Burkina : Face à la pression, Roch Kaboré veut remanier son gouvernement

À seulement une année après son élection que Roch Kaboré veut déjà faire le ménage dans son équipe gouvernementale. Ce remaniement envisagé par le président burkinabè serait très imminent.

Roch Kaboré met la pression sur ses ministres

La menace terroriste et les défis économiques du moment auraient poussé Roch Kaboré à vouloir redynamiser son gouvernement. À cet effet, le locataire du Kosyam serait en pleine consultation pour se donner une équipe prête à tous défis. De sources bien introduites, ce remaniement pourrait avoir lieu d’ici à fin janvier ou début février, avec une reconduction du Premier ministre Paul Kaba Thiéba. Ce dernier aurait pris des galons lors de la conférence des donateurs de Paris pour le financement du PNDES.

Mais ce n’est pas tout aussi sûr pour tous les autres ministres qui seraient sur la sellette. Simon Compaoré, l’un des barons du régime, pourrait être maintenu seulement en tant que ministre de l’Administration territoriale. Son portefeuille de la Sécurité intérieure devrait être dévolu à un civil, expert en sécurité, pour contrer les attaques jihadistes. D’autres ministres pourraient par contre se voir déchargés par le président burkinabè. C’est donc le branle-bas actuellement du côté du Faso, où chacun se bat pour conserver son poste. Outre ce remaniement ministériel, une nouvelle Constitution pourrait également être élaborée et adoptée. Comme quoi, Roch Marc Christian Kaboré veut se donner les moyens de réussir son mandat.

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Niger : à Egarek, des jihadistes sèment la terreur et pataugent dans le sang des gendarmes

Des jihadistes ont pris d’assaut la localité d’Egarek, à quelques encablures de la frontière malienne, ce jeudi 28 avril. Au cours de leur embuscade, ces assaillants enturbannés ont dégainé de toute part, tuant un gendarme et blessant deux autres. L’attaque n’a certes pas encore été revendiquée, mais les soupçons pèsent sur le Mujao et Ansar Dine, apprend-on de Jeune Afrique.

Des jihadistes tuent un gendarme et en blessent deux autres

Des jihadistes ont fait tonner la poudre ce jeudi 28 avril à Egarek, dans le nord du département de Tilia, non loin de la frontière nigéro-malienne. Lourdement armés, ces marchands de la mort ont mis les couverts dès qu’ils sont arrivés sur les lieux. Ils ont aussitôt pris pour cible une patrouille de routine dans la zone. Surpris par la promptitude de l’attaque, les gendarmes n’ont pu riposter à temps. L’un d’eux est donc mort sur-le-champ, deux autres, grièvement blessés, ont été conduits dans un centre de santé pour recevoir les soins d’usage.

Juste après l’attaque, ces assaillants se sont fondus dans la nature sans faire de revendication. Les autorités sécuritaires nigériennes ont donc entrepris des investigations afin d’identifier les auteurs d’une telle forfaiture. Mais d’ores et déjà, une source au ministère de l’Intérieur, sous couvert de l’anonymat, affirme qu’il s’agit « d’hommes enturbannés, parlant le tamashek et l’arabe, brandissant un drapeau noir et criant Allahou Akbar ». Cet indice non négligeable a donc mis les sécurocrates sur la piste du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) de Hamada Ould Mohamed Kheirou et d’Ansar Dine d’Iyad Ag Ghali.

En attendant d’élucider les tenants et les aboutissants de cette attaque, la force française de Barkhane ainsi que les armées malienne et nigérienne ont entrepris des opérations de ratissage pour dénicher ces quidams et rasséréner davantage la population.

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