Burkina : Blaise Compaoré et ses ministres devant la Haute Cour de justice

La fin de cavale sonne-t-elle enfin pour Blaise Compaoré ? Tout porte à le croire, car le procureur de la Haute Cour de justice du Faso vient d’annoncer un procès. L’ancien président burkinabè et ses ex-ministres seront devant le juge fin mars pour répondre de leurs responsabilités.

Le procès de Blaise Compaoré et ses ex-ministres fixé à fin mars

En dépit des tractations souterraines, Blaise Compaoré demeure toujours dans l’oeil du cyclone au pays des hommes intègres. La justice burkinabè vient donc de relancer le dossier de l’ex-président burkinabè et ses anciens collaborateurs. En effet, Armand Ouédraogo, procureur de la Haute Cour de justice du Faso, a annoncé l’ouverture du procès des anciens dirigeants burkinabè quant à leurs responsabilités présumées dans la répression de l’insurrection de fin octobre 2015. Ce jour-là, au moins 33 personnes ont été tuées, plusieurs autres blessées et de nombreux dégâts matériels. À en croire le procureur : « Tous les manifestants ne sont pas morts par balles et tous n’étaient pas à Ouagadougou. »

Même si les poursuites pour haute trahison à l’encontre l’ex-homme fort du Faso ont été abandonnées, il n’en demeure pas moins qu’en 28 ans de pouvoir, le président Compaoré soit resté blanc comme neige. Les dossiers de l’assassinat de Thomas Sankara et du journaliste Norbert Zongo pèsent toujours comme une épée de Damoclès. Lui faire un procès serait donc ouvrir une boite de pandore qui pourrait emporter plusieurs autres personnes à sa suite. Surtout que ses 34 ex-ministres, dont le Premier ministre Luc Adolphe Tiao, ont été tous inculpés.

Mais là où le bât blesse, c’est que Blaise Compaoré s’est exilé en Côte d’Ivoire depuis sa chute en octobre 2015. Et, il semble y bénéficier d’une attention particulière de la part des autorités ivoiriennes. Il s’est par ailleurs naturalisé ivoirien en vertu de son mariage avec l’Ivoirienne Chantal Terrasson de Fougères. Cette acquisition de nationalité le place davantage sous la protection du président Alassane Ouattara. Cependant, le procureur Ouégraogo reste formel : « En cas de condamnation, la justice burkinabè demandera l’extradition des exilés pour qu’ils rentrent purger leurs peines au Burkina. »

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Burkina-Faso: le Président Roch Kaboré dans le viseur des critiques politiques

Le Président du Burkina-Faso, Rock Marc Kaboré Christian fait en ce moment l’objet de critiques politiques, tant il est impatiemment attendu sur des résultats et un paradigme politique nouveau qui tardent à se dessiner dans l’horizon politique burkinabè.

Le Président Roch Kaboré à la loupe des critiques politiques

Le Président Roch Kaboré convainc difficilement les observateurs de la chose politique au Burkina-Faso des prouesses que devaient impérativement faire sa nouvelle équipe gouvernementale. Successeur avéré de plus de deux décennies de dictature tenue par le très controversé président déchu Blaise Compaoré, les Burkinabé s’impatientent de voir M. Roch Kaboré apporter au pays des hommes intègres un paradigme nouveau après 27 ans d’obscurantisme.

Ses méthodes de gestion des affaires de l’Etat sont décriées. Les Burkinabé exigent qu’il efface les « traces funestes » laissées par Blaise Compaoré et non les actualiser en empruntant les mêmes sentiers. C’est le défi qu’ils espèrent voir relever  leur Président. Ils ne demandent pas à M. Roch de sortir Minerve des mains de Jupiter en faisant tout excellemment, ce qui serait un leurre et une peine perdue, mais de tout simplement leur faire oublier la philosophie politique de ce Blaise Compaoré.

Surtout dans le dossier Thomas Noël Sankara. Depuis un an, aucune réaction de sa part. L’opinion burkinabé commence à douter de la crédibilité de Roch kaboré et attend pour que le nouveau président révise son attitude lente et sonne la charge. Qui a tué Thomas Noël Sankara ? Rock Marc Kaboré Christian cherche et cherche toujours. Difficile mission pour le nouveau président du Burkina de convaincre l’opinion burkinabé qu’il était là en 1987, quand Thomas Noël Sankara fût tué et qu’aujourd’hui, chef de l’Etat burkinabè, il lui serait difficile d’afficher les preuves qu’il était ‘’compaorïste’’ en 1987.

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Burkina Faso : Vers une force multinationale du G5 Sahel contre le terrorisme

Le Président Roch Marc Christian KABORE du Burkina Faso a dévoilé un projet de création d’une force des pays du G5 Sahel pour lutter contre le terrorisme. Cette question importante est selon lui revenue au menu de la rencontre entre les présidents de plusieurs pays au Mali le lundi 06 février 2017.

Vers la création d’une force du G5 Sahel

Les chefs d’État des pays frontaliers du Sahel que sont le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Tchad et la Mauritanie se sont rencontrés pour évoquer plusieurs points, dont le volé sécuritaire. Le Président Roch Marc Christian KABORE du Burkina Faso était à cette réunion et a communiqué sur son enjeu à son retour à Ouaga.

Selon le dirigeant du Faso, sur le plan de la sécurité, les dirigeants de ces pays ont arrêté « deux stades d’intervention ». C’est d’abord individuellement que chacun va travailler à la sécurisation de ses frontières avec les autres. « Sur le premier stade, nous avons demandé d’assurer des patrouilles conjointes aux frontières », a confié le président burkinabé. Il a ensuite rajouté : « La dernière fois, nous avons tenu la rencontre du Liptako-Gourma au cours de laquelle, nous avons pris un certain nombre de décisions relatives à cette question. Nous avons demandé que la mise en place des patrouilles conjointes soit faite rapidement en fonction des moyens dont nous disposons pour déjà assurer la sécurité des frontières. »

Ensemble pour la lutte contre le terrorisme

Pour le second volé, et de loin le plus important, le président du Burkina Faso a déclaré : «Le second stade qui est le plus important est la mise en place d’une force multinationale qui va regrouper les 5 pays. Cette force a pour objet de lutter contre le terrorisme dans tout le G5 Sahel, mais également contre toutes les organisations criminelles qui pullulent dans la région. C’est une force de combat, donc il s’agit de définir le nombre de personnes qui doivent faire partie de cette force, mais au préalable, nous devons régler plusieurs choses. »

Ces pays ont besoin des autorisations de l’Union Africaine et des Nations Unies pour la création de cette force. Il a terminé sur cette question en disant : « La première, c’est d’avoir un mandat officiel de l’Union africaine et des Nations unies sur la mise en œuvre de cette force sur le terrain. Ce qui permet en même temps d’organiser l’action de toutes les forces : Barkhane, la MINUSMA, les forces armées maliennes et cette force du G5 Sahel.»

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Exportations aux Etats-Unis : Le Burkina Faso ne redoute pas les reformes Trump

Depuis l’arrivée de Donald Trump à la présidence des États-Unis, plusieurs accords entre ce pays et ses partenaires ont été remis en cause. Le Burkina Faso de Roch Marc Christian Kaboré ne se sent pas concerné par ces mesures puisqu’il s’organise pour augmenter le volume de ses exportations vers ce pays.

Le Burkina Faso veut tirer un plein profit de l’AGOA

Pour doper ses exportations en direction des États-Unis, le Burkina Faso qui est toujours éligible à l’AGOA, jusqu’en 2025, veut se mettre en conformité avec les exigences de cette loi. À travers la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), en collaboration avec le projet Trade hub de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), Ouaga veut former ses hommes d’affaires pour les aider à bénéficier des nombreuses opportunités d’accès au marché américain.

La Loi sur la Croissance et les Opportunités de Développement en Afrique, une loi américaine vieille de mai 2000, votée par le Congrès américain sous le Président Bill CLINTON, doit être réformée par l’administration Trump. Pour Franck Tapsoba, le Directeur général de la CCI-BF, le fait que l’éligibilité de son pays à cette loi ait été prolongée pour encore 8 ans « offre une ultime chance » à son pays de « rattraper » son « retard à travers des actions vigoureuses et cohérentes de promotion de » ses « exportations vers le vaste marché américain.»

Le Burkina Faso envisage de s’engager dans une meilleure information de ses exportateurs nationaux sur les avantages offerts dans le cadre de l’AGOA. L’objectif visé par les autorités est de les préparer à mener des réflexions pour participer à la redéfinition de la stratégie et des moyens à déployer pour grossir les exportations du Burkina Faso vers les États-Unis d’Amérique.

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Gabon: Ali Bongo à l’honneur du CAHOSCC

Le Président du Gabon, Ali Bongo a reçu l’honneur de coordonner désormais, après l’Egypte, le Comité des chefs d’Etat et de gouvernement sur les changements climatiques (CAHOSCC). C’était hier mardi en marge des travaux de la 28ème Session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA).

Ali Bongo et le Gabon désormais à la tête du CAHOSCC

C’est un Ali Bongo, Président du Gabon, très heureux qu’il a été donné de voir choisi pour conduire les destinées du CAHOSCC: « Je vous remercie pour la confiance que vous avez bien voulu placer en ma personne et au Gabon pour porter haut la voix de l’Afrique en matière de changements climatiques », a t-il déclaré lors d’une séance de travail à cet effet à Addis Abéba.

Pendant son mandat à la tête du CAHOSCC, le chef de l’Etat gabonais entend poursuivre l’oeuvre de son prédécesseur, le président Abdel Fattah Al-SISSI, et « ouvrir de nouveaux chantiers dans ce domaine essentiel pour notre avenir que sont les changements climatiques (…) et se positionner indubitablement comme un dirigeant en phase avec son temps», annonce t-il comme couleurs.

En ce moment, le Président Gabonais prend part à la 4ème réunion du conseil d’Administration de l’Alliance Smart Africa. Réunion au cours de laquelle l’on pouvait noter la participation de ses homologues du Rwanda, du Niger et du Burkina Faso, pays membres de cette Alliance. Grâce à ce partenariat, les ressortissants de ces pays membres peuvent communiquer via les moyens de communication au tarif local et sans taxes d’itinérance.

Ainsi, un projet pilote de « réseau unique » existe depuis l’année dernière entre le Gabon et le Rwanda. Enfin, dans le but de développer l’expertise locale, un Fonds boursier a été créé pour financer les études supérieures d’étudiants africains dans le domaine du numérique.

Crée en 2013 à l’initiative du chef de l’Etat et du président de la République rwandaise, Paul Kagame, Smart Africa, qui compte aujourd’hui 17 pays membres, des organismes internationaux et des partenaires privés tels que Huawei et Ericsson, a pour objectif d’établir l’inter-connectivité numérique du continent africain.

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Burkina-Faso/excision des filles: la gendarmerie de Bagré saccagée

Fidèle à l’excision des filles, les populations ont saccagé la gendarmerie de Bagré, localité située dans la province du Boulgou (centre est) au Burkina-Faso, pour tenter de libérer aux forceps  des détenus qui ont fait de l’excision leur métier.

La gendarmerie de Bagré attaquée par des défenseurs de l’excision des filles

Difficile de changer les mentalités à Bagré au Burkina-Faso, où la gendarmerie vient d’être prise à partie par des défenseurs de l’excision des filles. Ce sont des locaux de la gendarmerie laissés sens dessus dessous avec du matériel détruit et 8 personnes, dont une exciseuse, libérées de force par la population en furie qui s’opposait à leur détention, pour pratique d’excision sur les filles.

L’on peine encore à se demander comment les manifestants ont pu s’emparer des locaux de la gendarmerie de Bagré en défonçant portes et fenêtres, pour mettre la main sur les motos des agents et libérer les détenus dont une exciseuse et sept de ses complices! Ces personnes détenues avaient été arrêtées dans le cadre d’une opération d’excision de filles, raconte un officier trouvé sur place.

La population furieuse n’a pas voulu de négociations avec les autorités, mais a tenu à se rendre elle-même justice en refusant de se laisser apaiser ou attendrir. Pour rétablir l’autorité de l’Etat à Bagré, du renfort a été envoyé de Tenkodogo, chef-lieu de la province, et l’opération d’identification des meneurs de cet affront a permis d’interpeller au moins une quinzaine de personnes dans le cadre de cette affaire.

Malgré l’interdiction de l’excision et des mutilations génitales féminines (MGF) et la répression des coupables de tels actes de peines de prison et d’amendes, la pratique des mutilations génitales féminines reste encore très répandue au Burkina Faso.

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La corruption en Afrique, un recul au Sénégal, Burkina et en Côte d’Ivoire

La corruption en Afrique serait en régression. Dans la zone Afrique de l’Ouest, le Sénégal, le Ghana, le Burkina Faso ou encore la Côte d’Ivoire figurent parmi les meilleurs élèves, selon Transparency International, relayé par l’Agence Ecofin.

La corruption en Afrique, des progrès

Pour l’année 2016, c’est 176 pays dans le monde qui figurent dans le rapport de l’agence sur la corruption. L’Afrique est bien représentée dans le classement de ces pays qui refuse de s’acheter de façon résolue une bonne conduite. Le Botswana se démarque cependant avec la palme du bon élève chez les moins corrompus du continent africain. Il est 1er classement continental avec rang de 35e mondial. Le Cap Vert arrive sur la deuxième marche de ce podium et il est suivi de l’Île Maurice (3e Afrique – 38e Monde) et le Rwanda (3e et 50e ex aequo au Monde).

Il faut aller à la 7e place pour découvrir un pays d’Afrique de l’Ouest, le Sénégal (64e mondial). Le Ghana et le Burkina Faso arrivent respectivement à la 9e et 10e place de ce top 10 africain (70e et 72e mondial) des meilleurs élèves. Avec sa 95e place dans le monde, le Benin est 15e de ce classement africain de Transparency International. Le Niger 17e et la Côte d’Ivoire 19eme. À l’échelle mondiale, ils sont 101e et 108e.

Il y a une mauvaise conscience au Mali (23eA – 1116eM), Togo (23eA – 116eM). Les efforts du président Muhammadu Buhari paient au Nigéria (28eA – 136eM), mais lentement. La Guinée (29eA – 142eM) et la Mauritanie (29eA – 142eM) sont gangrenées par la corruption.

Selon José Ugaz, président de Transparency International : «Dans beaucoup de pays, les populations ne parviennent pas à satisfaire leurs besoins les plus élémentaires et vont se coucher affamées chaque nuit à cause de la corruption, pendant que les puissants et les corrompus mènent un train de vie somptueux.»

Malgré un classement qui ne manquera pas de créer de l’optimisme dans l’esprit de certains, le recul de la corruption en Afrique est parfois moins réel que ce que croient les agences de notation. Cette pratique est monnaie courante dans toutes les couches de la société, ce rend difficile l’exécution de programmes parfois très ambitieux pour lutter contre cette pratique. Classement 2015 : 2015_CPI_data

Le classement 2016 des pays africains les plus corrompus :

Classement Africain Pays Classement mondial
1er Botswana   35ème
2ème Cap Vert   38ème
3ème Maurice  50ème
3ème Rwanda  50ème
5ème Namibie  53ème
6ème Sao Tomé & Principe  62ème
7ème Senégal  64ème
7ème Afrique du Sud  64ème
9ème Ghana  70ème
10ème Burkina Faso  72ème
11ème Tunisie  75ème
12ème Lesotho  83ème
13ème Zambie  87ème
14ème Libéria  90ème
14ème Maroc  90ème
16ème Bénin 95ème
17ème Gabon  101ème
17ème Niger  101ème
19ème Côte d’Ivoire  108ème
19ème Ethiopie  108ème
19ème Algérie  108ème
19ème Egypte  108ème
23ème Mali  116ème
23ème Tanzanie  116ème
23ème Togo  116ème
26ème Malawi  120ème
27ème Djibouti  123ème
27ème Sierra Leone  123ème
28ème Nigeria  136ème
29ème Guinée  142ème
29ème Mauritanie  142ème
29ème Mozambique 142ème
32ème Cameroun  145ème
32ème Gambie  145ème
32ème Kenya  145ème
32ème Madagascar  145ème
36ème Ouganda  151ème
37ème Comores  153ème
38ème Zimbabwe  154ème
39ème RD Congo  156ème
40ème Burundi  159ème
40ème Republique centrafricaine  159ème
40ème Tchad  159ème
40ème Congo  159ème
44ème Angola  164ème
44ème Erythrée  164ème
46ème Guinée Bissau  168ème
47ème Libye  170ème
47ème Soudan  170ème
49ème Soudan du Sud  175ème
50ème Somalie  176ème
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Burkina-Faso: la radiation de l’armée du Gal Yacouba Isaac Zida confirmée

Le Général Yacouba Isaac Zida, a définitivement été radié de l’effectif de l’armée au Burkina-Faso. Le Président dûment élu, Roch Marc Kaboré vient de signer le décret rayant le nom de l’ex-premier ministre de la transition de l’armée du pays des hommes intègres.

Radiation du Gal Yacouba Zida des effectifs de l’armée burkinabè

La radiation des effectifs de l’armée burkinabè de l’ancien premier ministre, le Général Yacouba Isaac Zida, a fait l’objet d’un communiqué qui mentionne qu’il est définitivement radié au motif d’ ‘’absence irrégulière de plus de 06 jours’’, précisant que l’intéressé est autorisé à ‘’faire valoir ses droits.’’

Auprès de sa famille depuis janvier 2016 au Canada, Le Général de division Yacouba Isaac ZIDA devait rentrer au plus tard le 15 février 2016, date d’expiration de sa permission. N’étant pas rentré comme il fallait s’y attendre, il est alors accusé de «  désertion en temps de paix  » et  » refus d’obtempérer « . Son dossier a été passé en Conseil de discipline et il a été radié des effectifs des forces armées nationales du Burkina-Faso, déclaration faite par le président Roch Kaboré en décembre dernier.

Le Général Yacouba Isaac Zida avait été affecté au Groupement Central des armées, avant d’être rayé des cadres des forces armées nationales pour compter du 26 février 2016, indique le communiqué en date du 12 janvier 2017 et signé du président Kaboré, par ailleurs ministre de la défense nationale et de anciens combattants.

Une situation qui certainement continuera de secouer le Burkina-Faso, ce pays économiquement faible qui ne cesse de se battre pour asseoir un modèle de démocratie dans la sous-région ouest africaine.

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Burkina : la prison ferme requise contre des putschistes de l’ex-RSP

Des membres de l’ex-RSP comparaissent en ce moment devant le tribunal militaire de Ouagadougou. Le parquet militaire a requis la prison ferme pour certains d’entre eux pour diverses infractions dont une tentative d’évasion.

Les putschistes de l’ex-RSP, de véritables gibiers de potence

Le sort des 29 militaires de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) est en train d’être houleusement débattu en justice. Dans son réquisitoire, Alioune Zanré, commissaire du gouvernement, a demandé une requalification des faits d’association de malfaiteurs en « complot militaire ». À en croire le commandant Zanré, certains de ces prévenus détenaient en toute illégalité des armes à feu dont deux pistolets automatiques, deux grenades offensives, une kalachnikov AK47 et des centaines munitions. Ils auraient par ailleurs planifié l’attaque de certaines poudrières du pays et surtout l’évasion de Gilbert Diendéré de la MACA.

Eu égard à toutes ces accusations aussi graves les unes que les autres, le parquet militaire a requis 20 ans de prison ferme contre le caporal Madi Ouédraogo, présumé cerveau, ainsi que deux de ses complices. D’autres accusés bénéficient cependant de la clémence du commissaire du gouvernement qui requiert contre eux des peines allant de 24 mois avec sursis à 10 ans fermes.

Mais les avocats de la défense dénoncent d’ores et déjà un complot d’Isaac Zida qui voulait régler ses comptes. L’ex-Premier ministre de la transition aurait demandé au caporal Ouédraogo de liquider de hautes personnalités politiques et militaires. Se faisant, les avocats réclament la relaxe pure et simple de leurs clients. Il revient donc au président du tribunal militaire de donner son verdict après examen des motifs des parties.

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Burkina : Face à la pression, Roch Kaboré veut remanier son gouvernement

À seulement une année après son élection que Roch Kaboré veut déjà faire le ménage dans son équipe gouvernementale. Ce remaniement envisagé par le président burkinabè serait très imminent.

Roch Kaboré met la pression sur ses ministres

La menace terroriste et les défis économiques du moment auraient poussé Roch Kaboré à vouloir redynamiser son gouvernement. À cet effet, le locataire du Kosyam serait en pleine consultation pour se donner une équipe prête à tous défis. De sources bien introduites, ce remaniement pourrait avoir lieu d’ici à fin janvier ou début février, avec une reconduction du Premier ministre Paul Kaba Thiéba. Ce dernier aurait pris des galons lors de la conférence des donateurs de Paris pour le financement du PNDES.

Mais ce n’est pas tout aussi sûr pour tous les autres ministres qui seraient sur la sellette. Simon Compaoré, l’un des barons du régime, pourrait être maintenu seulement en tant que ministre de l’Administration territoriale. Son portefeuille de la Sécurité intérieure devrait être dévolu à un civil, expert en sécurité, pour contrer les attaques jihadistes. D’autres ministres pourraient par contre se voir déchargés par le président burkinabè. C’est donc le branle-bas actuellement du côté du Faso, où chacun se bat pour conserver son poste. Outre ce remaniement ministériel, une nouvelle Constitution pourrait également être élaborée et adoptée. Comme quoi, Roch Marc Christian Kaboré veut se donner les moyens de réussir son mandat.

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