Côte d’Ivoire : Cissé Bacongo justifie l’élaboration de la Nouvelle Constitution

Cissé Bacongo, Conseiller spécial de M. Alassane Dramane Ouattara, chargé des affaires juridiques et institutionnelles et ex-Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, compare l’actuelle élaboration de la Nouvelle Constitution ivoirienne à celle qui avait eu lieu en France sous la 5ème République.

Cissé Bacongo sans détours au sujet de la Nouvelle constitution

M. Ibrahim Cissé Bacongo était l’invité de la jeunesse du Rassemblement des Républicains (RDR). Cette jeunesse attendait de ce membre du groupe des experts de M. Ouattara des réponses claires au sujet de l’élaboration de la Nouvelle Constitution ivoirienne, du Référendum et du parti unifié.

Tout comme l’avait déjà signifié le président du PDCI, Henri Konan Bédié, il ne s’agit plus d’une révision mais d’une Nouvelle Constitution : «Dans l’inspiration et la réalisation, c’est une nouvelle Constitution qui sera élaborée. Elle fera table rase de l’ancienne, » a-t-il clarifié. La confusion imbue de peur qui animait les cadres du RDR qui ne savaient pas s’il fallait dévoiler le vœu caché de leur mentor en parlant d’abord de révision constitutionnelle avant de dire courageusement Nouvelle Constitution, a été levée depuis la sortie de M. Aimé Henri Konan Bédié à Daoukro, lors de la visite du Directoire du RHDP conduit par le « cimetière » du RDR, Amadou Soumahoro : «Nous devons travailler pour le « oui » à la faveur du référendum. Nous devons nous mobiliser, taire nos frustrations, » a-t-il demandé en suppliant les jeunes de son parti.

Pour Cissé Ibrahim Bacongo, dans l’histoire de l’Humanité, cette façon d’élaborer la Constitution a déjà eu lieu dans un pays et non des moindres, en occurrence la France de la cinquième République.
«La Constitution de la 5ème République de la France a été élaborée de la même manière que celle qui est en voie d’élaboration, » a tranché Cissé. Selon le chantre de M. Ouattara, ce qui a été fait sous d’autres cieux, est faisable partout ailleurs peu importe les irrégularités du processus.
Enfin, s’éternisant en promesses face à cette jeunesse aux abois et très déçue de ses politiques, M. Bacongo a rassuré qu’ils obtiendront en son temps du travail. En effet, nous confiait l’un de ces jeunes, leur situation de précarité est plus chronique qu’au temps du Président Laurent Gbagbo et ça ils ne peuvent l’accepter pour rien au monde. Pour ce jeune visiblement très remonté, c’est une « foutaise » et une « ingratitude » propre aux hommes politiques ivoiriens. Mais, cela prendra fin…
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Côte d’Ivoire : le gouvernement dévoilé, Diby Koffi et Bacongo out ! Serey-Eiffel arrive

Le nouveau gouvernement ivoirien a été dévoilé ce mardi 12 janvier. C’est le Secrétaire général de la Présidence de la République, Amadou Gon Coulibaly qui a lu le communiqué. Les ministres Diby Koffi, Gnenema Coulibaly, Cissé Bacongo et Mathieu Babaud Darret sortent des rangs. On assiste à l’entrée du très discret mais efficace Phillipe Serey-Eiffel.

Un gouvernement avec peu de changements

Le gouvernement ivoirien est connu. Daniel Kablan Duncan a désormais son équipe. Ainsi, Hamed Bakayoko conserve son portefeuille de ministre d’Etat, de l’Intérieur et de la Sécurité. Il en est de même pour l’indéboulonnable Patrick Achi (Infrastructures économiques). Les chantiers de l’Etat sont nombreux et ils devront se mettre très rapidement à la tâche en vue de conduire la Côte d’Ivoire à l’émergence d’ici l’horizon 2020 qui est un voeu cher à M. Alassane Ouattara.

Charles Diby Koffi (Affaires étrangères) et Gnenema Coulibaly (Justice) quittent le gouvernement. Ils payent un lourd tribut pour leur mauvaise gestion dans l’affaire du mandat d’amener lancé par la Juge française Sabine Khéris contre Guillaume Soro, le Président de l’Assemblée nationale ivoirienne. Le fait le plus marquant est certainement l’arrivée sous les feux des projecteurs de Phillipe Serey-Eiffel, le Coordonnateur du corps des Conseillers de la Présidence de la République. L’homme intègre l’équipe gouvernementale et c’est amplement mérité au regard des grands projets qu’il a savamment orchestré.

Homme de l’ombre et très appliqué à la tâche, cet ancien du Fonds Monétaire International (FMI) met à exécution la plupart des réformes initiées et pilotées par M. Ouattara. Loin des regards indiscrets, M. Eiffel qui est ivoirien faut-il le rappeler, est aussi un homme de réseau qui maîtrise parfaitement les rouages de la gestion des affaires publiques. C’est certainement la surprise du chef non pas en terme de compétences (car elles sont avérées) mais plutôt en terme de notoriété.

Le nouveau gouvernement se présente comme suit :

Premier ministre, ministre de l’Economie, des Finances et du Budget: Daniel Kablan Duncan

Ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité: Hamed Bakayoko

Ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères : Albert Mabri Toikeusse

Ministre d’Etat, ministre de l’Emploi et de la protection sociale: Moussa Dosso

Ministre d’Etat, Ministre du plan et du développement : Kaba Nialé

Garde des sceaux, ministre de la Justice, des droits de l’homme et des libertés publiques : Sansan Kambilé

Ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle : Paul Koffi Koffi

Ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur : Aly Coulibaly

Ministre du Pétrole et l’énergie : Adama Toungara

Ministre de l’Industrie et des mines : Jean Claude Brou

Ministre des Infrastructures économiques : Patrick Achi

Ministre de l’Education nationale: Kandia Kamissoko Camara

Ministre du Commerce : Jean-Louis Billon

Ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’Administration : Pascal Abinan Kouakou

Ministre des Transports : Gaoussou Touré

Ministre des Ressources animales et halieutiques : Kobenan Kouassi Adjoumani

Ministre de la Santé et de la lutte contre le SIDA : Raymonde Goudou Coffie

Ministre de l’Agriculture et du développement rural: Mamadou Sangafowa Coulibaly

Ministre de la Construction et de l’urbanisme : Mamadou Sanogo

Ministre de l’Habitat et du logement social : Gnamien Konan

Ministre de la Salubrité urbaine et de l’assainissement : Anne Désirée Ouloto

Ministre de l’Industrie et des mines : Jean-Claude Brou

Ministre de la Promotion de la femme, de la famille et de la protection de l’enfant : Euphrasie Kouassi Yao

Ministre de la Culture et de la Francophonie : Maurice Kouakou Bandaman

Ministre de l’Economie numérique et de la Poste, Porte-parole du gouvernement : Bruno Nabagné Koné

Ministre des Sports et loisirs : Albert François Amichia

Ministre de l’Entreprenariat national, de la promotion des PME et de l’artisanat : Anzoumana Moutayé

Ministre des Eaux et forêts : Louis-André DakouryTabley

Ministre de la Communication, Porte-parole adjointe du gouvernement : Affoussiata Bamba-Lamine

Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Ramata Ly Bakayoko

Ministre du Tourisme : Roger Kacou

Ministre de la Solidarité, de la cohésion sociale et de l’indemnisation des victimes : Mariatou Koné

Ministre des Droits de l’homme et des libertés publiques : Kouadio Ezohé

Ministre auprès du Premier ministre chargé de l’Economie et des finances : Adama Koné

Ministre auprès du Premier ministre chargé du Budget et du portefeuille de l’Etat : Abdourahmane Cissé

Ministre de la Promotion de la jeunesse, de l’emploi des jeunes et du service civique : Sidi Tiémoko Touré

Ministre d’Etat Secrétaire général de la Présidence de la République : Amadou Gon Coulibaly

Ministre d’Etat auprès du Président de la République chargé du dialogue politique et des relations avec les institutions : Jeannot Kouadio Ahoussou

Ministre Directeur de cabinet du Président de la République : Marcel Amon Tano

Ministre des Affaires présidentielles : Téné Birahima Ouattara

Ministre Secrétaire général délégué à la Présidence de la République chargé des grands projets : Philippe Serey-Eiffel

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Côte d’Ivoire : Cissé Bacongo (RDR) foule au pied la Constitution et positionne ADO

Cissé Bacongo a fait une sortie fracassante ces jours-ci. Ce cadre du parti au pouvoir, le Rassemblement Des Républicains (RDR), et par ailleurs ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, a exprimé son désir de voir lever la limitation de mandat, a-t-on appris de l’AIP qui a reçu copie de son plaidoyer.

Cissé Bacongo s’insurge contre la limitation des mandats présidentiels

Cissé Bacongo a fait parvenir ce mercredi 6 janvier une copie de sa déclaration à l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP). M. Bacongo plaide pour la levée de la limitation du nombre de mandat présidentiel qu’il juge caduque : « Il convient d’abroger la limitation de la durée du mandat présidentiel et de revenir à l’ancienne rédaction de la disposition traitant cette question telle que résultant de la constitution de 1960. »

Ce proche d’Alassane Ouattara justifie sa prise de position en axant son argumentation sur deux axes majeurs qui mettent en relief ce qu’il qualifie d’insuffisances au niveau des dispositions de la Constitution du 1er août 2000 actuellement en vigueur en Côte d’Ivoire : « Premièrement en l’absence de cadres politiques charismatiques, compétents, crédibles et intègres, pouvant assurer la relève, le peuple peut se trouver comme contraint d’élire un président de la république par défaut, dont la gestion peut le conduire à un désastre, sur tous les plans (…) »

Cissé Bacongo poursuit son analyse en révélant la deuxième raison qui l’incite à soutenir la levée de la limitation des mandats présidentiels : « Deuxièmement elle peut déboucher sur des crises résurgentes encore plus graves que celles qu’elle est sensée résoudre comme on a pu le constater dans de nombreux pays d’Afrique qui l’ont adopté puis l’ont remis en cause avec plus ou moins de réussite. »

A toutes fins utiles, il convient de rappeler que la Constitution ivoirienne permet à tout candidat à la présidentielle de briguer la magistrature suprême au maximum à deux reprises. Autrement dit, le chef de l’Etat ivoirien devra passer 10 ans tout au plus au pouvoir.

Êtes-vous pour ou contre la limitation des mandats présidentiels ?

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Côte d’Ivoire : La curieuse accusation portée par Cissé Bacongo contre Gbagbo

Cissé Bacongo, Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme administrative, accuse Laurent Gbagbo d’être le responsable du désordre qui règne en Côte d’Ivoire. Et selon lui, il faut remonter à l’année 1988 ponctuée par le retour de l’ancien Président ivoirien d’exil, pour comprendre les origines du bourbier dans lequel la Côte d’Ivoire s’est engouffrée.

Selon Cissé Bacongo, Gbagbo est à l’origine du désordre en Côte d’Ivoire

Cissé Bacongo, répondant aux questions de Christophe Boisbouvier sur RFI, a déclaré : « Les difficultés de la Côte d’Ivoire ont commencé bien avant 1993. Chacun sait très bien que les difficultés ont commencé depuis 1988, c’est-à-dire dès le retour de Monsieur Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire. »

Cissé Bacongo poursuit son propos en affirmant : « Laurent Gbagbo s’est déployé sur le terrain avec le Front Populaire Ivoirien (FPI), et bien sûr avec ses deux appendices, que sont le Syndicat National de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (SYNARES) et la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) et ce sont ces trois organisations unies qui constituent je crois, le trio de malheurs de la Côte d’Ivoire. À partir de 1990, avec la rue instrumentalisée par Monsieur Laurent Gbagbo, la Côte d’Ivoire a commencé sa descente aux enfers. Donc, il ne faut pas que des mercenaires de la plume essaient de tronquer l’histoire de notre pays. »

C’est Guillaume Soro qui va être content de cette sortie du camarade Cissé Bacongo avec qui il milite au sein du Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), lui qui a été Secrétaire général de la FESCI (1995 – 1998).

Côte d’Ivoire : fin des années 80 et début des années 90 riment avec les années de lutte

Les premières grandes protestations en Côte d’Ivoire se situent effectivement autour de cette période. Mais font-elles pour autant de Laurent Gbagbo le seul responsable des malheurs des Ivoiriens ? On peut en douter si on se réfère à l’histoire : l’avènement du multipartisme (1990), la dévaluation du franc CFA (1994), le phénomène de raccrochage et de décrochage au niveau du corps enseignant, la bastonnade des étudiants logés à la Cité universitaire de Yopougon (située à la périphérie d’Abidjan) par la Force d’Intervention Rapide Para Commando (FIRPAC) en 1991, sans oublier l’arrestation des militants du FPI (parti de Laurent Gbagbo) le 18 février 1992.

La grave crise qui secoue le pays encore aujourd’hui puise aussi ses origines dans la guerre succession au lendemain de la mort du Président Félix Houphouët-Boigny en 1993, après 33 ans de règne sans partage. S’en suit alors un conflit ouvert entre ses « héritiers » que sont Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara.

Toute la classe politique ivoirienne gagnerait donc à reconnaitre sa part de responsabilités dans cette crise qui n’a que trop durer. C’est clairement ce qui permettra aux ivoiriens d’éviter de rééditer les erreurs du passé.

Selon vous, à quand remontent les crises qui frappent la Côte d’Ivoire ?

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