Compassion genante de Soro au Burkina Faso

Guillaume Soro a montré sa compassion au Burkina Faso qui vient de faire face à une attaque terroriste. Le message de soutien du président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire n’aurait souffert d’aucun doute si la justice ouagalaise n’avait pas lancé contre lui un mandat d’arrêt international.

Compassion au Burkina Faso, Soro peut-il être sincère ?

Guillaume Soro a posté sur sa page Facebook officielle : « Tôt ce matin par courrier officiel au PAN du BF j’ai exprimé ma compassion et ma solidarité aux Autorités et au peuple burkinabè. Je réaffirme mon appel lancé depuis le CAMEROUN il y’a 02 ans pour une lutte concertée et commune contre le terrorisme en Afrique.»

Message de compassion de Soro au Burkina Faso

Seulement, l’ancien chef rebelle ivoirien est accusé d’avoir participé au coup d’État manqué du Général Gilbert Diendéré au Burkina Faso. Des écoutes téléphoniques supposées de ses échanges avec les acteurs de cette tentative lui valent aujourd’hui un mandat d’arrêt international lancé contre lui par la justice du Burkina Faso.

Guillaume Soro est en effet suspecté d’avoir apporté son soutien aux putschistes burkinabés et établi un plan de création d’une rébellion armée en cas d’échec de la tentative de renversement des autorités de l’époque. Moins de 48h après l’officialisation du mandat d’arrêt lancé contre lui par les autorités de Ouaga, le pays fait face à une attaque terroriste revendiquée par AQMI. Cette sanglante agression a causé la mort d’une vingtaine de personnes.

Deux Australiens ont été enlevés hier soir dans l’attaque du Splendid Hotêl de Ouagadougou. Ils sont aux mains du groupe jihadiste Ansar Dine qui serait en train de les transférer au Mali voisin.

Alors que cette douloureuse agression efface son nom de l’actualité de ce pays, Soro Guillaume se rappelle aux Burkinabés avec son message de compassion.

Il faut cependant noter que le PAN ivoirien a vécu plusieurs années au Burkina Faso pour la préparation de sa rébellion armée contre le régime du président Laurent Gbagbo. Il compte donc encore plusieurs amis dans ce pays.

Un deuil national de trois jours a été décrété par les autorités du Burkina Faso.

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Burkina Faso : Soro-Bassolé, Isaac Zida confirme l’authenticité des écoutes et enfonce Soro !

Nouvelle tournure dans l’affaire de l’écoute téléphonique entre Soro-Bassolé, lors du coup d’État au Burkina Faso. Isaac Zida, le Premier ministre burkinabé a confirmé l’authenticité des bandes-son mettant en cause le PAN ivoirien sur la radio Savane FM.

Soro Guillaume vers la démission ?

Le clan Soro Guillaume va devoir batailler mieux que les semaines précédentes pour convaincre de son innocence dans le coup d’État au Burkina Faso. Jusqu’à maintenant, les proches de l’ancien chef rebelle s’appuyaient sur l’absence de réaction officielle des autorités burkinabées pour mettre un doute sur le sérieux de son accusation. Le Premier ministre Isac Zida fait sauter ce doute sur la question en confirmation l’authenticité des écoutes.

Lors d’une longue interview accordée à la radio ouagalaise, le Premier ministre a déclaré : « Nous sommes occurrents de ça. Nous sommes nous aussi surpris de l’attitude de ces deux individus-là, que nous pensions, il n’y a pas très longtemps, qu’ils étaient des citoyens qui aimaient leur pays. Quand on entend les propos qui sont tenus… « Donc pour vous la bande est authentique ? » Oui, elle est authentique, il n’y a pas de débat. Moi je ne discute pas de ces questions-là. Il ne faut pas douter de l’intelligence du peuple burkinabé…»

Très remonté contre Soro et Bassolé qu’il connait très bien, Isac Zida rajoute : « Vraiment je suis surpris. Je les connais tous les deux, très bien d’ailleurs, mais bref. Vraiment, je suis très déçu. »

À la question « donc plus rien ne va entre vous et Guillaume Soro, on dit qu’il vous a invité à Lomé et que vous avez refusé ?» Le Premier ministre burkinabé répond : « Je pense que nous étions amis jusqu’à une certaine date, c’est vrai. Quand je suis sorti de la prison, j’ai demandé à Guillaume Soro pourquoi il n’avait pas condamné le coup d’État, je ne comprenais pas. Il m’a dit qu’il n’y avait pas pensé… mais il est prêt à condamner le coup d’État. Il m’a même demandé un texte, texte que j’ai fait… »

Malgré ce discours offert à Guillaume Soro par email, Isac Zida affirme que celui-ci lui a répondu que c’est le président Alassane Ouattara qui lui a déconseillé de condamner le coup de force. Zida dit avoir informé Soro que Diendéré et sa bande du RSP étaient de toute façon déjà confinés dans leur caserne et qu’il avait intérêt de vite condamner le coup d’État auquel cas lui ne pourrait pas l’aider contre le bon nombre d’éléments prouvant son implication dont disposaient déjà les autorités du Burkina Faso.

Isac Zida affirme avoir lui-même été une cible des assassinats programmés par Soro et Bassolé « Il a dit de viser les cibles fortes comme le PM (Premier ministre).»

Avec cette déclaration, la suite logique de l’affaire devrait être que le Burkina Faso exige de la Côte d’Ivoire à entendre Soro Guillaume dans le cadre d’un procès pour atteinte à la sureté de son État. Le nouveau président Burkinabé Roch Marc Christian Kaboré est fortement attendu sur ce dossier.

Soro Guillaume, pour bien préparer sa défense, devrait aussi penser à la démission de son poste de président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Même si la Côte d’Ivoire n’extrade pas ses fils, une exception est souhaitable dans le cas Soro du fait de la gravité des faits. Il est difficilement d’imaginable que Roche fasse l’impasse sur cette affaire qui a engendré des morts à son appel au peuple pour mettre en échec le coup de force du RSP.

Avec cette déclaration d’un officiel du Burkina Faso, peut-on encore croire en l’innocence de Soro Guillaume ?

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Burkina Faso : le G-Cloud est lancé

Le Burkina Faso est le premier pays en Afrique de l’Ouest à mettre en œuvre la technologie du Cloud.

Le G-Cloud pour favoriser une croissance accélérée et un développement durable

Alcatel-Lucent va fournir au gouvernement du Burkina Faso des technologies cloud qui permettront de développer de nouveaux services publics numériques tels que des services gouvernementaux ou d’apprentissage en ligne, ainsi que des services de télémédecine.

Alcatel-Lucent livrera au Burkina Faso ses plateformes IP, CloudBand NFV (Network Functions Virtualization), intégrées au nouveau réseau « G-Cloud », qui s’appuiera sur des ressources virtualisées depuis des centres cloud à Ouagadougou, la capitale du pays, ainsi que dans cinq provinces voisines

Selon le Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, ce projet a pour objectif d’« accroître la connectivité entre les différentes administrations publiques, via une plateforme gouvernementale en ligne et s’inscrit dans le cadre de la stratégie pour une croissance accélérée et un développement durable ».

Selon le chef de l’exécutif du Burkina Faso, ce projet « favorisera l’entreprenariat des jeunes dans le domaine des TIC en mettant à leur disposition des ressources et formations nécessaires pour la création de petites et moyennes entreprises à moindre coût ». G-Cloud est financé à hauteur de 36,5 milliards de Francs CFA (soit 55 millions d’euros) grâce à l’appui du Danemark qui contribue à hauteur de 19 milliards de francs CFA à travers la banque Nordea et l’institution de développement Danida.

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Burkina Faso : le Général Gilbert Diendéré inculpé de onze chefs d’inculpations

Le Général Gilbert Diendéré est officiellement inculpé de onze chefs d’inculpations, dans le cadre de l’enquête sur le coup d’Etat manqué de septembre dernier. L’ancien patron de l’ex-Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) est considéré comme le principal commanditaire du putsch qui a coûté la vie à des burkinabés. Le chef d’inculpation de crime contre l’humanité figure sur cette liste. Jeune Afrique s’en est fait l’écho.

Le Général Gilbert Diendéré inculpé de crime contre l’humanité

Le Général Gilbert Diendéré vient d’être inculpé de crime contre l’humanité. C’est le Colonel Sita Sangaré, Directeur de la justice militaire, qui l’a annoncé dans un communiqué rendu public aujourd’hui. Il a poursuivi son propos en évoquant les dix autres chefs d’inculpation qui pèsent sur lui notamment ceux d’attentat à la sûreté de l’État et de haute trahison, avant d’ajouter que vingt-trois personnes avaient aussi été inculpées.

Djibril Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré quant à lui, est poursuivi pour six chefs d’inculpations. La commission d’enquête sur le coup d’Etat dirigée par Simplice Poda, lui reproche d’avoir été en contact téléphonique avec le Général Gilbert Diendéré et Guillaume Soro, le Président de l’Assemblée Nationale ivoirienne.

Selon certaines sources, Fatou Diendéré, l’épouse du Général putschiste, également poursuivie, se serait réfugiée au Togo.

Pensez-vous que la justice a agi en toute transparence dans l’affaire Diendéré ? 

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Bousculade à La Mecque : le Burkina Faso compte ses morts

Le Burkina Faso a rendu hommage hier à tous ses concitoyens morts lors de la bousculade de La Mecque le 24 septembre dernier. Le gouvernement burkinabé dénombre vingt-deux morts et sept disparus. En mémoire de toutes ces victimes, trois jours de deuil national ont été décrétés par les autorités burkinabé, nous apprend le site web afrik.com

Le Burkina Faso se penche sur le cas des victimes de la bousculade de La Mecque

Le Burkina Faso fait le bilan après la bousculade du 24 septembre dernier à La Mecque qui a coûté la vie à plus de 1 600 personnes, selon un dernier bilan. A Ouagadougou,les autorités ont décidé de rendre un vibrant hommage à tous ces pèlerins burkinabés qui sont morts alors qu’ils avaient à coeur d’accomplir le cinquième pilier de l’islam, à savoir le pèlerinage à La Mecque.

Dans un communiqué, le gouvernement burkinabé a dressé ce bilan : « A la date du 13 octobre 2015, la bousculade survenue à Mina a occasionné 22 décès et sept personnes disparues . Quinze autres décès ont été enregistrés par suite de maladie. » Ce qui porte à trente-sept le nombre de morts.

L’Etat mettra dans les jours à venir un numéro vert et une cellule de crise qui seront ouverts au public, pour la prise en charge des blessés à l’aéroport, l’assistance psychologique aux pèlerins et aux parents. En attendant que tout ce dispositif soit mis en place, au Burkina Faso, les drapeaux sont en berne et les populations inconsolables.

Quel regard portez-vous sur la bousculade meurtrière survenue à La Mecque ?

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Burkina Faso : la date de la présidentielle et des législatives connue

Le Burkina Faso amorce un virage important de son histoire. Environ un mois après le coup d’Etat manqué du Général Gilbert Diendéré qui a porté un véritable coup d’arrêt au processus électoral alors en cours, les choses semblent repartir sur de bons rails. Hier, le Conseil des ministres a validé une décision des signataires de la charte de transition, fixant les législatives et le premier tour de l’élection présidentielle au 29 novembre 2015.

Burkina Faso – Elections : le Conseil des ministres entérine une décision des signataires de la charte de transition

Au burkina Faso, le Conseil des ministres a validé hier une décision  des signataires de la charte de transition composée des leaders des partis politiques et des membres de la société civile. Les législatives et le premier tour de l’élection présidentielle sont prévus pour le 29 novembre de cette année.

Dans les colonnes de Jeune Afrique, on peut lire la réaction de certains leaders politiques. Ablassé Ouedraogo, candidat du parti Le Faso autrement : « La date du 29 novembre a été retenue par l’ensemble des acteurs politiques du Burkina Faso pour l’organisation des élections législatives et présidentielle. »

Rappelons que le premier tour de l’élection présidentielle au pays des hommes intègres, était prévu pour le 11 octobre mais a été ajourné en raison du putsch manqué.

Jugez-vous plutôt précipitée la date des futures élections au Burkina Faso ?

 

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Burkina Faso : Amnesty International enfonce le RSP

Amnesty International est contre une amnistie en faveur de l’ex-Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), principal commanditaire du putsch manqué de septembre dernier. L’organisation internationale des droits de l’homme l’a fait savoir dans un communiqué publié mercredi.

Amnesty International s’oppose farouchement à une éventuelle amnistie en faveur du RSP

Amnesty International refuse que toute amnistie soit accordée à l’ex-RSP du Général Gilbert Diendéré, jugé responsable du dernier coup d’Etat manqué. C’est dans un communiqué publié ce mercredi qu’elle a donné son point de vue sur la question  : « Pas d’amnistie pour les soldats ayant tué des civils non armés. 14 personnes, dont deux enfants, ont été tuées ; six se sont fait tirer dans le dos. »

Amnesty International mentionne aussi dans son communiqué que : « L’ancienne garde présidentielle du Burkina Faso a fait preuve d’un mépris flagrant pour la vie humaine, tuant 14 manifestants et passants non armés et blessant des centaines d’autres avec des armes automatiques. »

L’organisation internationale des droits de l’homme pointe du doigt une justice agissant de façon partielle. Elle rappelle notamment que si les Généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, ont été arrêtés […], les membres du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) sont réintégrés dans l’armée nationale.

Amnesty International rappelle toutefois la gravité des actes du RSP : « Ouvrir le feu sur une foule de manifestants non armés, dont des enfants, avec des armes automatiques, est un flagrant usage excessif de la force qui constitue un crime de droit international. »

Que pensez-vous de cette sortie d’Amnesty International ?

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Burkina Faso : La justice militaire enquête sur Djibril Bassolé. Guillaume Soro cité.

Djibril Bassolé est dans le viseur de la justice militaire du Burkina Faso qui vient d’ouvrir une enquête sur lui après le putsch manqué du 17 septembre contre le régime de transition. Guillaume Soro a été également cité dans l’affaire. Selon les Magistrats militaires, Djibril Bassolé, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, est l’un des principaux acteurs du coup d’Etat commandité par l’ex-Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) et conduit par le Général Gilbert Diendéré.

Burkina Faso : Affaire Djibril Bassolé, deux présumés coups de fil à l’origine de l’enquête

Djibril Bassolé fait l’objet d’une enquête de la justice militaire burkinabé. A l’origine de cette enquête, deux présumés coups de fil : l’un avec le Général Diendéré avant son arrestation le 29 septembre et l’autre d’une durée de quinze minutes avec Guillaume Soro, Président de l’Assemblée Nationale Ivoirienne. Des conversations téléphoniques jugées capitales dans la préparation du coup d’Etat.

Jeune Afrique révèle qu’une source proche du dossier, tous ces éléments de preuve ont été présentés à l’ancien Chef de la diplomatie burkinabé lors de son audition par le juge d’instruction chargé du dossier. Dans le cadre de cette enquête, la villa de Guillaume Soro à Ouagadougou a été perquisitionnée le 6 octobre.

Rappelons que Djibril Bassolé et le Général Diendéré sont inculpés pour l’instant pour trois chefs d’accusation : attentat à la sûreté de l’État, haute trahison et collusion avec des forces étrangères. Ils ont été placés sous mandat de dépôt le 6 octobre à Ouagadougou.

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Coup d’État au Burkina : CEDEAO, ONU et UA exigent la libération de Kafando et Zida

La CEDEAO, ONU et UA ont exigé la ‘’libération immédiate des otages’’ du RSP que sont le président du Burkina-Faso Michel Kafando, le Premier ministre Yacouba Isaac Zida et les membres de son gouvernement.

CEDEAO, ONU et UA ne veulent pas laisser passer…

Le Burkina-Faso fait face à une tentative de coup d’État du RSP, un corps de l’armée burkinabé réputé très proche de l’ancien président Blaise Compaoré, réfugié en Côte d’Ivoire voisin. Alors que le président de la transition Michel Kafando, son Premier ministre Yacouba Isaac Zida et des membres de son gouvernement étaient en conseil de ministres mercredi, les militaires de la RSP ont fait irruption au palais du Kosyam.

Depuis, ces derniers détiennent plusieurs personnes, y compris le président Michel Kafando et son Premier ministre Yacouba Isaac Zida. La CEDEAO, ONU et UA qui accompagnent la Transition au Burkina-Faso (GISAT-BF) ont réagi à cette tentative de renversement du régime en place dans un communiqué. Ces trois organisations disent avoir ‘’appris avec consternation la séquestration par le Régiment de la sécurité Présidentielle du président du Faso, Michel Kafando, le Premier ministre Yacouba Isaac Zida, ainsi que des ministres de la transition, en plein Conseil des ministres au palais de Kossyam’’.

Pour ces trois organisations, cet acte est une ‘’violation flagrante de la Constitution et de la Charte de Transition’’. Elles exigent donc la ‘’libération immédiate des otages’’. Le RSP est tenu pour responsable de tout ce qui adviendra de l’intégrité physique du président Michel Kafanfo, de Yacouba Isaac Zida et des autres personnalités détenues avec eux.

Pour la CEDEAO, ONU et UA, rien ne doit entraver le processus de transition au Burkina-Faso qui doit aboutir aux élections le 11 octobre 2015.

Déjà hier, plusieurs Burkinabés sont descendus dans les rues pour contester cette tentative de renversement du gouvernement. Des coups de feu ont été entendus dans le quartier de Ouaga 2000 où d’autres militaires opposés à l’entreprise du RSP cherchaient à en découdre.

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Coup d’Etat au Burkina Faso ? Michel Kafando et Isaac Zida retenus

Le Chef de l’État du Burkina Faso Michel Kafando et son Premier ministre Isaac Zida seraient retenus par des militaires du RSP, la garde présidentielle burkinabè.

Michel Kafando et Isaac Zida aux mains des mutins

Plus rien ne va au Burkina Faso. Selon les dernières informations confirmées par RFI, un coup d’État serait peut-être en cours au Burkina Faso. En effet, lors du conseil des ministres d’hier mercredi, des militaires auraient fait irruption au palais présidentiel avec des armes. Même si leurs motivations sont encore inconnues, ils auraient pris le président de la transition Michel Kafando et son Premier ministre Isaac Zida en otage.

«…Des militaires ont investi les lieux ce mercredi en fin d’après-midi. Il s’agit de membres du RSP, la garde présidentielle burkinabè, qui ont fait irruption en plein conseil des ministres. Ils auraient désarmé les soldats en faction sur les lieux, confisqué les téléphones des ministres et fermé le portail du palais », indique le site de la radio.

Ces soldats de la garde présidentielle retiendraient le président Michel Kafando, son Premier ministre Isaac Zida ainsi que plusieurs membres de son gouvernement. Cette réaction des militaires laisse penser qu’ils s’opposent à la recommandation contenue dans le rapport remis récemment par la commission de réconciliation et de réformes. Celle-ci préconise entre autres « la dissolution du RSP ».

L’armée burkinabè va-t-elle opérer un coup d’État contre l’équipe de Michel Kafando ?

1 – Selon une habitante que nous avons contactée sur place, « Il y a des tirs a Ouaga 2000 ». Un affrontement entre soldats est donc en cours. Plusieurs manifestants sont dans les rues, notamment à la place de la Révolution.

2 – Les populations  descendent dans les rues. Les manifestants se déplacent en masse vers le rond-point de la Patte d’Oie, direction Kosyam, le palais présidentiel.

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