Côte d’Ivoire : Blé Goudé reçoit la visite des artistes Yodé et Siro à La Haye

Une visite à Charles Blé Goudé à la prison de Scheveningen à La Haye, il fallait le faire. Et voilà que les artistes zouglou Yodé et Siro sont allés voir le leader de la galaxie patriotique en cellule.

Blé Goudé – Yodé et Siro, une amitié qui dépasse les frontières

Éloigné des siens depuis son incarcération à La Haye, Charles Blé Goudé est loin d’être abandonné par ses amis d’hier. En effet, les artistes zouglou Yodé et Siro ont fait le déplacement des Pays-Bas, cette semaine, pour y rencontrer celui avec qui ils ont composé et chanté des chansons patriotiques alors que la Côte d’Ivoire avait besoin de douces mélodies pour apaiser les coeurs, en pleine crise militaro-politique. Cette belle épopée n’a nullement été classée aux oubliettes par ce duo. Car ces deux stars ivoiriennes ont tenu à aller témoigner leur reconnaissance à leur bienfaiteur d’antan. Aussi, cette rencontre pleine d’émotion a-t-elle été l’occasion pour l’ex-ministre ivoirien de la Jeunesse et ses visiteurs d’évoquer le bon vieux temps.

Cette grande marque d’affection n’a véritablement pas été passée sous silence par Youssouf Diaby, porte-parole du président du Cojep. Ainsi, a-t-il levé un coin de voile sur les échanges des artistes avec son mentor : « Il leur a exprimé sa gratitude pour leur constance à ses côtés dans toutes les missions délicates qu’il a conduites la décennie dernière dans toutes les contrées du pays. Mais surtout, pour leur présence physique et leur marque de sympathie dans l’épreuve actuelle. »

Notons que lors de la célébration de leur 20 ans de carrière, le 17 avril 2016, ce duo a réussi à mettre côte à côte Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne et chef de l’ex-rébellion et Michel Gbagbo, le fils de Laurent Gbagbo, ex-président ivoirien. De même, Petit Denis, une autre artiste zouglou avait demandé à Soro d’oeuvrer au retour de Blé Goudé. Comme quoi ces artistes restent fidèles à leur logique jusqu’au bout.

L’appel de petit Denis à Guillaume Soro en faveur de Blé Goudé

La satire de Yodé et Siro contre le régime Ouattara

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Côte d’Ivoire / nouvelle constitution : le Cojep de Charles Blé Goudé se prononce

Charles Blé Goudé et son Cojep sont attendus de jour en jour sur leur position vis-à-vis de la nouvelle constitution de M. Alassane Dramane Ouattara. Plusieurs fois absent à des moments décisifs de la lutte en Côte d’Ivoire, le Cojep s’est prononcé enfin sur ce projet qui écœure les Ivoiriens.

Le Cojep de Blé Goudé parle de la nouvelle constitution

Pour le Cojep de Charles Blé Goudé qui s’est réuni le mercredi dernier 19 octobre 2016 à Yopougon, la nouvelle constitution est confligène et porte en elle les germes d’une crise plus grave dont les signes sont déjà les sérieuses dérives sociales constatées ça et là en Côte d’Ivoire. Hyacinthe Nogbou, le premier secrétaire du Cojep, parle du régime d’Abidjan comme d’une monarchie qui est en déphasage avec la Constitution: «Alassane Ouattara veut rendre légale une nouvelle forme de domination, de dictature et écrire une nouvelle Constitution pour en faire obligation au peuple. Il foule aux pieds toutes les règles, les procédures et même l’élégance démocratique qui consistent en la matière à admettre que c’est seulement au peuple que revient le droit de se doter d’une Constitution et de la faire appliquer par le pouvoir », a-t-il fustigé.

Essayant d’attaquer le fond du projet constitutionnel, Nogbou Hyacinthe se tournera vers l’article 53 du chapitre 1 du titre 3 :« s’agissant du pouvoir exécutif, de la succession du président de la République il est dit qu’en cas de décès du président, le vice-président lui succède, quand ce dernier décède, c’est le premier ministre, et en cas de décès du premier ministre, la succession se fera par ordre protocolaire dans le gouvernement» ; le Titre 9, chapitre 1, article 177 qui « stipule que la révision de la Constitution appartient au président de la République et aux membres du parlement… Toute fois le projet ou la proposition de révision n’est pas présenté au référendum lorsque le Président de la République décide de le soumettre au parlement.La majorité des deux tiers des membres du Congrès votent et décident ».

Et que fera le Cojep après ces critiques d’universitaire? Craindre seulement et toujours, sans se lever contre?

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Cameroun : Calixte Beyala invite à signer la pétition pour libérer Gbagbo

Calixte Beyala, la romancière française d’origine camerounaise, invite à signer la pétition pour libérer le Président Gbagbo des enfers de la Cour Pénale Internationale (CPI). Dans un message bref, concis et très profond, la romancière à succès a montré la face hideuse de la CPI, lit-on sur sa page Facebook.

Calixte Beyala, pour la libération de Laurent Gbagbo

C’est en ces termes que Calixte Beyala a invité à signer la pétition pour la libération du Président Laurent Gbagbo incarcéré à la CPI : « Dix huit ans… C’est le temps d’emprisonnement que la cour pénale a décidé d’infliger à Bemba. J’ignore ce qu’il a fait, mais je sais cette cour injuste est une farce. Qu’elle n’existe que pour les Africains. Aussi, une grande vigilance s’impose pour la suite du procès du président Laurent Gbagbo. Wait an see. EN ATTENDANT, MERCI DE SIGNER LA PÉTITION POUR LA LIBÉRATION DE LAURENT GBAGBO ! »

Hier mercredi 22 juin 2016 a eu effectivement lieu le lancement de la pétition visant la libération du Président Gbagbo et du Ministre Charles Blé Goudé de la CPI. C’était à l’Hôtel Belle Côte de la Riviera Palmeraie. Les trois salles louées à cet effet ont refusé du monde tant elles étaient pleines à craquer. L’appel du patriarche de la littérature ivoirienne Bernard Dadié a été bien entendu car les Aboudramane Sangaré du Front Populaire Ivoirien (FPI), Mamadou Koulibaly (LIDER), Youan-Bi Angénor et Nogbou Hyacinthe du COJEP, et des citoyens anonymes se sont rués sur les documents pour apposer leurs signatures. Les bousculades et petits cafouillages observés pendant une vingtaine de minutes doivent être mis au compte du désir très prononcé des signataires de voir leur mentor Koudou Laurent Gbagbo rentrer en Côte d’Ivoire, sa terre natale.

Le journaliste et politologue Michel Galy, le canadien Bernard de Gagner, le Premier ministre Kofigoh du Togo, ont transmis des messages de soutien qui ont été lus au pupitre. Selon le décompte qui a été fait par Me Tra Zié, huissier de justice, deux heures après le démarrage de la cérémonie, 29 654 signatures ont été enregistrées. La signature de la pétition va durer trois mois, selon les organisateurs.

Un site internet a été conçu à cet effet et les internautes peuvent s’y rendre pour donner leur signature. www.pourgbagbo.com est la seule plateforme dédiée. Les partis politiques et la société civile ont reçu mandat de faire signer les documents donnés par leurs partisans.

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Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo adule Blé Goudé

Incarcérée en Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, ex-Première dame ivoirienne, a déclaré lundi que l’ancien chef des “jeunes patriotes” détenu à La Haye, Charles Blé Goudé, a “fait un bon travail” en Côte d’Ivoire, saluant son “combat aux mains nues” pour “permettre aux Ivoiriens de parler ensemble” dans un contexte de crise politico-militaire, à Abidjan.

Simone Gbagbo félicite Blé Goudé depuis la Côte d’Ivoire

Simone Gbagbo, fidèle au « asseyons-nous et discutons » cher à son époux Koudou Laurent Gbagbo incarcéré loin d’elle à la Haye, trouve beau le travail abattu par Blé Goudé Charles, président du COJEP. “Je trouve qu’il a fait un bon travail (…) il a rassemblé les jeunes pour que la République reste debout”, a dit Mme Gbagbo, soulignant que le président du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (COJEP) “menait un combat aux mains nues”, lors de son procès pour crimes contre l’humanité au palais de justice du Plateau.

Selon Simone Gbagbo, M. Blé Goudé “a fait des tournées” dans les villes de “l’intérieur du pays” et mené des actions pour “permettre aux Ivoiriens de parler ensemble”, notamment à travers des “meetings” pendant lesquels il a “invité” des membres de l’ex-rébellion qui a occupé une partie du pays entre 2002 et 2010. “S’il avait fait quelque chose de nuisible (…) quelqu’un serait venu m’en parler”, a-t-elle assuré, lors de son interrogatoire avec le juge, Bouaki Kouadio.

Charles Blé Goudé et Laurent Gbagbo sont en procès depuis janvier à la Cour pénale internationale (CPI) pour “crimes contre l’humanité”, commis lors de la crise postélectorale de 2010-2011 qui a coûté la vie à plus de 3.000 personnes officiellement.

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