RDC : Moïse Katumbi en route pour Kinshasa sur fond de violence

Moïse Katumbi Chapwe ne renonce nullement à son rêve présidentiel en dépit de son éloignement de la RD Congo. Aussi, l’opposant congolais compte-t-il rentrer très bientôt au pays pour forcer quelque peu la main au président Kabila.

Moïse Katumbi « aux côtés du peuple »

La situation socio-politique en RDC ne cesse de se dégrader au fil des jours. Face aux risques perceptibles de violence, le clergé congolais est monté au créneau pour initier un dialogue politique plus inclusif. Ainsi, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a « reçu les responsables de la majorité et de toutes les tendances de l’opposition » afin de trouver un consensus national et faire tomber la tension. C’est dans cette logique que les évêques catholiques ont également rencontré l’opposant historique Étienne Tshisekedi, président de l’UDPS. Mais, Moïse Katumbi, son autre allié du Rassemblement, reste pour l’instant en marge de ces discussions.

En effet, le candidat déclaré à la présidentielle annonce de façon péremptoire que Joseph Kabila doit partir du pouvoir. Il n’entend donc accorder aucun répit au président congolais quant à une prolongation de son mandat, encore moins un troisième mandat. Pour ce faire, il serait en route pour la RDC pour, dit-il « être aux côtés du peuple ». En dépit d’être visé par la justice congolaise, le président du TP Mazembe se dit n’être pas « effrayé » d’être arrêté. Toutefois, il espère que le dialogue politique en cours débouchera sur une solution concertée. Sinon la date fatidique du 19 décembre pourrait se faire encore plus chaude que les précédentes.

Notons que les États-Unis et la Belgique ont demandé à leurs ressortissants d’éviter la destination RDC compte tenu de l’atmosphère qui se veut de plus en plus délétère. Les affrontements entre les forces de l’ordre et les milices ont fait de ce vaste et riche pays d’Afrique centrale une véritable poudrière.

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Gabon : Lâché par l’UE, Ali Bongo en visite en Chine, invité par Xi Jinping

Ali Bongo Ondimba effectue une visite d’État de trois jours en Chine, du 6 au 9 décembre. Le président gabonais y a été invité par son homologue chinois, Xi Jinping.

Tapis rouge pour Ali Bongo en Chine

Les pays n’ont pas d’amis, mais plutôt des intérêts à défendre. Cette maxime est d’autant plus vraie que le microcosme géopolitique international donne d’observer des alliances qui se font et se défont au fil des temps. En effet, quelque peu isolé sur le plan international après sa réélection d’août dernier, Ali Bongo reçoit une bouffée d’oxygène. C’est que Xi Jinping, le président chinois, a invité son homologue gabonais pour une visite de trois jours. Ainsi, le président gabonais peut d’ores et déjà exulter : « La Chine et le Gabon sont des amis de longue date. Heureux d’honorer l’invitation du Président Xi Jinping pour réaffirmer ce lien. »

Même si ABO en tirera des dividendes économiques et de nouvelles opportunités de coopération, c’est surtout un bon positionnement diplomatique. Car, Jean Ping, le candidat malheureux à la présidentielle, né d’un père chinois et d’une mère gabonaise, continue de revendiquer « sa » victoire pour ce scrutin présidentiel. Aussi, s’était-il rendu, fin octobre, en France, en Belgique puis aux États-Unis pour rallier la communauté internationale à sa cause. Dans la foulée, la mission d’observation de l’Union européenne rendra son rapport sur les élections gabonaises le 7 décembre (demain).

Ce déplacement en Chine constitue donc pour Bongo fils un soutien de taille dans un monde qui se bipolarise davantage.

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RDC – Belgique : La RD Congo, une destination interdite pour les Belges ?

Les autorités belges sont très préoccupées par la situation sociopolitique qui prévaut actuellement en RDC, leur ancienne colonie. Aussi, le ministère des Affaires étrangères de la Belgique a déconseillé la destination congolaise à ses ressortissants.

Les violences en RDC font dérouter les Belges

Les tensions qui prévalent en ce moment en République Démocratique du Congo (RDC) inquiète plus d’un à l’échelle planétaire. En effet, pouvoir et opposition congolais ne cessent de s’empoigner violemment au sujet du probable 3e mandat de Joseph Kabila. Les affrontements armés entre forces de l’ordre et miliciens sont en passe de créer un véritable chaos dans ce vaste et riche pays de l’Afrique centrale.

Ainsi, le ministère des Affaires étrangères s’est voulu formel à l’égard de ses ressortissants, les Belges : « Vu les tensions politiques et les risques de nouvelles manifestations, il est recommandé de reporter provisoirement tout voyage non essentiel vers la République démocratique du Congo. » Pour ceux qui « doivent impérativement s’y rendre », un enregistrement préalable auprès dudit ministère est requis. Et pour ceux qui s’y trouvent déjà, ils devraient évaluer la nécessité de leur présence les semaines à venir.

C’est à croire que ce serait bientôt l’apocalypse en RDC. Fin septembre, c’est le département d’État américain qui avait demandé aux familles du personnel diplomatique américain vivant en RDC de quitter le pays. John Kerry, le secrétaire d’État américain justifiait ainsi cette décision : « Le risque élevé de troubles civils à Kinshasa et dans d’autres grandes villes de la RDC. » De même, l’appel des autorités belges à leurs compatriotes présagerait de sombres nuages sur la RDC. Aussi certains observateurs se demandent pourquoi ne pas aider le pays à sortir de ces turbulences au lieu de l’abandonner. Être présent pendant les périodes de paix et fuir dès l’éclatement d’une crise n’est pas digne d’un ami. Quoi qu’il en soit, les pays n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts, dit-on.

Notons que la polémique sur un probable troisième mandat de Joseph Kabila  pourrit visiblement l’atmosphère en RD Congo. Malgré un accord de paix signé récemment, les Congolais continuent de vivre la peur au ventre.

 

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Gabon : Après ses pérégrinations, Jean Ping rentre au bercail ce samedi

Après ses multiples tournées en Europe et aux États-Unis, Jean Ping rentre, en principe, ce samedi 26 novembre au Gabon. Certainement revigoré par ses différentes rencontres, le candidat malheureux espère toujours évincer Ali Bongo du pouvoir.

Jean Ping de retour au Gabon… pour prendre le pouvoir ?

Jean Ping soutient mordicus que c’est lui le vainqueur de la présidentielle du 27 août dernier. A cet effet, l’opposant gabonais entend faire flèche de tout bois pour occuper (enfin) le palais de bord de mer. Ainsi, sa stratégie consisterait à créer des zones de tension au Gabon pour mieux se faire entendre. Tel qu’il l’avoue à demi-mot : « Il faut gratter un peu… Il faut que nos partenaires internationaux mettent des lunettes et non pas constater de loin comme ça que c’est calme. Le calme c’est nous qui l’imposons, c’est un pays mort aujourd’hui. » Ses partenaires internationaux ? Bien entendu, Ping a eu plusieurs rencontres avec des institutions et des hommes politiques lors de ses voyages en France, en Belgique ou encore aux États-Unis. Et, ce ne sont pas les quelque 20 minutes passées avec ses compatriotes de la diaspora qui pourraient être comptabilisées.

Aussi, dès son retour, l’ex-président de l’UA compte s’inscrire dans un rapport de force total contre le président réélu. C’est à croire que le Gabon pourrait connaitre de véritables heures chaudes à son arrivée. Car, son seul leitmotiv actuel est la prise du pouvoir. Et l’évocation du peuple qui prendrait son destin en main ne serait qu’une simple couverture pour mieux voiler les basses besognes qui se préparent. Penserait-il à un scénario à l’ivoirienne où des forces étrangères ont appuyé les hommes de Ouattara pour évincer Gbagbo ? Ou dispose-t-il d’autres moyens pour faire fléchir Ali Bongo Ondimba dont la réélection a été confirmée par la Cour constitutionnelle ?

Ping – Bongo, un duel à l’horizon

Quoi qu’il en soit, le candidat du FUOPA se voit prendre le pouvoir, et il annonce d’ores et déjà ses grands chantiers. Il s’agit entre autres d’une conférence de réconciliation et de refondation de la République. Mais son rival ABO n’y sera nullement convié : « Ce sera un dialogue pour pouvoir nous mettre en ordre de bataille. Tout le monde peut y participer, sauf une personne, une seule : Ali. » Compte-t-il l’éliminer physiquement ou par d’autres moyens politiques ? À cet effet, il entend tirer pleinement partie du rapport de la mission d’observation électorale de l’Union européenne (UE) sur la présidentielle gabonaise qui sera rendu le 7 décembre prochain.

Mais jusque-là, le président Bongo se la joue de plus en plus discret et évite de multiplier les déclarations tel que le fait son challenger. Toutefois, le fils d’Omar Bongo n’est nullement dupe et il préparerait également sa stratégie pour faire face à tout ce qui pourrait advenir. Surtout que la France officielle semble de plus en plus changer de lunettes à son égard. De passage à Abidjan, Manuel Valls a même appelé Ping à s’inscrire dans le dialogue national préconisé par le camp présidentiel. Un duel fratricide se profilerait donc à l’horizon.

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[Urgent]– Belgique : Bruxelles en feu ! Une double explosion dans un aéroport paralyse la ville

Bruxelles s’est réveillée ce matin sous le bruit des explosions. La capitale belge est en état d’alerte depuis ce matin. Pour cause, deux explosions ont été entendues à l’aéroport de Zaventem ce mardi 22 mars 2016. Selon des témoins sur place que nous avons contactés, tous les vols ont été suspendus.

Bruxelles comme Paris !

Bruxelles est sous les bombes. Quelques jours après l’arrestation de Salah Abdeslam (l’un des cerveaux des attentats de Paris) à Molenbeek (Belgique) le vendredi 18 mars dernier, les Bruxellois vivent depuis ce matin une attaque terroriste qui s’est déclenchée à l’aéroport de Zaventem. L’attentat n’a jusque là pas encore été revendiqué et les recherches se poursuivent.

Le 13 novembre 2015, plus de trois explosions ont eu lieu aux abords du Stade de France où se disputait le match de football France-Allemagne (2-0). Cette attaque serait le fait de kamikazes menées avec des ceintures d’explosifs, selon les premières constatations. Les spectateurs sont tous descendus sur la pelouse du Stade de France afin d’éviter des bousculades. Les joueurs de l’équipe de France et d’Allemagne sont sécurisés par les services de sécurités dans les vestiaires.

Le scénario de la tragédie parisienne était le suivant : « Dans le même temps, au moins deux fusillades ont éclaté à Paris. La première a eu lieu dans un restaurant du Xe arrondissement à hauteur des rues Alibert et Bichat. La seconde s’est produite dans le secteur du Bataclan, la salle de spectacle du XIe arrondissement où se déroule actuellement une prise d’otages. Une soixantaine de personnes seraient retenues. Les unités spéciales du RAID et de la BRI ont pris place autour des lieux. »

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Mali : fusillade à l’hôtel Radisson Blu, les enquêteurs font des révélations

La fusillade de l’hôtel Radisson Blu de Bamako commence à livrer ses secrets. Les enquêtes en cours ont permis de remonter à deux suspects dont le degré de participation reste encore à être élucidé, nous rapporte rfi.

L’attentat au Radisson Blu passé au peigne fin par les enquêteurs

L’attentat qui a eu lieu au complexe hôtelier du Radisson Blu de Bamako le vendredi 20 Novembre dernier continue d’alimenter l’actualité nationale et internationale. Revendiquée par deux groupes jihadistesentre autres al-Mourabitoune et Front de Libération du Macina (FLM), cette attaque a fait 22 morts parmi lesquels figurent deux assaillants. Ainsi, les premières enquêtes ont-elles permis de remonter à deux suspects, l’un Songhaï et l’autre Dogon, deux ethnies du Mali. Ce coup de filet a été possible grâce à la contribution de certains témoins et surtout l’exploitation d’un téléphone portable.

D’autres enquêteurs du Canada, de la Belgique et des Etats-unis qui a dépêché des éléments du FBI travaillent également sur cette affaire qui se chargera de faire une analyse balistique des armes saisies sur sa base située à Quantico. Le Colonel Christophe Mombelli-Valloire, chef des opérations de la police des Nations unies au Mali justifie la participation américaine : « ils ont des moyens techniques et ils se proposent de nous aider. Je vous rappelle qu’ils ont une personne qui est décédée, qui était Américaine. »

Une autre révélation majeure, c’est que la principale cible de cette attaque était l’équipage de la compagnie Air France qui séjournait ce jour-là à l’hôtel.

Pensez-vous que ces enquêtes permettront-elles de débusquer toutes les personnes impliquées dans cette attaque ?

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Mali – Musique : Salif Keïta prêt à conquérir la Belgique

Salif Keïta se produira en concert le 10 novembre au Théâtre de Namur, en Belgique . Ce digne ambassadeur de la musique malienne viendra envouter son public avec sa voix cristalline et sa belle technique de musique, à l’occasion d’un spectacle dans la pure tradition acoustique, nous apprend moustique.be .

Salif Keïta prêt à communier avec ses fans

Salif Keïta n’est plus à présenter. Il est même devenu un monument de la musique africaine, dont les chansons ont traversé le temps, au point de devenir des classiques. La musique de Salif Keïta est un savant mélange de plusieurs genres musicaux qui ont séduit le public et fait sa renommée à travers le monde entier. Sans jamais perdre de vue ses racines les plus profondes, ce prince mandingue n’a de cesse de construire un pont entre l’Afrique et le reste du monde, mais aussi entre les différentes cultures africaines.

Avec plusieurs albums à son actif, celui qui est surnommé la “Voix d’Or de l’Afrique” ne faillira pas à sa réputation, lors de ce concert. En effet, l’artiste va revisiter son riche répertoire lors de ce concert, notamment avec des titres comme “Moffou”“M’bemba” et le célèbre “Mandjou”, avec une inspiration électrique et généreuse, comme il sait si bien s’y prendre, pour communier avec le public.

De « Rossignol de la musique malienne » à « Caruso africain », les surnoms ne manquent pas pour qualifier la beauté de cette voix unique qui fait la fierté du Mali. Ce sera donc un spectacle à ne pas manquer. Réservez dès à présent vos places.

Quel regard portez-vous sur la musique de Salif Keïta ?

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