifs et Financiers, les Agents Comptables et les Contrôleurs Budgétaires des Etablissements Publiques Nationaux ;
Les Coordonnateurs, les Directeurs ou Chefs, les Directeurs Financiers, les Agents Comptables et les Régisseurs des Projets et des Programmes ;
Les Contrôleurs Financiers ;
Les Trésoriers Principaux d’Abidjan ;
Les Inspecteurs Régionaux ;
Les Directeurs Régionaux ;
Les Payeurs de Régions et de Districts, les Trésoriers Généraux, les Receveurs Principaux des Impôts et des Douanes ;
Les Directeurs Généraux et Directeurs des Collectivités Décentralisées ;
Les Secrétaires Généraux, Directeurs Financiers ou Chefs de Services Financiers des Collectivités Décentralisées.

Les formulaires de déclaration de patrimoine sont disponibles au siège de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance sis à la Riviera golf 4 et auprès des Points Focaux des Préfectures de Région pour les services déconcentrés et les collectivités décentralisées.

Pour toute information complémentaire, les assujettis concernés sont priés de s’adresser à la Direction en charge de la Déclaration de Patrimoine au 22 47 95 00 / 22 47 95 05 ou se rendre au siège de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance sis à la Riviera golf 4, où une équipe se tient à leur disposition.

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