Burkina : la prison ferme requise contre des putschistes de l’ex-RSP

Des membres de l’ex-RSP comparaissent en ce moment devant le tribunal militaire de Ouagadougou. Le parquet militaire a requis la prison ferme pour certains d’entre eux pour diverses infractions dont une tentative d’évasion.

Les putschistes de l’ex-RSP, de véritables gibiers de potence

Le sort des 29 militaires de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) est en train d’être houleusement débattu en justice. Dans son réquisitoire, Alioune Zanré, commissaire du gouvernement, a demandé une requalification des faits d’association de malfaiteurs en « complot militaire ». À en croire le commandant Zanré, certains de ces prévenus détenaient en toute illégalité des armes à feu dont deux pistolets automatiques, deux grenades offensives, une kalachnikov AK47 et des centaines munitions. Ils auraient par ailleurs planifié l’attaque de certaines poudrières du pays et surtout l’évasion de Gilbert Diendéré de la MACA.

Eu égard à toutes ces accusations aussi graves les unes que les autres, le parquet militaire a requis 20 ans de prison ferme contre le caporal Madi Ouédraogo, présumé cerveau, ainsi que deux de ses complices. D’autres accusés bénéficient cependant de la clémence du commissaire du gouvernement qui requiert contre eux des peines allant de 24 mois avec sursis à 10 ans fermes.

Mais les avocats de la défense dénoncent d’ores et déjà un complot d’Isaac Zida qui voulait régler ses comptes. L’ex-Premier ministre de la transition aurait demandé au caporal Ouédraogo de liquider de hautes personnalités politiques et militaires. Se faisant, les avocats réclament la relaxe pure et simple de leurs clients. Il revient donc au président du tribunal militaire de donner son verdict après examen des motifs des parties.

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Burkina : Face à la pression, Roch Kaboré veut remanier son gouvernement

À seulement une année après son élection que Roch Kaboré veut déjà faire le ménage dans son équipe gouvernementale. Ce remaniement envisagé par le président burkinabè serait très imminent.

Roch Kaboré met la pression sur ses ministres

La menace terroriste et les défis économiques du moment auraient poussé Roch Kaboré à vouloir redynamiser son gouvernement. À cet effet, le locataire du Kosyam serait en pleine consultation pour se donner une équipe prête à tous défis. De sources bien introduites, ce remaniement pourrait avoir lieu d’ici à fin janvier ou début février, avec une reconduction du Premier ministre Paul Kaba Thiéba. Ce dernier aurait pris des galons lors de la conférence des donateurs de Paris pour le financement du PNDES.

Mais ce n’est pas tout aussi sûr pour tous les autres ministres qui seraient sur la sellette. Simon Compaoré, l’un des barons du régime, pourrait être maintenu seulement en tant que ministre de l’Administration territoriale. Son portefeuille de la Sécurité intérieure devrait être dévolu à un civil, expert en sécurité, pour contrer les attaques jihadistes. D’autres ministres pourraient par contre se voir déchargés par le président burkinabè. C’est donc le branle-bas actuellement du côté du Faso, où chacun se bat pour conserver son poste. Outre ce remaniement ministériel, une nouvelle Constitution pourrait également être élaborée et adoptée. Comme quoi, Roch Marc Christian Kaboré veut se donner les moyens de réussir son mandat.

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Burkina Faso : la province de Soum prise en otage par des jihadistes ?

L’incursion répétée des jihadistes au septentrion burkinabè augure des lendemains encore plus incertains et plus mouvementés. Des terroristes liés à un prédicateur radical ont encore fait une parade sanglante dans la province de Soum, le jour de l’an.

Les attaques jihadistes, un casse-tête pour les autorités burkinabè

C’est à croire que les jihadistes ont décidé de se radicaliser davantage et de soumettre toute personne placée dans leur viseur. En effet, le 1er janvier dernier, ces terroristes ont mené une expédition punitive contre des individus qui avaient décidé d’abandonner leur cause qu’elles avaient pourtant épousée dans un récent passé. Ainsi, l’imam Amidou Tamboura du village de Sibé (Tongomayel) a été tué par une horde de terroristes. Son péché, c’est d’avoir essayé de convaincre certains jeunes à ne pas emprunter cette voie d’islamisme radical. Quant à Mamadou Dicko, il a été criblé de balles par des assaillants lourdement armés qui l’ont laissé pour mort. Toutes ces attaques auraient été coordonnées par le terroriste Malam Ibrahim Dicko, auteur présumé de l’attaque de Nassoumbou.

Ces attaques à répétition attestent que la menace jihadiste qui plane sur le pays des hommes intègres est une réalité. Aussi, les autorités sécuritaires s’activent pour contenir le mal et éviter qu’il y ait d’autres attentats sur le sol burkinabè. C’est dans cette optique que le président Roch Kaboré, par ailleurs ministre de la Défense, a procédé à la nomination du colonel-major Oumarou Sadou, chef d’état-major, en remplacement du général Pingrenoma Zagré. Pour le locataire du Kosyam, « à chaque époque doit correspondre un type de chef ». D’où son engagement clairement exprimé de traquer ces hommes sans foi ni loi qui sèment la terreur sur leur passage.

Notons que le 15 janvier 2016, le Splendid hôtel et le restaurant Cappuccino ont été la cible d’attaques jihadistes. Au moins 29 personnes avaient été tuées lors de ces attaques revendiquées par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

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Burkina : Roch Kaboré radie (enfin) Isaac Zida de l’Armée pour désertion

Yacouba Isaac Zida ne fera certainement plus partie de l’effectif de l’armée burkinabè. Le président Roch Kaboré, par ailleurs ministre de la Défense, a annoncé ce jeudi sa radiation de l’armée.

La descente aux enfers d’Isaac Zida a-t-elle commencé ainsi ?

Dans l’oeil du cyclone depuis la fin de la transition, Yacouba Isaac Zida est désormais sanctionné sans coup férir. En effet, les autorités burkinabè avaient lancé plusieurs sommations à l’endroit de l’ex-Premier ministre de la transition afin que ce dernier rentre de son exil canadien pour répondre de certaines accusations portées contre lui. Mais face à son refus d’obtempérer, Roch Marc Christian Kaboré a décidé de sévir. Ainsi, le président burkinabè est formel : « Il sera passé en conseil de discipline et il sera rayé de l’effectif des forces armées nationales, c’est clair. » Selon le locataire de Kosyam, Zida est coupable de « désertion en temps de paix ». À cet effet, des poursuites avaient été annoncées contre le numéro 2 de la transition, dès la mi-septembre 2016.

Toutefois, il s’agirait en réalité d’un vaste mouvement au sein de la grande muette au pays des hommes intègres. Car, ce même jeudi, le président Kaboré avait nommé le colonel-major Oumarou Sadou, nouveau chef d’état-major, en remplacement du général Pingrenoma Zagré. La raison officielle est la restructuration de l’armée face à la menace terroriste qui plane sur le Faso. Aussi, « à chaque époque doit correspondre un type de chef », semble se justifier le chef d’État burkinabè.

Mais à en croire certains observateurs, il y aurait une véritable phobie de Zida au sein du palais. Ce dernier aurait déjà montré ses ambitions politiques pour les échéances électorales de 2020. N’empêche que les autorités burkinabè s’en défendent en évoquant une procédure purement militaire. De même, le président Kaboré avait abrogé un décret pris sous la transition nommant Yacouba Isaac Zida ambassadeur du Faso aux États-Unis.

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Burkina : attaque jihadiste à Nassoumbou, 11 militaires tués

Une attaque jihadiste a été perpétrée ce vendredi 16 décembre contre un détachement de l’armée burkinabè à Nassoumbou (Nord). Au cours de cette attaque, onze militaires ont été lâchement abattus par cette horde de terroristes.

Encore une attaque jihadiste au nord du Faso

Très tôt ce vendredi matin, une quarantaine d’assaillants lourdement armée a fait irruption à Nassoumbou. En effet, un détachement des forces armées du Burkina Faso a été pris pour cible par cette attaque jihadiste on ne peut plus très sanglante. Venus du nord-Mali, ces terroristes ont surgi sur cette position avancée de l’armée burkinabè dans cette région sahélienne proche de la frontière malienne. Aussi, la violence des combats a été fatale à onze militaires qui sont tombés au champ d’honneur. Plusieurs autres blessés sont actuellement en soin intensif. Toutefois, ces assaillants ont aussitôt rebroussé chemin, une fois leur forfait accompli.

Informé de l’attaque, l’état-major du Faso a dépêché des renforts pour prêter main-forte à leurs frères d’armes. Les opérations de ratissage sont donc en cours pour démasquer ces quidams non encore identifiés. À en croire Mohamed Dah, haut commissaire de la province du Soum : « C’est la plus grosse attaque jihadiste jamais perpétrée contre l’armée au Faso. » Notons que cette localité est constamment le théâtre d’attaque de jihadistes, braqueurs et autres narcotrafiquants qui pullulent dans cette vaste zone sahélienne.

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Burkina : écoutes téléphoniques inexploitées, la libération de Bassolé exigée

L’expertise réalisée sur les écoutes téléphoniques n’aurait rien donné de concret. L’expert allemand commis à la tâche estime que le document est inexploitable. L’avocat de Djibrill Bassolé exige donc la libération pure et simple de son client.

Les écoutes téléphoniques Soro-Bassolé, un vrai-faux débat ?

La montagne aura accouché d’une souris. Car les multiples espoirs placés en l’expertise des écoutes téléphoniques qui impliqueraient Djibrill Bassolé et Guillaume Soro sont restées lettres-mortes. En effet, le 5 octobre dernier, le juge François Yaméogo du tribunal militaire du Faso avait délivré une ordonnance aux fins d’authentification de certaines conversations téléphoniques. Aussi, Hermann Künzel, l’expert allemand chargé du dossier n’a-t-il pu les exploiter valablement. Cette information a été donnée par le juge d’instruction lors d’une rencontre, ce mercredi, avec les parties.

Me Alexandre Varaut, l’avocat de l’ex-ministre des Affaires étrangères de Compaoré est aussitôt monté au créneau. Selon l’avocat français, le rapport de l’expertise disculpe entièrement son client, car l’expert officiel n’a pu l’exploiter convenablement. Il appelle donc la justice burkinabè à tirer toutes les conséquences de ce rapport : « Ce rapport ne cause aucune surprise. Il est impossible de savoir quoi que ce soit à partir de ces enregistrements. »

Puis, il ajoute : « À partir de là, l’accusation n’a plus de support et par conséquent, c’est la liberté. Nous demandons donc sa mise en liberté immédiate dans un procès qui n’a que trop duré. M. Bassolé, on le voit bien, n’est en prison que pour des raisons politiques. Il est temps que les juges prennent leur indépendance à l’égard du pouvoir et qu’ils disent « nous faisons notre travail de juge. On a devant nous un innocent, nous le mettons en liberté« . »

Quelque peu déçus du fait que le document n’a pu être exploité, certains observateurs continuent tout de même de s’interroger sur cette conversation supposée entre l’ancien chef de la diplomatie burkinabè et l’actuel président de l’Assemblée nationale ivoirienne. D’aucuns vont jusqu’à évoquer des mains manipulatrices pour éviter que la vérité éclate au grand jour. Quoi qu’il en soit, l’expert s’est prononcé, il revient maintenant au juge de décider.

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Burkina : 18 ans après, les assassins de Norbert Zongo courent toujours

Norbert Zongo a été assassiné alors qu’il enquêtait sur la mystérieuse mort du chauffeur de François Compaoré, frère de l’ex-président. Dix-huit ans après, l’affaire n’est pas encore élucidée et les meurtriers et leurs commanditaires continuent de courir. Des manifestants sont descendus dans la rue mardi, jour anniversaire du drame, pour réclamer justice pour ce journaliste d’investigation.

Le peuple réclame « Vérité et Justice » pour Norbert Zongo

Quatre personnes carbonisées dans leur véhicule, ce 13 décembre 1998 à 100 km près de Sapouy (sud). Telle était la triste fin du journaliste burkinabè Norbert Zongo et ses trois compagnons, visiblement assassinés par règlement de compte. Et depuis, l’enquête diligentée n’a jusque-là pu donner des résultats concrets pour éclairer l’opinion sur ce qui s’est réellement passé. Face à ce statu quo, Chrysogone Zougmoré, président du Collectif des organisations de masse et des partis politiques contre l’impunité, est monté au créneau avec plusieurs autres manifestants pour crier justice.

Aussi, le président Zougmoré a-t-il martelé : « Le Collectif se donnera les moyens pour mener des actions fortes pour exiger l’instruction sérieuse du dossier Norbert Zongo et ses compagnons, ainsi que de l’ensemble des dossiers de crimes jusqu’ici impunis. » Longtemps étouffé par le régime déchu de Blaise Compaoré, ce dossier est en passe d’être rouvert par les nouvelles autorités. De même, Reporters sans Frontières (RSF) exige la célérité de la procédure aux autorités afin que « justice soit enfin rendue ».

Notons qu’il ressort des investigations menées par l’ex-confrère Norbert Zongo, que David Ouédraogo, chauffeur de François Compaoré, serait chargé de récupérer une mallette d’argent (35 millions environ) avec la belle-mère du frère cadet du président Compaoré pour la remettre à une célèbre artiste ivoirienne. Mais s’étant rendu compte que l’argent était destiné à la maîtresse de son gendre, la bonne dame l’aurait remplacé par du papier. Le frère de Compaoré pensait donc que c’était un coup de son chauffeur et l’aurait fait torturer à mort. Ce serait donc cette piste que suivait le journaliste d’investigation lorsqu’il a été lâchement assassiné, après avoir reçu plusieurs menaces. Les manifestants d’hier ne cessaient alors de crier : « Vérité et justice pour Norbert Zongo ! », « À bas les assassins et les commanditaires ! ».

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Afrique: l’OOAS et l’AFD veulent régler la vie sexuelle des Africains

L’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) s’est assignée la tâche de régler la vie sexuelle des Africains, et cela, en partenariat avec l’Agence Française de Développement (AFD). Il s’agira dans ce projet de sensibiliser sur les moyens de contraception pour garantir un bel avenir aux jeunes.

Afrique/vie sexuelle : l’OOAS et l’AFD au secours des Africains

L’OOAS et l’AFD viennent de traduire leur partenariat par la signature d’une convention d’un montant de 10.000.000 d’euros, soit 6,56 milliards de FCFA, à Ouagadougou, au Burkina-Faso. Cette signature s’inscrit dans le cadre du projet « DEMSAN », démographie et santé sexuelle et de la reproduction en Afrique de l’Ouest.

Pour Marie-Pierre Nicollet, Directrice du département développement humain à l’Afd, ce partenariat d’ordre sanitaire s’inscrit dans le cahier de charge de l’institution et spécifiquement en matière de santé maternelle et infantile. « L’Afd est partenaire à ce projet parce que l’Afd depuis de longue date intervient en faveur de la santé maternelle et infantile. Mais nous avons choisi d’intervenir plus précisément sur la question de la planification familiale en choisissant l’OOAS comme structure pour la mise en œuvre de ce projet », a t-elle annoncé.

Pour sa part, Dr Xavier Crespin, Directeur général de l’OOAS, représentant de la commission de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), explique la forte participation des jeunes à cette rencontre par leur importance dans la chaîne de sensibilisation et de mobilisation. « Lorsqu’on parle des questions de démographie, vous savez la place qu’occupe les jeunes dans notre espace. Dans certains de nos pays, 60% de la population est représentée par les jeunes. Il y a également un secteur des jeunes qui est dynamique dans le secteur associatif au niveau de la société civile. Donc il est très important pour nous, dans le cadre de ce projet de travailler avec les associations des jeunes et dynamiser davantage la société civile pour qu’elle puisse faire ce travail dans les villages et les communautés tant au niveau national que régional », a t-il fait remarquer.

Pour cette convention, les pays bénéficiaires sont les pays francophones, notamment le Mali, le Niger et le Burkina-Faso.

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Burkina : Le PNDES récolte 12,7 Mrds €, l’émergence du Faso en marche ?

Les nouvelles autorités du pays des hommes intègres sont en train de remettre leur pays sur les rails du développement. À la conférence des partenaires de Paris pour le PNDES, ils se sont vus promettre plus de 12,7 milliards d’euros.

Le PNDES, un espoir pour les Burkinabè

Roch Kaboré et son équipe gouvernementale ont concocté un plan quinquennal (2016-2020) pour transformer le Burkina Faso. À cet effet, le président du Faso et les partenaires du pays se sont donné rendez-vous du 7 au 8 décembre à Paris (France) pour trouver des ressources de mise en oeuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). Aussi, l’OIF, la CEDEAO, la BAD, la Banque mondiale, le gouvernement français, l’Agence française de développement (AFD), la Banque islamique de développement (BID), la BCEAO, l’ONU, l’UE et bien d’autres bailleurs de fonds se sont dépêchés au chevet de ce pays sahélien qui se remet peu à peu de la crise.

Ces derniers ont donc cassé leur tirelire pour annoncer une aide de 12,7 millions d’euros (8.300 milliards de FCFA). À la surprise générale, car cette promesse est faite au-delà des espérances des autorités burkinabè. Ainsi, Paul Kaba Thiéba, le Premier ministre du Faso peut se réjouir : « C’est un motif de satisfaction, car cela nous permet de couvrir près de 150% de notre financement recherché. » Cette belle moisson servira donc à engager des travaux d’infrastructures et de modernisation de l’administration et de l’économie. De même, les autorités prévoient faire reculer la pauvreté par la création d’emplois pour tous et l’amélioration du bien-être social.

Le gouvernement aura-t-il la liberté de gestion ?

Pour y parvenir, le chef du gouvernement évoque une amélioration du climat des affaires. « Nous pensons que ces réformes nous permettront d’attirer davantage d’investisseurs », conclut-il. Les Burkinabè ont donc les yeux rivés sur leurs autorités afin de les sortir de l’extrême pauvreté qui les étouffe. Les attentes sont donc nombreuses eu égard au retard constaté dans divers domaines. Selon certains observateurs, il faudra effectivement assainir les finances publiques tel que l’ont promis les autorités. C’est à ce prix que le pays pourra véritablement s’engager sur la voie de l’émergence.

Entre les déclarations d’intention et la mise en oeuvre des projets, il y a généralement un véritable écart. Les partenaires au développement ont certes aidé les autorités du Faso à faire une belle moisson, mais à quel prix ? Quelle est la véritable contrepartie à cette pluie de milliards qui va se déverser sur le Burkina sous peu ? Le pays ne sera-t-il pas mis sous hypothèque pour de bonnes décennies encore ? Ne dit-on pas que la main qui donne est celle qui ordonne ? Quoi qu’il en soit, ce pays enclavé a véritablement besoin d’un souffle nouveau. Mais attention de ne pas vendre ses dents parce qu’on a faim.

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Burkina : Après la chute de Compaoré, les militaires reviennent en politique

Les militaires burkinabè pourront dorénavant occuper de hautes fonctions dans la sphère politique au pays des hommes intègres. C’est du moins ce qui ressort du nouvel amendement de l’Assemblée nationale abrogeant l’interdiction édictée par le gouvernement de transition.

Les militaires burkinabè réhabilités… politiquement

L’accession et la gestion du pouvoir au Faso n’auraient véritablement pas laissé une bonne impression aux Burkinabè. Ainsi, après le soulèvement populaire qui a abouti au renversement de Blaise Compaoré, le peuple désirait mettre les militaires en quarantaine politiquement. Cette aspiration a donc été prise en compte par le Conseil national de la transition (CNT) faisant office d’Assemblée parlementaire. En effet, une loi de juin 2015 interdisait aux militaires et autres hommes de tenue de faire la politique. L’accès aux fonctions ministérielles et autres hautes fonctions de l’administration publique (directeur de société d’État ou d’Institutions) leur étaient fermé. À moins que ceux-ci démissionnent d’abord de leur fonction militaire.

Mais le parlement burkinabè, dirigé par Salif Diallo, vient d’en disposer autrement. Car un nouvel amendement adopté par l’Assemblée nationale autorise désormais les militaires et assimilés à occuper ces hautes fonctions. Il s’agit bien sûr de ceux qui sont omniprésents dans les arcanes politiques.

Notons que plusieurs présidents burkinabè sont arrivés au pouvoir à la suite d’un coup d’État. Que ce soit Aboubacar Sangoulé Lamizana (3 janvier 1966 – 14 juin 1970), Saye Zerbo (25 novembre 1980 – 7 novembre 1982), Jean-Baptiste Ouédraogo (8 novembre 1982 – 4 août 1983), Thomas Sankara (4 août 1983 – 15 octobre 1987) ou encore Blaise Compaoré (15 octobre 1987 – 30 octobre 2014), toutes ces gestions ont laissé un certain arrière-goût quelque peu désagréable au peuple.

Cet amendement ne viendrait-il pas encore donner un avant-goût du pouvoir à ces hommes en armes qui sont en principe chargés de la défense du territoire ? Surtout que des aventuriers, nostalgiques d’un récent passé, continuent de mijoter des coups dans l’ombre.

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