Côte d’Ivoire : Au port, à la SIR, à la Sotra… les gendarmes bloquent tout

Les gendarmes ivoiriens deviennent de plus en plus menaçants dans leurs différentes revendications. Après la folle journée d’hier, ce corps d’élite s’est encore signalé au port, le poumon de l’économie ivoirienne.

Les gendarmes maintiennent la pression sur le gouvernement

Les gendarmes qui réclament leur « effort de paix ou de guerre » autant qu’ont reçu les ex-rebelles ne démordent toujours pas. Ils ont encore remis les couverts, ce mercredi matin, du côté sud d’Abidjan. En effet, à l’instar des éléments du camp commando d’Abobo (au nord d’Abidjan), les gendarmes du secteur du Port autonome d’Abidjan (PAA) se sont également soulevés. Ainsi, ont-ils envahi les directions de la Sotra, de la SIR avant de prendre possession du port, poumon de l’économie. Avec des tirs nourris, ces derniers ont fait fermer la quasi-totalité des entreprises qui exercent dans la zone portuaire. Les activités y sont donc au poids mort et la population qui s’y trouve est plongée dans une frayeur psychotique.

À quelques encablures de là, précisément au Plateau, le gouvernement tenait un conseil des ministres sous la présidence d’Alassane Ouattara. Au sortir de ce conseil, les ministres Hamed Bakayoko (Intérieur et Sécurité), Bruno Nabagné Koné (Communication et Économie numérique, porte-parole du gouvernement), Abinan Kouakou Pascal (Fonction publique et Modernisation de l’Administration) ainsi qu’Alain-Richard Donwahi (chargé de la Défense) sont passés sur le plateau de la télévision nationale (RTI 1) pour donner les résolutions du gouvernement quant aux évènements qui secouent en ce moment le pays.

Le gouvernement botte en touche, mais…

Tout en déplorant le décès de quatre militaires, les membres du gouvernement ivoirien ont précisé que contrairement aux mutins de l’ex-rébellion, les ex-FDS avaient déjà perçu leurs primes de sécurisation entre 2007 et 2011, conformément à l’accord politique de Ouagadougou. Toutefois, le ministre Donwahi promet recueillir leurs doléances afin « d’améliorer leurs conditions de vie ». Mais ce discours n’est visiblement pas du goût de certains gendarmes mécontents qui entendent maintenir la pression. Ceux-ci estiment avoir joué leur partition pour permettre à la Côte d’Ivoire de rester debout. Aussi, conformément à leur slogan « Pro patria pro lege », ces gendarmes déclarent être restés du côté de la République.

Mais pour parer à toutes éventualités, les autorités ivoiriennes ont déployé le CCDO, des blindés et autres chars dans les points névralgiques d’Abidjan. La population redoute cependant un autre affrontement en Côte d’Ivoire. Surtout que les Ivoiriens sont encore traumatisés par la crise militaro-politique de 2002 et la crise post-électorale de 2010-2011. Aussi, appellent-ils les autorités ivoiriennes à trouver une solution définitive à la fronde sociale. Car il y va de la paix et de la stabilité en Côte d’Ivoire

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Côte d’Ivoire : Primes Ecomog, quand Ouattara ouvre la boite de pandore

Alassane Ouattara s’est plié aux revendications des mutins de Bouaké en payant une partie de leurs primes Ecomog. Le faisant, le président ivoirien a ainsi ouvert la boite de pandore, car les autres corps constitués se sentent lésés. Les fonctionnaires, les gendarmes, les militaires ex-FDS et autres réclament également leur part de gâteau.

Alassane Ouattara tombe de Charybde en Scylla

En payant cinq-millions aux mutins de Bouaké, le chef d’État ivoirien pensait sortir de l’ornière. Que nenni! La fronde sociale s’est intensifiée davantage, avec son cortège de morts et de dégâts matériels. En effet, Alassane Ouattara et son gouvernement avaient jugé bon de satisfaire les griefs des 8.500 militaires mutins, qui sont en réalité d’ex-rebelles intégrés à l’armée ivoirienne. Mais ce traitement particulier dont a bénéficié ce petit groupe n’est nullement du goût de toute la grande muette. Aussi, des gendarmes et d’autres militaires non pris en compte par cette mesure gouvernementale ont décidé de se faire entendre.

C’est ainsi qu’a éclaté une nouvelle mutinerie à travers toutes les grandes villes de la Côte d’Ivoire. D’Abidjan à Bouaké en passant par Yamoussoukro, Toumodi, Daoukro, Dimbokro, Daloa, Ferkessédougou, Korhogo et autres, le mercure était véritablement monté d’un cran. Des tirs nourris et des parades militaires avaient plongé lesdites villes dans une grande psychose. De même, l’opposition de certains militaires aux manifestations des gendarmes a failli virer à l’affrontement entre les deux corps. L’on dénombre cependant deux militaires tués devant la garde républicaine à Yamoussoukro et une vive tension à Bouaké et Daloa. Même si les tirs ont quelque peu cessé, le camp commando d’Abobo serait toujours en ébullition avec des tirs sporadiques.

A en croire certains gendarmes, sous couvert d’anonymat, ils maintiendront la pression jusqu’à obtenir gain de cause. Car si les ex-rebelles de Bouaké ont bénéficié d’une largesse présidentielle, pourquoi pas eux qui sont toujours restés républicains ?

 Les fonctionnaires, les étudiants et les élèves maintiennent également la pression

En grève depuis près de deux semaines maintenant, les fonctionnaires et agents de l’État n’entendent nullement lâcher du lest. Ces derniers sont également décidés à faire plier le gouvernement quant à leurs revendications qui tiennent au retrait des dispositions antisociales de l’ordonnance d’avril 2012 portant organisation des régimes de pensions gérées par la CGRAE, le paiement effectif et intégral du stock des arriérés dus aux effets financiers des mesures de revalorisation salariale depuis 2009, l’intégration des agents journaliers du secteur public à la fonction publique et enfin, l’arrêt des violations des libertés syndicales en Côte d’Ivoire. Ainsi, toute l’administration ivoirienne, y compris le secteur de la santé et de l’éducation, a-t-elle débrayé pendant dix jours maintenant.

Comme un effet domino, la grève s’est également étendue aux élèves et étudiants qui ont déposé bics et cahiers. Orphelins de leurs enseignants fonctionnaires, les élèves du public sont allés déloger ceux du privé qui continuaient à faire cours. Aussi, cette perturbation a laissé entrevoir plusieurs mouvements d’humeurs et un certain tohu-bohu à travers la Côte d’Ivoire. Les étudiants ne sont nullement restés en marge, car ceux-ci ont décidé de faire entendre leurs revendications portant sur leurs problèmes académiques qui peinent à trouver des solutions définitives depuis belle lurette. Un violent affrontement a même eu lieu, hier, entre étudiants et policiers à l’université Nangui Abrogoua d’Abobo-Adjamé.

Face à cette fronde sociale généralisée, le gouvernement ivoirien se réunit, ce mercredi, en conseil des ministres. De grandes décisions sont par ailleurs attendues, surtout que la Côte d’Ivoire est dans une totale impasse en ce moment. Alassane Ouattara a du pain sur la planche, lui qui a promis des « solutions » aux problèmes des Ivoiriens avec sa pluie de milliards qui tarde à tomber. Les ménages ne ressentent nullement le taux de croissance avoisinant les deux chiffres dont se targuent pourtant les autorités ivoiriennes. « ADO Solutions » est donc attendu au pied du mur pour faire le bonheur de l’ensemble des Ivoiriens, et non d’un seul groupe.

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Côte d’Ivoire : Daloa, Man, Yamoussoukro…, mutinerie généralisée au pays

La mutinerie que l’on pensait étouffée après le paiement des primes Ecomog vient de reprendre de plus belle. Man, Daloa, Toumodi… et plusieurs autres villes ivoiriennes sont actuellement le théâtre de tirs nourris de militaires et soldats mécontents.

Une nouvelle mutinerie éclate en Côte d’Ivoire

À l’instar des militaires de Bouaké qui se sont mutinés les semaines antérieures, d’autres corps viennent de prendre la relève. En effet, plusieurs militaires de carrière et des gendarmes sont en train de parader à Yamoussoukro, Korhogo, Daloa, Toumodi, Dimbokro et plusieurs autres villes ivoiriennes pour manifester leurs mécontentements face à l’attitude du deux poids deux mesures adoptées par le gouvernement ivoirien. Après la première mutinerie de Bouaké, l’État ivoirien a accédé aux revendications des mutins en leur virant cinq-millions de FCFA. Cette mesure ne concerne que 8.500 militaires qui sont en réalités d’anciens rebelles. Aussi, les autres corps qui se sont sentis lésés ont décidé de se faire entendre.

De Zambakro, les mutins sont descendus sur Yamoussoukro, tirant à tort et à travers. De même, les villes de Man, Toumodi, Dimbokro et autres sont actuellement sous le contrôle de ces soldats mécontents. En dépit des tractations pour les ramener dans leurs casernes, ces mutins seraient déterminés à descendre sur Abidjan pour se faire entendre davantage. C’est donc dans une nouvelle psychose qu’est plongée la population ivoirienne qui ne sait plus à quel saint se vouer. Une grève des fonctionnaires, une mutinerie, un affrontement entre étudiants et policiers…, décidément, où va la Côte d’Ivoire ?

Le président Alassane Ouattara a véritablement du pain sur la planche avec tous ces remous sociaux de nature à mettre son pouvoir à mal. En dépit des efforts consentis pour apaiser la tension, celle-ci va crescendo. Toutefois, certains observateurs se posent la question suivante : Et si l’origine de la fronde socio-militaire était ailleurs ?

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Côte d’Ivoire : Le gouvernement verse un acompte de 5 millions aux mutins

Le gouvernement a versé un acompte de cinq-millions de francs CFA sur un total de 12 millions aux mutins. Ayant reçu l’information hier en fin de journée, ces derniers prendront certainement d’assaut leurs banques dès ce mardi matin.

Le gouvernement paye, les mutins jubilent, les fonctionnaires attendent…

L’on pourrait dire que le gouvernement ivoirien vient d’extraire une grosse épine de son pied. Car la mutinerie qui avait secoué Bouaké, Abidjan et d’autres villes ivoiriennes avait créé une véritable psychose en Éburnie. En effet, plusieurs des 8.500 soldats, tous d’anciens rebelles intégrés à l’armée ivoirienne, ont reçu des messages de la Banque Atlantique ou de la Banque de l’habitat de Côte d’Ivoire (BHCI) les informant du virement d’un montant de cinq-millions de francs CFA sur leurs comptes respectifs. Ainsi que le confirme, sous couvert d’anonymat, un soldat bénéficiaire de cette prime dite Ecomog : « Oui, le virement a été fait et je suis passé avant les autres pour vérifier. »

Par ailleurs, les autorités ivoiriennes se sont engagées à leur verser un million par mois pendant sept mois. Ce qui portera le total de la somme perçue par les mutins à 12 millions de francs CFA soit 18.000 euros. Cependant, l’on ignore si les militaires des villes d’Abidjan, Korogho ou Man ont également perçu cette somme.

Toutefois, d’autres corps de l’armée ivoirienne seraient en conclave pour également faire entendre leur cause à l’État ivoirien. À en croire des sources bien introduites, certains ex-FDS qui se sont ralliés dès l’appel d’Alassane Ouattara depuis l’hôtel du Golf se plaignent d’être laissés pour compte dans cette largesse présidentielle qui devrait pourtant concerner l’ensemble des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI). De même, la gendarmerie se serait signalée du côté du camp commando d’Abobo où des tirs nourris auraient été entendus.

Pendant ce temps, les fonctionnaires continuent de se radicaliser davantage face au mutisme du gouvernement. Mais aux dernières nouvelles, les différents ministères de tutelle alliés à la Fonction publique ont reçu les grévistes. Il n’y a certes pas eu d’accord, mais le dossier sera débattu lors du prochain conseil des ministres. « ADO solutions » est vraisemblablement en marche.

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Côte d’Ivoire / Mutinerie : les gendarmes d’Abobo très mécontents

Il y a des armées dans l’armée de Côte d’Ivoire. Hier à Abobo, les gendarmes du camp commando ont manifesté leur mécontentement par des tirs vivement nourris en l’air, à l’intérieur et à l’extérieur du camp. Sûrement, parce que certains mutins sont passés à la caisse et d’autres pas encore ou ne passeront pas du tout.

Les gendarmes du camp commando d’Abobo tirent en l’air

C’était la panique hier autour du camp commando d’Abobo à cause des gendarmes dudit camp qui, par un mouvement d’humeur, ont commencé à nourrir des tirs en l’air ça et là à l’intérieur comme à l’extérieur de base. Les kalachnikovs crépitaient avec fracas, on aurait dit qu’il y avait un affrontement entre forces égales, mais non, les gendarmes étaient plutôt mécontents et tenaient à le faire savoir.
Une vingtaine d’éléments en tenue bleue de la gendarmerie pour certains et, noires du CCDO pour les autres ont en effet investi la grande voie  reliant le camp commando aux cités policières et universitaires. On aperçoit aussi ces derniers multipliés des coups de fils, en opérant  des tirs en l’air. Des véhicules 4×4 de la gendarmerie nationale sont également sortis comme constaté, ils font des ballets incessants d’aller retour à vive allure. À cette heure en tout cas, nul n’indique une attaque perpétrée contre le commando d’Abobo. Il pourrait s’agir vraisemblablement d’un mouvement d’humeur. Les tirs résonnent toujours à l’intérieur du camp et, ce depuis 23heures comme observé. Les étincelles de frottement d’armes à feu sont également visibles de loin dans les lieux.
Sans avoir obtenu d’informations concrètes à ce sujet, par voie de conséquence, il pourrait s’agir de la situation de deux poids deux mesures chez les mutins passés à la caisse et ceux qui peut-être n’y passeront point.
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Côte d’Ivoire : Le recours gracieux de LG Infos qui fait reculer le CNP

LG Infos du groupe Olympe vient de remporter une précieuse victoire dans son bras de fer avec le CNP. Suspendu pour 14 parutions, cet organe de presse proche de l’opposition a intenté un recours gracieux fructueux devant l’organe régulateur.

Quand LG Infos ramène le CNP à sa copie

Le Conseil national de la presse (CNP) a la main un peu trop lourde envers la presse de l’opposition. En effet, l’organe de régulation de la presse ivoirienne n’hésite nullement pas à sanctionner les journaux proches de l’opposition toutes les fois qu’il juge un article quelque peu tendancieux ou contraire à la réalité des faits. Ainsi, LG Infos a fait l’objet d’une suspension, depuis le 5 janvier dernier, pour 14 parutions. Le grief du régulateur réside dans la publication « des photographies de personnalités présentées comme des prisonniers politiques. »

Il s’agit entre autres de Simone Gbagbo, de Moïse Lida Kouassi, d’Hubert Houlaye ou encore Koua Justin, proches de Gbagbo. Alors que pour Raphaël Lakpé, président du CNP : « Présenter  ces personnalités comme arbitrairement détenues constitue une fausse information dès lors que ne pourraient être désignées comme telles, que les personnes non encore jugées. »

Mais se refusant à une telle appréciation, l’organe de presse a aussitôt intenté un recours gracieux devant le CNP.  Il s’agit en fait d’une demande de réexamen du dossier par l’autorité administrative qui l’a prise, en l’occurrence le CNP. Après examen, le conseil « a déclaré le recours gracieux recevable parce que respectueux des formes et délais légaux. » Aussi, la sanction contre cet organe de presse a été levée à juste titre.

Notons que LG Infos et plusieurs autres journaux font constamment l’objet de suspension par le CNP depuis un certain temps. Ces suspensions répétées sont vues par certains observateurs comme une manière pour le régime Ouattara de museler l’opposition. Ainsi, le succès de cette démarche administrative pourrait faire bouger quelque peu les lignes.

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Côte d’Ivoire : Après les mutins, un autre groupe de militaires menace…

Un autre groupe de militaires ivoiriens, constitué d’ex-Fafn et d’ex-Fds, ont également commencé à menacer les autorités ivoiriennes. Se faisant appeler « Sierra-Delta de Côte d’Ivoire », ces militaires interpellent le président ivoirien sur la nécessité d’inclure toute l’armée dans « ses » solutions.

Les militaires de la « Sierra-Delta de Côte d’Ivoire » sortent de leur réserve

C’est à croire que le calme n’est nullement revenu au sein de la grande muette malgré les efforts du gouvernement. Alors qu’Alain-Richard Donwahi, ministre auprès du président de la République chargé de la Défense, se rend, ce vendredi, à Bouaké pour trouver une solution aux revendications des mutins, qu’un autre groupe de soldats sort de sa torpeur. À travers une déclaration on ne peut plus menaçante, ce groupe exige du président de la République, chef suprême des armées, qu’il traite le problème de l’armée ivoirienne dans son entièreté et sa globalité. Selon eux, chercher à contenter un seul groupe pourrait être cause d’une frustration aux conséquences dommageables.

Voici donc un large extrait de leur déclaration dont copie nous est parvenue :

« Déclaration numéro 002/12 Janv.2017 des Sierra-Delta de Côte d’Ivoire (Soldats dévoués pour la CI)

Dans notre Déclaration N°001 faite le 27 juillet 2015, nous attirions l’attention de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef suprême des Armées, sur les dangers que faisait courir une certaine « mafia dans l’armée » à notre cher pays. Nous y affirmions que les solutions apportées par nos autorités aux problèmes d’une « partie » de l’armée portaient en elles les germes d’une fragilisation de la cohésion entre militaires. À l’époque, nous n’avions pas été écoutés.

Le 06 janvier dernier, nous, militaires de CI avons manifesté bruyamment pour réclamer de meilleures conditions de travail, une augmentation de nos soldes de présence, ainsi que d’autres soucis parmi lesquels la prime dite d’Ecomog, prime devant récompenser l’ensemble des forces (ex-Fafn, ex-Fds, éléments associés) ayant participé à la pacification de la CI, répondant à l’appel du Président élu SEM ADO, alors reclus au Golf Hotel. Une fois encore, l’état est sollicité pour satisfaire à nos doléances. Le PR a pris le ferme engagement d’étudier nos doléances et d’y attacher des solutions, solutions qui seront connues ce vendredi 13 à l’occasion d’une rencontre avec le ministre chargé de la défense. Tandis que nous sommes en attente de cette rencontre fatidique, nos frères d’armes, ex-Fafn manoeuvrent en solitaire en vue d’être les seuls bénéficiaires de la prime mentionnée ci-haut. Vu cette façon de faire, qui est de nature à entamer la cohésion entre nous, nous Sierra-Delta de CI, en appelons à la vigilance de nos autorités, prenons le peuple ivoirien à témoin et affirmons:

Qu’en dépit de la situation actuelle, nous restons fermement attachés aux valeurs républicaines.

Que si en octobre 2014, la grogne des ex-Fafn au sein des FRCI (aujourd’hui FACI) a pu permettre le paiement au forceps de leurs arriérés de solde (environ 5 millions chacun), leur promotion au grade de sous-officiers, sans que nous autres ne soyons touchés par ces « largesses présidentielles »… (On vous épargne la frustration ressentie…), nous ne saurions accepter une deuxième frustration de la part de nos autorités. En préjugeant que les autorités le savent, nos frères d’armes ex-Fafn oublient qu’ils n’ont pas été les seuls à combattre à Abidjan pour la restauration de la paix et de la sécurité intérieures. Ils oublient que le président élu a lancé un appel aux ex-Fds de se mettre du côté de la république (ce qui s’est réalisé) .Ils oublient que des démobilisés ont prêté main forte, des civils se sont volontairement associés en prenant part aux combats… Que dire des combattants tombés, certains handicapés, d’autres marqués à jamais ? Bref, les fruits des efforts collectifs ne peuvent profiter à un groupe uniquement. Si prime il y a, tous devraient en bénéficier. Agir à contrario serait faire preuve d’une injustice criante à l’égard d’une bonne frange des hommes en armes.

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef suprême des Armées, monsieur le ministre auprès du Président de la République chargé de la Défense, monsieur le Général de Division, tout nouveau Chef d’état-major des Forces armées de Côte d’Ivoire, l’armée de Côte d’Ivoire compte sur vous, le peuple ivoirien dont l’armée est l’émanation compte sur vous.

Décidez ce qui est bien pour la CI, décidez ce qui est juste pour la CI…Vous êtes face à des prises de décisions historiques. La Nation vous regarde. Une Nation, Une Armée…

Pour le Porte-parole des Sierra-Delta de CI, le Charlie-Papa-Lima ».

Face à tous ces bruits de bottes, les Ivoiriens en appellent à la sollicitude du président Alassane Ouattara afin de trouver une solution définitive aux problèmes de l’armée ivoirienne. Il y va de la stabilité du pays.

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Côte d’Ivoire : En dépit des promesses, la mutinerie aurait repris à Bouaké

Une mutinerie aurait éclaté à nouveau, ce jeudi à Bouaké, le fief de l’ancienne rébellion des Forces nouvelles (FN). Selon des sources sur place, des tirs nourris auraient été entendus au niveau du 3e bataillon.

Une autre mutinerie à Bouaké pour quoi faire ?

De nouveaux bruits de bottes viennent troubler une fois de plus la quiétude des Ivoiriens. Passées les chaudes journées qui ont secoué plusieurs villes ivoiriennes la semaine dernière, voilà que les Ivoiriens pourraient encore craindre une nouvelle mutinerie. En effet, il ressort de sources concordantes que des tirs nourris auraient été entendus dans une caserne militaire à Bouaké. Aussi, les mutins auraient-ils décidé de se faire entendre davantage par des parades militaires et des tirs d’armes automatiques. Craignant le pire, les commerces ont rapidement fermé et les populations se sont terrées chez elles.

Et pourtant les autorités ivoiriennes avaient pris au sérieux les revendications des mutins la semaine dernière. De retour du Ghana, Alassane Ouattara avait donné « son accord pour la prise en compte des revendications relatives aux primes et à l’amélioration des conditions de vie et de travail des soldats ». De même, le président ivoirien avait entrepris de nommer de nouveaux chefs dans les grands commandements pour discipliner davantage l’armée. Mais voilà que toutes ces mesures semblent quelque peu inopérantes, du moins pour l’instant.

Ainsi, plusieurs interrogations ne cessent-elles de tarauder dans l’esprit des observateurs en Côte d’Ivoire, en Afrique et dans le monde. Que se passe-t-il réellement au sein de la grande muette ivoirienne ? Les promesses faites par le chef de l’État n’auraient-elles pas été tenues ? Tous ces mouvements de mécontentements auraient-ils des desseins inavoués ?

Quoi qu’il en soit, le ministre auprès du président de la République chargé de la Défense, Alain-Richard Donwahi se rendra à Bouaké, ce vendredi, pour engager une franche discussion avec les militaires. Notons que tous ces évènements interviennent au moment où les Institutions de la 3e République sont en train d’être mises en place.

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Côte d’Ivoire: le discours d’Alassane Ouattara au premier Conseil de ministres du nouveau gouvernement

SEM Alassane Ouattara a présidé hier mercredi le premier Conseil des Ministres du nouveau gouvernement au cours duquel il a tenu un discours pour donner ses orientations aux nouveaux élus du gouvernement Amadou Gon Coulibaly.

Conseil des Ministres: Alassane Ouattara parle au nouveau gouvernement

 » Monsieur le Vice-Président de la République;
Monsieur le Premier Ministre;
Messieurs les Ministres d’Etat;
Mesdames et Messieurs les Ministres;
Je voudrais tout d’abord vous remercier, Monsieur le Premier Ministre, pour tous les voeux que vous venez de formuler, en votre nom et au nom des membres du Gouvernement, à mon endroit, à celui de la Première Dame et de ma famille.
En retour, je vous adresse à vous-même Monsieur le Premier Ministre, à Mesdames et Messieurs les Ministres, mes voeux de santé, de bonheur et de prospérité pour l’année 2017. Ces voeux s’étendent à vos familles respectives et à l’ensemble de vos collaborateurs.
Monsieur le Vice-Président de la République,
Je voudrais profiter de ce premier Conseil des Ministres pour vous adresser mes chaleureuses félicitations suite à votre nomination.
Je me félicite de l’accueil que les Représentants du peuple ont réservé, hier, à votre désignation. Je vous souhaite plein de succès dans l’exercice de votre nouvelle fonction.
Je voudrais, aussi, vous rendre hommage pour votre compétence et votre leadership ainsi que pour l’important travail que vous avez accompli à la tête du Gouvernement sortant.
Monsieur le Premier Ministre,
Je voudrais vous féliciter pour votre nomination à la tête du nouveau Gouvernement. Je connais votre compétence, votre efficacité et votre sens élevé de l’Etat.
Je vous souhaite beaucoup de succès et de réussite dans l’accomplissement de votre mission.
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Au regard de l’expérience et de la compétence de chacune et de chacun de vous, je suis convaincu que vous serez à même de relever les importants défis soulignés par Monsieur le Premier Ministre.
Je vous demande de vous mettre au travail dès à présent, afin d’accélérer la mise en oeuvre de notre programme de gouvernement.
L’amélioration du bien-être de nos compatriotes continuera d’être la priorité de notre action.
Je veux donc de la célérité et de l’efficacité au niveau du travail gouvernemental pour
atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés.

A cet égard, je souhaite, Monsieur le Premier Ministre, que le décret portant attribution des membres du Gouvernement soit prêt pour la fin du mois de janvier. Il en est de même pour les organigrammes des ministères et le choix des principaux responsables, y compris les Directeurs de Cabinet et les Directeurs des Affaires Administratives et Financières (DAAF).
Monsieur le Vice-Président de la République;
Monsieur le Premier Ministre;
Messieurs les Ministres d’Etat;
Mesdames et Messieurs les Ministres;
Je voudrais, pour terminer, vous réitérer mes voeux les plus chaleureux de santé, de
bonheur et de plein succès dans votre mission au service de la Nation.

Je vous remercie. »

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Bénin: le Président Patrice Talon en visite en Côte d’Ivoire

Le Président du Bénin Patrice Talon séjourne en ce moment en Côte d’Ivoire auprès de son homologue Alassane Ouattara. Depuis hier mercredi 11 janvier 2017, les deux hommes s’entretiennent mutuellement au sujet des finances et de l’économie dans la sous-région, mais aussi de la récente mutinerie survenue en Côte d’Ivoire.

Côte d’Ivoire/Bénin: le Président Patrice Talon venu s’entretenir avec Alassane Ouattara

Ce fut avec une immense joie que le Président Patrice Talon a retrouvé son homologue Alassane Ouattara à Abidjan, en Côte d’Ivoire, hier mercredi soir. Après un entretien fraternel, le président de passage dans la capitale économique ivoirienne a félicité son hôte pour, selon lui,  » la manière dont il gère la Côte d’Ivoire, un ‘’grand pays’’ pour la sous-région et un pays important pour l’UEMOA » ainsi que pour la gestion de la récente mutinerie qualifiée de « petite crise« , aux dires de M. Talon.

Soucieux d’attirer les investisseurs étrangers et de sortir l’Afrique de la pauvreté, Patrice Talon a supplié les Ivoiriens de préserver l’accalmie actuelle, vu que de la paix et de la tranquillité de la Côte d’Ivoire dépendent la stabilité et la prospérité des pays de la sous-région ouest africaine. A ce sujet, Talon a précisé que tout ce qui touche la Côte d’Ivoire, le ‘’moindre petit incident’’, interpelle tout le monde, que le peuple béninois et lui-même prient leurs frères ivoiriens afin de préserver la paix et la tranquillité que le pays et la sous- région connaissent depuis quelques années.

Pour maintenir ce climat de paix, de tranquillité et de stabilité, Patrice Talon a proposé à Alassane Ouattara d’opérer des réglages au niveau de la gouvernance des institutions financières de la sous- région, pour faciliter la mobilisation des financements à faibles coûts afin de favoriser la compétitivité de nos économies.

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