RDC : Edward Snowden révèle l’importance du pays pour les Occidentaux

Les révélations d’Edward Snowden attestent que la RD Congo est un pays crucial pour les Occidentaux. Selon les archives de la NSA divulguées par cet ex-consultant de l’agence, c’est le pays le plus écouté d’Afrique.

La RDC espionnée par Américains et Britanniques selon Edward Snowden

C’est une lapalissade de dire que la République Démocratique du Congo est un État très important en Afrique. Mais de là à attirer tant d’attentions de la part des Occidentaux, allez-y comprendre quelque chose. À en croire les archives de l’Agence américaine de renseignements (NSA) piratées par Edward Snowden, la RDC est le pays le plus écouté par les services secrets britanniques et américains. Ainsi, du président Joseph Kabila à ses collaborateurs en passant par des chefs rebelles, tous étaient sur écoute depuis 2009. Que ce soit les lignes de bureau, les téléphones portables personnels ou les adresses mails, tout était passé au crible. L’objectif de ce vaste espionnage était de savoir en temps réel ce qui s’y passait, voire d’anticiper sur certains évènements.

D’aucuns pourraient donc se demander pourquoi cet intérêt si prononcé pour Kinshasa ? Que cherchaient ces Occidentaux à épier les autorités d’un État indépendant et souverain, fût-il africain ? Ne cherchaient-ils pas en réalité à contrôler aussi bien pouvoir et contrepouvoir pour mieux les manipuler ? Quoi qu’il en soit, l’on sait que la RDC est l’un des pays les plus vastes d’Afrique avec  2.344.858 km2. De même, le pays est considéré comme un véritable scandale géologique, eu égard à ses richesses minières et minéralières à profusion. Aussi, contrôler ce pays reviendrait en quelque sorte à s’accaparer de ses multiples ressources.

La manipulation, la surenchère, les menaces, les actes subversifs, la déstabilisation du pays, les pressions de toutes sortes sont autant d’actes qui pourraient découler de cette mise sur écoute d’un État. Les troubles que traverse le pays depuis un certain temps ne seraient donc pas isolés.

Notons que la révélation de la mise sur écoute d’Angela Merkel et François Hollande avait créé un tollé en Occident. Mais comme il s’agit ici d’un pays africain, personne ne pourrait certainement s’en mouvoir.

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Côte d’Ivoire : Contre les dirigeants africains, Tiken Jah sort sa « 3e dose »

L’artiste engagé Tiken Jah Fakoly ne cesse de fustiger les tares qui gangrènent la société africaine. Le reggaeman ivoirien va donc sortir un nouvel opus dans lequel il dénonce le troisième mandat des présidents africains.

Tiken Jah s’oppose au 3e mandat des chefs d’État africains

Tiken Jah Fakoly entend infliger sa « 3eme dose » à tous ces présidents africains qui veulent se maintenir au pouvoir. En effet, il est d’actualité que plusieurs dirigeants africains modifient la Constitution de leur pays pour se présenter indéfiniment. Ainsi, la star ivoirienne semble se révolter contre cette pratique anti-démocratique : « Je n’avais pas prévu un album cette année. Mais par rapport à ce qui se passe dans l’actualité, j’ai pensé à sortir cet EP. » Puis, il ajoute : « Vouloir se présenter au-delà de deux mandats ou s’éterniser au pouvoir est même un manque de respect vis-à-vis des gens de son propre parti politique. C’est comme si vous êtes le plus intelligent et le plus fort. À part vous, il n’y a pas d’autres personnes capables de gérer le pays ? »

Aussi, du Burundi en RD Congo en passant par le Tchad, le Cameroun, le Congo-Brazzaville, le Rwanda et bien d’autres, les exemples des chefs d’État qui s’accrochent au pouvoir en Afrique sont légion. Et pourtant, il y a de jeunes cadres africains qui attendent également de se faire valoir au sommet de l’État. Mais la vieille classe politique ne cesse de leur faire ombrage, empêchant ainsi une réelle émergence de l’Afrique. C’est donc pour changer les mentalités et faire bouger les lignes que la reggae star ne cesse d’interpeller : « C’est important de laisser d’autres gens du parti, surtout les jeunes s’exprimer et exprimer leurs compétences. »

La sortie officielle de ce maxi-single de quatre titres est prévue pour le 7 janvier prochain. Il prévoit également un concert à Abidjan au cours duquel il entend mettre en garde tous ces leaders africains qui seraient tentés par un énième mandat. Comparaison n’est certes pas raison, mais la chancelière allemande Angela Merkel rempile pour un quatrième mandat, sans bruits discordants.

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La limitation des mandats, quelles réalités de l’Occident à l’Afrique ?

La limitation des mandats présidentiels semble être de géométries variables, suivant que l’on se trouve en Occident ou en Afrique. Limitation pleinement admise dans certains États, d’autres par contre n’y auraient pas droit, au risque d’une pression internationale outrancière. Décryptage.

La limitation des mandats, un vrai-faux débat

Tandis que certains chefs d’État ou de gouvernement peuvent se présenter indéfiniment, c’est sens interdit pour d’autres. Dans certaines vieilles démocraties tel que les États-Unis, le mandat présidentiel est de quatre ans renouvelables une seule fois. Il en est de même pour la France où le mandat est maintenant de cinq ans renouvelables une fois. Sauf qu’un ex-président peut se représenter en intercalant un mandat autre que le sien. C’est ce que voulait expérimenter Nicolas Sarkozy sauf qu’il a été désavoué par les militants de la droite française lors de leurs primaires, ce dimanche 20 novembre.

La loi en dispose autrement pour l’Allemagne où Angela Merkel est en passe de rempiler pour un quatrième mandat consécutif. Ainsi que l’annonce la Chancelière allemande : « J’ai longtemps réfléchi, la décision n’a pas été simple. Comme vous le savez, j’ai besoin de temps. » Avant de se justifier : « Dans la période difficile et peu sûre que nous traversons aujourd’hui, on me rapporte que beaucoup ne comprendraient pas si je ne continuais pas à servir l’Allemagne avec l’expérience et les talents qui m’ont été donnés. » Et jamais, aucune communauté internationale ne viendrait s’immiscer dans les affaires internes allemandes.

Et pourtant, l’Afrique est prise à la gorge par des faiseurs de rois qui font et défont au gré de leurs intérêts. En effet, la limitation des mandats semble avoir été imposée par des puissances tutélaires relativement intransigeantes. Si au Tchad, Idriss Déby Itno peut entamer un cinquième mandat dans un climat plus ou moins apaisé, ce n’est pas le cas pour Pierre Nkurunziza (Burundi) dont le troisième mandat est vigoureusement contesté et déjà émaillé de violences. De même, Joseph Kabila (RDC) fait actuellement l’objet d’une grosse pression internationale sur la voie d’un troisième mandat. Ce vaste tourbillon international est également entretenu par une opposition interne de plus en plus virulente.

La limitation des mandats, une panacée indispensable ?

Exercer indéfiniment le pouvoir d’État sans alternance s’apparente à une véritable dictature. Aussi, la soif de changement doit être l’aspiration profonde du peuple, détenteur exclusif du pouvoir dans toute démocratie. Mais lorsque le changement est imposé de l’extérieur, cela dénote d’une volonté hégémonique de soumettre un État faible. À ce jour, nombreux sont les Libyens qui sont nostalgiques des 42 ans de pouvoir de Mouammar Kadhafi face à la démocratie que les Occidentaux, conduits par l’ancien président français Nicolas Sarkozy, sont venus leur apporter à coup de canon. Aujourd’hui, c’est le chaos total en Libye. Cet ancien eldorado est totalement défiguré par les groupes armés qui y font la loi en ce moment.

Loin de nous l’idée d’encourager les dirigeants africains à être présidents à vie. Mais l’alternance doit se faire dans des conditions paisibles pour que les pays continuent leur marche vers l’émergence. Aussi, les avantages de la limitation des mandats se perçoivent surtout dans la stabilité des institutions. Les présidents qui se succèdent travaillent à marquer leur mandat d’une pierre blanche et à laisser un héritage positif à leurs successeurs. De même, l’alternance à intervalles réguliers éloigne des prétendants au pouvoir, toute idée de coup d’État. La montée d’une nouvelle génération aux affaires permet également des changements bénéfiques pour tout État qui veut aller de l’avant.

N’empêche que les observateurs continuent de dénoncer les mains occultes qui tendent à renverser l’ordre politique dans les pays africains. Bien sûr, si ce n’est l’objet d’une volonté populaire tel qu’exprimée au Burkina Faso fin octobre 2014.

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Niger : Rapt sanglant d’un humanitaire américain à Tahoua

L’enlèvement d’un humanitaire américain, ce vendredi à Abalak, crée émoi et consternation dans la région de Tahoua. Au cours de ce rapt particulièrement sanglant, deux personnes ont été tuées par les ravisseurs.

Un humanitaire américain, otage des terroristes

La région de Tahoua continue de vivre un véritable martyr ces derniers temps. Après l’attaque meurtrière contre les soldats nigériens le 7 octobre, c’est l’enlèvement spectaculaire d’un humanitaire américain qui vient s’ajouter. À en croire une source sécuritaire, sous couvert de l’anonymat : « Un Américain travaillant pour une ONG a été enlevé ce vendredi vers 21H00 locale (20H00 GMT) à Abalak. Il est trop tôt pour déterminer l’identité des ravisseurs qui sont repartis vers le Mali. Les autorités ont déclenché une alerte maximum dans la zone. » Avant d’ajouter : « Au moins deux personnes ont été tuées lors de la fusillade. »

Même si les autorités américaines ont décidé pour l’instant de ne pas se prononcer sur le rapt de leur ressortissant, il n’en demeure pas moins qu’elles en sont très préoccupées. Toutefois, la même source tente de rassurer : « Des poursuites sont engagées. Toutes les voies menant au Mali sont surveillées. » Mais pour Mahamadou Issoufou, ces actions doivent aller au-delà du ponctuel. Ainsi que l’a déclaré le président nigérien lors d’une visite de la chancelière allemande Angela Merkel à Niamey : « Régler le problème de la sécurité au Mali, c’est également régler le problème de la sécurité au Niger. »

La situation sécuritaire au Sahel est véritablement préoccupante en ce moment. En dépit du déploiement de plusieurs forces internationales (françaises, américaines et bientôt allemandes) dans la zone, les groupes armés jihadistes continuent de dicter leur loi dans différentes localités. L’opération française Barkhane, la Minusma et le G5 Sahel sont donc interpellés. Un assaut final contre ces terroristes, jihadistes et autres narcotrafiquants qui pullulent dans ce vaste désert serait véritablement salvateur.

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Mali : A Bamako, Angela Merkel apporte son soutien à IBK

Angela Merkel vient d’effectuer une visite historique à Bamako. Par cette présence, la chancelière allemande entend renforcer la coopération de son pays avec le Mali. De même, elle compte s’attaquer aux causes de la crise migratoire depuis l’Africaine.

Angela Merkel positionne l’Allemagne en Afrique

Angela Dorothea Merkel est en train d’exporter la diplomatie allemande en Afrique. En effet, trois destinations africaines se trouvent sur l’agenda de la chancelière allemande, à savoir le Mali, le Niger et l’Éthiopie. Lors de l’étape malienne, la dame de fer a reconnu que la situation sécuritaire dans le Nord-Mali est « très mauvaise ». Pour ce faire, Mme Merkel entend intensifier sa coopération, aussi bien sur le plan militaire qu’en matière de développement. Car, selon elle : « Le militaire seul ne peut apporter la sécurité et la paix. » Aussi, propose-t-elle sa méthode : « Aider l’Afrique à devenir stable et prospère facilitera le règlement de la crise des migrants. »

Visiblement fier du soutien à lui apporté par sa prestigieuse visiteuse, le président Ibrahim Boubacar Kéïta s’en félicite : « Le bénéfice de votre accompagnement s’est traduit aujourd’hui par une décision qui a autorisé l’envoi au Mali de 650 militaires pour la première fois dans l’histoire militaire allemande. Cela, madame, a été apprécié au Mali. » Avant d’ajouter tout satisfait : « Ils sont ici à la Minusma, ils font du bon travail. » La chancelière a tenu à rendre visite à ses troupes qui participent à la formation des soldats maliens et des Casques bleus. Les 48 heures de visites ont également  été mises à profit pour passer en revue plusieurs accords de coopération. La question migratoire a aussi été l’un des points focaux de leurs échanges. Elle continue son périple africain à Niamey et à Addis-Abeba.

Notons que la Bundeswehr (l’armée allemande) s’est engagée dans la Minusma pour contribuer au retour de la paix au Mali. De même, les autorités allemandes annoncent l’installation d’une base militaire au Sahel, en plus des bases française et américaine, pour combattre le terrorisme. Toutefois, cette présence militaire étrangère est vue par certains observateurs comme une invasion à relent économique.

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Mali : face au terrorisme, Ursula von der Leyen et l’Allemagne volent au secours d’IBK

Ursula von der Leyen a traduit à IBK (Ibrahim Boubacar Keïta) la volonté de l’Allemagne d’aider le Mali à lutter contre le terrorisme. Après une visite éclair aux autorités maliennes ainsi qu’aux militaires allemands de la Minusma, ce lundi 4 avril, la ministre allemande de la Défense a levé un coin de voile sur l’aide que son pays entend apporter à Bamako pour accroitre ses capacités opérationnelles, apprend-on de Rfi.

Ursula von der Leyen s’investit à fond.

Ursula von der Leyen a foulé le sol malien pour la deuxième fois après son premier passage en février 2014. Cette deuxième visite de la ministre de la Défense d’Angela Merkel est due à la présence de soldats allemands au sein de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma). À terme (juin 2016), Berlin entend accroitre jusqu’à 650 hommes, sa présence militaire au Mali. Reçue en audience hier par le président IBK, la ministre a tenu à lever toute équivoque sur le rôle de la Bundeswehr (l’armée allemande) : « (Lutter contre le terrorisme, ça, c’est la tâche et le devoir de Barkhane. La Minusma, en outre, c’est d’accompagner le processus de paix. »

Ainsi que semble bien le comprendre Tiéman Coulibaly, le ministre malien de la Défense situe les contours de ce partenariat entre les deux pays : « L’Allemagne a décidé d’augmenter sa participation à la Minusma en envoyant plus de personnel et des équipements qui vont servir à surveiller, à aider à acquérir du renseignement opérationnel pour être efficace. »

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Burkina : l’Allemagne offre 55 milliards de FCFA à Ouaga et impose ses priorités

L’Allemagne vient de consentir un investissement de 55 milliards de F CFA dans les secteurs de la sauvegarde de l’environnement et de l’eau au Burkina. L’annonce a été faite par l’ambassadeur allemand accrédité à Ouaga, Dr Pohl Dietrich. C’était ce 28 janvier en présence du Président de l’Assemblée nationale, Salif Diallo, a-t-on appris de AIB.

L’Allemagne intensifie sa coopération avec le Burkina

L’Allemagne veut donner un coup d’accélérateur à sa coopération bilatérale avec le Burkina Faso. Reçu en audience par le président de l’Assemblée nationale, Salif Diallo, ce jeudi 28 janvier 2016, Dr Pohl Dietrich, en sa qualité d’ambassadeur d’Allemagne accrédité au Faso, a annoncé un important investissement de 55 milliards de francs CFA. Cette manne financière sera prioritairement orientée dans les secteurs de la sauvegarde de l’environnement et de l’eau.

Le diplomate a par ailleurs réitéré le «soutien intensif» de l’Allemagne au Burkina notamment dans ces moments difficiles qu’il traverse. A l’heure de la COP21, la nature est une préoccupation majeure du fait du réchauffement climatique. Par ailleurs, le représentant de Berlin n’a pas manqué de féliciter son hôte du jour : « On apprécie beaucoup le processus démocratique qui s’est déroulé. On veut exprimer que l’Allemagne est au côté du Burkina aussi dans les temps difficiles. »

A l’entendre, cette action se présente donc comme une reconnaissance aux autorités burkinabè pour tous les efforts consentis pour remettre le Faso sur les rails de la démocratie. Profitant de cette rencontre, les deux personnalités ont également évoqué la crise migratoire que vit l’Europe actuellement et qui fait de l’Allemagne « un récipient d’une immense bande de migrants, de réfugiés ».

Cette coopération pourrait donc ouvrir un ballet diplomatique et surtout financier entre le pays des hommes intègres et le pays cher à Angela Merkel. Ce sera donc une bouffée d’oxygène pour Roch Kaboré qui entend repositionner son pays dans le concert des nations.

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