Gabon : lâché par ses soutiens, Jean Ping s’en remet à Dieu

Jean Ping a encore au travers de la gorge les violences qui ont émaillé les lendemains de la présidentielle gabonaise. En attendant de digérer sa défaite, le candidat malheureux a organisé une messe en la mémoire des victimes, ce dimanche.

Jean Ping rend hommage à ses martyrs

Après ses déclarations tonitruantes et ses multiples pérégrinations, Jean Ping a bien voulu avoir une idée pieuse pour ses martyrs. Ainsi, l’opposant a donné rendez-vous à ses partisans, hier, pour prier pour la mémoire des victimes de la crise postélectorale. À cette messe, des membres de la coalition d’opposants sont venus, tout de blanc vêtus et plus silencieux qu’à l’accoutumée. Alexandre Barro Chambrier, l’un des leurs a, cependant, rompu le silence : « Ces hommages doivent être à intervalles réguliers pour rendre hommage à ces martyrs, à ces personnes, à ces innocents qui sont morts pour que la démocratie triomphe. »

Notons que l’ex-président de l’Union africaine n’a pas encore digéré la réélection d’Ali Bongo Ondimba à la présidence. Passée l’euphorie des premiers jours, Ping semble lâcher du lest, même si le pouvoir d’ABO semble plus que jamais consolidé. Il ne s’avoue pourtant pas vaincu. Après le rapport de l’Union européenne mettant en doute la crédibilité de l’élection, l’opposition s’attendait à de grands bouleversements. Que nenni! Mais voyant ses espoirs s’évanouir, Ping a tenté un dernier baroud d’honneur en déposant une plainte contre le président gabonais à la CPI.

Toutes ses machinations pourront-elles prospérer un jour ?

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Gabon : Lâché par l’UE, Ali Bongo en visite en Chine, invité par Xi Jinping

Ali Bongo Ondimba effectue une visite d’État de trois jours en Chine, du 6 au 9 décembre. Le président gabonais y a été invité par son homologue chinois, Xi Jinping.

Tapis rouge pour Ali Bongo en Chine

Les pays n’ont pas d’amis, mais plutôt des intérêts à défendre. Cette maxime est d’autant plus vraie que le microcosme géopolitique international donne d’observer des alliances qui se font et se défont au fil des temps. En effet, quelque peu isolé sur le plan international après sa réélection d’août dernier, Ali Bongo reçoit une bouffée d’oxygène. C’est que Xi Jinping, le président chinois, a invité son homologue gabonais pour une visite de trois jours. Ainsi, le président gabonais peut d’ores et déjà exulter : « La Chine et le Gabon sont des amis de longue date. Heureux d’honorer l’invitation du Président Xi Jinping pour réaffirmer ce lien. »

Même si ABO en tirera des dividendes économiques et de nouvelles opportunités de coopération, c’est surtout un bon positionnement diplomatique. Car, Jean Ping, le candidat malheureux à la présidentielle, né d’un père chinois et d’une mère gabonaise, continue de revendiquer « sa » victoire pour ce scrutin présidentiel. Aussi, s’était-il rendu, fin octobre, en France, en Belgique puis aux États-Unis pour rallier la communauté internationale à sa cause. Dans la foulée, la mission d’observation de l’Union européenne rendra son rapport sur les élections gabonaises le 7 décembre (demain).

Ce déplacement en Chine constitue donc pour Bongo fils un soutien de taille dans un monde qui se bipolarise davantage.

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Gabon : Sommet de la CEEAC, le grand coup diplomatique d’Ali Bongo

Libreville abrite, dès ce mercredi matin, le sommet des chefs d’État de la CEEAC. Ce sera l’occasion pour Ali Bongo d’évoquer avec ses pairs la paix et la sécurité dans la sous-région. Cette rencontre internationale intervient deux mois après la crise postélectorale au Gabon.

Quand Ali Bongo rassemble des chefs d’État à son chevet

Le Gabon a traversé des périodes tumultueuses au lendemain de la présidentielle remportée par Ali Bongo Ondimba. Mais Jean Ping, le candidat malheureux à ces élections conteste cette victoire et n’a cessé de remuer ciel et terre pour évincer son adversaire du pouvoir. C’est dans ce contexte particulier que se tient le sommet des Chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC). À en croire Alain Claude Bilié Bi Nzé, ministre gabonais de la Communication et porte-parole du gouvernement, la paix et la sécurité y seront débattues. Aussi, la crise centrafricaine et la situation sécuritaire au Tchad et au Cameroun fragilisée par Boko Haram seront minutieusement étudiées.

C’est un véritable secret de polichinelle de dire que Ping veut déposer le président Bongo par tous les moyens. Ainsi, avait-il arpenté plusieurs chancelleries et institutions lors de ses pérégrinations occidentales pour s’accorder une faveur diplomatique. À cet effet, l’Union européenne qui a maintes fois dénoncé l’irrégularité de l’élection rendra son rapport le 7 décembre prochain. De même, l’opposition gabonaise souhaite que le sommet fasse quelques pressions sur le camp Bongo à propos des violences postélectorales. Accueillir une rencontre sous-régionale dans ce climat de division s’apparente à la réalité comme une victoire diplomatique d’Ali Bongo. De surcroit, tandis que Ping va chercher des soutiens en Europe, Bongo lui, réussit à mobiliser ses pairs africains. Une véritable dichotomie dans l’orientation politico-diplomatique des deux frères ennemis.

Quoi qu’il en soit, la présence à ce sommet de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée équatoriale), de Paul Kagamé (Rwanda), de Faustin-Archange Touadéra (République de Centrafrique), d’Idriss Déby Itno (Tchad) et de Manuel Pinto da Costa (Sao Tomé et Principe) serait symptomatique d’un soutien à leur pair gabonais et sonnerait ainsi comme un désaveu du camp Ping. Mais ne sait-on jamais…

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Gabon : Après les enseignants, les magistrats en grève, le plan Ping en marche ?

Les magistrats gabonais entament dès ce lundi, une grève de 15 jours pour protester contre leurs conditions de travail. Mais certaines personnes y voient des mains occultes de l’opposant Jean Ping.

Les magistrats en grève, quel rapport avec Jean Ping ?

Le Gabon est actuellement un pays survolté où se mêlent tensions politiques et frondes sociales. En effet, après la grève des enseignants de l’éducation nationale, voilà que les magistrats ont décidé de débrayer à leur tour, pour une période de 15 jours renouvelables. Ainsi que l’explique Justin Loundou, vice-président du syndicat des magistrats, à la suite d’une assemblée générale : « On nous a quasiment poussés à la grève. Ça doit être une grève très dure. Il y aura certes un service minimum, mais il n’y aura plus d’audiences dans les tribunaux. » Avant d’en donner quelques justifications : « Comment comprendre que les jeunes magistrats sont obligés de se faire confectionner des toges, alors que la loi prévoit que celles-ci doivent être fournies gratuitement ? » De même, les tribunaux administratifs de Port-Gentil et Franceville ne sont pas fonctionnels, faute de locaux. Les magistrats qui y sont affectés « sont donc oisifs par la faute de l’Administration », martèle-t-il.

En dépit de ces revendications corporatistes, des observateurs y voient une main occulte de Jean Ping. Car, dès son retour au pays, le candidat malheureux à la présidentielle avait déclaré : « Il faut gratter un peu (). Le calme c’est nous qui l’imposons, c’est un pays mort aujourd’hui. » De là à établir une connexion entre les différents évènements au Gabon, il n’y a qu’un pas. Et d’aucuns l’ont vite franchi sans coup férir.

Mais les grévistes ne cessent de clamer leur indépendance vis-à-vis du politique. Pour les hommes à la toge, le Conseil supérieur de la magistrature devrait être présidé par un magistrat. Et pourtant, c’est le chef de l’État qui continue d’en assurer la présidence, conformément à la Constitution. D’où les affectations arbitraires et anarchiques qu’ils ne cessent également de dénoncer.

Le bras de fer Jean Ping – Ali Bongo Ondimba se poursuivrait-il également sur le front social ?

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Gabon : Après ses pérégrinations, Jean Ping rentre au bercail ce samedi

Après ses multiples tournées en Europe et aux États-Unis, Jean Ping rentre, en principe, ce samedi 26 novembre au Gabon. Certainement revigoré par ses différentes rencontres, le candidat malheureux espère toujours évincer Ali Bongo du pouvoir.

Jean Ping de retour au Gabon… pour prendre le pouvoir ?

Jean Ping soutient mordicus que c’est lui le vainqueur de la présidentielle du 27 août dernier. A cet effet, l’opposant gabonais entend faire flèche de tout bois pour occuper (enfin) le palais de bord de mer. Ainsi, sa stratégie consisterait à créer des zones de tension au Gabon pour mieux se faire entendre. Tel qu’il l’avoue à demi-mot : « Il faut gratter un peu… Il faut que nos partenaires internationaux mettent des lunettes et non pas constater de loin comme ça que c’est calme. Le calme c’est nous qui l’imposons, c’est un pays mort aujourd’hui. » Ses partenaires internationaux ? Bien entendu, Ping a eu plusieurs rencontres avec des institutions et des hommes politiques lors de ses voyages en France, en Belgique ou encore aux États-Unis. Et, ce ne sont pas les quelque 20 minutes passées avec ses compatriotes de la diaspora qui pourraient être comptabilisées.

Aussi, dès son retour, l’ex-président de l’UA compte s’inscrire dans un rapport de force total contre le président réélu. C’est à croire que le Gabon pourrait connaitre de véritables heures chaudes à son arrivée. Car, son seul leitmotiv actuel est la prise du pouvoir. Et l’évocation du peuple qui prendrait son destin en main ne serait qu’une simple couverture pour mieux voiler les basses besognes qui se préparent. Penserait-il à un scénario à l’ivoirienne où des forces étrangères ont appuyé les hommes de Ouattara pour évincer Gbagbo ? Ou dispose-t-il d’autres moyens pour faire fléchir Ali Bongo Ondimba dont la réélection a été confirmée par la Cour constitutionnelle ?

Ping – Bongo, un duel à l’horizon

Quoi qu’il en soit, le candidat du FUOPA se voit prendre le pouvoir, et il annonce d’ores et déjà ses grands chantiers. Il s’agit entre autres d’une conférence de réconciliation et de refondation de la République. Mais son rival ABO n’y sera nullement convié : « Ce sera un dialogue pour pouvoir nous mettre en ordre de bataille. Tout le monde peut y participer, sauf une personne, une seule : Ali. » Compte-t-il l’éliminer physiquement ou par d’autres moyens politiques ? À cet effet, il entend tirer pleinement partie du rapport de la mission d’observation électorale de l’Union européenne (UE) sur la présidentielle gabonaise qui sera rendu le 7 décembre prochain.

Mais jusque-là, le président Bongo se la joue de plus en plus discret et évite de multiplier les déclarations tel que le fait son challenger. Toutefois, le fils d’Omar Bongo n’est nullement dupe et il préparerait également sa stratégie pour faire face à tout ce qui pourrait advenir. Surtout que la France officielle semble de plus en plus changer de lunettes à son égard. De passage à Abidjan, Manuel Valls a même appelé Ping à s’inscrire dans le dialogue national préconisé par le camp présidentiel. Un duel fratricide se profilerait donc à l’horizon.

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Gabon : Au Quai d’Orsay, Jean Ping espère toujours renverser Ali Bongo

Jean Ping n’a nullement renoncé à son rêve présidentiel en dépit de la réélection confirmée d’Ali Bongo. Aussi, le candidat malheureux à la présidentielle gabonaise ne cesse de multiplier les contacts pour rétablir « sa » vérité des urnes.

Jean Ping au Quai d’Orsay pour faire pression sur Bongo ?

À suivre Jean Ping, la voie du palais de bord de mer du Gabon passerait nécessairement par l’Hexagone. C’est du moins cette impression que le candidat malheureux à la présidentielle d’août dernier donne à l’opinion publique. En effet, après avoir été débouté par la cour constitutionnelle qui a confirmé la réélection d’Ali Bongo Ondimba après le recomptage des voix, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine (UA) se remet désormais aux Occidentaux afin de faire pression sur le président gabonais. Ainsi, ne cesse-t-il de multiplier les rencontres avec des personnalités françaises et autres Occidentaux, depuis son voyage hexagonal fin octobre.

Les pérégrinations de Ping l’ont successivement conduit en France, en Belgique, aux États-Unis avant de revenir s’établir en France. Là, le programme des audiences est aussi dense que celui d’un diplomate en mission pour son pays. Des hommes politiques aux présidents d’Institutions, aucune barrière ne semble limiter l’opposant gabonais qui cherche oreilles attentives à ses jérémiades. Bien avant son retour au bercail le 26 novembre prochain, le Quai d’Orsay serait l’étape finale de ses tournées. Au ministère français des Affaires étrangères, ce mardi, celui qui fut plusieurs fois ministre dans le gouvernement gabonais se serait entretenu avec Thomas Mélonio, conseiller Afrique à l’Élysée et Laurent Pic, directeur de cabinet du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault.

Toutes ces rencontres sont loin d’être fortuites, car les conclusions définitives de l’Union européenne (UE) sur la présidentielle gabonaise seront rendues le 7 décembre prochain. Les observateurs de cette mission européenne avaient déjà émis plusieurs réserves sur la crédibilité de ladite élection. Le diplomate entendrait certainement que « ses amis européens » l’aident à appuyer la décision prévisible de l’UE.

À supposer que Bruxelles confirme ses doutes sur la réélection d’ABO, par quelle alchimie Ping entend-il inverser l’ordre politique au Gabon ? Vigilance !

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Gabon : grève dans l’Éducation nationale, une manoeuvre de Jean Ping ?

La crise postélectorale survenue après la présidentielle gabonaise est certes passée, mais le feu couve toujours sous la cendre. Pour la grève illimitée lancée par deux syndicats de l’Éducation nationale, d’aucuns y voient une main occulte de Jean Ping.

Jean Ping, l’instigateur d’une désobéissance civile au Gabon ?

La réélection d’Ali Bongo Ondimba a été proclamée par la Cenap et confirmée par la Cour constitutionnelle. Mais Jean Ping, le porte-étendard de l’opposition, continue de contester ces résultats. Retranché en France depuis fin octobre, le candidat malheureux appelle à des actions de contestation contre le président gabonais. Aussi, certains observateurs verraient derrière certains mouvements sociaux, une main manipulatrice de l’ex-président de la Commission de l’Union africaine. En effet, la Convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation (Conasysed) et le Syndicat de l’Éducation nationale (Sena) revendiquent le paiement des primes, des intégrations et surtout des nouvelles salles de classe. C’est donc par une grève illimitée que ces syndicalistes comptent se faire entendre, deux semaines après la rentrée des classes.

Toutefois, le gouvernement gabonais tente de relativiser les choses. À en croire un haut cadre du ministère de l’Éducation nationale, sous couvert de l’anonymat, il n’y a forcément pas corrélation entre les revendications politiciennes de Ping et celles corporatistes des deux principaux syndicats d’enseignants. Car, argumente-t-il : « Chaque année, c’est la même situation », avant de reconnaitre : « N’oubliez pas que le pays sort d’une grave crise postélectorale. » Les cours qui étaient censés démarrer effectivement ce lundi s’en trouvent fortement perturbés.

Quoi qu’il en soit, les tensions politiques ont toujours eu des incidences sur l’atmosphère sociale en Afrique. Les déclarations de Ping, du genre « le résultat va être inversé. Je vous le dis. De gré ou de force. » en disent vraiment long. Les avocats de dernier ont même introduit une requête en révision de la décision de la même Cour Constitutionnelle. De là à établir un lien entre les évènements au Gabon n’est qu’un pas que certains observateurs ont vite fait de franchir.

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Gabon : Désabusé, Jean Ping tire à boulets rouges sur la France, l’UE, l’UA, la CEAC…

Jean Ping ne s’est visiblement pas encore remis de sa défaite à la présidentielle gabonaise. Il tenterait maintenant de chercher des boucs émissaires en imputant sa débâcle aux organisations régionales et sous-régionales. Il se dit également très remonté contre les autorités françaises.

Jean Ping se dit roulé dans la farine par la France

Jean Ping ne démord toujours pas et son rêve présidentiel lui tient à coeur plus que jamais. En France depuis le 28 octobre dernier, le candidat malheureux du scrutin présidentiel martèle : « Le résultat va être inversé. Je vous le dis. De gré ou de force. » Mais, le puzzle de l’opposant gabonais tarde véritablement à se mettre en place. Et pour cause, l’Union européenne (UE) sur laquelle il semblait compter pour faire fléchir Ali Bongo Ondimba, le président réélu n’ose plus le suivre dans sa logique.

La diplomatie française se serait rangée derrière Bongo et fait injonction à Bruxelles d’avoir abandonné les démarches en sa faveur. À cet effet, il se dit avoir été roulé dans la farine par les autorités françaises. Les déclarations de Manuel Valls, Premier ministre français semblent avoir définitivement scellé le sort de Ping : « Le Gabon a un président. Et le seul souhait que nous pouvons émettre, c’est qu’il y ait un dialogue, une réconciliation. »

Quant aux organisations régionales ou sous-régionales africaines, l’ex-président de la Commission de l’Union africaine semble n’avoir aucune confiance en elles. Selon lui, « l’UA est un syndicat de chefs d’État qui se protègent les uns les autres ». Cette organisation panafricaine ne pourrait pas faire pression sur les autorités gabonaises pour l’imposer. Et pourtant, des experts de l’UA avaient supervisé le recomptage des voix, à sa demande. Concernant la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEAC), il soutient qu’ « elle n’a jamais fonctionné ». Par quelle alchimie voudrait-il donc accéder au pouvoir alors que la Cour constitutionnelle a déjà proclamé ABO vainqueur des élections ? Voudrait-il user de la voie du maquis ? Cette voie pourrait paraitre périlleuse, car lui-même reconnait qu’en la matière, l’UA a « donné carte blanche à la Commission et ça marche». Ainsi, les carottes semblent cuites pour lui, mais il ne s’avoue pas vaincu pour autant.

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Gabon : Ali Bongo hors du palais, le sort de Jean Ping déjà scellé ?

Ali Bongo Ondimba entend fermer la bouche à toutes les mauvaises langues qui soutiennent qu’il s’était «bunkerisé». En visite, ce jeudi 3 novembre au nord de Libreville, le président gabonais a tenté de rassurer tous ses compatriotes. Le cas de Ping ne semble visiblement plus le préoccuper.

Quand Ali Bongo sort de son mutisme…

L’élection présidentielle au Gabon est certes terminée, mais la tension n’est pas tombée pour autant. Même si la crise postélectorale a été jugulée et que les militaires ont rejoint leurs casernes, la psychose demeure. Ainsi, face aux folles rumeurs qui faisaient état de ce que le président réélu s’était enfermé dans son palais hypersécurisé, ABO a profité de sa visite dans la nouvelle cité « Résidences les Bougainvilliers » située dans la commune d’Akanda au nord de la capitale pour couper cour : « Je n’ai pas besoin de démentir ou de quoi que ce soit. Vous m’avez vu l’autre jour sur le chantier du port d’Owendo, aujourd’hui je suis ici. Est-ce que je vous donne l’impression de quelqu’un qui est enfermé dans mon palais ? Est-ce que je me promène avec un certain nombre de chars ? Je crois qu’il faudrait pouvoir rester sérieux. »

Même si le déplacement de tout chef d’État nécessite un minimum de précautions sécuritaires, Bongo fils ne voudrait nullement montrer une quelconque faiblesse face aux menaces que continue de proférer Jean Ping. En effet, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine (UA) se serait rendu à Paris puis à Washington pour rencontrer des interlocuteurs qui lui permettraient d’imposer «sa» vérité des urnes. Car il continue de réclamer sa victoire au précédent scrutin présidentiel.

Mais coup de théâtre, son directeur de campagne, René Ndemezo’o Obiang, accepte de s’inscrire dans le dialogue politique initié par Bongo. De même, de passage à Abidjan, Manuel Valls, Premier ministre français, a appelé Ping à dialoguer avec le camp présidentiel. Au vu de tous ces faits, des observateurs affirment que le sort de Ping serait d’ores et déjà scellé. Toutefois, la recherche d’un consensus national devrait être le leitmotiv des autorités gabonaises afin de se mettre à l’abri de toute surprise désagréable.

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Gabon : Vaincu à la présidentielle, Jean Ping fustige la Françafrique

À Paris depuis ce vendredi, Jean Ping dit être venu en France pour «respirer l’air de la liberté». N’empêche que le candidat malheureux a fait des critiques acerbes contre la Françafrique qui imposerait des chefs d’État en Afrique. Et pourtant, lui même va y chercher du soutien. Paradoxe!

Jean Ping en quête de soutien à Paris et à Washington ?

L’obsession de diriger le Gabon n’a nullement quitté Jean Ping qui continue de réclamer «sa victoire» à la précédente présidentielle. En effet, le challenger d’Ali Bongo Ondimba effectue son premier voyage post-électoral en France grâce à une intervention de l’ONU. Ainsi, sur les bords de la Seine, le candidat malheureux compte avoir les soutiens nécessaires, aussi bien de la diaspora gabonaise que des Occidentaux, afin de faire fléchir Bongo qui a pourtant été déclaré vainqueur des élections par les Institutions de la République. À ce sujet, Ping reste intransigeant : « J’ai gagné ces élections de manière claire et tout le monde le sait. » Puis il ajoute : « Ali croit qu’il peut utiliser la force pour se maintenir au pouvoir. Mais cette fois ça ne marchera pas. Tous les dictateurs avant de tomber croient qu’ils sont encore puissants. »

Il est conforté dans sa position par Jo Leinen, chef de délégation du Parlement européen lors du scrutin, qui affirme : « Cette élection a été manipulée. » Aussi, à Paris comme à Washington, l’ex-président de la Commission de l’Union africaine entend donner sa vision de la situation. Il compte donc y rencontrer des interlocuteurs qui pourraient lui permettre de réaliser son rêve présidentiel. Cette communauté dite internationale semble visiblement dicter à Ping toutes ses conduites pour mettre fin au règne du clan Bongo. Car, n’oublie-t-il pas de rappeler que « la France a des responsabilités historiques au Gabon».

Paradoxalement, il fustige la Françafrique qui a cette manie d’imposer des leaders à la tête des anciennes colonies africaines. Pour lui, « le Gabon est l’exemple le plus abouti de la Françafrique. Et jamais le peuple gabonais n’a pu faire entendre sa volonté». Léon Mba, Omar Bongo et Ali Bongo Ondimba seraient tous issus de ce système mafieux français en Afrique. Puis, il tente de se démarquer de cette nébuleuse : « La différence, c’est que moi je ne demande pas qu’on m’impose de manière arbitraire. Je souhaite simplement qu’on respecte le vote des Gabonais. » Ironie du sort, il serait justement en Hexagone pour y chercher du soutien.

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