Côte d’Ivoire : Le Roi Mohamed VI en visite officielle à Abidjan pour 5 jours

L’offensive économico-diplomatique lancée par Sa Majesté Mohamed VI à travers l’Afrique est en train de gagner du terrain. Après plusieurs destinations africaines, le souverain du royaume chérifien sera sur le bord de la lagune Ébrié pour 5 jours.

Le Roi Mohamed VI chez le président Ouattara

Depuis l’accession d’Alassane Ouattara au pouvoir, le Maroc a réalisé d’importants investissements en Côte d’Ivoire. À en croire les rapports du Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (Cepici), le royaume chérifien est le premier investisseur étranger. Mais cette tendance est à la baisse depuis quelque temps. Aussi, le Roi Mohamed VI se rendra à Abidjan pour une visite d’amitié et de travail. Ainsi que le confirme un communiqué du ministère ivoirien des Affaires étrangères : « Le Roi du Maroc sera en visite officielle en Côte d’Ivoire du 24 au 28 février 2017. »

Lors de cette visite, du reste très attendue par les autorités des deux pays, il sera question de coopération bilatérale. Car le Roi du Maroc et le président ivoirien entendent renforcer davantage leurs relations d’amitié et d’échanges économiques. C’est alors que la présence de Sa Majesté en terre ivoirienne,cinq jours durant, permettra de booster ce partenariat gagnant-gagnant. La signature de plusieurs accords bilatéraux et des contrats entre les investisseurs marocains et ivoiriens est au menu. De même, le Roi prévoit visiter certains chantiers, dont celui de la baie de Cocody, dont le Maroc est le réalisateur. Une rencontre avec la diaspora marocaine en Côte d’Ivoire est prévue par la délégation marocaine.

Le Maroc dispose d’importants investissements dans le secteur de la banque, l’agroalimentaire, la sécurité et l’assurance. La Côte d’Ivoire a également accordé des contrats de travaux publics aux investisseurs marocains. « La Côte d’Ivoire a un gros potentiel qui n’est pas totalement mis à contribution. Nous venons proposer nos services dans certains de ces domaines-là », avait lancé en son temps l’homme d’affaires Nasser El Bied.

Notons que le Roi Mohamed VI a déjà effectué des visites au Ghana et en Zambie la semaine dernière. Il sera en Guinée à partir de ce mardi, avant d’entamer l’étape ivoirienne dès le vendredi prochain.

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CPI : « Gbagbo n’a jamais déclaré Abobo zone de guerre » selon Brédou M’Bia

L’interrogatoire de Brédou M’Bia se poursuit à la CPI et l’ex-DG de la police continue de répondre aux questions. Mais à la question de savoir si l’ex-président Laurent Gbagbo avait déclaré « Abobo zone de guerre », la réponse est négative.

Quand Brédou M’Bia disculpe Gbagbo

Il y a eu tellement de controverses sur les évènements postélectoraux, qu’il convient que des acteurs de la crise se prononcent. Aussi, Brédou M’Bia, l’ex-directeur général de la police est-il en train de donner son témoignage à la Cour pénale internationale. En effet, le procureur Mc Donald a voulu en savoir davantage sur ce qui s’est passé dans la commune d’Abobo à cette époque. Raison pour laquelle s’est engagée cette conversation entre le témoin, administrateur général de la police, et le collaborateur de Fatou Bensouda.

Le verbatim de l’interrogatoire

MC Donald : « Lors de cette rencontre avec monsieur Gbagbo, y a-t-il eu des mesures qui ont été prises par lui sur la question de la sécurisation d’Abobo ? Et on peut aller à huis clos partiel si nécessaire. »

Bredou M’Bia : « Il n’y a pas eu de mesures particulières. Je l’ai dit la semaine dernière et je ne sais pas pourquoi vous n’avez pas voulu prendre cela en considération. Mais beaucoup de policiers, gendarmes et militaires ont été tués à Abobo gare. Et je pense que c’est pour cette raison que le chef suprême des armées a voulu comprendre ce qui se passe. Sinon, il n’y a pas eu de mesures particulières. Comme je l’avais déjà indiqué, le chef d’état-major (Philippe Mangou) avait pris des dispositions pour que l’armée puisse prendre le devant des opérations à Abobo gare. Donc je ne pense pas qu’il y ait eu une mesure particulière en ma connaissance. »

MC Donald : « A-t-il été question pour lui (Laurent Gbagbo) de déclarer Abobo zone de guerre lors de cette réunion ? »

Bredou M’Bia : « J’ai déjà répondu à cette question, et je le répète que moi j’ai fait un message pour dire qu’il y avait couvre-feu à Abobo gare. C’était l’un de mes collaborateurs qui avait assisté à une réunion à l’état-major. Et c’est lui qui avait fait un compte rendu disant qu’Abobo était déclaré zone de guerre. Mais je ne pense pas que le décret signé par le président à l’époque mentionnait Abobo zone de guerre. »

Notons que la commune d’Abobo était occupée à cette époque par le commando invisible utilisant la méthode de guérilla urbaine. Les affrontements avec les FDS y étaient récurrents, avec leur cortège de morts, de déplacés et de dégâts matériels.

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Afrique : A Conakry comme à Libreville, violentes manifestations d’élèves

Des manifestations d’élèves ont éclaté dans plusieurs villes africaines, dont Conakry (Guinée) et Libreville (Gabon). La particularité de ces manifestations, c’est qu’elles ont toutes été émaillées de violences, ayant entrainé mort d’hommes et plusieurs blessés.

L’éducation en crise, des élèves africains manifestent

Le système éducatif africain est-il dans la tourmente ? Tout porte à le croire, eu égard aux nombreuses manifestations violentes d’élèves et étudiants observées çà et là. En effet, ce lundi 21 février, Conakry, la capitale guinéenne était particulièrement survoltée du fait de la descente d’une horde d’élèves dans la rue, réclamant la reprise des cours dans les établissements fermés à cause de la grève des enseignants. Aussi, de violents heurts ont éclaté entre la police guinéenne et les manifestants. Le bilan provisoire fait état de 5 morts, 30 blessés, 12 interpellations et d’importants dégâts matériels, dont des véhicules brulés.

Pendant ce temps, les élèves avaient pris d’assaut les rues de plusieurs villes gabonaises, dont Libreville, Port-Gentil et Lambaréné. Ces derniers entendaient, par des « manifestations pacifiques », réclamer de meilleures conditions d’études, le paiement des bourses et le retour des enseignants grévistes dans les salles de classe. Mais les forces de l’ordre se sont interposées et ont dispersé les manifestants par des gaz lacrymogènes. Là encore, il y aurait eu des blessés et plusieurs interpellations de lycéens.

Les manifestations dans les universités, lycées et collèges sont fréquentes en Afrique. Généralement, les autorités gouvernementales crient à une instrumentalisation de la jeunesse estudiantine et scolaire par l’opposition. À cet effet, les revendications corporatistes des apprenants sont le plus souvent jetées aux oubliettes, assimilées à des revendications politiques. Cependant, des opposants et autres syndicalistes n’hésitent pas à appuyer les élèves et étudiants dans leurs revendications. C’est ainsi que Jean Ping a fait cette déclaration sur Twitter : « Manifestations pacifiques de jeunes lycéens réprimés dans le sang Oyem Lambaréné Pog (Port-Gentil). Ali Bongo poursuit sa violence d’État inacceptable. »

Toutefois, des observateurs appellent à l’apaisement dans le milieu éducation des pays concernés. Car il y va de l’avenir de la jeunesse africaine, et partant, de l’Afrique tout entière.

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Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo et Dogbo Blé devant leurs juges ce mardi

Les tribunaux du Plateau et de Yopougon seront encore en ébullition, dès ce mardi 21 février. Et pour cause, le procès de Simone Gbagbo et celui de Dogbo Blé, naguère reportés, reprendront devant la Cour d’Assises.

Simone Gbagbo et Dogbo Blé dans le box des accusés

Les avocats commis d'office à Simone Gbagbo rechignent à la défendre.Empêtrés dans des procès presque interminables, l’ex-première dame et l’ex-chef de la Garde républicaine du régime Gbagbo seront devant leurs juges dès demain. En effet, le report du procès de Simone Gbagbo avait été demandé par ses avocats à elle commis d’office. Ainsi que le justifiait Me Georges Viera Patrick, l’un de ces avocats : « Nous demandons un délai de grâce pour mieux nous imprégner du dossier et pour mieux défendre Mme Simone Gbagbo. » Demande qui a été agréée par le juge de la Cour d’Assises Boiqui Kouadjo. Il a par ailleurs reporté le procès de Mme Gbagbo au mardi 21 février prochain. Sauf qu’elle a décidé de boycotter son procès tout comme ses juges originels. Déjà condamnée à 20 ans de réclusion pour atteinte à la sûreté de l’État, elle est poursuivie pour crime de guerre et crime contre l’humanité.

Dogbo Blé poursuivi pour l'assassinat d'Yves Lambelin et autresComme par enchantement, le procès de Dogbo Blé Bruno a été également renvoyé au même jour. Le juge Mourlaye Cisseko a tiré motif de « difficultés sérieuses » pour reporter celui de l’ex-patron de la GR. Ces difficultés tiennent à l’absence de cinq accusés sur dix, et qui n’étaient nullement représentés par des avocats non plus. Cet autre procès dans lequel Dogbo Blé est cité a trait au rapt puis à l’assassinat des Français Yves Lambelin, ex-directeur général du groupe SifcaStéphane Frantz Di Rippel, ancien directeur de l’hôtel Novotel d’Abidjan, le Malaisien Chelliah Pandian, directeur général de Sania, filiale de Sifca et le Béninois Raoul Adeossi. Dogbo Blé a déjà écopé de la perpétuité dans l’affaire de l’assassinat de Robert Guéï.

Cependant, certains observateurs s’interrogent sur la coïncidence des procès des deux proches de l’ex-président Laurent Gbagbo, lui-même actuellement en procès. Une telle manoeuvre ne cacherait-elle pas un dessein inavoué ? L’avenir nous situera sur la suite de ces deux affaires.

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Chine : La notion de communauté de destinée humaine selon Xi Jinping

En visite d’État en Suisse, concomitamment avec le Forum économique mondial de Davos, du 15 au 20 janvier dernier, le président Xi Jinping a animé une conférence au siège des Nations Unies à Genève. Durant son exposé, le président chinois a évoqué sa vision sur la notion de communauté de destinée humaine.

Quand Xi Jinping trace une seule voie pour la planète

« Laissons l’idée de communauté de destinée humaine éclairer l’avenir », tel est le thème décortiqué par un journaliste du Quotidien du Peuple en prélude à l’intervention du président Xi Jinping au siège des Nations unies. Selon cet observateur, le concept de « communauté de destin » est enraciné dans la civilisation chinoise transmise depuis des milliers d’années, mais elle est aussi dans la même veine de la philosophie immémoriale de la diplomatie chinoise. Dans le monde d’aujourd’hui, les intérêts et le destin de tous les pays sont rapprochés, une structure de réseau tridimensionnelle de type « effet papillon » s’est progressivement formée.

La construction d’un nouveau type de relations internationales dont le cœur est la coopération gagnant-gagnant et la construction d’une communauté de destinée humaine s’appuient sur une compréhension profonde des tendances historiques et de l’époque par la Chine, qui offre au monde une solution aux problèmes d’aujourd’hui, se basant sur la sagesse orientale, à nulle autre pareille. Depuis 2012, le Président Xi Jinping a présenté à plusieurs reprises, tant en Chine qu’à l’étranger, une interprétation profonde de la « communauté de destin », transmettant au monde le jugement de la Chine sur la direction que prend la civilisation humaine.

La construction d’une communauté de destin entre la Chine et les pays voisins progresse de façon rapide et stable, et celle d’une communauté de destin au niveau régional progresse avec constance, partant d’un petit point pour s’élargir progressivement, en se concentrant sur les intérêts de toutes les parties pour trouver un dénominateur commun, témoignant du haut degré de conscience qu’a la Chine de la nécessité d’un lien organique entre son propre développement et le développement commun de tous les pays, recevant un écho international chaque jour plus retentissant.

La communauté de destinée humaine, un édifice à bâtir

En septembre 2015, à l’occasion du Sommet célébrant le 70e anniversaire de la fondation des Nations Unies, le Président Xi Jinping a offert une présentation complète du contenu principal de la construction d’une communauté de destinée humaine. L’établissement de relations de partenariat basées sur l’égalité, la compréhension mutuelle et la communication mutuelle est le moyen principal pour mettre en œuvre cette idée de communauté de destin. Créer un système de sécurité juste et équitable, construit ensemble et partagé ensemble, constitue une garantie importante pour une communauté de destin. De même, chercher des perspectives de développement innovant, ouvert, inclusif et réciproque, c’est suivre les principes de base d’une communauté de destin.

Promouvoir des échanges culturels éclectiques et harmonieux, mais sans qu’ils soient uniformes, permet aussi de nouer les liens solides de cet édifice commun. Construire un système écologique de respect de la nature et de développement vert, c’est se concentrer sur le sort de l’avenir à long terme de la communauté de destin. Le contexte clair « Cinq en un » permet de constituer le plan d’ensemble et la voie principale de la création d’une communauté de destinée humaine, et d’ouvrir de brillante perspective de développement des relations internationales.

Sur le long déroulement du développement humain, comment va pouvoir se propager en douceur l’idée de communauté de destinée humaine ? D’aucuns soulignent que l’Empire du Milieu va échanger et partager avec les autres pays du monde son expérience de gestion des affaires de l’État, mais aussi son développement, pour promouvoir les propres progrès de la société humaine. En l’espace de 30 années de réforme et d’ouverture, la Chine a accompli un processus de développement qui a demandé des centaines d’années aux pays développés, permettant à sa production économique de bondir au second rang mondial et de sortir plus de 700 millions de personnes de la pauvreté.

Le Sommet du G20 à Hangzhou, le plus fructueux de tous les sommets

Le récent Sommet du G20 2016, qui a eu lieu en Chine à Hangzhou, est considéré comme le Sommet qui a obtenu les résultats les plus fructueux de toute son histoire. De nombreux chercheurs étrangers et les analystes des médias estiment que c’est grâce à la « mondialisation » réussie du concept de réforme et de développement de la Chine. Dans le même temps, la Chine a activement offert au monde une série de biens publics constructifs, injectant un nouvel élan pour « la discussion commune, la construction commune et le partage commun » du concept de gouvernance mondiale.

L’initiative « Une Ceinture et une Route », proposée par la Chine en 2013, a déjà enregistré la participation de plus de 100 pays et organisations internationales, parmi lesquels plus de 30 pays ont signé des accords de coopération pour la construction commune avec la Chine, et plus de 20 ont entamé une coopération dans le domaine des capacités de production avec la Chine.

De même, la réunion de Beijing de l’APEC a pris la tête pour promouvoir la zone de libre-échange en Asie-Pacifique, stimuler les négociations de l’Accord de partenariat économique régional global et lutter pour une intégration économique régionale plus ouverte et prospère. Promotion active du développement de la « Stratégie globale de croissance du commerce du Groupe des vingts » à l’occasion du Sommet du G20 de Hangzhou, promotion de la baisse du coût des échanges commerciaux, renforcement de la coordination des politiques commerciales et d’investissement. Grâce à tout un ensemble de programmes et de sagesse chinoise pour promouvoir le changement du système de gouvernance mondiale, la Chine montre à quel point elle se comporte en grande puissance dans le domaine de la gouvernance mondiale.

(Source : Quotidien du Peuple)

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RDC : Face aux violences, le pape François tape du poing sur la table

Dans son homélie de ce dimanche, le pape François n’a pas manqué d’interpeller les autorités congolaises sur les violences. Le Saint-Père les appelle donc à prendre des décisions appropriées afin de mettre fin à ce regain de violence.

Le pape François s’indigne des violences en Rd Congo

Les affrontements intercommunautaires et les exactions qui ont cours actuellement en RDC ne sauraient laisser personne indifférent. Aussi, le pape François a-t-il tenu à exprimer toute sa tristesse face au chaos congolais. Lors de la prière de l’Angelus, place Saint-Pierre du Vatican, le souverain pontife s’est montré très incisif : « Je ressens profondément la douleur des victimes, particulièrement celle de ces nombreux enfants qui sont arrachés à leurs familles et à leurs écoles pour être utilisés comme soldats. » Car, regrette-t-il : « Nous continuons de recevoir de tristes informations d’affrontements violents et brutaux dans la région du Kasaï-central de la RDC. »

Pour mettre un terme à ces violences, l’autorité religieuse a exhorté les autorités congolaises et la communauté internationale à agir. Son appel est d’autant plus urgent qu’au moins 25 civils ont été tués en fin de semaine, dans le Nord-Kivu. D’autres exactions du genre auraient également été perpétrées par les forces armées congolaises. Ainsi, au-delà des prières pour la paix, le pape appelle les acteurs politiques à mettre en oeuvre l’accord de paix. Surtout que ce compromis dit de la Saint Sylvestre a été signé sous l’égide de la Cenco, le clergé congolais.

Notons que le 26 septembre dernier, Joseph Kabila a été reçu par le pape François au palais apostolique du Vatican. C’était au lendemain des échauffourées meurtrières des 19 et 20 septembre dernier que la visite a eu lieu. De sources bien introduites, le pape et le président congolais ont évoqué les voies et moyens pour sortir de la spirale de violences. La population congolaise espère donc que cette fois-ci, l’appel du pape sera entendu et que le pays renouera avec la stabilité et la paix.

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Côte d’Ivoire : Yasmina Ouégnin sa victoire à Cocody ne serait qu’un ‘vote sanction’

L’éclatante victoire de Yasmina Ouégnin aux législatives à Cocody n’est pas unanimement partagée par tout le monde. Pour N’Gouan Aka Mathias, le maire de Cocody, c’est plutôt un vote sanction, et non une adhésion aux idéaux de la députée.

Yasmina Ouégnin, mal élue à Cocody ?

L’on a coutume de dire que la victoire a plusieurs pères, mais la défaite est orpheline. Cependant, les choses semblent vues d’un autre oeil chez certaines personnalités à Cocody. En effet, Yasmina Ouégnin a remporté, sous la bannière indépendante, les législatives dans la commune de Cocody face à Affoussiata Bamba-Lamine, la candidate du RHDP. Ce duel au féminin continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive, tant les enjeux étaient colossaux. Aussi, la défaite de la coalition au pouvoir est visiblement restée au travers de la gorge de certains barons du PDCI et du RDR qui ne s’imaginaient nullement un tel scénario. C’est ainsi que N’Gouan Aka Mathias, le maire de Cocody, évoque plutôt un « vote sanction ».

Pour la première autorité de la commune présidentielle, la fille de Georges Ouégnin n’a pas à se réjouir tant. En lieu et place d’une victoire pour elle, ce serait plutôt un désaveu de la population à la candidate RHDP. Si une telle thèse est admise, l’adhésion populaire dont semble jouir « Yas » depuis un certain temps ne serait qu’un leurre. Et pourtant, un enregistrement audio largement diffusé sur les réseaux sociaux, fait état de la joie débordante exprimée par le maire à la proclamation des résultats des législatives. Cette dualité dont aurait fait montre le maire continue d’intriguer ses camarades de parti et de la coalition au pouvoir.

Quoi qu’il en soit, Yasmina Frédérique Lucienne Ouégnin fait bel et bien partie de la première législature de la 3e République. Elle y a même créé Vox Populi, son groupe parlementaire au travers duquel elle entend défendre les intérêts du peuple. Mais ce duel qu’elle a engagé avec son parti, le PDCI à Cocody pourrait également s’exporter dans l’Hémicycle. Elle se dit cependant prête à toutes éventualités.

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Mali : Week-end sanglant à Gossi, un bus de civils saute sur une mine

Les passagers civils du car de la compagnie Nour Transport qui se rendaient à Gossi sont encore sous le choc. Le véhicule les transportant a sauté sur un engin explosif, faisant un mort et 14 blessés, très tôt ce dimanche.

Des civils tombent dans une embuscade terroriste

C’est à croire que les jours passent et se ressemblent au Nord-Mali, avec leur cortège d’attentats terroristes et de guerre. Ce dimanche, ce sont des civils qui sont tombés dans le traquenard de ces terroristes qui hantent le septentrion malien. En effet, un bus d’une compagnie privée a sauté sur une mine, sur l’axe Hombori-Gossi. La forte déflagration a causé la mort d’au moins une personne et blessé 14 autres. Les dizaines d’autres passagers qui n’ont visiblement rien eu demeurent tout de même sous le choc.

Aussi, plusieurs secours composés des FAMa, de la Minusma, de Barkhane et de la croix rouge ont-ils accouru pour prêter main-forte à ces infortunés voyageurs. Les blessés sont actuellement pris en charge à Gao où ils ont été transportés par des hélicoptères de l’opération française. Cinq d’entre eux dont le cas est jugé très critique sont directement pris en charge par les médecins de ladite force.

Selon Fortuna Katula, chef de projet par intérim pour le CICR à Gao : « Beaucoup de passagers ont manifesté un état de peur et de torpeur, car c’est une situation inattendue pour eux. C’est pour cela que nous allons intervenir pour accompagner les blessés qui sont dans un état de choc. » Les enquêtes se poursuivent donc pour débusquer les auteurs de cette forfaiture. Mais d’ores et déjà, la piste terroriste est privilégiée.

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Zimbabwe : À 93 ans, Robert Mugabe refuse de céder le pouvoir

L’heure de la retraite n’a certainement pas encore sonné pour le président Robert Mugabe. A bientôt 93 ans, le président zimbabwéen envisage de se présenter à la présidentielle de 2018, faute de successeur.

Pas de digne successeur pour Robert Mugabe ?

Après 30 ans de présidence (31 janvier 1987), Robert Mugabe n’est visiblement pas disposé à passer le témoin. En effet, le chef d’État zimbabwéen entend céder le pouvoir à quelqu’un qui serait de sa trempe. Mais jusque-là, il estime ne pas en trouver, faute d’un « successeur acceptable ». Pour ce faire, le nonagénaire compte, une fois de plus, se présenter au prochain scrutin présidentiel de 2018. Cependant, il soutient que seule l’Union nationale africaine du Zimbabwe – Front patriotique (ZANU-PF), son parti, pourrait lui faire changer d’avis. Sauf que Grâce Mugabe, la première dame, semble bien s’accommoder du statut quo : « Un jour, quand Dieu décidera que Mugabe doit mourir, nous présenterons son cadavre comme candidat sur les bulletins de vote. »

C’est à croire que le pouvoir au Zimbabwe est intimement lié à la personne du « Vieux » qui entend l’exercer indéfiniment. Morgan Tsangirai, son plus farouche opposant, a fini par déchanter après plusieurs brimades et tentatives infructueuses. Toutefois, le pasteur Evan Mawarire, chef de file de la contestation contre le régime Mugabe, est déterminé à le chasser du pouvoir. Empêtré dans des procès pour incitation à la révolte, l’homme de Dieu se voit investi d’une mission : « Si le besoin se fait sentir ou s’il s’avère nécessaire pour moi de participer aux élections, je veux vraiment me rendre disponible pour cela. »

Voilà donc qui est clair. Et Robert Gabriel Mugabe pourrait avoir en face de lui un challenger. Les Zimbabwéens espèrent cependant que ce duel qui se profile à l’horizon ne conduira pas leur pays dans le chaos. Le président fêtera ses 93 ans ce mardi 21 février en présence de plusieurs convives.

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Côte d’Ivoire : Après la mutinerie, la guerre de la drogue éclate à Bouaké

La cellule anti-drogue de la 3e légion de gendarmerie de Bouaké a lancé une guerre contre la drogue fin janvier. Cette opération s’est soldée par l’interpellation de plusieurs dealers et consommateurs de stupéfiants, ainsi que la destruction de quatre fumoirs.

Une efficace opération anti-drogue de la gendarmerie

À la faveur de la crise militaro-politique de 2002, Bouaké est devenu le repaire par excellence de la pègre. Des braqueurs, coupeurs de routes, bandits de grands chemins et autres vendeurs et consommateurs de drogue y ont élu domicile. Mais pour mettre fin à cette criminalité galopante, la cellule anti-drogue de la 3e légion de gendarmerie, appuyée par l’antenne régionale de la Direction de la police des stupéfiants et des drogues (DPSD) de la 2e ville ivoirienne, ont lancé l’opération « Reprise en main de la ville de Bouaké ». Ce vaste coup de filet, qui a démarré le 31 janvier, a permis d’appréhender au moins 52 personnes, dont 4 militaires, 3 femmes et 12 élèves. Quatre fumoirs ont également été détruits, y compris une bonne quantité de cannabis.

Ainsi, le Capitaine Djessan Bi Richard, commandant de la cellule anti-drogue de la gendarmerie peut s’en féliciter : « L’urgence de restaurer la situation sécuritaire et la quiétude des populations s’imposait à nous comme un défi à relever. » Moins de trois semaines après le lancement de l’opération, c’est à un succès fulgurant que l’on a assisté. Toutefois, la population espère que cette initiative salutaire se poursuivra. Surtout que le niveau de la criminalité est monté d’un cran dans cette ville martyre.

Notons que la ville de Bouaké était secouée en début d’année par une mutinerie des 8400 ex-rebelles intégrée à l’armée ivoirienne. Ces derniers avaient reçu un acompte de 5 millions sur un total de douze en guise de prime Ecomog.

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