Gambie : La CEDEAO accule, les derniers jours du régime Jammeh…?

Après avoir tenu tête à toutes les médiations et autres menaces, Yahya Jammeh pourrait passer ses derniers jours au pouvoir. Les troupes de la CEDEAO ayant encerclé Kanilaï, son village natal, l’ex-président gambien aurait accepté de quitter le pouvoir.

Quand la CEDEAO force la main à Yahya Jammeh

Rira bien, qui rira le dernier, dit l’adage. Passée la période du règlement pacifique du contentieux, l’heure est maintenant arrivée pour la CEDEAO de contraindre Yahya Jammeh d’abdiquer. En effet, l’organisation ouest-africaine a déployé ses troupes en Gambie, entamant ainsi la phase militaire de leur intervention. Ainsi, cette armée sous-régionale, appuyée par une partie de l’armée gambienne, a encerclé Kanilaï, le village natal de Jammeh.

Acculé de toutes parts et ne trouvant véritablement aucune issue, l’ex-dictateur veut désormais négocier. Aussi, accepte-t-il enfin de quitter le pouvoir. Il n’omet toutefois pas de demander quelques garanties de sécurité pour lui et ses proches. De même, sa destination d’accueil est de plus en plus évoquée dans les discussions. La Guinée, le Nigeria, le Maroc et la Mauritanie s’étant tous proposés à accorder l’asile politique à l’ancien homme fort de Banjul. Il avait par ailleurs demandé une prorogation de quelques heures de l’ultimatum de la CEDEAO. Si cette dernière tentative aboutit, alors Adama Barrow pourrait effectivement prendre et exercer le pouvoir en Gambie.

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Chine : Les propositions concrètes de Xi Jinping pour l’économique mondial

Le Forum économique mondial de Davos a été l’occasion pour Xi Jinping de faire un véritable cours magistral sur le ralentissement économique mondial. En passant au crible les questions essentielles pour une relance économique efficiente, le président chinois a fait preuve de sagesse et de confiance quant à son optimisme pour un avenir encore plus radieux à l’échelle planétaire. Mais cela passe nécessairement par des efforts conjoints et la promotion d’un développement global.

Le leadership incontestable de Xi Jinping au Forum de Davos

Très attendu en Suisse, Xi Jinping a été largement à la hauteur des espoirs placés en lui pour trouver une panacée aux problèmes de l’économie mondiale. En effet, dans une démarche on ne peut plus académique, le président chinois s’est fait fort d’expliquer, exemple à l’appui, les mesures à mettre en oeuvre pour sortir la planète du marasme économique du moment. Que ce soit à la réunion inaugurale plénière de l’édition 2017 du Forum économique mondial (FEM) ou durant ses quatre jours de présence en Suisse (du 17 au 20 janvier), le président Xi a donné les secrets qui font actuellement de la Chine la deuxième puissance économique mondiale.

À en croire, Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères, lors d’un point de presse, l’intervention du leader du géant asiatique s’est articulée autour de la mondialisation, des solutions aux problèmes économiques mondiaux, de la Chine comme modèle de développement ainsi que la nécessité d’investir dans l’innovation. Il a donc clos ses propos en donnant sa vision pour un avenir radieux, et ce, en dépit de l’apathie et de la montée des sentiments antimondialisation.

Les propositions de la Chine sur la mondialisation

Au cours du forum de Davos, le président chinois a démontré que la mondialisation économique est une nécessité objective. Même si elle se heurte à des difficultés structurelles, le président Xi a cité l’expérience de la Chine en exemple, soulignant qu’il est vital de « se jeter à l’eau » et de s’immerger dans l’océan des marchés mondiaux, afin de s’adapter de manière proactive à la mondialisation.

La mondialisation est cependant une arme à double tranchant, ainsi que le président chinois avertit son auditoire : « Face aux opportunités et aux défis qu’apporte la mondialisation économique, il convient de saisir chaque opportunité, de relever ensemble les défis, et de définir la meilleure voie à suivre pour la mondialisation économique. »

Les solutions chinoises aux problèmes économiques mondiaux

Analysant les causes fondamentales du ralentissement économique mondial et les problèmes dont la mondialisation a été à tort rendue responsable, le président Xi a souligné que les causes véritables en sont le manque de forces motrices solides pour stimuler la croissance mondiale, l’inadéquation de la gouvernance économique mondiale, et les inégalités de développement au niveau mondial.

Le président Xi a également souligné l’importance de développer un modèle de croissance basé sur l’innovation, et orienté vers une coopération ouverte et mutuellement profitable, une gouvernance juste et équitable, ainsi, qu’un développement équilibré, équitable et inclusif.

Le développement de la Chine, une opportunité pour le monde

L’Empire du Milieu est devenu tellement incontournable qu’il est devenu un modèle de développement à l’échelle planétaire. Désormais, aucun pays ne peut valablement s’en sortir sans se référer au fonctionnement des entreprises chinoises qui ont pris des dimensions considérables lors de la dernière décennie. Au cours du FEM, Xi Jinping a donc souligné que la Chine ne se contentait pas de bénéficier de la mondialisation économique, mais y contribuait également. Le développement de la Chine continuera ainsi à offrir de nombreuses opportunités aux milieux des affaires de tous les autres pays, a assuré le président chinois.

Dans les cinq prochaines années, la Chine devrait importer 8.000 milliards de dollars américains de biens, attirer 600 milliards de dollars d’investissements étrangers, et investir elle-même 750 milliards de dollars à l’étranger, a déclaré le président, ajoutant que les touristes chinois représenteraient en outre 700 millions de visites à l’étranger. La Chine gardera sa porte grande ouverte, a assuré le président chinois, qui espère par ailleurs que les autres pays en feraient autant pour les investisseurs chinois, et continueraient à les laisser jouir d’opportunités équitables. Pour ce qui est des progrès de l’initiative « la Ceinture et la Route », le successeur Hu Jintao a déclaré au public que les amis de la Chine sont de plus en plus nombreux le long de cette initiative, et que l’initiative a d’ores et déjà apporté des bénéfices importants.

Coopérer dans le domaine de l’innovation

Selon le diplomate chinois en chef, Wang Yi, la Suisse est une nation qui a toujours été dotée d’un fort esprit d’innovation, et la Chine a, elle aussi, fait de la promotion de l’innovation une stratégie nationale. En 2016, la Chine et la Suisse ont donc établi un partenariat stratégique d’innovation, le premier en son genre. Et depuis, les relations sino-helvétiques ne cessent de se développer et de s’étendre à plusieurs domaines, pour le bonheur des deux peuples.

« Les deux gouvernements ont signé un nouveau protocole d’entente pour mettre en place une plateforme de dialogue commune sur les stratégies d’innovation. Cette plateforme fonctionnera comme un nouveau mécanisme de coopération, destiné à superviser et à coordonner les progrès de la coopération en matière de stratégies d’innovation dans tous les domaines », a révélé le ministre chinois.

Une vision pour l’avenir

La visite du président Xi à l’Office des Nations Unies à Genève était non seulement la première visite des lieux par un président chinois au 21e siècle, mais également un geste significatif du point de vue de la diplomatie multilatérale chinoise, selon le ministre des Affaires étrangères. Le président chinois avait déjà assisté à une série d’évènements destinés à marquer le 70e anniversaire des Nations Unies en 2015. Au cours de sa visite à Genève, il a une fois de plus envoyé un message fort au reste du monde, en montrant que la Chine se tient aux côtés de l’ONU, et soutient fermement le multilatéralisme.

Durant sa visite de l’Office des Nations Unies à Genève, le président Xi a rencontré Peter Thomson, président de la 71e Assemblée générale de l’ONU, et Antonio Guterres, le tout nouveau secrétaire général. Il a également prononcé un important discours au Palais des Nations. S’appuyant sur une vision de l’avenir et du destin de l’humanité, ainsi que sur les tendances de développement de notre temps, Xi Jinping a présenté le concept de construction d’une communauté d’avenir pour l’ensemble de l’humanité, un concept qui est désormais au coeur de la politique étrangère chinoise moderne, a fait remarquer le ministre des Affaires étrangères.

La Chine, un grande nation!

Au cours de sa visite du siège du Comité international olympique (CIO) à Lausanne, le président chinois s’est entretenu de manière cordiale avec son président, Thomas Bach. Il a rappelé que la Chine avait déjà hébergé, avec succès, les Jeux olympiques de Beijing en 2008, et les Jeux olympiques de la Jeunesse de Nanjing en 2014. Elle se prépare maintenant à organiser les Jeux olympiques d’hiver 2022 à Beijing. Puis, le ministre Wang d’ajouter : « Xi Jinping a envoyé un message sans équivoque au monde : les Jeux olympiques d’hiver 2022 de Beijing seront un évènement magnifique, extraordinaire, et extrêmement réussi. »

Notons que l’hégémonie de la Chine n’est plus à démontrer, quel que soit le domaine considéré. L’Empire du Milieu a achevé de convaincre qu’il demeure un pays solide avec lequel il faudra compter durant les années à venir. Avec des leaders avant-gardistes, c’est sûr que l’économie chinoise a encore de beaux jours devant elle. Raison pour laquelle les autres pays du monde entendent copier le modèle chinois pour impulser leur développement.

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RDC : La Cenco toujours à la manoeuvre pour un « arrangement particulier »

L’accord politique signé entre les acteurs politiques congolais, sous l’égide de la Cenco, a du mal à trouver application. Eu égard à certains points d’achoppement entre pouvoir et opposition, le clergé s’est encore engagé pour trouver un « arrangement particulier ».

Quand la Cenco met pouvoir et opposition devant leurs responsabilités

Alors que les Congolais avaient jubilé le 31 décembre dernier après la signature de l’accord politique, qu’un nouveau blocage s’annonce. En effet, la majorité et l’opposition ont, jusque-là, du mal à s’accorder sur certains points clés de l’accord. Il s’agit entre autres de la composition du Conseil national de suivi de l’accord, de la répartition des postes au sein du futur gouvernement et surtout de la procédure de désignation du Premier ministre. Mais pour la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), il suffit d’une simple volonté politique pour faire avancer le processus. « S’il y a de la bonne volonté, c’est tout à fait faisable. C’est une question de volonté », semble se convaincre le porte-parole du prélat congolais.

Notons qu’au terme de l’accord signé en fin d’année dernière, le président Joseph Kabila devait conduire une transition jusqu’aux élections. Durant cette transition, il n’était nullement autorisé à modifier la Constitution, encore moins à se présenter pour un troisième mandat. De même, la primature était échue au Rassemblement, une coalition de l’opposition dirigée par Étienne Tshisékédi et Moïse Katumbi. Mais pour la désignation du Premier ministre, le président demande à l’opposition une liste de cinq candidats parmi lesquels il pourrait faire son choix. Proposition catégoriquement refusée par l’opposition qui n’entend laisser ce loisir au président. À en croire Me Kapiamba, l’un des délégués de la société civile : « Donner le dernier choix au président serait contraire à l’esprit de l’accord du 31 décembre. »

Face à ce nouveau blocage, le clergé congolais s’active pour éviter que les parties versent dans des « manœuvres dilatoires ». Marcel Utembi, président de la Cenco appelle donc les parties à se mettre d’accord sur « l’arrangement particulier » dès ce samedi. Pendant ce temps, Ida Sawyer, la chercheuse de HRW a été à nouveau autorisée de séjourner en RDC.

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Gambie : La CEDEAO prête à rentrer en guerre contre Yahya Jammeh

Alors que nous annoncions sa capitulation hier, que Yahya Jammeh monte à nouveau sur ses grands chevaux. Le président mauritanien Abdel Aziz n’ayant pu le convaincre de quitter le pouvoir, c’est au tour d’Alpha Condé d’essayer. Pendant ce temps, les troupes de la CEDEAO sont déjà présentes sur le territoire gambien.

L’étau se resserre autour de Yahya Jammeh

C’est à croire que Yahya Jammeh s’est engagé dans une voie suicidaire, vu ses multiples volte-face envers et contre tous. En effet, la fin officielle du mandat du président gambien sortant a sonné le mercredi dernier. Mais jusque-là, il ne veut céder le pouvoir à Adama Barrow, le président élu, en dépit de toutes les médiations. Aussi, Marcel Alain de Souza, président de la commission de la CEDEAO, lui lance cet ultimatum : « Si à midi, il n’accepte pas de quitter le pays sous la bannière du professeur Alpha Condé, les troupes vont passer à l’intervention militaire proprement dite. » Cette négociation du président guinéen apparait donc comme celle de la dernière chance pour l’homme fort de Banjul.

Les forces militaires de la CEDEAO composées des contingents nigérian, sénégalais, ghanéen, togolais, malien et des personnels de l’état-major de la force en attente de la Cédéao ont déjà franchi la frontière gambienne et attendent un mot d’ordre pour rentrer en action. Car le Conseil de sécurité de l’ONU a donné son approbation quant à une intervention militaire pour déloger Jammeh. Aussi, le général Ousmane Badjie, chef d’état-major de l’armée gambienne refuse-t-il d’engager son armée dans un « combat stupide ».

Les carottes semblent donc cuites pour le président Jammeh à qui le professeur Alpha Condé vient offrir une dernière chance. « Le dictateur du développement » a jusqu’à samedi midi pour quitter le pouvoir, s’il tient encore à sauver sa peau. Pendant ce temps, Adama Barrow a prêté serment, ce jeudi 19 janvier, à l’ambassade de la Gambie au Sénégal. Le nouveau secrétaire de l’ONU, Antonio Guterres, lui a témoigné son soutien à tous égards. Ses partisans ont également jubilé à Banjul, mais le suspens demeure entier quant à la suite des évènements.

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Côte d’Ivoire : La rencontre fonctionnaires – gouvernement livre ses secrets

Une importante rencontre était prévue ce jeudi entre les fonctionnaires grévistes et des membres du gouvernement. Au sortir de ces échanges, Pascal Abinan Kouakou, ministre de la Fonction publique, a dressé un chapelet de propositions aux fonctionnaires. Ces derniers entendent recueillir l’avis de leur base avant d’aviser, même si quelques esprits se sont tout de même échauffés.

Une pilule difficile à avaler pour les fonctionnaires ?

La montagne aurait accouché d’une souris, car les fonctionnaires et les émissaires du gouvernement se seraient quittés en queue de poisson. En effet, les fonctionnaires et agents de l’État avaient entamé une grève le 9 janvier, reconduite le 16 janvier, pour faire un certain nombre de revendications. Ces revendications tiennent pour l’essentiel à la réforme portant sur la retraite, au paiement d’arriérés de salaire remontant à 2007, à la situation des journaliers ainsi qu’à la liberté syndicale.

Aussi, lors de cette rencontre, du reste très attendue, le ministre Pascal Abinan Kouakou a fait un certain nombre de propositions aux fonctionnaires qui se déclinent en six points :

  1. Plus de journaliers jusqu’à 2018 sur une liste de 2800.
  2. L’État ne peut supprimer les impôts. Ce serait un suicide pour le budget.
  3. Pas de paiement du stock des arriérés à cause du déblocage et des promotions. À oublier pour maitriser la masse salariale et aller de l’avant.
  4. Bonification indiciaire à discuter au forum.
  5. Pas de précompte pour les syndicats.
  6. Sur l’ordonnance de 2012 sur la retraite, l’État accepte le retour de la majoration pour famille nombreuse. L’état rétablit la jouissance immédiate de la pension du conjoint survivant sans condition. L’État maintient la cotisation de 8,33%. L’État maintient le taux de 2% d’indice de calcul.

À la lecture de toutes ces mesures, les responsables syndicaux ont promis faire le retour à leur base. Car ils comptent se concerner afin de savoir la conduite à tenir. Mais d’ores et déjà, certains d’entre eux se disent totalement en déphasage avec les propositions des autorités ivoiriennes. La suite des évènements nous dira donc sur les décisions finales.

Les fonctionnaires et agents de l’État lèveront-ils leur mot d’ordre de grève ?

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Mali : Mokhtar Belmokhtar (Aqmi) revendique le carnage de Gao

Mokhtar Belmokhtar n’a visiblement pas encore fini avec le sabotage du processus de paix au Mali. Le chef du groupe jihadiste al-Mourabitoune, affilié à Aqmi a revendiqué l’attentat-suicide qui a causé une soixantaine de morts.

Mokhtar Belmokhtar, le boucher de Gao ?

La scène (insupportable) était digne d’une véritable boucherie au camp du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) abritant FAMa et ex-Gatia. En effet, une soixantaine de morts et une centaine de blessés y ont été dénombrés après l’explosion d’un véhicule piégé. Ces victimes sont pour la plupart les membres du Groupe d’auto-défense touareg Imghad et alliés (Gatia), une milice pro-Bamako qui a décidé d’oeuvrer au retour de la paix par l’application de l’accord d’Alger. Le jihadiste invétéré, Mokhtar Belmokhtar, vient de revendiquer cette attaque perpétrée dans la matinée du mercredi 18 janvier à Gao. Il indique par ailleurs que c’est Abdelhadi al-Foulani, l’un de ses combattants du groupe al-Mourabitoune, qui en est le kamikaze.

A contrario, le gouvernement malien annonce qu’il s’agit de 5 kamikazes. La dichotomie sur le nombre des auteurs de l’acte appelle cependant à approfondir les enquêtes. Surtout que des revendications fantaisistes sont souvent faites en pareille occurrence. Après l’explosion, des militaires maliens ainsi que des Casques bleus de la Minusma se sont dépêchés sur les lieux pour secourir les victimes. Les investigations sont donc en cours pour mettre le grappin sur les commanditaires d’une telle forfaiture. Hervé Ladsous, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, a pour sa part condamné l’acte. Il promet par ailleurs de mettre tout en oeuvre afin de neutraliser ces groupes armés qui sabotent le processus de paix.

Notons que face au drame malien, l’Allemagne a envoyé des troupes supplémentaires et des avions afin de renforcer la Minusma. L’émoi et la consternation ont toutefois gagné la population malienne. Le président Ibrahim Boubacar Kéita a donc décrété un deuil national trois jours en mémoire des disparus.

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Côte d’Ivoire : Les solutions du gouvernement Ouattara face aux mutins

Réuni en conseil des ministres ce mercredi, le gouvernement Ouattara a adopté plusieurs résolutions relativement aux mutineries en Cote d’Ivoire. Ces mesures tiennent à l’amélioration des conditions de vie des militaires, mais également à l’instauration d’un dispositif sécuritaire.

Le plan Marshall de Ouattara aux problèmes de l’armée et des fonctionnaires

Après deux semaines de fortes perturbations, il était temps pour le gouvernement d’Alassane Ouattara de trouver une solution négociée. Celle-ci serait en passe de se réaliser après le conseil des ministres d’hier. En effet, des militaires ivoiriens issus de l’ex-rébellion s’étaient mutinés il y a deux semaines environ, revendiquant leurs primes Ecomog. Mais dès que le gouvernement ivoirien a accédé à leur demande en payant effectivement ces primes, les gendarmes et d’autres militaires (ex-FDS) sont également rentrés dans la danse. Aussi, plusieurs villes ivoiriennes, dont Abidjan, Yamoussoukro et Bouaké, ont-elles été secouées par leurs parades militaires et des tirs nourris.

Prenant cette situation très au sérieux, les autorités ivoiriennes y ont consacré une attention particulière. À en croire Bruno Nabagné Koné, porte-parole du gouvernement : « Le président a instruit les grands commandements d’initier des rencontres avec toutes les composantes des forces de sécurité du pays afin que leurs conditions de vie soient améliorées. » Il indique par ailleurs que le chef de l’État appelle tous les corps de l’armée à garder leur calme.

Pour Alain-Richard Donwahi, ministre auprès du président de la République chargé de la Défense : « La grande muette doit retourner au silence. » Voilà pourquoi il annonce qu’une loi de programmation militaire 2016-2020 comprenant leurs revendications est d’ores et déjà en application. Le ministre n’a toutefois pas voulu se prononcer sur les sommes perçues par les mutins de Bouaké. Selon Hamed Bakayoko, ministre de la Sécurité intérieure, « des consultations sont en cours » pour trouver une solution définitive.

Quant aux fonctionnaires grévistes, le ministre de la Fonction publique, Pascal Abinan, compte trouver une issue à leurs revendications. Une rencontre est prévue dans ce sens, ce jeudi, pour faire des propositions concrètes, notamment sur le régime des retraites.

Le gouvernement Gon Coulibaly est donc à pied d’oeuvre pour ramener le calme. De même, pour parer à toutes éventualités, un dispositif secrétaire impressionnant a été déployé dans certaines zones sensibles de la capitale.

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Gambie : Acculé de toutes parts, Yahya Jammeh quitte (enfin) le pouvoir

Après avoir tenu tête à tout le monde, Yahya Jammeh s’est enfin résigné à laisser le pouvoir à son successeur. Cette issue pacifique aurait été possible grâce à la médiation in extrémis du président mauritanien Abdel Aziz. Adama Barrow pourrait donc prêter serment ce 19 janvier comme initialement prévu.

Après 22 ans de dictature, Yahya Jammeh se rend…

La détermination de la CEDEAO et de toute la communauté internationale aura finalement eu raison de Yahya Jammeh. En effet, l’ex-président gambien, après avoir connu sa défaite au lendemain de la présidentielle, avait refusé de céder le pouvoir à Adama Barrow, le président élu. À partir de là, une crise postélectorale s’était déclenchée en Gambie. Aussi, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) avait initié une médiation conduite par les présidents Ellen Johnson Sirleaf (Liberia), Muhammadu Buhari (Nigeria) et l’ex-président ghanéen, John Dramani Mahama. Mais face à l’intransigeance de Jammeh, une intervention militaire était de plus en plus envisagée par la communauté ouest-africaine.

Mais finalement, l’option militaire ne serait plus d’actualité, car le président Jammeh aurait accepté d’abdiquer. Sous l’égide de Mohamed Ould Abdel Aziz, président mauritanien, la situation gambienne serait en train de se normaliser davantage. À en croire certaines sources, les présidents mauritanien, sénégalais et gambien seraient actuellement en pleine concertation afin de permettre à l’ancien homme fort de Banjul ainsi qu’à ses proches de quitter la Gambie.

Les dispositions militaires qui avaient été mises en place en cas d’échec des négociations politiques ne pourront donc plus servir. Après 22 ans de pouvoir,  « le dictateur du développement » vient ainsi de tomber, après son échec lors de la présidentielle. Son successeur Adama Barrow pourra donc prêter serment dès ce jeudi 19 janvier, à 16 heures, heure locale. Plusieurs chefs d’État africains sont d’ores et déjà annoncés à cette cérémonie d’investiture. Le peuple gambien qui avait massivement fui le pays attend donc que le nouveau président remette la Gambie sur les rails du développement. Et surtout qu’il repositionne le pays dans le concert des nations.

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Côte d’Ivoire : Au port, à la SIR, à la Sotra… les gendarmes bloquent tout

Les gendarmes ivoiriens deviennent de plus en plus menaçants dans leurs différentes revendications. Après la folle journée d’hier, ce corps d’élite s’est encore signalé au port, le poumon de l’économie ivoirienne.

Les gendarmes maintiennent la pression sur le gouvernement

Les gendarmes qui réclament leur « effort de paix ou de guerre » autant qu’ont reçu les ex-rebelles ne démordent toujours pas. Ils ont encore remis les couverts, ce mercredi matin, du côté sud d’Abidjan. En effet, à l’instar des éléments du camp commando d’Abobo (au nord d’Abidjan), les gendarmes du secteur du Port autonome d’Abidjan (PAA) se sont également soulevés. Ainsi, ont-ils envahi les directions de la Sotra, de la SIR avant de prendre possession du port, poumon de l’économie. Avec des tirs nourris, ces derniers ont fait fermer la quasi-totalité des entreprises qui exercent dans la zone portuaire. Les activités y sont donc au poids mort et la population qui s’y trouve est plongée dans une frayeur psychotique.

À quelques encablures de là, précisément au Plateau, le gouvernement tenait un conseil des ministres sous la présidence d’Alassane Ouattara. Au sortir de ce conseil, les ministres Hamed Bakayoko (Intérieur et Sécurité), Bruno Nabagné Koné (Communication et Économie numérique, porte-parole du gouvernement), Abinan Kouakou Pascal (Fonction publique et Modernisation de l’Administration) ainsi qu’Alain-Richard Donwahi (chargé de la Défense) sont passés sur le plateau de la télévision nationale (RTI 1) pour donner les résolutions du gouvernement quant aux évènements qui secouent en ce moment le pays.

Le gouvernement botte en touche, mais…

Tout en déplorant le décès de quatre militaires, les membres du gouvernement ivoirien ont précisé que contrairement aux mutins de l’ex-rébellion, les ex-FDS avaient déjà perçu leurs primes de sécurisation entre 2007 et 2011, conformément à l’accord politique de Ouagadougou. Toutefois, le ministre Donwahi promet recueillir leurs doléances afin « d’améliorer leurs conditions de vie ». Mais ce discours n’est visiblement pas du goût de certains gendarmes mécontents qui entendent maintenir la pression. Ceux-ci estiment avoir joué leur partition pour permettre à la Côte d’Ivoire de rester debout. Aussi, conformément à leur slogan « Pro patria pro lege », ces gendarmes déclarent être restés du côté de la République.

Mais pour parer à toutes éventualités, les autorités ivoiriennes ont déployé le CCDO, des blindés et autres chars dans les points névralgiques d’Abidjan. La population redoute cependant un autre affrontement en Côte d’Ivoire. Surtout que les Ivoiriens sont encore traumatisés par la crise militaro-politique de 2002 et la crise post-électorale de 2010-2011. Aussi, appellent-ils les autorités ivoiriennes à trouver une solution définitive à la fronde sociale. Car il y va de la paix et de la stabilité en Côte d’Ivoire

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Chine : Pieter Bottelier (BM) séduit par les performances de l’économie chinoise

Pieter Bottelier ne tarit pas d’éloges à l’égard de l’économie chinoise. En prélude au Forum économique mondial de Davos, l’ancien représentant en chef de la Banque mondiale en Chine a tenu à exprimer la grande confiance qu’il place dans le géant asiatique en tant que locomotive de l’économie mondiale.

La Chine, locomotive de l’économie mondiale selon Pieter Bottelier

Dans un contexte de situation politique et économique mondiale actuellement incertaine, beaucoup d’observateurs tournent leurs regards vers la Chine. C’est le cas de Pieter Bottelier, ex-représentant en chef de la Banque mondiale en Chine, pour qui l’économie chinoise est plus que jamais étroitement liée à l’économie mondiale. Se remémorant du temps où il était en fonction à Pékin en qualité de représentant de la Banque mondiale, dans les années 1990, M. Bottelier estime avoir eu l’occasion de mieux comprendre le fonctionnement de ce pays.

« J’ai pu ressentir profondément combien l’esprit de réforme et d’ouverture a pénétré dans tous les coins de la Chine. J’ai travaillé dans de nombreux pays en développement, mais cette expérience en Chine, tout ce que j’ai ressenti en Chine, est unique. » Explique-t-il, avant d’ajouter : « La détermination des Chinois de progresser avec énergie, leur volonté de travailler dur, leur audace de vouloir jouer les premiers rôles, de tirer les leçons de l’expérience internationale la plus avancée pour développer leurs propres désirs, et de réaliser leur modernisation économique par des efforts concrets et pratiques, est impressionnante. »

Les grandes réalisations de l’économie chinoise

Il est indéniable que le développement et les réalisations auxquels est parvenue la Chine au cours des 30 dernières années ont attiré l’attention du monde entier. L’Empire du Milieu a, par conséquent, obtenu des réalisations remarquables dans la réduction sensible de la pauvreté extrême, le logement, la protection sociale et le système de sécurité sociale. Aujourd’hui, en Chine, même les villages les plus reculés sont reliés aux réseaux d’électricité et d’eau, de très bonnes routes ont été construites, et il y a même Internet.

En outre, la Chine est la deuxième économie du monde, le plus grand exportateur et le plus grand pays manufacturier. Bien que ces dernières années, sa croissance économique ait ralenti quelque peu, la Chine contribue encore à près d’un tiers de celle de l’économie mondiale. Et, dans la période de 2008 à 2009, pendant la crise financière internationale, le taux de contribution de l’économie chinoise a même atteint 50%.

Sous la direction d’une stratégie de développement axée sur l’innovation, la Chine devient de plus en plus dynamique et innovante. À l’heure actuelle, la Chine est un chef de file mondial dans des domaines comme les énergies alternatives, les nanotechnologies, une partie des technologies pharmaceutiques et les paiements mobiles. Le pouvoir d’achat des citoyens chinois est devenu une force motrice importante sur le marché de la consommation mondiale. Les réalisations économiques de la Chine et ses progrès technologiques lui ont fait gagner un grand respect dans le monde entier.

Les solutions concrètes des autorités aux défis de l’économie chinoise

Bien sûr, l’économie chinoise est également confrontée à des défis. Cela inclut un niveau d’endettement excessif, des surcapacités industrielles et des problèmes de systèmes bancaires parallèles. Cependant, d’un point de vue objectif et global, si par le passé l’économie chinoise a pu faire face à des défis très graves, les bonnes décisions et actions des dirigeants chinois ont toujours pu rétablir la situation. Aujourd’hui, les réformes axées sur le marché en Chine ont encore une marge d’amélioration, la clé étant de s’appuyer sur un système plus complet pour guider le développement économique, et améliorer encore le système juridique.

La Troisième session plénière du 18e Congrès du Parti communiste chinois a ouvert le rideau sur l’approfondissement global des réformes. L’exploration et la poursuite continue de la Chine dans le domaine de la réforme a donné à tout le monde, en Chine comme ailleurs, une confiance plus solide dans les perspectives de l’économie chinoise. Ceci explique également pourquoi, dans le marasme actuel de l’économie mondiale, le monde attend avec impatience, la confiance que la Chine lui apportera lors du Forum économique mondial de Davos (Suisse) qui se tient du 17 au 20 janvier.

(Source : Le Quotidien du Peuple)

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