Cameroun : les drones, ça fait rêver William Elong

William Elong rêve de drones « made in Africa ». La vingtaine à peine entamée, le jeune camerounais voit déjà grand et vise même la lune pour ce qui est de ses ambitions. Il nourrit un rêve pour l’Afrique, à savoir révolutionner le continent par l’utilisation de drones. Le natif d’Eboné (localité située entre Douala et Bafoussam) qui ambitionne de lever 300 000 dollars US, soit environ 150 millions de FCFA, confie Le Monde.

William Elong se projette dans l’avenir.

William Elong a bien ficelé son projet de fabrication et de commercialisation de drones. L’envie de réussir son pari bouillonne en lui et ce n’est pas la volonté ou la vision pour y arriver qui lui font défaut à l’entendre expliquer son rêve : « Nos produits seront moins chers que ceux actuellement disponibles, car les clients n’auront pas à payer le transport, les douanes, la logistique… qu’ils paient habituellement quand ils achètent un drone fabriqué en France, par exemple. En plus, on va créer des emplois et pouvoir exporter dans la sous-région, car la demande est forte. »

Diplômé de l’École de guerre économique de Paris à 20 ans (option stratégie et intelligence économique), William Elong déclarait il y a peu de temps : « Pour avoir des cartes de nos propres pays, nous devons aujourd’hui payer des sommes exorbitantes à des prestataires. La technologie à mes yeux est un cadeau du ciel qui n’appartient à personne, à nous de l’exploiter. J’aimerais que l’Afrique ait des yeux dans le ciel. »

Lire la suite.

Sénégal : malade, Bibo Bourgi croupit dans une prison de Dakar

Bibo Bourgi est emprisonné à Dakar malgré son état de santé fragile, révèle Jeune Afrique. Tout comme Karim Wade, l’homme d’affaires est accusé de malversations financières. Ses avocats dénoncent une mauvaise application de la loi et parlent d’un procès politique.

Bibo Bourgi lié à Karim Wade jusqu’au bout.

Bibo Bourgi a commencé à purger sa peine depuis ce jeudi 7 avril après avoir été condamné par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) à cinq ans de prison l’an dernier. Rongé par la maladie, le détenu avait souhaité via sa défense être évacué en France pour y recevoir des soins appropriés. Me Corinne Dreyfus-Schmidt a réagi vigoureusement après l’incarcération de son client. Elle parle d’acharnement non justifié.

A propos du mal dont souffre ce prisonnier, notons que le Dr Mbaye Paye, commis par le président de la chambre d’instruction de la CREI, avait écrit dans son rapport que « cette pathologie cardiovasculaire est incompatible avec la vie en milieu carcéral, même dans un centre hospitalier comme le pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec ».

Rappelons que Bibo Bourgi, de son vrai nom Ibrahim Aboukhalil a toujours contesté sa condamnation pour enrichissement illicite. Suspecté d’être un prête-nom de Karim Wade (du nom du fils de l’ancien chef de l’État sénégalais, Abdoulaye Wade), il a entrepris une série de démarches pour se blanchir et récupérer les biens (d’une valeur de 42 millions d’euros), qui dit-il, lui ont été spoliés. Par le biais de ces sociétés, Menzies Middle East and Africa (MMEA) et AHS International, il a saisi le 1er juin dernier, le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi).

Lire la suite.

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara rend hommage aux 3 soldats tombés à Bassam

En Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara assiste en ce moment à la cérémonie d’hommage aux trois éléments des forces spéciales ivoiriennes qui ont été tués à Grand-Bassam. Le chef de l’État ivoirien a tenu à les décorer à titre posthume pour services rendus à la nation.

Alassane Ouattara traduit la gratitude de la Côte d’Ivoire.

Alassane Ouattara est depuis ce matin à l’état-major des armées. Accompagné des membres du gouvernement et de plusieurs autres officiels, le président ivoirien est arrivé sur les lieux le visage fermé, signe de sa tristesse. Après avoir pris place, la cérémonie pouvait commencer. Le chef de l’exécutif ivoirien a laissé le soin au ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense, Alain Richard Donwahi qu’il est revenu la lourde tâche de décorer les trois soldats des forces spéciales tombés au champ d’honneur.

Le commandant de cette unité, le colonel Lassina Doumbia s’est chargé de l’oraison funèbre : « A nos 3 morts, les forces spéciales vous rendent hommage aujourd’hui en présence du Chef de l’État, Chef suprême des Armées. Vous êtes des héros. Vous avez décidé d’aller au contact de ces ennemis. Le plus important pour vous était d’arrêter ces massacres. Vous avez accompli votre mission. À vous qui avez donné vos vies pour sauver celles de vos camarades, le paradis vous sera ouvert. »

À titre de rappel, ces militaires ont trouvé la mort le 13 mars dernier en tentant d’arrêter les terroristes d’Aqmi qui avaient pris possession de la station balnéaire de Grand-Bassam. L’attaque a fait une vingtaine de morts dont plus d’une dizaine de civils.

Lire la suite.

Facebook voit sa côte monter grâce à son application « Live vidéos »

Facebook monte en puissance. Le plus grand réseau social a lancé Live Video ou du moins a revu sa structure en la repensant de fond en comble. Ses utilisateurs sont tombés sous le charme de cette nouvelle application et en sont de plus en plus friands, apprend-on de 20minutes.fr.

Facebook se positionne sur le marché de la vidéo.

Facebook diversifie ses activités. Conscient du fait que le marché de la vidéo est un secteur qui rapporte de gros sous, la firme de Mark Zuckerberg ne pouvait pas rester longtemps discrète sur ce terrain. Pour prendre ses marques et même espérer ravir la première place aux leaders du marché tel que Periscope, l’entreprise américaine mise sur « Live video ».

Disponible sur Android et iOS, cette nouvelle sortie de Facebook permet de diffuser en temps réel des vidéos. Autrement dit, cela permet à l’utilisateur de retransmettre en direct ce qu’il est en train de filmer. C’est désormais sur l’instantanéité que les dirigeants de la plus puissante structure exerçant dans le domaine du social média misent toute son énergie.

Du côté de la direction générale, on ne lésine pas sur les moyens pour faire de ce coup d’essai un coup de maitre : « Nous travaillons avec des partenaires, et cela inclut parfois un encouragement financier », a expliqué l’équipe dirigeante au site Re/Code.

Lire la suite.

Burkina : de Blaise Compaoré à Roch Kaboré, qu’est-ce qui a vraiment changé ?

Blaise Compaoré a quitté le pouvoir ou du moins il fut contraint de le faire. L’un de ses plus « fidèles » lieutenants en la personne de Roch Kaboré a repris le flambeau après avoir été porté par le peuple qui espère le changement. Mais depuis lors, qu’est-ce qui a bien pu changer ou qu’est-ce qui changera ? Telles sont les interrogations qui pourraient tarauder les esprits.

Blaise Compaoré et Roch Kaboré, le leader et le dauphin.

Blaise Compaoré accède à la magistrature suprême le 15 octobre 1987. Le mode opératoire utilisé est le suivant : un coup d’État sur Thomas Sankara, son ami de toujours et frère d’armes de longue date. Le président renversé trouvera la mort ce jour-là dans des circonstances non encore élucidée jusqu’à ce jour. Dans sa « valise », le nouvel homme fort du Burkina Faso viendra avec son équipe au sein de laquelle on retrouve un certain Roch Marc Christian Kaboré. L’idylle entre les deux nouveaux camarades venait ainsi de prendre forme et durera environ trente ans avant de prendre fin brutalement.

Blaise Compaoré et Roch Kaboré, le duo de choc.

Compaoré prendra Roch Kaboré sous son aile et le propulsera au-devant de la scène politique nationale et internationale. Comme un potier, l’ancien grand patron du camp commando de Pô façonnera à son image celui qui est de six ans son cadet. En 1989 et à seulement 32 ans, le « jeune Roch » est ministre des Transports et de la Communication pour atterrir au ministère des Finances. Au début des années 90, Roch Kaboré connait une ascension fulgurante quand il est parachuté Premier ministre.

Évincé de la Primature, il se consolera avec le poste de président de l’Assemblée nationale du Burkina et conservera tout de même des entrées au palais de Kosyam en tant que conseiller spécial du président de la République. Écarté des grands cercles de décision et condamné ainsi à rester dans la paperasse, Roch Kaboré était même à deux doigts de toucher le fond. C’est le déclin d’un prince de la République chassé du palais par le roi.

Compaoré et Kaboré se livreront une bataille à mort sur l’article 37.

Dans leur gestion clanique du pouvoir d’État (ils sont tous les deux issus de l’ethnie Mossi), les deux camarades d’hier au sein du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) entreront en rupture de ban. Opposé à la modification de l’article 37 de la Constitution burkinabè qui devrait permettre à Blaise Compaoré de briguer un énième mandat, Roch Kaboré fera dissidence. Tout part en vrille. Le CDP se déchire.

Sentant la fin proche de son mentor et devant la certitude que l’heure était venue pour lui de passer sous la lumière, Roch Kaboré démissionne du CDP et abandonne toutes ses fonctions au sommet de l’État. Il créera en 2014 le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Il choisira par cet acte l’opposition comme sa nouvelle famille politique.

Profitant d’une insurrection populaire menée par le peuple et soutenue par une société civile très engagée, le MPP s’immiscera dans ce qui fut appelé la « révolution burkinabè ». C’était le bon moment d’agir et de frapper, avaient jugé ses nouveaux compagnons du MPP et lui. Les 30 et 31 octobre 2014, Blaise Compaoré sera dépossédé du pouvoir par la volonté de la rue et quittera son pays en trombe.

Roch Kaboré devient, monsieur, le président.

Passées les heures chaudes de la révolution burkinabè, une transition dirigée par Michel Kafando et Yacouba Isaac Zida (lieutenant-colonel au moment des faits) sera instituée. Elle aura duré treize mois. Le régime de transition conduira le processus électoral qui donnera lieu aux élections législatives et à la présidentielle. Au soir du 29 novembre 2015, Roch Kaboré, 58 ans, sera élu président de la République du Burkina Faso après avoir promis monts et merveilles résumées dans le mot « changement » à ses compatriotes.

Mais à la lecture des noms qui composeront le noyau dur de sa dream team (son équipe de rêve), on est tenté de déchanter. À l’Assemblée nationale, on a installé un ancien ponte du régime Compaoré. Il s’agit de Salif Diallo considéré comme l’éminence grise du CDP. Au ministère d’État, de la Sécurité et de l’Administration territoriale, on retrouve un nom bien connu des Burkinabè : Simon Compaoré (ancien Maire de Ouagadougou).

La conclusion qui s’impose est la suivante : le MPP est une transformation du CDP. Ce sont les mêmes faucons du CDP qui ont créé le MPP. La nomination de Paul Kaba Thieba comme Premier ministre, c’est l’arbre qui cache la forêt. Il est clair que ce technocrate pur sang, produit de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et parfait inconnu du grand public burkinabè, aura du mal à exister entre des messieurs comme Salif Diallo ou encore Simon Compaoré.

Roch Kaboré a promis le changement. Le peuple burkinabè est aux aguets. Installé au palais de Kosyam (le palais présidentiel), le chef de l’État burkinabè entend lutter pour la moralisation de la vie publique en mettant fin à la corruption et à la gabegie financière. Trop tôt pour le juger après cent jours d’exercice du pouvoir. On devra donc patienter même si on a raison d’être sceptique.

Lire la suite.

Cote d’Ivoire : le livre de Blé Goudé censuré par le gouvernement

Charles Blé Goudé vient de voir son dernier livre interdit de vente en Côte d’Ivoire par le gouvernement ivoirien, révèle l’AFP. Selon l’un de ses avocats en la personne de Me Simplice Séri Zokou, cette décision vise à empêcher que la vérité éclate. L’ouvrage est intitulé « De l’enfer, je reviendrai » est sorti le 24 mars dernier.

Blé Goudé boycotté par l’État.

Blé Goudé croupit à la prison de La Haye. Son procès à la Cour pénale internationale (CPI) a débuté depuis le 28 janvier 2016. Incarcéré, le dernier ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo a eu le temps d’écrire un ouvrage qu’il a nommé « De l’enfer, je reviendrai ». Commercialisé en Côte d’Ivoire depuis sa parution le 24 mars 2016, le livre a été censuré par les services du ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko.

Coauteur de l’ouvrage pour avoir retranscrit les propos de son client (c’est un témoignage), Me Simplice Séri Zokou a dressé le constat suivant via un communiqué publié ce jeudi 7 avril : « Les Groupes Librairie de France, Prosuma (FNAC) en charge de la diffusion en Côte d’Ivoire se sont ainsi vu notifier ce jour une décision verbale du Ministère (ivoirien) de l’Intérieur, portant interdiction de vente du livre sur toute l’étendue du territoire national ivoirien. »

Lire la suite.

Burkina : en France, Roch Kaboré invite Paris à agir vite pour éviter la crise

Roch Kaboré a plaidé auprès de Paris pour que son aide en faveur du Burkina Faso soit effective et plus rapidement pour éviter la crise. Après avoir été reçu en audience par son homologue français, le chef de l’État burkinabè a accordé une interview à nos confrères du journal Le Monde.

Roch Kaboré veut aller vite.

Roch Kaboré a tenu à tirer la sonnette d’alarme sur les dangers qui planent sur l’avenir du Burkina Faso. Selon lui, il faut agir vite pour consolider les acquis de la révolution burkinabè d’octobre 2014 : « Tout en lançant des programmes d’urgence dans l’éducation, la santé, l’eau potable, l’agriculture, en réorientant le système énergétique vers les énergies renouvelables, il est important pour nous de demander à nos partenaires de parachever le succès politique du Burkina par un appui économique. Si on n’aide pas le Burkina Faso, ce sera la chronique d’un échec annoncé. »

Interrogé sur l’accueil mitigé qui lui a été réservé par François Hollande, Roch Kaboré a souhaité jouer la carte de l’apaisement et voir plutôt le verre à moitié plein en se félicitant de l’excellence des relations entre les deux États : « Je ne suis pas très protocolaire et j’étais très content que des Burkinabè soient venus m’accueillir à l’aéroport. L’accueil que nous avons eu à l’Élysée, à Matignon, à l’Assemblée nationale témoigne de la qualité des relations. Il ne faut pas s’en tenir à l’éphémère. »

Lire la suite.

Mali : l’honorable Karim Keïta fait le point au Parlement après sa visite à Ménaka

Karim Keïta a publié un communiqué dans lequel il rend compte de sa mission à Ménaka. Le chef de la commission défense et sécurité du Parlement a honoré le rendez-vous qu’il a pris il y a quelques jours avec les militaires postés dans cette localité située dans la région nord du Mali, explique aBamako.com.

Karim Keïta dresse un premier bilan de sa visite.

Karim Keïta était à Ménaka le mercredi 6 avril dernier. Objectif de son périple : toucher du doigt les réalités du terrain, être au contact des hommes, recenser leurs besoins et comprendre leurs préoccupations en vue d’apporter des solutions efficaces qui visent à les galvaniser davantage. À la tête d’une délégation de l’Assemblée nationale malienne composée des membres de la commission défense, de la sécurité et de la protection civile, le premier responsable de ce pôle et par ailleurs fils du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) ont entrepris une mission de terrain.

Dans le communiqué qu’il a produit et daté du 7 avril 2016, Karim Keïta a noté que : « Sur place, la commission s’est tout d’abord rendue au Camp des FAMAS de Ménaka où les députés ont visité les lieux et échangé avec les militaires. Sur place la délégation a pu constater les dégâts de l’occupation récente et les besoins nécessaires pour la réhabilitation de nos forces de sécurité. Les membres de la Commision, avant de repartir, ont tenu à se rendre sur la base de la MINUSMA à Ménaka pour y rencontrer le contingent nigérien afin de les remercier de l’aide qu’ils apportent à notre armée. »

Lire la suite.

Cameroun : Alain Ebobissé intronisé PDG du fonds Africa50 par la BAD

Alain Ebobissé vient d’être nommé PDG du fonds Africa50 par le conseil d’administration de cette structure, révèle Jeune Afrique. Adoubé par la Banque africaine de développement (BAD), c’est sa bonne connaissance de la finance internationale et sa longue expérience dans le secteur qui ont milité en faveur du Camerounais.

Alain Ebobissé franchit un autre palier.

Alain Ebobissé prend la tête du fonds Africa50, un organe mis sur pied par la BAD pour financer et faire la promotion des infrastructures en Afrique. C’est le Nigérian Akinwumi Adesina, patron de la BAD et par ailleurs président du conseil d’administration, qui a tenu à donner les raisons qui expliquent ce choix : « Monsieur Ebobissé a des compétences reconnues dans le domaine du financement et du développement des infrastructures. »

Précédemment directeur général du fonds de développement des infrastructures de la Banque Mondiale (IFC InfraVentures), Alain Ebobissé a fait également ses classes à la Société financière internationale (SFI), une filiale de la Banque mondiale. Une fois installé dans ses bureaux de Casablanca (Maroc), il devra faire mieux que son prédécesseur, le Sénégalais Alassane Bâ. Avec un capital estimé à 830 millions de dollars US, l’objectif assigné au nouveau PDG d’Africa50 est de lever un milliard de dollars US d’ici la fin de l’année 2016.

Lire la suite.

Burkina : déploiement de l’UIGN, ce que Roch Kaboré et François Hollande se sont dits

Roch Kaboré et François Hollande ont évoqué le déploiement annoncé de l’UIGN au Burkina Faso. En visite en France depuis quelques jours, le chef de l’État burkinabè et son homologue français ont tenu à dissiper tout malentendu qui pourrait naitre d’une telle décision, apprend-on de Xinhua.

Roch Kaboré et François Hollande fixent les règles du jeu.

Roch Kaboré est en visite officielle en France depuis le 5 avril dernier. En foulant le sol français, le président français est venu plaider le cas du Burkina Faso pour que l’Élysée lui donne les moyens nécessaires pour appliquer les nombreuses réformes qu’il a promises à ses compatriotes. Parmi ses priorités, l’aspect sécuritaire occupe une place de choix au niveau de l’ordre du jour de sa visite.

À ce niveau, il s’est agi pour le nouvel homme fort du Burkina Faso et le président français d’échanger sur l’arrivée prochaine de l’Unité d’intervention de la gendarmerie nationale française (UIGN). François Hollande a déclaré : « Ce sont les pays eux-mêmes, et le Burkina Faso en est parfaitement conscient, qui doit organiser leur propre sécurité. Nous, la France, nous devons les appuyer autant qu’il est possible, mais simplement à leur demande. »

Rappelons que lors de la visite des ministres français Jean-Marc Ayrault (Affaires étrangères) et Bernard Cazeneuve (Intérieur) en Côte d’Ivoire à la suite de l’attaque terroriste de Grand-Bassam, ils avaient révélé qu’un détachement de l’UIGN serait déployé au Burkina Faso pour lutter contre le terrorisme.

Roch Kaboré n’avait pas apprécié et l’avait clairement signifié le dimanche dernier à l’occasion d’une interview sur ses cent premiers jours à la tête de son pays : « Concernant le déploiement du GIGN, nous avons eu cette information comme vous sur France Inter (…). Le minimum dans cette matière, c’est d’informer les plus hautes autorités du pays et de voir s’il y a la possibilité ou non de le faire. »

Lire la suite.