Afrique: la Croix Rouge veut réduire la pauvreté

Pour réduire la pauvreté en Afrique, la Croix Rouge a choisi la Côte d’Ivoire comme la terre qui devra accueillir du 9 au 12 avril prochains la 9ème Conférence panafricaine des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant rouge d’Afrique.

L’action de la Croix Rouge pour réduire la pauvreté en Afrique

Les défis à relever par la Croix Rouge en Afrique consistent à réduire les différentes vulnérabilités et souffrances des populations sur le continent africain, la Croix-Rouge ivoirienne a organisé une conférence de presse hier jeudi 12 janvier à la maison de la presse à Abidjan-Plateau.

Il en ressort que cette conférence panafricaine qui se tient tous les quatre (4) ans réunira 54 sociétés nationales africaines de Croix-Rouge et du Croissant Rouge et environ 600 participants autour du thème : « investir en Afrique » et sera une vitrine privilégiée pour la Croix rouge de Côte d’Ivoire afin de mieux faire connaître l’ensemble de ses activités, de renforcer les relations de coopération et de partenariat avec les sociétés nationales sœurs. « La rencontre de ce jour vise à travers les médias, à inscrire de façon indélébile dans la mémoire individuelle et collective, l’année 2017, en Côte d’Ivoire, comme l’année de l’humanitaire », a déclaré Mme Souaré Karidiata, présidente nationale de la Croix-Rouge de Côte d’Ivoire ajoutant que la société nationale possède les atouts et le potentiel pour y parvenir et un environnement propice, solidaire pour les échanges et le partage des meilleures pratiques.

M. Kouadio Emmanuel, secrétaire général de la Croix-Rouge de Côte d’Ivoire a indiqué qu’il s’agira au cours de cette rencontre qui sera marquée par deux phases, de réfléchir ensemble sur les priorités humanitaires actuelles du continent notamment le type d’investissement et de partenariat nécessaires à la durabilité des sociétés du Croissant rouge, l’emploi des jeunes, l’immigration , afin d’y apporter des solutions adéquates.

En outre, Il a expliqué qu’il s’agit d’investir dans les ressources humaines, les communautés, d’apporter des contributions à la communauté afin qu’elle puisse se prendre en charge. « Que par elle-même, l’Afrique mène des réflexions pour se prendre en charge », a-t-il soutenu. Aussi a-t-il mis en exergue le problème de financement des actions de préparation. « Aujourd’hui il n’est plus question de faire des actions ponctuelles mais préparer les communautés à se prendre en charge », a-t-il conclu.

Notons que la Croix-Rouge Côte d’Ivoire compte 12 800 volontaires de divers domaines.

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Afrique: les Africains ne veulent plus du Franc CFA

Pour dire NON désormais au Franc CFA, les Africains panafricanistes vivant en France retrouveront leurs pairs vivant sur le Continent au Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Niger, République Centrafricaine, République du Congo, Sénégal, Tchad, Togo, etc. pour échanger à ce sujet, comme le rapporteConnectionivoirienne.net.

Les Africains veulent bouter dehors le Franc CFA

Le communiqué de presse publié par Connectionivoirienne.net au sujet du Franc CFA qui n’intéresse plus les Africains mentionnait ceci :

 » DAKAR, le 2 janvier 2017 – Le samedi 7 janvier, les panafricains organisent pour la première fois, de Paris à Dakar en passant par Abidjan, Ouidah, Londres et Bruxelles, une journée internationale de mobilisation sur le thème du franc CFA et la nécessité de se défaire de cette monnaie postcoloniale.

Lorsque l’Afrique et sa diaspora s’unissent pour démanteler les jalons du colonialisme, il en découle un événement historique : le front contre le franc des Colonies Françaises d’Afrique (CFA). L’appel a été lancé le 26 décembre 2016 par le militant panafricaniste, écrivain et chroniqueur Kemi Seba et par l’ONG Urgences Panafricanistes (URPANAF).

Créé en 1945, le franc CFA est en cours aux Comores et dans quatorze Etats en Afrique : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Niger, République Centrafricaine, République du Congo, Sénégal, Tchad, Togo.

En Europe, comme dans les pays de la Zone franc CFA et ailleurs sur le continent, les citoyens et associations se mobilisent. Tous dénoncent les effets pervers de cette monnaie postcoloniale et réclament la fin de la servitude monétaire. Ils exigent la vérité sur les comptes d’opérations ouverts par les banques centrales auprès du Trésor français.

Le temps est venu de mettre en œuvre des solutions alternatives pour un développement économique qui corresponde réellement aux besoins des populations. Au-delà, la société civile pose la question d’une autre architecture financière, qui déboucherait sur la monnaie unique africaine.

La mobilisation a pour objectif de contribuer aux débats en Afrique, en Europe et en Amérique concernant les moyens de sortir de cette servitude monétaire, et d’informer l’opinion africaine, française et européenne des conséquences du lien qui attache encore l’ancienne métropole à ses ex-colonies.

Il s’agit également de discuter des transformations indispensables à opérer tant au niveau institutionnel que politique pour répondre aux intérêts des quinze pays de la Zone franc CFA dont onze sont classés parmi les pays moins avancés (PMA) par les Nations unies.

Un défi panafricain

Penser une Afrique nouvelle, c’est penser l’émergence d’un continent libéré du joug impérialiste, qui prend en main son économie et gère directement l’exploitation de ses propres ressources naturelles. La monnaie est un attribut de souveraineté. Or, le franc CFA, cheval de Troie du néocolonialisme, empêche évidemment cette impulsion.

C’est pourquoi cette action coordonnée du 7 janvier 2017 contre l’ordre économique du système franc CFA est une mobilisation inédite et historique. Elle met en lumière la capacité des Africains et afro-descendants à comprendre l’urgence de prendre part à ces discussions afin de s’impliquer réellement dans l’avenir du continent.
Un événement mondial, des personnalités engagées

 Les panafricains de la société civile, qui ont fait de cette problématique économique un point capital de leur réflexion et de leur argumentaire ont immédiatement répondu présents.

La coordination internationale des conférences du samedi 7 janvier 2017 et leur déroulement seront assurés par les membres de l’ONG URPANAF :

A Paris (France), la rencontre sera animée par Nicolas Agbohou, docteur en économie politique et l’un des pères de la résistance au franc CFA, auteur du célèbre ouvrage « Le franc CFA et l’Euro contre l’Afrique » (1998), Toussaint Alain, journaliste politique et ancien conseiller de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, et Théophile Kouamouo, journaliste politique et écrivain.

De 15h 30 à 18h, au 4 bis, rue Henri Bergson, 92600 Asnières-sur-Seine (en face de la tour d’Asnières) – Accès : RER C arrêt : Les Grésillons – Métro ligne 13 : Gabriel Péri, Puis bus 177 arrêt : Tour d’Asnières

A Bamako (Mali), avec Aminata Traoré, militante altermondialiste, écrivaine et ancienne ministre, Pape Diallo de Jeunesse Maya, Ismaël Youssef Koné, représentant de l’ONG Urgences Panafricanistes au Mali.
De 15h30 à 18h, au Missira Hôtel, Le Djenne, Salle Amadou Hampâté Bâ

A Ouagadougou (Burkina Faso), avec le mouvement citoyen C.A.R, Citoyens Africains pour la Renaissance.
A 15h, au siège du C.A.R, Quartier Tanghin, non loin de l’Hôtel Ricardo

A Abidjan (Côte d’Ivoire), avec les militants panafricanistes Pîija Souleymane Yameogo, économiste de développement, conférencier sur l’histoire et les valeurs africaines et directeur général à PER-FORM, et Thi-Mi N’guessan, responsable de l’ONG Urgences Panafricanistes en Côte d’Ivoire.
A 10h, à l’Institut des Civilisations Noires, Plateau Dokoui 1er Feu, Abobo

A Bruxelles (Belgique), avec Jahi Muntuka, ingénieur aérospatial, analyste en économie et administrateur du groupe Négritude, Black Power, Claude Wilfried, écrivain et analyste politique, et Natou Pedro Sakombi, essayiste et fondatrice de Reines et Héroïnes d’Afrique.
De 19h à 22h, à L’Horloge du Sud, 141, rue du Trône, 1050 Bruxelles

A Londres (Royaume-Uni), avec Clarice Kamwa alias Mamoushka, militante panafricaniste et Cheikh Ba, Data Scientist Senior et analyste en Marketing.
De 14h30 à 16h30, 199-201 Lewisham High Street, 13 SE 6LG

Bologne (Italie), la sensibilisation sera menée par les militants panafricanistes Bolivie Wakam, ingénieur en énergie, et Donfack N. Alex Leroy, entrepreneur
A 19h, Piazza Spadolino 3

A Ouidah (Bénin), avec la Famille Jah.
A 15h, au Centre d’Eveil, d’Animation et de Stimulation pour Enfants (CEVASTE), Ambassade culturelle de la Diaspora et du Peuple de JAH, près d’Ouidah

A Dakar (Sénégal), avec Demba Moussa Dembele, Hulo Guilabert, Guy Marius Sagna, Ndongo Samba Sylla, Badou Kane et Ndeye Nogaye Babel Sow.
A 15h, rassemblement Place de l’Obélisque
Le militant panafricaniste Kemi Seba interviendra comme Invité d’honneur à l’Université de Zinguinchor en Casamance.
A 15h, à l’Université Assane Seck

A Haïti, avec Bayyinah Bello, écrivaine, professeur d’Histoire et dirigeante de la Fondasyon Félicité, Camille Chalmers, professeur d’Economie et de planification sociale à l’Université d’Etat d’Haïti.
De 13h à 17h, à la Fondation Félicitée, 4 rue A, Village Théodat, Tabarre

A Kinshasa (RD-Congo), avec Rex Kazadi, homme politique et militant panafricaniste, Ted Beleshayin, économiste monétariste et consultant financier.
De 14h à 17h, à l’Hôtel Campo, Beau Marché, Commune de Barumbu, en face de la Bralima « .

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Mali : Bamako éconduit deux migrants en provenance de France

Les autorités maliennes viennent de refouler deux migrants en provenance de France. Ces deux personnes n’avaient en leur possession que des « laissez-passer européens » sans aucun autre document malien.

Deux migrants indésirables aussi bien en France qu’au Mali

Les autorités maliennes sont désormais regardantes sur la situation des migrants rapatriés d’Europe. En effet, deux personnes en situation irrégulière en France ont été mises à bord d’un avion en direction de Bamako. Mais une fois sur le sol malien, les autorités ont refusé que ces personnes séjournent sur leur territoire. Ainsi que l’atteste un communiqué du gouvernement malien : « Pas question d’accepter des reconduites avec des laissez-passer européens, seuls les documents maliens sont valables. » Avant d’ajouter que cela est « contraire aux conventions internationales ».

Du berger à la bergère, dirait-on, car vouloir expulser une personne en situation irrégulière dans un État et la conduire dans un autre État dont elle ne dispose pas de documents officiels est véritablement incompréhensible. Surtout qu’un récent accord entre le gouvernement malien et l’Union européenne portant rapatriement des migrants maliens irréguliers d’Europe continue de faire polémique à Bamako. Toutefois, les autorités françaises sont pour l’instant restées silencieuses sur cette autre situation. Comme quoi, la loi de la réciprocité est en train de gagner du terrain aussi bien en Europe qu’en Afrique.

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Afrique : Samuel Eto’o Fils salue la vision d’Infantino d’un Mondial à 48

Samuel Eto’o Fils s’est clairement exprimé en faveur d’un accroissement du nombre d’équipes participant à une phase finale du Mondial. C’était lors des Globe Soccer Awards à Dubaï où l’ex-international camerounais a estimé qu’avec 48 équipes, l’Afrique aurait ses chances.

Samuel Eto’o Fils milite pour le développement du football africain

Quel footballeur professionnel ne rêve-t-il pas de participer à une phase finale de coupe du monde ? Malheureusement, la restriction faite avec 32 équipes actuellement n’admet pas l’éclosion de certaines sélections africaines qui mériteraient pourtant une place. C’est donc pour remédier à cette injustice que Samuel Eto’o Fils milite pour un Mondial à 48 équipes. Avec cet accroissement, le nombre des équipes africaines participantes pourrait passer de cinq à sept voire huit. Aussi, reconnait-il : « La Coupe du monde à 48 équipes, c’est une chance pour l’Afrique. » Avant d’ajouter : « Ce serait aussi un moyen de booster le développement du football dans davantage d’endroits et de renforcer les structures dont nous avons tant besoin pour solidifier notre football. Participer à une Coupe du monde, c’est un ciment pour le football d’un pays, mais aussi pour une nation entière. »

Face à la critique du sélectionneur allemand, Joachim Löw, d’un Mondial au rabais en cas d’accroissement du nombre de participants, l’ex-capitaine des Lions indomptables du Cameroun se veut plutôt rassurant. « Si tu veux prouver que tu es le meilleur, tu dois gagner et battre tous les autres. C’est pour cela que le tour supplémentaire de seizièmes de finale est vraiment intéressant. » Car pour lui, tout est possible sur un seul match.

En outre, le quadruple ballon d’or africain s’insurge contre le fait que le Libérien George Weah n’ait pu participer à un Mondial. De même, il s’interroge sur les chances du Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang, du Sénégalais Sadio Mané ou d’autres grands footballeurs africains d’une participation à la coupe du monde avec l’actuelle formule à 32 équipes.

Gianni Infantino et le soutien des Africains

Notons que c’est Gianni Infantino, président de la FIFA qui a fait cette proposition alors qu’il était candidat au poste. Il entend réitérer sa position lors de la réunion du Conseil de la FIFA à Zürich les 9 et 10 janvier prochain. L’idée divise certes les spécialistes actuellement. Mais des experts sont à pied d’oeuvre pour voir sa faisabilité dès le Mondial 2026. Le soutien d’Eto’o fils à cette proposition vaut donc son pesant d’or. Certainement que d’autres sommités du football africain tels Didier Drogba, Yaya Touré, ou Emmanuel Adébayor lui emboiteront le pas. Il y va de la représentativité du football africain.

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Akon lighting Africa, une réalité avec plus d’un milliard $ déjà récoltés

La star sénégalo-américaine Akon est en passe de réussir son projet d’électrification de l’Afrique. Son initiative « Akon Lighting Africa » a déjà mobilisé un financement de plus d’un milliard de dollars (533 milliards de FCFA).

Le rappeur Akon illumine l’Afrique

Entre le contraste des scènes lumineuses occidentales et le déficit d’énergie en Afrique, Akon a décidé d’agir. En effet, l’artiste américain d’origine africaine a lancé en février 2014, « Akon Lighting Africa », une initiative pour électrifier la quasi-totalité des  localités africaines qui sont encore plongées dans le noir. Cette résolution est partie d’une simple prise de conscience de la mégastar internationale : « J’ai commencé à me sentir coupable d’étaler ma richesse devant des gens qui souffrent. J’ai visité des villages en portant des boucles d’oreilles ou des montres à 50.000 dollars alors que des gens souffraient devant moi. J’ai fini par me dire que tout cela était inutile. »

Joignant l’acte à la parole, l’auteur de « Lonely, (solitaire) » a décidé d’agir. Ainsi, s’est-il lancé dans un fundraising pour mettre en oeuvre son projet. En dépit des difficultés rencontrées lors de cette opération, la moisson fut tout de même très encourageante : « Ça n’a pas été facile à mettre en place, mais on a réussi à récolter le premier milliard. On a de grands projets pour l’Afrique. Car les gens ont besoin d’électricité, d’eau courante et d’infrastructures de base », a-t-il affirmé.

Notons que le leader Thione Niang, l’entrepreneur Samba Bathily et l’artiste Akon sont à la base de cette initiative. Après avoir sillonné plusieurs localités africaines, l’heure a certainement sonné pour la matérialisation de l’initiative.

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Afrique : bientôt à la retraite, Didier Drogba se cherche des successeurs

Didier Drogba a connu une carrière des plus époustouflantes en tant que footballeur professionnel. Mais ce n’est pas le cas pour bon nombre d’Africains, pourtant talentueux, qui ont embrassé ce métier. Avec FIFPro, l’ex-international ivoirien entend voler au secours des joueurs africains sans statut. Ceux-ci pourraient lui succéder très bientôt.

Avec FIFPro, Didier Drogba défend les footballeurs africains

Une carrière footballistique explosive ne pourrait se réaliser que par la réunion d’un minimum de commodités autour du joueur professionnel. Malheureusement en Afrique, ce n’est pas le cas pour de nombreux footballeurs au talent brut, mais qui peinent à éclore. C’est conscient de cet état de fait que Didier Drogba a décidé de prendre son bâton de pèlerin. Ainsi, reconnait-il : « Dans beaucoup de pays africains, les footballeurs professionnels n’ont pas de statuts clairement définis. D’autres n’ont même pas de statut du tout. » Puis, il ajoute : « Beaucoup de footballeurs africains n’ont pas droit aux vacances et n’ont pas accès aux soins dont ils ont besoin pour travailler. Cela doit changer. »

L’intervention de l’ex-capitaine des Éléphants de Côte d’Ivoire fait suite à un rapport publié récemment par la FIFPro, le syndicat mondial des footballeurs, concernant la situation des footballeurs professionnels à travers le monde. Selon cette étude, plusieurs pays maintiennent ces joueurs africains dans une certaine précarité. La situation en Côte d’Ivoire, au Gabon et en RDC n’est véritablement pas reluisante. Pour ce dernier pays, plus de 85% de footballeurs professionnels n’ont pas de contrats écrits et 57% n’ont aucun jour de pause dans la semaine. Alors que le salaire qui leur est proposé est très dérisoire (entre 300 et 600 dollars). Quant à la Côte d’Ivoire : « Les clubs manquent souvent d’argent et les joueurs ne sont payés qu’occasionnellement au bon vouloir de leurs dirigeants. »

C’est donc pour remédier à toutes ces situations difficiles que la star ivoirienne, président d’honneur de la division Afrique de la FIFPro, a décidé d’agir. Cette action s’inscrit dans le cadre d’une prise de conscience collective. Car elle permettra à coup sûr aux joueurs africains de vivre de leur métier. Drogba y attache donc une importance particulière, d’autant plus qu’il se cherche un successeur digne du nom. Sa fin de carrière approchant à grands pas.

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Afrique: l’OOAS et l’AFD veulent régler la vie sexuelle des Africains

L’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) s’est assignée la tâche de régler la vie sexuelle des Africains, et cela, en partenariat avec l’Agence Française de Développement (AFD). Il s’agira dans ce projet de sensibiliser sur les moyens de contraception pour garantir un bel avenir aux jeunes.

Afrique/vie sexuelle : l’OOAS et l’AFD au secours des Africains

L’OOAS et l’AFD viennent de traduire leur partenariat par la signature d’une convention d’un montant de 10.000.000 d’euros, soit 6,56 milliards de FCFA, à Ouagadougou, au Burkina-Faso. Cette signature s’inscrit dans le cadre du projet « DEMSAN », démographie et santé sexuelle et de la reproduction en Afrique de l’Ouest.

Pour Marie-Pierre Nicollet, Directrice du département développement humain à l’Afd, ce partenariat d’ordre sanitaire s’inscrit dans le cahier de charge de l’institution et spécifiquement en matière de santé maternelle et infantile. « L’Afd est partenaire à ce projet parce que l’Afd depuis de longue date intervient en faveur de la santé maternelle et infantile. Mais nous avons choisi d’intervenir plus précisément sur la question de la planification familiale en choisissant l’OOAS comme structure pour la mise en œuvre de ce projet », a t-elle annoncé.

Pour sa part, Dr Xavier Crespin, Directeur général de l’OOAS, représentant de la commission de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), explique la forte participation des jeunes à cette rencontre par leur importance dans la chaîne de sensibilisation et de mobilisation. « Lorsqu’on parle des questions de démographie, vous savez la place qu’occupe les jeunes dans notre espace. Dans certains de nos pays, 60% de la population est représentée par les jeunes. Il y a également un secteur des jeunes qui est dynamique dans le secteur associatif au niveau de la société civile. Donc il est très important pour nous, dans le cadre de ce projet de travailler avec les associations des jeunes et dynamiser davantage la société civile pour qu’elle puisse faire ce travail dans les villages et les communautés tant au niveau national que régional », a t-il fait remarquer.

Pour cette convention, les pays bénéficiaires sont les pays francophones, notamment le Mali, le Niger et le Burkina-Faso.

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La limitation des mandats, quelles réalités de l’Occident à l’Afrique ?

La limitation des mandats présidentiels semble être de géométries variables, suivant que l’on se trouve en Occident ou en Afrique. Limitation pleinement admise dans certains États, d’autres par contre n’y auraient pas droit, au risque d’une pression internationale outrancière. Décryptage.

La limitation des mandats, un vrai-faux débat

Tandis que certains chefs d’État ou de gouvernement peuvent se présenter indéfiniment, c’est sens interdit pour d’autres. Dans certaines vieilles démocraties tel que les États-Unis, le mandat présidentiel est de quatre ans renouvelables une seule fois. Il en est de même pour la France où le mandat est maintenant de cinq ans renouvelables une fois. Sauf qu’un ex-président peut se représenter en intercalant un mandat autre que le sien. C’est ce que voulait expérimenter Nicolas Sarkozy sauf qu’il a été désavoué par les militants de la droite française lors de leurs primaires, ce dimanche 20 novembre.

La loi en dispose autrement pour l’Allemagne où Angela Merkel est en passe de rempiler pour un quatrième mandat consécutif. Ainsi que l’annonce la Chancelière allemande : « J’ai longtemps réfléchi, la décision n’a pas été simple. Comme vous le savez, j’ai besoin de temps. » Avant de se justifier : « Dans la période difficile et peu sûre que nous traversons aujourd’hui, on me rapporte que beaucoup ne comprendraient pas si je ne continuais pas à servir l’Allemagne avec l’expérience et les talents qui m’ont été donnés. » Et jamais, aucune communauté internationale ne viendrait s’immiscer dans les affaires internes allemandes.

Et pourtant, l’Afrique est prise à la gorge par des faiseurs de rois qui font et défont au gré de leurs intérêts. En effet, la limitation des mandats semble avoir été imposée par des puissances tutélaires relativement intransigeantes. Si au Tchad, Idriss Déby Itno peut entamer un cinquième mandat dans un climat plus ou moins apaisé, ce n’est pas le cas pour Pierre Nkurunziza (Burundi) dont le troisième mandat est vigoureusement contesté et déjà émaillé de violences. De même, Joseph Kabila (RDC) fait actuellement l’objet d’une grosse pression internationale sur la voie d’un troisième mandat. Ce vaste tourbillon international est également entretenu par une opposition interne de plus en plus virulente.

La limitation des mandats, une panacée indispensable ?

Exercer indéfiniment le pouvoir d’État sans alternance s’apparente à une véritable dictature. Aussi, la soif de changement doit être l’aspiration profonde du peuple, détenteur exclusif du pouvoir dans toute démocratie. Mais lorsque le changement est imposé de l’extérieur, cela dénote d’une volonté hégémonique de soumettre un État faible. À ce jour, nombreux sont les Libyens qui sont nostalgiques des 42 ans de pouvoir de Mouammar Kadhafi face à la démocratie que les Occidentaux, conduits par l’ancien président français Nicolas Sarkozy, sont venus leur apporter à coup de canon. Aujourd’hui, c’est le chaos total en Libye. Cet ancien eldorado est totalement défiguré par les groupes armés qui y font la loi en ce moment.

Loin de nous l’idée d’encourager les dirigeants africains à être présidents à vie. Mais l’alternance doit se faire dans des conditions paisibles pour que les pays continuent leur marche vers l’émergence. Aussi, les avantages de la limitation des mandats se perçoivent surtout dans la stabilité des institutions. Les présidents qui se succèdent travaillent à marquer leur mandat d’une pierre blanche et à laisser un héritage positif à leurs successeurs. De même, l’alternance à intervalles réguliers éloigne des prétendants au pouvoir, toute idée de coup d’État. La montée d’une nouvelle génération aux affaires permet également des changements bénéfiques pour tout État qui veut aller de l’avant.

N’empêche que les observateurs continuent de dénoncer les mains occultes qui tendent à renverser l’ordre politique dans les pays africains. Bien sûr, si ce n’est l’objet d’une volonté populaire tel qu’exprimée au Burkina Faso fin octobre 2014.

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Afrique : les migrants face aux solutions d’Amnesty International

Le phénomène des migrants, tout comme les conflits politiques, est un cauchemar pour l’Afrique. Au nombre des solutions recherchées pour éradiquer ce fléau qui draine des vies humaines à n’en point finir, figurent celles préconisées par M. Alioune Tine d’Amnesty International.

Les solutions d’Amnesty International pour les migrants

La question des migrants a alimenté les réflexions du Directeur d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Alioune Tine , présent à Abidjan dans le cadre d’un festival des Droits humains dont il est le co-parrain. Interrogé sur d’éventuelles solutions pour enrayer ce fléau, il a d’abord dit de ne « pas se limiter seulement aux barbelés et enclos de détention », si l’on veut saisir le mal à la racine.

Et d’ajouter : « J’avoue que le concept d’immigration clandestine me gêne un peu. Nous n’avons pas une égale possibilité de circuler dans le monde entier d’aller d’un pays à un autre (…) L’immigration n’a pas commencé aujourd’hui. II faudrait en examiner les causes profondes surtout en Afrique et interroger les perceptions que les gens en ont (…) on n’a de fausses conceptions avec souvent des images tragiques et spectaculaires », s’est-il contenté de dire.

Au sujet du retrait de plusieurs pays de la Cour Pénale Internationale (CPI), Alioune Tine n’y voit pas d’inconvénients à conditions que les Etats africains proposent une alternative de compétence interne : « La CPI n’a pas bonne presse en Afrique avec des pays .Si on rejette la CPI qu’elle alternative crédible pour lutter contre l’impunité en Afrique, les crimes et génocides ? (…) Avec le cas avec Hussein Habré, on constate qu’il y a des alternatives qui sont possibles si les pays adoptent des lois de compétences universelles si le pays essaye d’avoir une souveraineté judiciaire qui permette d’établir les compétences sur les crimes internationaux », a proposé Alioune Tine.

Le thème central qui a occasionné tout ce débat était : « Droit de vie : luttons contre l’extrémisme violent et l’immigration clandestine ».

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Terrorisme : tourmenté à Mossoul, Daech rebondit en Afrique

Le terrorisme transfrontalier est en train de changer de terrain, eu égard à la forte pression militaire internationale. La coalition irako-américaine ayant lancé un assaut contre Mossoul, fief de Daech, ces terroristes auraient choisi l’Afrique comme nouvelle base arrière.

L’Afrique, le nouvel Eldorado de Daech ?

L’organisation de l’État islamique (EI) traverse en ce moment une période très tumultueuse au niveau dans son fief irakien. En effet, une coalition militaire internationale, composée de forces spéciales américaines, de soldats irakiens, de peshmergas kurdes, de miliciens chiites et sunnites et commandos occidentaux, a lancé des attaques tous azimuts sur Mossoul, ville irakienne contrôlée par Daech. Destabilisé par des raids aériens, des bombardements et autres destructions de sites stratégiques, l’EI serait en passe de plier l’échine. Mais loin de s’avouer vaincu, c’est plutôt en Afrique que cette hydre est en train de trouver des relais. A travers de nombreux ralliements de terroristes africains, ce groupe pourrait se reconstituer de plus belle sur le continent.

De la Libye au Nigeria en passant par l’Algérie, l’Égypte, la Tunisie ou encore le Mali, l’EI a des ramifications. Abou Bakr al-Baghdadi qui en est le Calife depuis le 29 juin 2014 a décidé d’internationaliser le conflit. Et il le réussit si bien, car les Soldats du califat en Algérie, le Wilayat Sinaï d’Égypte, le Majilis Choura Chabab al-Islam de la Libye, Al-Mourabitoune du Mali ou encore Boko Haram au Nigeria ont tous fait allégeance à l’État islamique. Aussi, les attentats terroristes perpétrés sur le territoire africain sont pour la plupart revendiqués par ces ramifications de l’EI. C’est à croire que cette organisation a véritablement pignon sur rue en Afrique. Ces hommes sans foi ni loi profitent de la misère de la population pour recruter les combattants de ces nébuleuses.

Face à cette délocalisation du terrorisme, les Américains, Français et autres Occidentaux ont décidé d’installer des bases militaires en Afrique. De même, les armées locales s’activent de plus en plus pour combattre le terrorisme à travers des coalitions tel que la Force multinationale mixte (FMM) qui est en train de réduire de façon drastique la capacité de nuisance  de la secte islamiste Boko Haram.

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