Côte d’Ivoire: victime collatérale des mutins, un élève lutte contre la mort

Alors que les mutins sont en passe de recevoir une bonne partie de leurs primes Ecomog, leur victime souffre actuellement. Il s’agit de l’élève Serges Dominique Koya qui a reçu une balle perdue dans la tempe lors des folles journées.

Les mutins jubilent, l’élève Dominique Koya souffre

Dire que la mutinerie qui a secoué Bouaké et d’autres villes ivoiriennes s’est passée sans effusion de sang est faux. Car l’élève Serges Dominique Koya attend d’être opéré pour extraire la balle qu’il a reçue dans sa tempe. À en croire N’Goran Brou Geneviève, sa mère : « C’est le vendredi 6 janvier dernier, aux environs de 16H30, qu’une balle tirée par les militaires dans la rue au quartier Air-France 1 a traversé le toit de la chambre où était couché mon fils et s’est logée dans sa tête. » Et depuis, l’adolescent de 19 ans « n’arrive pas à manger convenablement parce qu’il se plaint de douleur à la mâchoire ».

Informé de la situation, Alain-Richard Donwahi, ministre chargé de la défense, a décidé de prendre en charge les premiers soins. Aussi, l’infortuné élève a-t-il été admis aux urgences chirurgicales du CHU de Bouaké pour des examens d’usage. La radiographie effectuée indique bel et bien qu’une balle est logée dans la tempe du garçon. Un scanner déterminera par ailleurs si une intervention chirurgicale est opportune dans le cas d’espèce. Mais la pauvre mère reste très préoccupée par la santé de son enfant : « J’espère qu’on ne va pas traîner après les résultats du scanner. Au cas où une intervention chirurgicale serait nécessaire, il faudra que cela se passe le plus rapidement possible. »

Voilà donc un effet pervers du mouvement d’humeur des militaires ivoiriens qui réclament à l’État ivoirien des primes de guerre. Alors que leurs revendications ont trouvé oreille attentive, leur victime lutte en ce moment avec la mort. Les autorités ivoiriennes sont donc interpellées pour une bonne prise en charge de ce garçonnet qui n’attend que d’être bien traité pour reprendre le chemin de l’école. Sans minimiser la compétence des médecins ivoiriens, pourquoi ne pas ordonner une évacuation sanitaire de cet élève à l’étranger afin qu’il ne traine aucune séquelle après ?

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Côte d’Ivoire : Après les mutins, un autre groupe de militaires menace…

Un autre groupe de militaires ivoiriens, constitué d’ex-Fafn et d’ex-Fds, ont également commencé à menacer les autorités ivoiriennes. Se faisant appeler « Sierra-Delta de Côte d’Ivoire », ces militaires interpellent le président ivoirien sur la nécessité d’inclure toute l’armée dans « ses » solutions.

Les militaires de la « Sierra-Delta de Côte d’Ivoire » sortent de leur réserve

C’est à croire que le calme n’est nullement revenu au sein de la grande muette malgré les efforts du gouvernement. Alors qu’Alain-Richard Donwahi, ministre auprès du président de la République chargé de la Défense, se rend, ce vendredi, à Bouaké pour trouver une solution aux revendications des mutins, qu’un autre groupe de soldats sort de sa torpeur. À travers une déclaration on ne peut plus menaçante, ce groupe exige du président de la République, chef suprême des armées, qu’il traite le problème de l’armée ivoirienne dans son entièreté et sa globalité. Selon eux, chercher à contenter un seul groupe pourrait être cause d’une frustration aux conséquences dommageables.

Voici donc un large extrait de leur déclaration dont copie nous est parvenue :

« Déclaration numéro 002/12 Janv.2017 des Sierra-Delta de Côte d’Ivoire (Soldats dévoués pour la CI)

Dans notre Déclaration N°001 faite le 27 juillet 2015, nous attirions l’attention de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef suprême des Armées, sur les dangers que faisait courir une certaine « mafia dans l’armée » à notre cher pays. Nous y affirmions que les solutions apportées par nos autorités aux problèmes d’une « partie » de l’armée portaient en elles les germes d’une fragilisation de la cohésion entre militaires. À l’époque, nous n’avions pas été écoutés.

Le 06 janvier dernier, nous, militaires de CI avons manifesté bruyamment pour réclamer de meilleures conditions de travail, une augmentation de nos soldes de présence, ainsi que d’autres soucis parmi lesquels la prime dite d’Ecomog, prime devant récompenser l’ensemble des forces (ex-Fafn, ex-Fds, éléments associés) ayant participé à la pacification de la CI, répondant à l’appel du Président élu SEM ADO, alors reclus au Golf Hotel. Une fois encore, l’état est sollicité pour satisfaire à nos doléances. Le PR a pris le ferme engagement d’étudier nos doléances et d’y attacher des solutions, solutions qui seront connues ce vendredi 13 à l’occasion d’une rencontre avec le ministre chargé de la défense. Tandis que nous sommes en attente de cette rencontre fatidique, nos frères d’armes, ex-Fafn manoeuvrent en solitaire en vue d’être les seuls bénéficiaires de la prime mentionnée ci-haut. Vu cette façon de faire, qui est de nature à entamer la cohésion entre nous, nous Sierra-Delta de CI, en appelons à la vigilance de nos autorités, prenons le peuple ivoirien à témoin et affirmons:

Qu’en dépit de la situation actuelle, nous restons fermement attachés aux valeurs républicaines.

Que si en octobre 2014, la grogne des ex-Fafn au sein des FRCI (aujourd’hui FACI) a pu permettre le paiement au forceps de leurs arriérés de solde (environ 5 millions chacun), leur promotion au grade de sous-officiers, sans que nous autres ne soyons touchés par ces « largesses présidentielles »… (On vous épargne la frustration ressentie…), nous ne saurions accepter une deuxième frustration de la part de nos autorités. En préjugeant que les autorités le savent, nos frères d’armes ex-Fafn oublient qu’ils n’ont pas été les seuls à combattre à Abidjan pour la restauration de la paix et de la sécurité intérieures. Ils oublient que le président élu a lancé un appel aux ex-Fds de se mettre du côté de la république (ce qui s’est réalisé) .Ils oublient que des démobilisés ont prêté main forte, des civils se sont volontairement associés en prenant part aux combats… Que dire des combattants tombés, certains handicapés, d’autres marqués à jamais ? Bref, les fruits des efforts collectifs ne peuvent profiter à un groupe uniquement. Si prime il y a, tous devraient en bénéficier. Agir à contrario serait faire preuve d’une injustice criante à l’égard d’une bonne frange des hommes en armes.

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef suprême des Armées, monsieur le ministre auprès du Président de la République chargé de la Défense, monsieur le Général de Division, tout nouveau Chef d’état-major des Forces armées de Côte d’Ivoire, l’armée de Côte d’Ivoire compte sur vous, le peuple ivoirien dont l’armée est l’émanation compte sur vous.

Décidez ce qui est bien pour la CI, décidez ce qui est juste pour la CI…Vous êtes face à des prises de décisions historiques. La Nation vous regarde. Une Nation, Une Armée…

Pour le Porte-parole des Sierra-Delta de CI, le Charlie-Papa-Lima ».

Face à tous ces bruits de bottes, les Ivoiriens en appellent à la sollicitude du président Alassane Ouattara afin de trouver une solution définitive aux problèmes de l’armée ivoirienne. Il y va de la stabilité du pays.

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Côte d’Ivoire : Donwahi dans la chaudière de Bouaké pour calmer les mutins

Alain-Richard Donwahi effectuera ce vendredi 13 janvier un déplacement à Bouaké pour y rencontrer les soldats ivoiriens mécontents. Le ministre chargé de la Défense entend donner une suite aux revendications des mutins afin de ramener le calme.

Alain-Richard Donwahi, en pompier dans le Gbêkê

La situation socio-militaire est actuellement tendue en Côte d’Ivoire avec des revendications tous azimuts. En plus de la grève des fonctionnaires, c’est surtout les coups de semonce des militaires mécontents qui inquiètent davantage. En effet, à la suite de la mutinerie de la semaine dernière, des tirs nourris ont encore été entendus aux abords de la caserne du 3e bataillon de Bouaké. De sources bien introduites, les mutins entendent ainsi maintenir la pression sur le gouvernement pour satisfaire leurs revendications. Car selon eux, plusieurs promesses leur ont été faites, mais n’ont jusque-là pas été tenues.

Aussi, Alain-Richard Donwahi, ministre auprès du président de la République chargé de la Défense, se rendra ce vendredi dans l’antre des mutins, à Bouaké, pour discuter avec « ses hommes ». Toutefois, ce voyage dans le fief de l’ex-rébellion ne s’annonce pas de tout repos, le ministre ayant été préalablement séquestré. N’empêche que le fils de l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Charles Bauza Donwahi, est déterminé à trouver une solution.

À l’en croire, les militaires ne seraient qu’en train d’enfoncer une porte déjà ouverte. Ainsi qu’il l’a confié lors d’un entretien, ce mercredi : « La plupart des préoccupations soulevées sont déjà contenues dans la loi de programmation miliaire pour laquelle des moyens sont prévus pour l’année 2017. Le président de la République fait confiance à l’ensemble des soldats pour la résolution des problèmes dans le calme. »

Notons que les mutins revendiquent le paiement de primes, l’augmentation des soldes, une rapide promotion dans l’armée et des logements. Des observateurs espèrent qu’une solution définitive sera trouvée à cette situation afin de ramener la paix et la sérénité au sein de la grande muette.

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Côte d’Ivoire : En dépit des promesses, la mutinerie aurait repris à Bouaké

Une mutinerie aurait éclaté à nouveau, ce jeudi à Bouaké, le fief de l’ancienne rébellion des Forces nouvelles (FN). Selon des sources sur place, des tirs nourris auraient été entendus au niveau du 3e bataillon.

Une autre mutinerie à Bouaké pour quoi faire ?

De nouveaux bruits de bottes viennent troubler une fois de plus la quiétude des Ivoiriens. Passées les chaudes journées qui ont secoué plusieurs villes ivoiriennes la semaine dernière, voilà que les Ivoiriens pourraient encore craindre une nouvelle mutinerie. En effet, il ressort de sources concordantes que des tirs nourris auraient été entendus dans une caserne militaire à Bouaké. Aussi, les mutins auraient-ils décidé de se faire entendre davantage par des parades militaires et des tirs d’armes automatiques. Craignant le pire, les commerces ont rapidement fermé et les populations se sont terrées chez elles.

Et pourtant les autorités ivoiriennes avaient pris au sérieux les revendications des mutins la semaine dernière. De retour du Ghana, Alassane Ouattara avait donné « son accord pour la prise en compte des revendications relatives aux primes et à l’amélioration des conditions de vie et de travail des soldats ». De même, le président ivoirien avait entrepris de nommer de nouveaux chefs dans les grands commandements pour discipliner davantage l’armée. Mais voilà que toutes ces mesures semblent quelque peu inopérantes, du moins pour l’instant.

Ainsi, plusieurs interrogations ne cessent-elles de tarauder dans l’esprit des observateurs en Côte d’Ivoire, en Afrique et dans le monde. Que se passe-t-il réellement au sein de la grande muette ivoirienne ? Les promesses faites par le chef de l’État n’auraient-elles pas été tenues ? Tous ces mouvements de mécontentements auraient-ils des desseins inavoués ?

Quoi qu’il en soit, le ministre auprès du président de la République chargé de la Défense, Alain-Richard Donwahi se rendra à Bouaké, ce vendredi, pour engager une franche discussion avec les militaires. Notons que tous ces évènements interviennent au moment où les Institutions de la 3e République sont en train d’être mises en place.

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Côte d’Ivoire : Voici le 1er gouvernement Gon Coulibaly au grand complet

À peine nommé hier par Alassane Ouattara que le nouveau Premier ministre Amadou Gon COULIBALY vient de publier la liste de son gouvernement. Il y a plusieurs départs, mais également plusieurs entrées au sein du 1er gouvernement de la 3e République.

Le gouvernement Gon Coulibaly désormais connu

Le gouvernement Gon Coulibaly vient d’être proclamé ce mercredi avec un total de 33 membres. En effet, c’est le nouveau secrétaire général de la présidence, Patrick Achi qui en a donné la teneur en début d’après-midi. Plusieurs grosses têtes de l’ancien gouvernement, à savoir Dosso Moussa, Affoussy Bamba-Lamine, Jean Louis Billon, Adama Toungara, Louis-André Dacoury-Tabley, Anzoumane Moutaye, Euphrasie Yao, Paulette Badjo, Gervais Kacou et Patick Achi quittent l’équipe gouvernementale.

Par contre, d’autres personnalités font leur entrée dans le 1er gouvernement version Gon Coulibaly. Ce sont : Mamadou Touré (formation professionnelle), Siandou Fofana (Tourisme), Souleymane Diarrassouba (PME), Amadou Koné (Transport), Amédée Kouassi (Infrastructure économique), Thierry Tanoh (Énergie et énergie renouvelable), Amon Marcel Tanoh (intérimaire confirmé).

Le premier conseil des ministre de ce gouvernement se tiendra ce mercredi 11 janvier à 16 heures précises au palais de la présidence.

Voici donc la liste complète du nouveau gouvernement ivoirien

Premier Ministre, Chef du Gouvernement : M. Amadou Gon COULIBALY

Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité : M. Hamed BAKAYOKO

Ministre des Affaires étrangères : M. Amon Marcel TANOH

Ministre de l’Emploi et de la Protection sociale : M. Jean-Claude KOUASSI

Garde des Sceaux, Ministre de la Justice : M. Sansan KAMBILE

Ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur : M. Ally COULIBALY

Ministre de l’Éducation nationale : Mme Kandia KAMISSOKO CAMARA

Ministre du Pétrole et de l’Énergie et de l’Énergie renouvelable : M.Thierry TANOH

Ministre de l’Environnement et du Développement durable : Mme Anne Désirée OULOTO

Ministre des Infrastructures économiques : M. Amédé Koffi KOUAKOU

Ministre de l’Industrie et des Mines : M. Jean Claude BROU

Ministre du Plan et du Développement : Mme Nialé KABA

Ministre des Transports : M. Amadou KONE

Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Poste, Porte-parole du Gouvernement : M. Bruno Nabagné KONE

Ministre des Ressources animales et halieutiques : M. Kobenan Kouassi ADJOUMANI

Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique : Mme Raymonde GOUDOU COFFIE

Ministre de l’Agriculture et du Développement rural : M. Mamadou Sangafowa COULIBALY

Ministre de la Culture et de la Francophonie : M. Maurice Kouakou BANDAMAN

Ministre des Eaux et forêts : Gal Issa Coulibaly

Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Mme Ramata LY-BAKAYOKO

Ministre des Sports et des Loisirs : M. François Albert AMICHIA

Ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME : M. Souleymane DIARRASSOUBA

Ministre du Tourisme : M. Siandou FOFANA

Ministre du Budget et du Portefeuille de l’État : M. Abdourahmane CISSE

Ministre de l’Économie et des Finances : M. Adama KONE

Ministre de la Fonction Public et de la Modernisation de l’Administration : M. Pascal Abinan KOUAKOU

Ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service civique: M. Sidi Tiémoko TOURE

Ministre de la Solidarité, de la femme et de la Protection de l’Enfant: Mme Mariatou KONE

Secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : M. Mamadou TOURE

Au titre du président de la République, sont nommés :

Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République : M. Patrick ACHI

Ministre d’État auprès du Président de la République, chargé du Dialogue politique et des Relations avec les Institutions : M. Jeannot Kouadio AHOUSSOU

Ministre des Affaires présidentielles : M. Téné Birahima OUATTARA

Ministre auprès du Président de la République, chargé de la Défense : M. Alain-Richard DONWAHI

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Côte d’Ivoire: le Ministère de la Défense réagit à un sms dangereux

Un sms dangereux a attiré l’attention du Ministère de la Défense qui, après avoir analysé le message qui fait état d’éventuelles tueries auxquelles les soldats mutinés s’adonneront à partir de ce jour lundi 9 janvier 2017 sur tous les civils et policiers qui s’adonneraient librement à leurs activités quotidiennes.

Un sms dangereux interpelle le Ministère de la Défense de Côte d’Ivoire

Le dangereux sms qui a fait réagir le Ministère de la Défense mentionne ceci:  » Du 9 au 17 janvier les cours seront annulés sur l’ensemble du territoire ivoirien à raison des mutineries présentes depuis hier. Communiqué officiel du Ministre de la Défense Mr Alain-Richard Donwahi. Les négociations ne sont pas concluantes. A toutes et à tous l’heure est grave. Les militaires prévoient de tuer. Tous les civils et policiers seront exécutés. Donc attention! A partir de 16h, tout civil doit être dans sa maison. Sauver des vies. Faites passer… »
Devant la gravité d’une telle rumeur (?) via les sms, la réaction du Ministère de la Défense ne s’est pas faite attendre. De manière officielle, le Ministère a déclaré ceci :

 »  » DÉMENTI DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE »
Des SMS circulent depuis ce matin véhiculant de fausses rumeurs sur une prétendue suspension des cours du 9 au 17 Janvier 2017 sur toute l’étendue du territoire national.
Nous nous inscrivons encore une fois en faux contre cette information.
Nous vous demandons de ne pas céder à la panique et de continuer à garder votre calme, » pouvait-on lire sur la page Facebook officielle dudit Ministère.

Dans ce même objectif, un tweet émanant de la Présidence signé Alassane Ouattara, sur ses pages officielles de réseaux sociaux rappelle aux ivoiriens la reprise effective des activités du week-end et des jours à venir :  » Les événements de ces derniers jours sont regrettables. Je sais que les populations en ont été affectées. Je tiens à rassurer chaque Ivoirien et tous les amis de la Côte d’Ivoire que tout est rentré dans l’ordre. Vous pouvez vaquer tranquillement à vos occupations, » signé Alassane Ouattara.

Sms confus, diffus ou sérieux, la Côte d’Ivoire est en ce moment dans une impasse où les apprentis politiques et leur bras séculier les rebelles qui se sont récemment soulevés, tirent le pays des fiers Ivoiriens vers une case de conserve d’indiscipline, de vol, de violence, de désordre, bref vers une boîte de Pandore des ouailles rebelles.

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Côte d’Ivoire : Le communiqué du gouvernement à la suite de la mutinerie

Le gouvernement ivoirien vient de produire un communiqué dans lequel il appelle les mutins à regagner leurs casernes. Le ministre Alain-Richard Donwahi a tenu à rassurer les soldats ivoiriens impliqués dans cette mutinerie de la recherche d’une solution durable à leur revendication.

Le gouvernement tente d’étouffer la mutinerie

Alain-Richard Donwahi, ministre auprès du Président de la République chargé de la Défense, a lu un communiqué du gouvernement appelant les soldats mécontents à retourner dans leurs casernes. Il a par ailleurs promis d’accorder une oreille attentive à leurs revendications afin d’y apporter une réponse appropriée. De même, il demande aux populations de « garder leur calme », car « toutes les dispositions sont prises pour assurer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national ».

Voici donc l’intégralité dudit communiqué

Dans la nuit du 5 au 6 janvier 2017, aux environs de 0h30, un groupe de militaires a fait irruption à l’Etat-Major de la 3e Région Militaire en faisant usage d’armes à feu.
Le Commandant en second de la troisième Région Militaire de Bouaké et le Commandant du Bataillon d’Artillerie sol-sol présents à l’État-Major de région de Bouaké sont rentrés en discussions avec le groupe.
Des doléances ont été présentées :
– Paiement de primes
– Augmentation de salaire
– Réduction du temps à passer dans les grades
– Éclaircissements à propos d’une supposée prime « ECOMOG »
MESURES :
– Mise en alerte de l’ensemble des troupes
– Renforcement de la sécurité des emprises militaires
Il est demandé à tous les soldats de garder leur calme et de rentrer dans les casernes, en vue de permettre la recherche de solutions durables pour l’ensemble des composantes des Forces Armées de Côte d’Ivoire (FACI).
Par ailleurs, il est demandé aux populations de garder leur calme. Toutes les dispositions sont prises pour assurer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national.
Fait à Abidjan, le 6 janvier 2017

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Côte d’Ivoire : passé l’embargo, c’est la course à l’armement pour Donwahi

Après la levée de l’embargo sur les armes, le président Ouattara a entrepris de renflouer les poudrières ivoiriennes d’armes sophistiquées. Alain-Richard Donwahi, le ministre de la Défense s’est donc adressé à l’entreprise israélienne IWI pour de nouvelles dotations aux FACI.

Donwahi achète des armes de dernière génération en Israël

La reforme de l’armée ivoirienne est en passe de se concrétiser eu égard aux divers mouvements qui y sont observés. En effet, de Force républicaine de Côte d’Ivoire (FRCI), la grande muette a été rebaptisée par les autorités ivoiriennes, le 14 novembre dernier, Force armée de Côte d’Ivoire (FACI). Et depuis, le ministre auprès du Président de la République, chargé de la Défense, Alain-Richard Donwahi a pris attache avec Israël Weapons Industries (IWI), une entreprise de fabrication d’armements pour passer sa commande. Il entend acquérir auprès de cette structure une gamme d’accessoires sécuritaires aussi bien variés qu’innovants pour les FDS ivoiriens. Ainsi, la nouvelle armée souhaitée par Alassane Ouattara serait en train de se mettre en place.

Par contre, d’aucuns affirment que la course à l’armement n’est nullement la priorité pour l’instant en Ebunie. Pour les tenants de cette assertion, les Ivoiriens croulent actuellement sous le poids de la misère et de la récession. Et que les armes qui sont acquises seraient destinées à étouffer d’éventuelles grognes sociales. Aussi, le gouvernement devrait plutôt se consacrer à rehausser le niveau de vie de la population en subventionnant les denrées de première nécessité. Mais cette thèse est battue en brèche par certains observateurs. Selon eux, tout développement économique passe nécessairement par une bonne défense du territoire national. Faire face aux attaques de ces derniers temps ne pourrait que renforcer la sécurité des opérateurs économiques et des Ivoiriens.

Quoi qu’il en soit, le ministre Donwahi est en discussion avec ses partenaires israéliens pour rappoter ses nouveaux gadgets. Ces discussions ont été lancées depuis le 15 novembre dernier, et le contrat de réarmement du pays semble bien ficelé.

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Côte d’Ivoire : les ministres Donwahi et Adjoumani ont frôlé la mort

Les ministres Alain Richard Donwahi (délégué auprès du président de la République chargé de la Défense) et Kobénan Kouassi Adjoumani (ressources animales et halieutiques) ont failli passé de vie à trépas dans l’après-midi du mardi 8 mars, note l’APA. Les faits se sont déroulés à Assuéfry (localité située sans le nord-est de la Côte d’Ivoire). Les représentants du gouvernement ivoirien y étaient pour calmer le jeu après les bruits de botte de la veille.

Les ministres ivoiriens refoulés par les populations en colère.

Les ministres Alain Richard Donwahi et Kobénan Kouassi Adjoumani ont posé leurs valises à Assuéfry sur instruction du chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara. Objectif : d’une part, exprimer toute la compassion de la nation ivoirienne après les affrontements du lundi 7 mars entre les populations et les FRCI qui ont couté la vie à deux personnes, et d’autre part, connaitre les raisons qui ont conduit au clash sanglant.

« Le véhicule de commandement du Préfet de Transua à bord duquel étaient les deux ministres a été saccagé. La tension était très vive sur le terrain », a déclaré le service de communication du ministre Adjoumani Kobénan Kouassi pour expliquer l’ampleur de la situation.

Face aux émissaires du palais présidentiel d’Abidjan parmi lesquels on notait la présence des généraux Gervais Kouakou Kouassi (Commandant supérieur de la Gendarmerie nationale) et Sékou Touré (Chef d’État-major adjoint des armées), les chefs traditionnels ont carrément fustigé l’action des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) qu’ils qualifient de « prémédité, sinon comment comprendre qu’une saisie d’anacarde à Transua ait ces conséquences dramatiques à Assuéfry ». Ils ont souhaité dans la foulée que les « disparus viennent, ou s’ils sont morts, qu’on les enterre ».

Devant les ministres Donwahi et Adjoumani (il a répondu présent en tant que fils et cadre de la région du Gontougo), les garants de la tradition considèrent que : « Cette situation a souillé la terre, et pour la purification, il faut sept bœufs, sept moutons, sept cabris blancs, sept poulets blancs, sept œufs, sept colas blanches et sept casiers de liqueur. »

La saisie de plusieurs tonnes d’anacardes qui devraient sortir frauduleusement du territoire ivoirien vers le Ghana voisin. La région du Gontougo est certainement la plus grande productrice de noix de cajou.

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Sécurité en Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara déroule son plan d’actions

Alassane Ouattara a adressé ses vives félicitations au Conseil National de Sécurité (CNS). Le Chef de l’Etat ivoirien se réjouit du travail abattu par cette structure depuis sa mise en place il y a trois ans. Ce jeudi, le palais de la Présidence de la République a servi de cadre à cette rencontre. L’homme fort de la Côte d’Ivoire a par ailleurs fait étalage de ses ambitions pour le secteur de la sécurité.

Alassane Ouattara compte réformer le secteur de la sécurité

Alassane Ouattara est déjà de plain-pied dans son second mandat. En témoigne la réunion qu’il a tenu avec les membres du CNS dont il est le Président. Le Président ivoirien s’est réjoui du bilan des activités de cette structure pilotée au quotidien par Alain Richard Donwahi, le Secrétaire général. La baisse de l’indice de sécurité, de la bonne tenue des élections, le
renforcement de la coopération militaire avec certains pays voisins mais surtout le soutien logistique apporté aux forces de défense et de sécurité ivoiriennes, sont à mettre à l’actif du CNS.

Abordant le chapitre des mesures à prendre très prochainement, le Président Alassane Ouattara souhaite activer les Préfectures maritimes et le Centre régional de Sécurité maritime de l’Afrique de l’Ouest, mais aussi le redéploiement des Attachés de Défense dans les Ambassades, sur la base de la stratégie de Sécurité nationale. Le Chef de l’Etat ivoirien ambitionne de créer deux Préfectures maritimes à Abidjan et à San-Pedro et entend oeuvrer pour l’ouverture prochaine de l’Institut Inter-régional de Sécurité maritime.

Hormis le Président de la République et le Secrétaire général de la structure, le CNS est composé également des différents états-majors de l’armée, la police et la gendarmerie, et également de certains membres du gouvernement et autres Conseillers.

Quel regard portez-vous sur le bilan d’Alassane Ouattara sur le plan sécuritaire ?

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