Nigeria : acculé de toutes parts, Abubakar Shekau sort de sa réserve

Le déluge de feu qui s’est abattu ces temps-ci sur Boko Haram n’a empêché Abubakar Shekau de vociférer davantage. Le leader de la secte islamiste vient de faire une apparition vidéo dans laquelle il dément être chassé de Sambisa.

Abubakar Shekau nargue à nouveau les autorités nigérianes

Le contrôle de la forêt de Sambisa fait en ce moment polémique entre Boko Haram et l’armée nigériane. En effet, le mercredi dernier, le Major général Lucky Irabor avait affirmé avoir mis en déroute la troupe de jihadistes qui avait fait de cette forêt leur repaire. Ces derniers auraient laissé sur place Coran et Drapeau de leur organisation. Ainsi que l’avait annoncé ce haut gradé de l’armée nigériane : « Le livre sera remis au chef d’État-major de l’Armée, le Lieutenant-général. Tukur Burutai, pour une présentation ultérieure au président Muhammadu Buhari. »

Mais au lieu de faire profil bas, Abubakar Shekau est sortir de son mutisme pour tout remettre en cause. Dans l’expression arrogante qu’on lui connait, le chef de la secte islamiste affirme n’être nullement concerné par les différentes élucubrations. « Nous sommes en sécurité, nous n’avons été chassés de nulle part. Les tactiques et les stratégies de l’armée ne peuvent pas révéler notre position, sauf si Allah le veut », déclare-t-il.

Et pourtant la Force multinationale mixte (FMM) et les armées des pays du bassin du lac Tchad ne cessent de multiplier les offensives. Ces opérations ont abouti, mardi, à la reddition d’une trentaine de combattants de la secte au Niger. Les autorités nigériennes ont décidé de leur accorder une amnistie et une prise en charge afin d’encourager d’autres défections. Comme quoi aucune stratégie n’est désormais négligée dans la lutte contre ces terroristes.  Toutefois, d’aucuns attendent que Shekau soit appréhendé, mort ou vif, avant de laisser éclater leur joie. N’empêche que les quelques victoires déjà glanées sont très encourageantes.

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Nigeria : Boko Haram boutée hors du Nigeria selon le président Buhari

La secte islamiste Boko Haram serait l’ombre d’elle-même au Nigeria. Cette annonce a été faite par le président Buhari lors du 3e Forum Paix et Sécurité de Dakar.

Buhari a-t-il définitivement vaincu Boko Haram ?

Comme promis lors des campagnes électorales, le président Muhammadu Buhari serait en passe de vaincre la secte islamiste Boko Haram. En effet, le président nigérian s’est félicité de ce que ces terroristes ne contrôlent plus de zones dans son pays. Ainsi qu’il l’a confié, ce mardi, lors du Forum dédié à la paix et à la sécurité à Dakar, au Sénégal : « Boko Haram s’est tiré une balle dans le pied. Il ne contrôle plus de localités. Nous avons un contrôle de la situation de façon ethnique et militaire pour demander aux jeunes de baisser les armes. » Puis, il révèle sa panacée pour arrêter le terrorisme : « Nous allons nous tourner vers l’agriculture et l’exploitation du pétrole pour partager équitablement les ressources naturelles. »

Dès son élection, le chef de l’État nigérian avait fait de la lutte contre le terrorisme son cheval de bataille. Musulman et originaire du nord, il s’était promis de venir à bout d’Abubakar Shekau et de ses hommes. Ce serait quasiment chose faite, à en croire ses déclarations, car le fief de la secte à Maiduguri serait tombé aux mains de l’armée. Cette bonne avancée tient de la mutualisation des efforts des pays du bassin du lac Tchad. Aussi, la Force multinationale mixte (FMM) composée des armées du Cameroun, du Tchad, du Bénin, du Niger et du Nigeria a mené de grandes batailles pour étouffer cette secte. Chose qui fait somme toute réagir certains observateurs : « C’est la grande réussite de Buhari. »

Boko Haram est certes fragilisée sous le feu de la FMM et par la guerre de leadership qui la secoue. Mais la vigilance doit toujours être de mise, car cette secte garderait toujours sa capacité de nuisance. Surtout avec son allégeance à Daech, la province de l’EI en Afrique de l’ouest pourrait renaitre de ses cendres. De même, il y a les Vengeurs du Delta du Niger qui continuent de sévir au Nigeria. Une vigilance accrue est donc nécessaire pour les autorités nigérianes et ceux des autres pays de la région. Car le serpent n’est donc pas mort, autant ne pas jeter le bâton.

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Gabon : Sommet de la CEEAC, le grand coup diplomatique d’Ali Bongo

Libreville abrite, dès ce mercredi matin, le sommet des chefs d’État de la CEEAC. Ce sera l’occasion pour Ali Bongo d’évoquer avec ses pairs la paix et la sécurité dans la sous-région. Cette rencontre internationale intervient deux mois après la crise postélectorale au Gabon.

Quand Ali Bongo rassemble des chefs d’État à son chevet

Le Gabon a traversé des périodes tumultueuses au lendemain de la présidentielle remportée par Ali Bongo Ondimba. Mais Jean Ping, le candidat malheureux à ces élections conteste cette victoire et n’a cessé de remuer ciel et terre pour évincer son adversaire du pouvoir. C’est dans ce contexte particulier que se tient le sommet des Chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC). À en croire Alain Claude Bilié Bi Nzé, ministre gabonais de la Communication et porte-parole du gouvernement, la paix et la sécurité y seront débattues. Aussi, la crise centrafricaine et la situation sécuritaire au Tchad et au Cameroun fragilisée par Boko Haram seront minutieusement étudiées.

C’est un véritable secret de polichinelle de dire que Ping veut déposer le président Bongo par tous les moyens. Ainsi, avait-il arpenté plusieurs chancelleries et institutions lors de ses pérégrinations occidentales pour s’accorder une faveur diplomatique. À cet effet, l’Union européenne qui a maintes fois dénoncé l’irrégularité de l’élection rendra son rapport le 7 décembre prochain. De même, l’opposition gabonaise souhaite que le sommet fasse quelques pressions sur le camp Bongo à propos des violences postélectorales. Accueillir une rencontre sous-régionale dans ce climat de division s’apparente à la réalité comme une victoire diplomatique d’Ali Bongo. De surcroit, tandis que Ping va chercher des soutiens en Europe, Bongo lui, réussit à mobiliser ses pairs africains. Une véritable dichotomie dans l’orientation politico-diplomatique des deux frères ennemis.

Quoi qu’il en soit, la présence à ce sommet de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée équatoriale), de Paul Kagamé (Rwanda), de Faustin-Archange Touadéra (République de Centrafrique), d’Idriss Déby Itno (Tchad) et de Manuel Pinto da Costa (Sao Tomé et Principe) serait symptomatique d’un soutien à leur pair gabonais et sonnerait ainsi comme un désaveu du camp Ping. Mais ne sait-on jamais…

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Nigeria : La 1ère puissance économique africaine en crise financière

La crise financière qui secoue actuellement le Nigeria est d’autant plus accrue qu’elle secoue toutes les couches socioprofessionnelles. Les anciens présidents nigérians font les frais de cette conjoncture, eux qui n’ont pu percevoir leurs indemnités depuis janvier dernier.

Les ex-présidents affamés à cause de la crise financière

Les mesures d’austérité que s’impose actuellement le gouvernement nigérian sont particulièrement difficiles pour les anciens dirigeants. En effet, Babachir Lawal, le secrétaire général du gouvernement a révélé que les ex-présidents du Nigeria encore en vie ne perçoivent plus de salaire, et ce, depuis près de onze mois maintenant. Et pourtant, la loi fondamentale du pays garantit une allocation viagère à ces derniers. Aussi, ne pas leur donner leur pitance est véritablement difficile pour ces anciens hommes d’État dont certains n’arrivent plus à joindre les deux bouts.

Cette situation chaotique a fait sortir le sénateur Aliyu Wamakko de ses gonds : « Nous pouvons comprendre que l’ancien président Goodluck Jonathan ne soit pas payé parce qu’il vient de quitter son poste. Mais pour quelqu’un comme Shehu Shagari (91 ans) c’est quelque chose que je ne peux pas comprendre. Ce qui est arrivé est vraiment malheureux. Ça n’a rien de sérieux. » Il profite donc pour interpeller le président Muhammadu Buhari afin de trouver une solution immédiate.

Les anciens chefs d’État concernés par cette situation sont Olusegun Obasanjo (1976-1979, puis 1999-2007), Shehu Shagari (1979-1983), Ibrahim Babangida (1985-1993), Ernest Shonekan (1993, par intérim), Abdulsalami Abubakar (1998- 1999) et Goodluck Jonathan (2010-2015). Quant aux anciens vice-Présidents, ils continueraient à percevoir en toute quiétude leur salaire. Mais là où l’on a du mal à comprendre cette situation, c’est que le Nigeria a été classé comme la première puissance africaine, devant l’Afrique du Sud. Aussi, le pays est tombé dans une récession économique depuis le mois d’août. Pour certains observateurs, ce serait assurément les terroristes de Boko Haram et les Vengeurs du Delta du Niger la cause. N’empêche que d’aucuns continuent de qualifier le Nigeria de géant au pied d’argile.

 

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Terrorisme : Abubakar Shekau déclare la guerre à Donald Trump

Le récent changement de locataire de la Maison-Blanche n’a nullement refroidi l’ardeur d’Abubakar Shekau. Le leader de la branche dissidente de Boko Haram a annoncé à l’attention de Trump que « la guerre ne fait que commencer ».

Abubakar Shekau annonce les couleurs à Trump

L’arrivée surprise de Donald Trump à la Maison-Blanche a été l’occasion pour plusieurs personnalités de réagir sur l’impact géopolitique.  Longtemps donné pour mort, Abubakar Shekau, le leader contesté de la secte islamiste Boko Haram, resurgit et s’invite au débat. Ainsi, avec l’arrogance qu’on lui connait, ce terroriste invétéré s’est signalé au nouveau président américain : « On en a fini d’Obama, maintenant nous allons commencer avec Trump. » Puis, il ajoute :   « Nous restons convaincus par notre foi et nous n’arrêterons pas. Pour nous, la guerre ne fait que commencer. »

L’attitude de Shekau serait-elle en corrélation avec les propos du président sur les Africains et l’Islam lors de sa campagne ? Tout porterait à le croire, car Trump avait décidé de « l’arrêt total et complet de l’entrée des musulmans aux Etats-Unis ». Mais au-delà des autorités américaines, ce serait surtout une stratégie pour ce chef jihadiste d’être accepté à nouveau parmi les siens. En effet, Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de Daech, avait préféré Abou Mosab Al Barnaoui à Shekau. Il était reproché à ce dernier son attitude despote et les multiples attaques kamikazes dirigées contre les musulmans. Aussi, déclarer frontalement la guerre au président américain pourrait certainement avoir son pesant d’or, surtout que l’État islamique (EI) est actuellement dans la tourmente dans son fief de Mossoul, attaqué par une coalition internationale soutenue par les Américains.

Quoi qu’il en soit, le successeur de Barack Obama n’a pas encore dévoilé toute sa politique concernant l’Afrique. Mais, il est certain que la lutte contre le terrorisme sera en bonne ligne lors de sa gouvernance. Aussi, les déclarations fracassantes du leader de l’une des factions de la province de l’EI en Afrique de l’ouest pourraient précipiter l’incursion de Trump dans la lutte antiterroriste en Afrique. À moins que…

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Terrorisme : tourmenté à Mossoul, Daech rebondit en Afrique

Le terrorisme transfrontalier est en train de changer de terrain, eu égard à la forte pression militaire internationale. La coalition irako-américaine ayant lancé un assaut contre Mossoul, fief de Daech, ces terroristes auraient choisi l’Afrique comme nouvelle base arrière.

L’Afrique, le nouvel Eldorado de Daech ?

L’organisation de l’État islamique (EI) traverse en ce moment une période très tumultueuse au niveau dans son fief irakien. En effet, une coalition militaire internationale, composée de forces spéciales américaines, de soldats irakiens, de peshmergas kurdes, de miliciens chiites et sunnites et commandos occidentaux, a lancé des attaques tous azimuts sur Mossoul, ville irakienne contrôlée par Daech. Destabilisé par des raids aériens, des bombardements et autres destructions de sites stratégiques, l’EI serait en passe de plier l’échine. Mais loin de s’avouer vaincu, c’est plutôt en Afrique que cette hydre est en train de trouver des relais. A travers de nombreux ralliements de terroristes africains, ce groupe pourrait se reconstituer de plus belle sur le continent.

De la Libye au Nigeria en passant par l’Algérie, l’Égypte, la Tunisie ou encore le Mali, l’EI a des ramifications. Abou Bakr al-Baghdadi qui en est le Calife depuis le 29 juin 2014 a décidé d’internationaliser le conflit. Et il le réussit si bien, car les Soldats du califat en Algérie, le Wilayat Sinaï d’Égypte, le Majilis Choura Chabab al-Islam de la Libye, Al-Mourabitoune du Mali ou encore Boko Haram au Nigeria ont tous fait allégeance à l’État islamique. Aussi, les attentats terroristes perpétrés sur le territoire africain sont pour la plupart revendiqués par ces ramifications de l’EI. C’est à croire que cette organisation a véritablement pignon sur rue en Afrique. Ces hommes sans foi ni loi profitent de la misère de la population pour recruter les combattants de ces nébuleuses.

Face à cette délocalisation du terrorisme, les Américains, Français et autres Occidentaux ont décidé d’installer des bases militaires en Afrique. De même, les armées locales s’activent de plus en plus pour combattre le terrorisme à travers des coalitions tel que la Force multinationale mixte (FMM) qui est en train de réduire de façon drastique la capacité de nuisance  de la secte islamiste Boko Haram.

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Nigeria : l’UNICEF sauve des centaines d’enfants des griffes de Boko Haram

Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) vient d’offrir le bonheur aux familles de 876 enfants tirés des griffes de la tragique secte islamique Boko Haram, au Nigeria. Cette libération a eu lieu ce vendredi 28 octobre 2016.

Boko Haram vidé de centaines d’enfants par l’UNICEF

C’est un coup de maître majeur que le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) vient de poser au Nigeria, ce vendredi dernier 28 octobre 2016. 876 enfants ont été libérés des serres de la secte islamique Boko Haram après un long séjour passé dans ces abîmes d’enfer : « Nous craignons qu’il y ait des enfants qui soient détenus pour la simple raison qu’ils étaient auparavant détenus par Boko Haram», a déclaré Manuel Fontaine, directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

Rappelons que les soupçons qui pesaient sur les mômes à savoir qu’ils feraient eux-mêmes partie de la secte Boko Haram, n’étaient d’allure à faciliter leur libération. C’est à raison que ces enfants avaient été faits prisonniers par l’armée nigériane. Mais, avec beaucoup de discernement et de tact, l’UNICEF a fini par obtenir leur libération des casernes militaires de la ville de Maiduguri, dans l’État de Borno. La durée de leur détention n’a pas été précisée.

La situation au Nigeria est si délicate que parmi les civils arrêtés par l’armée , dans des zones contrôlées par Boko Haram, l’on ne sait désormais plus s’ils sont avec ou contre Boko Haram. Victimes ou membres actifs, pour les organisations de défense des droits de l’homme, ce sont avant tout des Hommes qu’il faille sauver de tout soupçon et de toute privation de liberté.

Puisse le discernement être au rendez-vous vu les horreurs que propagent partout Boko Haram!

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Nigeria : Boko Haram, Al-Barnaoui prend le pouvoir et tue 20 soldats

Abu Musab Al-Barnaoui est progressivement en train d’imprimer sa marque à la secte islamiste Boko Haram. C’est que le nouveau patron de cette nébuleuse a annoncé avoir tué vingt soldats nigérians et nigériens à Ghashghar.

Quand Al-Barnaoui vante ses prouesses funestes

Le ballet macabre de Boko Haram se poursuit en dépit de la guerre de leadership qui l’avait secoué quelque peu. En effet, Abu Musab Al-Barnaoui, le nouveau chef de la secte islamiste nommé par Daech a annoncé avoir massacré une vingtaine de soldats nigérians et nigériens et en a blessé plusieurs dizaines lors d’une attaque perpétrée, ce dimanche 16 octobre, dans la localité de Ghashghar (État de Borno). Information somme toute confirmée par des sources locales qui évoquent l’utilisation d’armes lourdes lors de ces violents affrontements.

Notons que la Province ouest-africaine de l’Organisation de l’État islamique (ISWAP) est en train de s’affirmer sur le terrain. Cette faction dirigée par Al-Barnaoui est celle officiellement reconnue par Abou Bakr al-Baghdadi, le chef autoproclamé de l’Etat Islamique. De son vrai nom Habib Yusuf (Al-Barnaoui), il serait le fils aîné de Mohamed Yusuf, le fondateur de Boko Haram. Cette attaque d’envergure dont il se targue montrerait toute sa détermination à damer le pion à son grand rival. N’empêche que l’autre branche conduite par l’intrépide Abubakar Shekau poursuit sa randonnée jihadiste.

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Nigeria : des lycéennes de Chibok libérées des griffes de Boko Haram

Des lycéennes de Chibok, otages de Boko Haram, viennent de recouvrer la liberté. Les circonstances de cette libération n’ont certes pas encore été révélées, n’empêche que l’armée nigériane poursuit ses opérations contre la secte.

Vingt-et-une lycéennes de Chibok heureuses de rentrer

Le supplice vient de prendre fin pour 21 lycéennes de Chibok qui étaient otages de Boko Haram. En effet, une autorité nigériane a annoncé que ces filles libérées ont été remises aux autorités sécuritaires de Maiduguri. Aussi, après leur prise en charge psychologique d’usage, elles regagneront leurs familles respectives. Mais cette autorité n’a toutefois pas donné les circonstances de leur libération, car les opérations se poursuivent. La forêt de Sambisa est actuellement passée au crible par l’armée nigériane pour débusquer les islamistes qui s’y cachent.

Notons que dans la nuit du 14 au 15 avril 2014, 276 lycéennes avaient été enlevées par des combattants de la secte Boko Haram. Mais 53 d’entre elles étaient parvenues à s’échapper. Cet acte ignoble avait créé une vague d’indignation à l’échelle planétaire où plusieurs personnalités exigeaient leur libération. « Bring back our girls », tel était le slogan repris en boucle à travers le monde. Amina Ali Nkeki, une lycéenne a récemment échappé aux griffes de cette hydre. Avec cette autre libération de la vingtaine de filles, c’est l’espoir qui renait dans le coeur des Nigérians.

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Cameroun : Un kamikaze fait cinq blessés dans un attentat à Djakana

Un kamikaze de Boko Haram a actionné sa charge explosive, ce mercredi soir à Djakana dans l’Extrême-Nord camerounais. Outre le terroriste qui est mort sur le coup, cinq autres personnes ont été blessées par cette explosion.

Un kamikaze meurt dans une explosion dans l’Extrême-Nord

Ce mercredi aurait été encore plus sanglant à Djakana (Mayo-Sava) si le kamikaze envoyé par Boko Haram s’était mis dans ses meilleures dispositions pour perpétrer son attentat-suicide. En effet, ce dernier s’apprêtait à aller vers la mosquée de la localité, bondée de monde après la prière du soir, que sa charge a explosé prématurément. Ainsi, la forte déflagration a fait 5 blessés, dont 4 grièvement, selon une source médicale. Quant à l’islamiste, il est mort sur-le-champ et ses restes éparpillés par la puissance de la charge.

Notons que l’Extrême-Nord du Cameroun est constamment le théâtre des incursions meurtrières de la secte islamiste. Mais face à la récurrence des attaques, les autorités sécuritaires camerounaises se sont organisées pour y mettre un terme. De même, la population civile s’est constituée en comité de vigilance pour combattre cette nébuleuse. Et depuis, les résultats de cette veille sécuritaire se font sentir, car la fréquence des attaques a considérablement baissé. Aussi, ce ne sont qu’à des actions isolées que Boko Haram n’a plus le temps de revendiquer, auquel l’on assiste.

N’empêche que l’armée camerounaise, la FMM et les groupes d’auto-défense poursuivent leur plan de sécurisation de cette zone névralgique. Car la Province de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (la nouvelle appellation de la secte) conserve encore toute sa capacité de nuisance.

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