Côte d’Ivoire : Bredou M’Bia crée un incident au procès Gbagbo à la CPI

L’ancien Directeur général de la police nationale Bredou M’Bia était encore présent à la barre de la CPI ce vendredi. Mais de par sa façon de répondre à l’interrogatoire du procureur, ce dernier l’a vivement interpellé. Ce qui a créé un certain incident à la Cour.

Quand les parties s’empoignent à cause de Bredou M’bia

En prêtant serment devant la chambre de la CPI, l’ex-directeur général de la police ivoirienne avait juré de « dire la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité ». Aussi, lors de l’interrogatoire du procureur, l’administrateur général Bredou M’Bia donnait des réponses qui semblaient ne pas convenir au parquet, d’où la confrontation verbale qui s’en est suivie entre les parties.

Voici le verbatim du malentendu qui s’en est suivi.

Le Procureur Mc Donald : « Monsieur le président, je voudrais parler à la chambre, et je crois qu’on peut le faire en présence du témoin. Je peux continuer, comme je suis en train de le faire avec des questions et des réponses. Mais je crois qu’il faudrait rappeler au témoin quel est l’objectif de sa présence ici. Et qu’il s’agit qu’il donne des informations, des faits. J’ai un peu l’impression de me trouver dans la peau d’un dentiste qui essaie d’extraire une dent. Comme si on était également dans un match de tennis. »

Réplique de Me Emmanuel Altit : « Ce n’est pas parce que les réponses que le témoin donne au procureur, que son propre témoin donne au procureur, ne sont pas celles qu’il attend, qu’il faut pour autant mettre le témoin sous pression. Ce n’est pas le but d’un interrogatoire principal. Le témoin donne son témoignage. Il l’a dit à plusieurs reprises, c’est son témoignage. Il faut le respecter. Et il n’y a aucun moyen de contourner ce que dit le témoin. Il y a des moyens procéduraux de lui poser des questions, pour essayer de recouper ce qu’il a pu dire. »

Avant d’ajouter : « Mais il n’y a aucun autre moyen possible, car alors on le mettrait sous pression. Donc il faut rester, me semble-t-il, à ce que la procédure prévoit, et respecter le témoignage du témoin qui sait ce qu’il dit. Et qui l’a répété à plusieurs reprises à votre chambre. »

L’avocat principal de Laurent Gbagbo a été appuyé, par ailleurs, par Me Jean-Serge Gbougnon de la défense de Charles Blé Goudé : « J’aimerais ajouter à ce que vient de dire mon confrère que vous avez, je ne dirai pas presqu’intimé l’ordre, mais vous avez dit au procureur de poser ses questions, d’éviter les commentaires. Et le témoin répondra. Vous avez dit plusieurs fois ici que s’il y a une contradiction quelconque entre la réponse donnée par le témoin et ce qu’il aurait fait comme déclaration auparavant, alors, on lui oppose sa déclaration et on avance. »

Puis il termine : « Mais on ne peut pas accepté que des propos pareils soient tenus envers et contre le témoin. Témoin qui ne fait que répondre aux questions telles qu’elles sont posées. Si on n’est pas satisfait de la réponse, si on pense qu’il y a une autre réponse, alors ont la lui oppose et on avance. Mais on ne peut pas accepter que des propos pareils soient tenus à l’encontre du témoin. »

Réponse du juge président Cuno Tarfusser : « Tout d’abord je rappelle au témoin qu’il est ici pour répondre aux questions en toute vérité. Alors quand vous nous dites que vous avez été à une réunion et vous ne savez ce qu’on y a discuté. Mais, moi aussi j’ai des difficultés à croire que vous n’ayez rien d’autre à ajouter. D’un autre côté, le procureur a, tout comme les autres parties, de confronter le témoin. Surtout quand celui-ci se contredit ou contredit ce qu’il a dit dans sa déclaration ou sa déposition. »

« Donc s’il y a une contradiction, eh bien, amenez cette contradiction. Essayez d’obtenir des informations du témoin sur ce qui est la vérité ou la version qui sera authentique. Mais je voudrais vraiment rappeler au témoin, sans le mettre sous pression, qu’il doit dire la vérité, toute la vérité. Point à la ligne. On parle de faits ici, pas ce que vous pensez. Ce qui s’est passé. D’accord ? »

Après quoi, le procès s’est poursuivi avec l’interrogatoire du bureau du procureur. Le procès a été par ailleurs émaillé d’autres incidents de procédure qui ont obligé le juge président à promettre plus de vigilance. Bredou M’Bia sera interrogé jusqu’en fin de semaine prochaine. Aussi, la défense de Gbagbo et Blé Goudé procéderont également au contre-interrogatoire, après le temps imparti au procureur.

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Côte d’Ivoire – CPI: Procès Gbagbo et Blé Goudé, les raisons de l’absence du leader patriotique

Hier, le procès de l’ancien président de la Côte d’Ivoire, M. Laurent Gbagbo et Charles Blé (son ministre) a repris après des vacances judiciaires. Le leader patriotique n’était pas dans le box des accusés lors de cette séance du 6 février pour cause de maladie.

Blé Goudé victime d’une commotion cérébrale

Après plusieurs semaines de pause, le procès du président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, son ministre, a repris à La Haye. Seulement, un de ces deux coaccusés de crimes contre l’humanité était présent dans le box des accusés, à savoir l’ancien président ivoirien. L’avocat du leader patriotique Charles Blé Goudé a donné les raisons de l’absence de son client. D’après lui, « le général de la rue » aurait été victime d’une «commotion cérébrale» suite à un choc alors qu’il faisait du sport.

Ce procès a repris avec le passage sous serment du témoin P 106, M. Ouedraogo Salifou. Se présentant comme victime de la crise postélectorale, l’homme, un militant du RDR (parti du président Ouattara), réclame des dommages et intérêt. Il a déclaré dans son procès-verbal d’audition « Je me constitue partie civile et réclame la somme de 35 millions de France CFA en réparation du préjudice subi ».

Le président Laurent Gbagbo et son ministre Charles Blé Goudé sont accusés d’avoir provoqué la mort de 3000 personnes lors de cette crise. Le premier refusait de reconnaitre la victoire aux élections présidentielles de 2010 de son opposant d’alors, M. Alassane Dramane Ouattara. Il dénonçait de grosses tricheries à Bouaké et dans d’autres villes du nord de la Côte d’Ivoire tenues par les forces rebelles proches de ce dernier.

Dans celle-ci, le Pr Alassane Ouattara avait réalisé de surprenants scores allant jusqu’à 100% dans certains bureaux de vote. Ces scores montrent que même les représentants de Laurent Gbagbo ne s’étaient pas exprimés en sa faveur. L’ancien président recommandait à la Communauté internationale de recompter les voix comme aux USA. Celle-ci a refusé et opté pour son départ forcé.

L’armée française de l’opération Licorne s’était chargée de détruire l’armement ivoirien et bombarder à plusieurs reprises la résidence de Laurent Gbagbo. Celui-ci a ensuite été arrêté et transféré à Korhogo dans le nord de la Côte d’Ivoire d’où il a été déporté à la CPI.

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Depuis la CPI, Charles Blé Goudé apprécie la situation politique en Côte d’Ivoire et lance un appel

Charles Blé Goudé, incarcéré à la CPI, n’est pas resté muet face à la situation politique en ce moment même en Côte d’Ivoire. Après avoir mené des analyses profondes à ce sujet, le président du Cojep a appelé à une « opposition unie pour sauver » la Côte d’Ivoire.

Situation politique en Côte d’Ivoire, Charles Blé Goudé lance un appel

Direct dans ses propos comme on le connaît, Charles Blé Goudé estime que M. Alassane Dramane Ouattara qui « veut jouer seul sans compétition », doit revenir de cette rêverie. Pour cela, il en appelle à l’unité de l’Opposition ivoirienne pour tenir en respect le régime d’Abidjan: « Je prie pour que les coalitions occasionnelles et conjoncturelles (qui ont eu leur pesant d’or), soient remplacées par une opposition, unie et porteuse d’un projet commun pour sauver la Côte d’Ivoire« , a indiqué M.Blé Goudé, dans un message de vœux dont nous avons reçu copie.

A ce sujet, le fondateur du Cojep rejoint le Pr Mamadou Koulibaly qui avait déjà demandé à l’Opposition de s’unir. Selon Blé Goudé, la Côte d’Ivoire a besoin d’être sauvé de M. Ouattara qui « ne veut pas d’une Côte d’Ivoire apaisée qui favoriserait un jeu démocratique transparent », a t-il déclaré.

Revenu sur les récents événements des mutins à Bouaké et autres villes du pays, Blé Goudé a estimé que les revendications des soldats qui s’étaient mutinés les 6 et 7 janvier est  » la preuve qu’ils sont des mercenaires (…) Ceux qui depuis des années peinent à prouver l’existence de mercenaires sur le sol ivoirien n’auront plus à se torturer l’esprit (…) Les soldats viennent enfin de réclamer les dents de la panthère à celui qui en a vraiment consommé la tête« , a-t-il ajouté.

Et pour finir, l’ex-Ministre de la jeunesse de Gbagbo estime encore que cette « mutinerie vient convaincre des limites de l’usage des armes comme moyens d’accession au pouvoir« , car le fait que les soldats utilisent des armes pour rappeler à Alassane Ouattara « ses promesses non encore tenues de cinq millions de FCFA et une villa, pour service rendu« , prouve sa part de responsabilité dans la crise postélectorale de décembre 2010 à avril 2011.

Accusé de « crimes contre l’humanité » commis lors des violences post-électorales de 2010 à 2011, Charles Blé Goudé comparait depuis janvier 2016 devant la CPI.

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Côte d’Ivoire : Comment les mutins ont sauvé les réfugiés ivoiriens au Ghana

Alassane Ouattara était l’invité d’honneur, lors de l’investiture, du nouveau président ghanéen Nana Akufo-Addo, ce samedi 7 janvier. Alors que le président ivoirien était en terre ghanéenne, des mutins paradaient dans plusieurs villes en Côte d’Ivoire. Ce qui l’a contraint à rentrer précipitamment de son voyage, sans évoquer la situation des réfugiés ivoiriens, selon REZOPANACOM.

Quand les mutins retardent le sort des exilés pro-Gbagbo

Nana Akufo-Addo et Alassane Ouattara seraient des amis de longue date. Ainsi, le successeur de John Mahama Dramani a-t-il fait du président ivoirien son invité d’honneur parmi la vingtaine de chefs d’État venus assister à son investiture. En effet, au-delà de la prise de pouvoir du président ghanéen, Ouattara aurait un agenda secret. À en croire une source qui se serait confié au confrère : « Ouattara, en venant à Accra, avait l’intention très claire de demander aux députés ghanéens, à l’occasion d’un discours devant l’Assemblée nationale ghanéenne, de voter une loi pour le retour des réfugiés ivoiriens en Côte d’Ivoire. » Avant d’ajouter : « Car le pays vit dans la paix et la réconciliation. De même, certains de ces réfugiés étaient une menace pour son régime. »

Si ces déclarations sont fondées, alors les mutins qui se sont soulevés, deux jours durant, auraient sauvé les réfugiés ivoiriens. Justin Katinan Koné, Damana Pickass et bien d’autres pro-Gbagbo en exil au Ghana, qui fustige continuellement le « régime dictatorial » ivoirien. La mutinerie qui a éclaté à Bouaké, le vendredi dernier, et s’est étendue à plusieurs autres villes ivoiriennes a donc permis d’ajourner la discussion sur le cas des réfugiés ivoiriens vivant au Ghana.

Mais ce ne serait que partie remise, car ADO et son homologue ADDO pourraient se revoir bientôt à ce sujet. Un accord entre les deux présidents pourrait donc accélérer le retour volontaire (ou forcé) de ces caciques du régime Gbagbo. Ces derniers, devraient d’ores et déjà se trouver une autre terre d’asile, car leur sort est en passe d’être scellé. À moins de se résigner à rentrer au bercail comme l’ont fait Kadet Bertin ou Kakou Brou (Marechal KB).

Notons que le 17 janvier 2013, Charles Blé Goudé avait été arrêté au Ghana puis extradé en Côte d’Ivoire après l’accession de John Mahama Dramani au pouvoir à la mort de John Atta Mills.

 

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Côte d’Ivoire : que pèse réellement Affi N’Guessan sur l’échiquier politique ?

À la suite des élections présidentielle et législatives auxquelles il a participé, il convient d’évoquer le poids politique d’Affi N’guessan. Lors de ces scrutins, ce fut une véritable débâcle pour le président de la tendance FPI reconnu par le pouvoir.

Affi N’Guessan, chronique d’un échec programmé

Pascal Affi N’Guessan était promu à un bel avenir au sein du Front populaire ivoirien (FPI), parti créé par Gbagbo. Il fut l’un des premiers élus (Maire de Bongouanou 1990-1995) du premier parti ivoirien de l’opposition. En effet, cet ingénieur en Télécom bénéficiait de la totale confiance de son mentor, Laurent Gbagbo. Aussi, il était le directeur de cabinet du fondateur du FPI avant de devenir son Premier ministre dès l’accession au pouvoir en octobre 2000. Il prend également les rênes du parti et s’impose de plus en plus comme le successeur naturel du challenger d’Houphouët-Boigny.

Mais après la chute du régime Gbagbo en avril 2011, c’est le remue-ménage au sein du parti. Le président d’alors a été arrêté et traduit devant la CPI avec son ex-ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé. Plusieurs cadres de ce parti ont également été emprisonnés et d’autres contraints à l’exil. C’est dans ce branle-bas que le FPI s’est cassé en deux avec une première tendance, plus modérée, dirigée par Affi N’Guessan et engagée dans le dialogue politique en Côte d’Ivoire, et l’autre branche, plus radicale, dirigée par Aboudrahamane Sangaré, un membre fondateur du FPI. La rivalité entre ces deux tendances s’est régulièrement soldée par des procès devant la justice ivoirienne. Celle-ci a par ailleurs tranché en faveur de l’ex-Premier ministre de Gbagbo, qui du reste, est le président légal du FPI.

Affi N’Guessan et les désillusions électorales

Fort de la légitimité judiciaire et politique dont il bénéficie, le natif de Bouadikro tente de s’imposer comme le chef de file de l’opposition. Même si le régime Ouattara hésite à lui reconnaitre officiellement ce statut, l’homme prend véritablement son rôle au sérieux. À cet effet, il a bien voulu se présenter aux diverses élections en Côte d’Ivoire. Lors de l’élection présidentielle, la moisson fut très maigre pour cet opposant qui n’a récolté que 9,29% des suffrages. L’autre tendance avait appelé à boycotter ces élections dont ils doutaient de la crédibilité.

N’empêche qu’Affi a récidivé lors des élections législatives du 18 décembre dernier. Là encore, c’est la grande désillusion pour celui qui espérait apporter une véritable contradiction au sein de l’Assemblée nationale. Sur les 186 candidats présentés par la tendance Affi, c’est seulement 3 sièges qui sont tombés dans son escarcelle. Quand bien même il fait partie de ces élus, ses détracteurs ne cessent de crier à un échec cuisant pour celui qui tenterait (en vain) de tourner la page Gbagbo selon eux.

Toutefois, il convient de tirer de véritables leçons de tout ce qui a cours ces derniers temps dans le paysage politique ivoirien afin de savoir mieux ajuster son voile. Car ne pas faire une rétrospection pour mieux orienter la lutte politique serait dresser le lit du RHDP, coalition au pouvoir, qui ne cesse de se renforcer davantage. Aussi, d’aucuns appellent les deux tendances du FPI, et partant toute l’opposition, à se réunir afin de constituer un véritable contre-pouvoir. Car faire chemin seul serait conforter le pouvoir des Houphouétistes qui entendent l’exercer pendant longtemps encore. De même, certains observateurs appellent Affi et Sangaré à oeuvrer de concert pour la libération de leur mentor Laurent Gbagbo.

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Côte d’Ivoire : Blé Goudé reçoit la visite des artistes Yodé et Siro à La Haye

Une visite à Charles Blé Goudé à la prison de Scheveningen à La Haye, il fallait le faire. Et voilà que les artistes zouglou Yodé et Siro sont allés voir le leader de la galaxie patriotique en cellule.

Blé Goudé – Yodé et Siro, une amitié qui dépasse les frontières

Éloigné des siens depuis son incarcération à La Haye, Charles Blé Goudé est loin d’être abandonné par ses amis d’hier. En effet, les artistes zouglou Yodé et Siro ont fait le déplacement des Pays-Bas, cette semaine, pour y rencontrer celui avec qui ils ont composé et chanté des chansons patriotiques alors que la Côte d’Ivoire avait besoin de douces mélodies pour apaiser les coeurs, en pleine crise militaro-politique. Cette belle épopée n’a nullement été classée aux oubliettes par ce duo. Car ces deux stars ivoiriennes ont tenu à aller témoigner leur reconnaissance à leur bienfaiteur d’antan. Aussi, cette rencontre pleine d’émotion a-t-elle été l’occasion pour l’ex-ministre ivoirien de la Jeunesse et ses visiteurs d’évoquer le bon vieux temps.

Cette grande marque d’affection n’a véritablement pas été passée sous silence par Youssouf Diaby, porte-parole du président du Cojep. Ainsi, a-t-il levé un coin de voile sur les échanges des artistes avec son mentor : « Il leur a exprimé sa gratitude pour leur constance à ses côtés dans toutes les missions délicates qu’il a conduites la décennie dernière dans toutes les contrées du pays. Mais surtout, pour leur présence physique et leur marque de sympathie dans l’épreuve actuelle. »

Notons que lors de la célébration de leur 20 ans de carrière, le 17 avril 2016, ce duo a réussi à mettre côte à côte Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne et chef de l’ex-rébellion et Michel Gbagbo, le fils de Laurent Gbagbo, ex-président ivoirien. De même, Petit Denis, une autre artiste zouglou avait demandé à Soro d’oeuvrer au retour de Blé Goudé. Comme quoi ces artistes restent fidèles à leur logique jusqu’au bout.

L’appel de petit Denis à Guillaume Soro en faveur de Blé Goudé

La satire de Yodé et Siro contre le régime Ouattara

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Côte d’Ivoire : La CPI n’aurait plus les moyens pour juger Gbagbo et Blé Goudé

La CPI serait-elle dans la tourmente en ce moment ? Tout porterait à le croire, eu égard au report du procès de Gbagbo et Blé Goudé pour faute de moyens. Les actuels retraits de certains pays du Statut de Rome pourraient en être une cause.

Le procès de Gbagbo et Blé Goudé reporté pour déficit budgétaire à la CPI

Les affaires pendantes actuellement devant la Cour pénale internationale (CPI) lui couteraient tellement que ses ressources commencent à s’amenuiser. En effet, c’est le juge président Cuno Tarfusser qui en a fait l’annonce : « Après cette audience, le procès rependra l’année prochaine. Cela résulte des questions budgétaires. Les États membres ne sont pas tombés d’accord sur les budgets nécessaires pour trois procès parallèles. » Puis, il ajoute : « Nous avons discuté avec les autres juges et on a convenu qu’on aura deux procès en parallèle. » Par conséquent, le procès de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo et son dernier ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé reprendra le 6 février 2017.

Qu’arrive-t-il véritablement à cette justice internationale ? Après le retrait du Burundi, de l’Afrique du Sud, de la Gambie et de la Russie, la voilà déjà dans la tourmente avec cet autre problème. À peine quelques dossiers ouverts simultanément que le budget de la CPI est déficitaire. Cette cour avait-elle les moyens de sa politique ? Tout compte fait, certains observateurs africains demandent d’ores et déjà la mise en liberté provisoire de Gbagbo et Blé Goudé. Car pour eux, cette juridiction ne saurait se prévaloir de ses propres turpitudes pour les maintenir en prison indéfiniment, alors que jusque-là, les différents témoins n’ont pu attester du « plan commun » du camp Gbagbo allégué pour « se maintenir au pouvoir par tout moyen ». De même, Charles Blé Goudé a eu un malaise, ce jeudi, lors de son procès.

Serait-ce des signes prémonitoires de la mort prochaine de la CPI ?

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Côte d’Ivoire – CPI : Charles Blé Goudé pique une crise en pleine audience

La salle d’audience de la CPI a été le théâtre d’une scène on ne peut plus inhabituel ce jeudi. C’est que Charles Blé Goudé a été victime d’un malaise qui l’a obligé à quitter précipitamment la salle d’audience.

Blé Goudé, victime d’un malaise pendant son procès

Lors du contre-interrogatoire du témoin Bakayoko Kaladjy, Charles Blé Goudé a piqué une crise. En effet, c’est l’un des avocats de la défense qui a interpellé le juge en ces termes : « M. le président, M. Blé Goudé a été victime d’un malaise et ne pourra pas poursuivre l’audience. Il doit prendre des médicaments, je ne sais s’il pourra revenir. » Aussitôt informé, le juge-président Cuno Tarfusser s’est voulu très compréhensif : « S’il ne se sent pas bien, il doit prendre les médicaments. Après il y aura une pause et on verra. »

Cette situation malencontreuse a tout de même créé la panique aussi bien en salle d’audience que chez les partisans de l’ancien leader de la galaxie patriotique. Mais, il y a eu plus de peur que de mal. L’état de l’ancien ministre de Laurent Gbagbo a pu se stabiliser quelque peu. Notons que le témoin P588 était interrogé sur ce qui s’était passé à Anonkoua Kouté lors de la crise postélectorale. Aussi, Me Bougnon semble déceler certaines incohérences dans son témoignage. Toutefois, le procès de Laurent Gbagbo et Blé Goudé se poursuit à La Haye. Néanmoins, de façon prémonitoire, l’ex-leader de la FESCI avait écrit depuis sa cellule, un livre intitulé « De l’enfer, je reviendrai ».

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Côte d’Ivoire / CPI : Charles Blé Goudé frappé par un deuil

Difficile pour le Ministre Charles Blé Goudé et tous les autres prisonniers politiques ivoiriens dont le Président Gbagbo, qui ont perdu des êtres chers et qui, tenus par les fers, n’ont que les larmes pour pleurer leurs regrettés parents. Après son père, Charles Blé Goudé vient de perdre son oncle.

Charles Blé Goudé éploré pour la deuxième fois

Le Ministre Charles Blé Goudé est en ce moment frappé par un autre deuil, celui de son oncle Sébastien Ségui Zogo dont les funérailles se sont déroulées les vendredi 4 et samedi 5 novembre 2016, à Kpogrobouo, son village natal situé dans la commune de Guibéroua.

A défaut d’être présent physiquement parce qu’incarcéré à la Cour Pénale Internationale (CPI), Charles Blé Goudé a eu l’assistance  en ces temps de douleur d’âmes bienveillantes, reconnaissantes de l’idéal politique qu’il défend. Christophe Yéhiri, secrétaire national du Fpi chargé du Goh, Guillaume Libi, candidat du Fpi aux législatives dans la commune de Guibéroua, Erick Bayala, fédéral Fpi de Gagnoa-commune, Patrick Kouté, Joël Poté ainsi que plusieurs autres responsables de la direction du Cojep, tout comme le président du Front populaire uni (Fpu), Zadi Djédjé, et l’ex-médecin particulier du président Laurent Gbagbo, Christophe Blé.

Imbu de la tradition « Bété » à laquelle il appartient, Charles Blé Goudé a téléphoné en personne même au chansonnier du terroir Dodo Lather, artiste tradi-moderne, bien connu dans le pays Bété pour ses chants  et ses envolées lyriques et spectaculaires, à consoler ses parents par ses mélodies : « Si Blé Goudé était là, la tristesse de ses parents qui est aussi la nôtre serait moindre. Seigneur, pourquoi as-tu arraché le doyen Ségui Zogo Sébastien à sa famille au moment où l’un de ses dignes fils est en prison à la Cpi ? Cette mort n’est d’ailleurs pas la première depuis qu’il est loin de la terre de ses ancêtres», entonnait l’artiste.

Le vieux Ségui Zogo était âgé de 81 ans. Ses dernières paroles recueillies furent celles-ci: «C’est malheureux que la Cpi confisque Blé Goudé. Mais je suis confiant qu’il recouvrera la liberté avec le président Laurent Gbagbo. Pour moi, il n’est pas en prison mais à l’épreuve pour devenir un homme politique accompli et un modèle pour le continent africain», avait-il déclaré.

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Côte d’Ivoire : Chute de Ouattara, Ahipeaud Martial lance le combat!

Il a sifflé la fin de la récréation. Il, c’est Ahipeaud Martial, premier secrétaire général de l’histoire du puissant syndicat d’étudiants de Côte d’Ivoire, la FESCI. Ce leader politique veut s’en prendre à l’homme fort d’Abidjan, le président Alassane Dramane Ouattara. Les deux hommes se connaissent pour s’être échaudés dans les années 1990.

Ahipeaud Martial veut faire partir Ouattara du pouvoir

Ahipeaud Martial était le symbole de la lutte estudiantine en Côte d’Ivoire dans les années 1990. À la fin de son mandat à la tête de ce syndicat, il s’était retiré au Royaume-Uni où il a poursuivi des études sanctionnées par un doctorat de l’École des études orientales et africaines de l’université de Londres. Il est membre du Front du Refus, opposition ivoirienne, qui veut faire ravaler sa constitution controversée à Alassana Ouattara.

« … Je vous demande encore pardon parce que face à l’histoire, je n’ai pas pu prendre mes responsabilités. Je suis allé à la Haye et lorsque j’ai vu mon jeune frère Blé Goudé, le combattant, j’ai pleuré pendant une heure. Et il m’a dit si tu es dans le combat, les choses vont avancer.», a-t-il affirmé dans le fief du patron du Cojep à Yopougon, devant plusieurs milliers de sympathisants. Blé Goudé, ancien syndicaliste et patron de la jeunesse patriotique de CIV, est détenu dans cette prison de la CPI pour supposé crime contre l’humanité.

Ahipeaud Martial qui est le président de l’Union pour le développement et les libertés (UDL) a rajouté : « Aujourd’hui, je suis venu vous dire que c’est maintenant que le combat va commencer. Nous allons le mener jusqu’à ce que Dramane Ouattara quitte le pouvoir et qu’il retourne chez lui d’où il est venu avec sa constitution qu’il veut imposer, à nous, les Ivoiriens.»

L’opposition ivoirienne refuse toujours l’élection truquée de la nouvelle constitution

Il faut rappeler que le président ivoirien Alassana Ouattara a fait voter une constitution décriée par l’opposition et boudé dans les urnes par les Ivoiriens. Alors qu’un désert électoral a été constaté lors de ce scrutin, la CEI qui est en charge des élections en Côte d’Ivoire a annoncé un fantaisiste chiffre de 42% de taux de participation. Selon elle, la nouvelle constitution est adoptée à 93%.

Des services de plusieurs représentations diplomatiques accréditées en Côte d’Ivoire ainsi que l’opposition annonce 5 et 7% de taux de participation. Le Front du refus demande au président Ouattara de sursoir à son projet d’imposer au pays une constitution qui acte le recul de la démocratie et qui renforce à un niveau inacceptable le pouvoir du chef de l’État.

En plus de la question de l’éligibilité qui veut désormais qu’un candidat à l’élection présidentielle soit juste ivoirien et âgé de 35 ans, sans limites d’âge, cette nouvelle constitution permet au président de se faire élire en ticket avec son vice président, son dauphin constitutionnel. Le chef de l’État, dans celle-ci, a aussi le pouvoir de nommer 1/3 des représentants du Sénat qui est créé avec cette constitution alors que les autres membres de la chambre seront élus.

L’opposition ivoirienne en souffrance, la France et les autres interventionnistes indifférents

Malgré la contestation de l’ensemble de l’opposition ivoirienne, la France qui s’ingère depuis 1960 dans le débat politique ivoirien reste muette. Ce silence coupable n’étonne pas les observateurs africains qui disent dans tous les pays du continent que la France fait l’aveugle sur les inacceptables agissements du pouvoir Alassana Ouattara parce qu’il est son « pion ». Les autorités françaises et leur presse sont curieusement silencieuses face au comportement antidémocratique de l’ancien premier ministre de Félix Houphouët-Boigny.

Livrées à elle-même face à un pouvoir qui s’endurcit un peu plus chaque jour, comme le démontrent les arrestations et intimidations régulières de ses différents leaders, l’opposition ivoirienne et Ahipeaud Martial veulent mener le combat de la chute du pouvoir Ouattara. L’ancien directeur Afrique du FMI avait été installé au pouvoir par l’armée française et la rébellion armée qui le soutenait depuis 2002.

La question est de savoir comment va s’y prendre l’opposition sans replonger le pays dans une guerre civile qu’elle a connue et qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts entre 2002 et 2011.

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