Côte d’Ivoire : Le Roi Mohamed VI en visite officielle à Abidjan pour 5 jours

L’offensive économico-diplomatique lancée par Sa Majesté Mohamed VI à travers l’Afrique est en train de gagner du terrain. Après plusieurs destinations africaines, le souverain du royaume chérifien sera sur le bord de la lagune Ébrié pour 5 jours.

Le Roi Mohamed VI chez le président Ouattara

Depuis l’accession d’Alassane Ouattara au pouvoir, le Maroc a réalisé d’importants investissements en Côte d’Ivoire. À en croire les rapports du Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (Cepici), le royaume chérifien est le premier investisseur étranger. Mais cette tendance est à la baisse depuis quelque temps. Aussi, le Roi Mohamed VI se rendra à Abidjan pour une visite d’amitié et de travail. Ainsi que le confirme un communiqué du ministère ivoirien des Affaires étrangères : « Le Roi du Maroc sera en visite officielle en Côte d’Ivoire du 24 au 28 février 2017. »

Lors de cette visite, du reste très attendue par les autorités des deux pays, il sera question de coopération bilatérale. Car le Roi du Maroc et le président ivoirien entendent renforcer davantage leurs relations d’amitié et d’échanges économiques. C’est alors que la présence de Sa Majesté en terre ivoirienne,cinq jours durant, permettra de booster ce partenariat gagnant-gagnant. La signature de plusieurs accords bilatéraux et des contrats entre les investisseurs marocains et ivoiriens est au menu. De même, le Roi prévoit visiter certains chantiers, dont celui de la baie de Cocody, dont le Maroc est le réalisateur. Une rencontre avec la diaspora marocaine en Côte d’Ivoire est prévue par la délégation marocaine.

Le Maroc dispose d’importants investissements dans le secteur de la banque, l’agroalimentaire, la sécurité et l’assurance. La Côte d’Ivoire a également accordé des contrats de travaux publics aux investisseurs marocains. « La Côte d’Ivoire a un gros potentiel qui n’est pas totalement mis à contribution. Nous venons proposer nos services dans certains de ces domaines-là », avait lancé en son temps l’homme d’affaires Nasser El Bied.

Notons que le Roi Mohamed VI a déjà effectué des visites au Ghana et en Zambie la semaine dernière. Il sera en Guinée à partir de ce mardi, avant d’entamer l’étape ivoirienne dès le vendredi prochain.

Lire la suite.

CPI : « Gbagbo n’a jamais déclaré Abobo zone de guerre » selon Brédou M’Bia

L’interrogatoire de Brédou M’Bia se poursuit à la CPI et l’ex-DG de la police continue de répondre aux questions. Mais à la question de savoir si l’ex-président Laurent Gbagbo avait déclaré « Abobo zone de guerre », la réponse est négative.

Quand Brédou M’Bia disculpe Gbagbo

Il y a eu tellement de controverses sur les évènements postélectoraux, qu’il convient que des acteurs de la crise se prononcent. Aussi, Brédou M’Bia, l’ex-directeur général de la police est-il en train de donner son témoignage à la Cour pénale internationale. En effet, le procureur Mc Donald a voulu en savoir davantage sur ce qui s’est passé dans la commune d’Abobo à cette époque. Raison pour laquelle s’est engagée cette conversation entre le témoin, administrateur général de la police, et le collaborateur de Fatou Bensouda.

Le verbatim de l’interrogatoire

MC Donald : « Lors de cette rencontre avec monsieur Gbagbo, y a-t-il eu des mesures qui ont été prises par lui sur la question de la sécurisation d’Abobo ? Et on peut aller à huis clos partiel si nécessaire. »

Bredou M’Bia : « Il n’y a pas eu de mesures particulières. Je l’ai dit la semaine dernière et je ne sais pas pourquoi vous n’avez pas voulu prendre cela en considération. Mais beaucoup de policiers, gendarmes et militaires ont été tués à Abobo gare. Et je pense que c’est pour cette raison que le chef suprême des armées a voulu comprendre ce qui se passe. Sinon, il n’y a pas eu de mesures particulières. Comme je l’avais déjà indiqué, le chef d’état-major (Philippe Mangou) avait pris des dispositions pour que l’armée puisse prendre le devant des opérations à Abobo gare. Donc je ne pense pas qu’il y ait eu une mesure particulière en ma connaissance. »

MC Donald : « A-t-il été question pour lui (Laurent Gbagbo) de déclarer Abobo zone de guerre lors de cette réunion ? »

Bredou M’Bia : « J’ai déjà répondu à cette question, et je le répète que moi j’ai fait un message pour dire qu’il y avait couvre-feu à Abobo gare. C’était l’un de mes collaborateurs qui avait assisté à une réunion à l’état-major. Et c’est lui qui avait fait un compte rendu disant qu’Abobo était déclaré zone de guerre. Mais je ne pense pas que le décret signé par le président à l’époque mentionnait Abobo zone de guerre. »

Notons que la commune d’Abobo était occupée à cette époque par le commando invisible utilisant la méthode de guérilla urbaine. Les affrontements avec les FDS y étaient récurrents, avec leur cortège de morts, de déplacés et de dégâts matériels.

Lire la suite.

Côte d’Ivoire : Yasmina Ouégnin sa victoire à Cocody ne serait qu’un ‘vote sanction’

L’éclatante victoire de Yasmina Ouégnin aux législatives à Cocody n’est pas unanimement partagée par tout le monde. Pour N’Gouan Aka Mathias, le maire de Cocody, c’est plutôt un vote sanction, et non une adhésion aux idéaux de la députée.

Yasmina Ouégnin, mal élue à Cocody ?

L’on a coutume de dire que la victoire a plusieurs pères, mais la défaite est orpheline. Cependant, les choses semblent vues d’un autre oeil chez certaines personnalités à Cocody. En effet, Yasmina Ouégnin a remporté, sous la bannière indépendante, les législatives dans la commune de Cocody face à Affoussiata Bamba-Lamine, la candidate du RHDP. Ce duel au féminin continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive, tant les enjeux étaient colossaux. Aussi, la défaite de la coalition au pouvoir est visiblement restée au travers de la gorge de certains barons du PDCI et du RDR qui ne s’imaginaient nullement un tel scénario. C’est ainsi que N’Gouan Aka Mathias, le maire de Cocody, évoque plutôt un « vote sanction ».

Pour la première autorité de la commune présidentielle, la fille de Georges Ouégnin n’a pas à se réjouir tant. En lieu et place d’une victoire pour elle, ce serait plutôt un désaveu de la population à la candidate RHDP. Si une telle thèse est admise, l’adhésion populaire dont semble jouir « Yas » depuis un certain temps ne serait qu’un leurre. Et pourtant, un enregistrement audio largement diffusé sur les réseaux sociaux, fait état de la joie débordante exprimée par le maire à la proclamation des résultats des législatives. Cette dualité dont aurait fait montre le maire continue d’intriguer ses camarades de parti et de la coalition au pouvoir.

Quoi qu’il en soit, Yasmina Frédérique Lucienne Ouégnin fait bel et bien partie de la première législature de la 3e République. Elle y a même créé Vox Populi, son groupe parlementaire au travers duquel elle entend défendre les intérêts du peuple. Mais ce duel qu’elle a engagé avec son parti, le PDCI à Cocody pourrait également s’exporter dans l’Hémicycle. Elle se dit cependant prête à toutes éventualités.

Lire la suite.

Côte d’Ivoire : Après la mutinerie, la guerre de la drogue éclate à Bouaké

La cellule anti-drogue de la 3e légion de gendarmerie de Bouaké a lancé une guerre contre la drogue fin janvier. Cette opération s’est soldée par l’interpellation de plusieurs dealers et consommateurs de stupéfiants, ainsi que la destruction de quatre fumoirs.

Une efficace opération anti-drogue de la gendarmerie

À la faveur de la crise militaro-politique de 2002, Bouaké est devenu le repaire par excellence de la pègre. Des braqueurs, coupeurs de routes, bandits de grands chemins et autres vendeurs et consommateurs de drogue y ont élu domicile. Mais pour mettre fin à cette criminalité galopante, la cellule anti-drogue de la 3e légion de gendarmerie, appuyée par l’antenne régionale de la Direction de la police des stupéfiants et des drogues (DPSD) de la 2e ville ivoirienne, ont lancé l’opération « Reprise en main de la ville de Bouaké ». Ce vaste coup de filet, qui a démarré le 31 janvier, a permis d’appréhender au moins 52 personnes, dont 4 militaires, 3 femmes et 12 élèves. Quatre fumoirs ont également été détruits, y compris une bonne quantité de cannabis.

Ainsi, le Capitaine Djessan Bi Richard, commandant de la cellule anti-drogue de la gendarmerie peut s’en féliciter : « L’urgence de restaurer la situation sécuritaire et la quiétude des populations s’imposait à nous comme un défi à relever. » Moins de trois semaines après le lancement de l’opération, c’est à un succès fulgurant que l’on a assisté. Toutefois, la population espère que cette initiative salutaire se poursuivra. Surtout que le niveau de la criminalité est monté d’un cran dans cette ville martyre.

Notons que la ville de Bouaké était secouée en début d’année par une mutinerie des 8400 ex-rebelles intégrée à l’armée ivoirienne. Ces derniers avaient reçu un acompte de 5 millions sur un total de douze en guise de prime Ecomog.

Lire la suite.

Côte d’Ivoire : En fin de mission, les Casques bleus de l’Onuci quittent le pays

Les Casques bleus de l’Onuci ont plié bagage et définitivement quitté la Côte d’Ivoire. Le dernier contingent est parti dans la nuit du mercredi à jeudi. Reste maintenant la fermeture officielle et définitive de la mission onusienne fin juin prochain.

Les adieux des Casques bleus de l’Onuci

Au terme de la résolution 1528, l’Opération de maintien de la paix des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a été déployée sur les bords de la lagune Ebrié le 04 avril 2004. Aussi, depuis cette date, la force onusienne a oeuvré au rétablissement et au maintien de la paix en Eburnie. Mais après 14 années de présence, et dans un sentiment du devoir accompli, les Casques bleus quittent la Côte d’Ivoire. Le dernier contingent (togolais) a plié bagage et pris son vol définitif dans la nuit de mercredi à jeudi. Toutefois, une poignée de fonctionnaires de la mission onusienne reste encore sur place jusqu’au 30 juin, la fermeture définitive.

Selon Aïchatou Mindaoudou, la mission qu’elle dirige a contribué à un retour durable de la stabilité et de la paix. De passage à New York, la représente spéciale du secrétaire général des Nations unies avaient déclaré : « L’Onuci a rempli son rôle, conformément aux mandats, en 14 ans de présence. Le reste, ce sont les Ivoiriens qui devront le faire dans le cadre démocratique qui existe aujourd’hui. » Toutefois, eu égard aux différentes mutineries qui ont récemment secoué le pays, la diplomate nigérienne exhorte les autorités ivoiriennes à mettre en place une armée professionnelle.

Notons que les principaux contingents de l’ONUCI provenaient du Bangladesh, du Maroc, du Ghana, du Niger, du Pakistan, du Sénégal, du Bénin, du Togo et de la France. Leur départ définitif de la Côte d’Ivoire serait synonyme d’un retour à la normalité au pays. Mais le rapport d’enquête d’une mission parlementaire française dépeint une situation encore précaire. Les Ivoiriens espèrent cependant à un retour définitif à la paix et à la stabilité dans leur pays.

Lire la suite.

Côte d’Ivoire : Quand le procès Gbagbo met à nu le dispositif sécuritaire ivoirien

Les trois derniers témoins intervenants au procès Gbagbo à la CPI se sont particulièrement focalisés sur le dispositif sécuritaire ivoirien. Que ce soit Dosso Sinaly, Adomo Bonaventure ou encore Bredou M’Bia, tous les témoignages avaient trait aux activités des FDS.

Le dispositif sécuritaire de la Côte d’Ivoire dévoilé par les témoins

À vouloir établir le plan commun qu’auraient mis en oeuvre Laurent Gbagbo et son camp pendant la crise post-électoral, c’est tout le dispositif sécuritaire de la Côte d’Ivoire qui est porté à la place publique. En effet, durant cette période tumultueuse, les forces de défense et de sécurité ont mis en place un dispositif d’action. Cependant, c’est l’ensemble de leurs mouvements et leurs pseudonymes de couverture qui ont été dévoilés lors du procès.

Dosso Sinaly, expert en écoute privé passe à la barre de la CPI

L’ex-militaire Dosso Sinaly a révélé avoir piraté le PC radio de la police, de la gendarmerie ainsi que celui de l’armée afin de pouvoir écouter et savoir les différents mouvements des troupes sur le terrain. De même, Azur, Mercure, Appolon, Balzac, Cosmos, Faucon, sont autant de noms de code qu’il n’a pas hésité à dévoiler. Révélant par moment la chaîne de commandement et la manière dont fonctionnaient les forces armées ivoiriennes. Il s’est également adonné à des analyses personnelles pour mieux appuyer sa déposition. De même, le témoin a révélé qu’il suffisait pour toute personne désirant écouter les forces armées ivoiriennes d’acquérir n’importe quel poste radio pouvant capter les bandes VHF et UHF, et le tour est joué.

Le témoin Adomo Bonaventure dit craindre pour sa sécurité

Quant au commissaire Adomo Bonaventure Séverin, il a mis à nu le dispositif mis en place par la police nationale. Ce témoin qui dit craindre pour sa sécurité, a relaté avec détails, le fonctionnement des commissariats et districts de polices d’Abidjan. Il a par ailleurs donné le fonctionnement officiel des différents PC radio mis en place pour coordonner les activités sécuritaires. Le commissaire s’est également appesanti sur la manière dont la préfecture, les districts et les commissariats de police d’Abidjan fonctionnaient. L’actuel Directeur Opérationnel de l’Unité de Lutte Contre les Crimes Transnationaux a également fait d’énormes révélations sur la police.

Bredou M'Bia crée un incident à La Haye

Enfin, c’est le même son de cloche pour l’actuel témoin qui n’est autre que Bredou M’Bia, l’ex-DG de la police nationale. L’Administrateur général de la police nationale s’est également mis à table pour donner les détails du fonctionnement du corps qu’il a dirigé près de 10 ans durant. Ce fût également un témoignage qui donne les détails de l’appareil sécuritaire ivoirien. M. Bredou n’a pas encore fini de déposer, mais tout porte à croire qu’il fera davantages de révélations.

Aussi, avec tous ces témoignages, l’on se demande de savoir si la Côte d’Ivoire est encore convenablement protégée. Car certaines informations qui pouvaient être classées secret défense ont toutes été mises à la place publique. Qu’est-ce qui pourrait donc rester de l’édifice défensif de la Cote d’Ivoire après ce procès ? Surtout que d’autres généraux sont attendus à la barre ?

Lire la suite.

Côte d’Ivoire : Un coup le Premier ministre Gon Coulibaly accepte

M. Amadou Gon Coulibaly, Premier ministre de Côte d’Ivoire, doit se démarquer de tous ceux passés à ce poste avant lui. Il ne peut le faire sans prendre de décisions fortes susceptibles de froisser certains de ses amis et collaborateurs. Oser ce pari pourrait lui rapporter bien au-delà de son espérance puisqu’il deviendrait assurément l’homme du peuple, une image qu’il n’a pas et qui devrait lui faire défaut dans la course pour succéder au Président Ouattara.

Gon Coulibaly ne devrait-il pas serrer la vis ?

Il est donc bien de rappeler au troisième personnage du pourvoir actuel ce qu’attendent de lui ses compatriotes. Depuis le temps du président Félix Houphouët-Boigny à aujourd’hui, il y a des habitudes indigestes qu’ont adopté les politiciens ivoiriens toutes tendances confondues. M. Amadou Gon Coulibaly a là l’occasion d’y mettre fin afin de donner à la nation ivoirienne des politiciens qu’elle mérite. Des hommes et femmes capables de prendre à bras le corps les problèmes de leurs citoyens.

La Côte d’Ivoire a besoin de dirigeants neufs, de personnes qui la regardent avec les yeux de sa population plutôt qu’avec les lunettes des statisticiens cachés à l’autre bout du monde. Très souvent, ces petits techniciens des agences de notation, depuis leurs bureaux parisiens, londoniens ou américains, pondent des rapports qui ne sont vrais que dans leur esprit. Malheureusement, c’est ce type de rapport qui sert de boussole à nos autorités. Conséquence, il y a toujours un grand décalage entre les aspirations du peuple et les priorités des dirigeants.

Les propositions au chef du gouvernement M. Gon Coulibaly

1 – Le Président de la République, Ministres, les Députés, Maires, gradés de l’armée, Chef d’institutions et Dirigeants des sociétés de l’État devraient être interdits de se soigner ailleurs qu’en Côte d’Ivoire, en cas de maladie. S’ils ne veulent pas mourir comme les nombreux Ivoiriens parfois livrés à eux même, ils trouveront bien les moyens de s’influencer mutuellement pour offrir au pays de meilleures infrastructures sanitaires et les spécialistes de différentes pathologies. Des dirigeants qui sont maitres de leur santé sont aussi des dirigeants un peu plus libres. Un président ne peut par exemple revendiquer d’indépendance s’il n’est pas fichu d’assurer sa santé et celle et de ses collaborateurs chez lui. La France que tous se pressent de prendre d’assaut à la moindre démangeaison a fait ces investissements pour sa population. Les dirigeants de ce pays ne se soignent ni aux USA ou en Angleterre, ils fréquentent les mêmes hôpitaux que les personnes les plus démunies chez eux. Pourquoi ? Parce que leur système de santé est efficace aussi bien pour soigner un pauvre qu’un riche.

2 – Les différents dirigeants ne devraient posséder aucun compte bancaire à l’étranger non plus. Cette mesure les amènera à engager de vraies réformes dans le secteur bancaire ivoirien afin de disposer de moyens de paiement acceptés partout dans le monde. Elle permettra aussi à la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance de connaitre le vrai patrimoine de chacun. Ces derniers déclarent régulièrement des échantillons de leurs biens en Côte d’Ivoire et logent le plus gros à l’étranger. D’autres placent même des fonds détournés des caisses de l’État dans des paradis fiscaux. Tout cela rend inefficace l’action de l’institution dirigée par M. Seydou Diarra.

3 – Ces différents dirigeants ne devraient plus avoir la possibilité d’inscrire leurs enfants dans des écoles privées en Côte d’Ivoire et à l’étranger. Il est inconcevable de voir des personnes chargées de créer ou de rendre performant un système éducatif lui accorder si peu de confiance. Et s’il manque des filières importantes dans les écoles et universités publiques, et le ciel sait qu’il en manque, c’est seule une telle mesure qui va encourager ces derniers, ceux-là qui veulent toujours le meilleur pour leurs enfants, à mettre dans le circuit éducatif ivoirien ce qu’il lui manque.

Ces mesures en apparence simplistes devraient être efficaces pour recadrer des politiciens qui n’ont de pragmatique que les discours, jamais les actes.

Un bonjour du Kpakpato d’Afrique-sur7.

Lire la suite.

Côte d’Ivoire : La BAD décaisse 264 M$ pour le 4e pont d’Abidjan

La réalisation du projet de construction du 4e pont d’Abidjan se précise de jour en jour. La BAD vient d’approuver un prêt de 264 millions de dollars à l’État ivoirien pour la réalisation de l’ouvrage.

La BAD ouvre la voie du 4e pont

Depuis l’accession d’Alassane Ouattara au pouvoir, la construction de grands ouvrages est l’une des priorités de son gouvernement. Aussi, après la réalisation de plusieurs infrastructures, dont le 3e pont dénommé « Pont Henri Konan Bédié », voilà que le président ivoirien vient de recevoir de l’eau à son moulin pour la réalisation d’un autre projet d’envergure. En effet, la Banque africaine de développement (BAD) a consenti un prêt de 264 millions de dollars (132 milliards de FCFA) à la Côte d’Ivoire pour la construction d’un 4e pont à Abidjan. Ainsi que le justifie Akinwumi Adesina, le président de la BAD : « La BAD soutient fermement le Président Alassane Ouattara. » Avant d’ajouter : « Sous sa gouvernance, la Côte d’Ivoire réalise l’une des meilleures performances économiques mondiales. »

D’une longueur de 1400 mètres, ce pont reliera les communes du Plateau et d’Adjamé à celle populaire de Yopougon. Ce sera donc une bouffée d’oxygène pour les usagers qui rallient quotidiennement ces communes. Car les embouteillages et autres engorgements de la voie publique (autoroute du nord) vont quelque peu s’amenuiser. Le trafic est estimé à au moins 70.000 véhicules par jour. Mais d’ores et déjà, la population fait une doléance aux autorités ivoiriennes afin d’être exemptée de tout péage. Ou bien, même si péage il y a, que le montant soit très dérisoire pour permettre au citoyen lambda de l’emprunter sans trop de soucis.

Les travaux de cet ouvrage pourraient donc démarrer dans quelques mois. Sauf que les tensions sociales et autres mutineries constituent de véritables obstacles à sa réalisation. Le gouvernement ivoirien devrait donc s’activer pour créer un climat social propice au développement. D’autant plus que l’émergence à l’horizon 2020 implique également le bien-être des populations.

Lire la suite.

Côte d’Ivoire : Agrobusiness, l’ex-Ministre Daniel Anikpo réclame l’annulation de l’enquête !

L’annulation pure et simple de l’enquête incriminant les dirigeants des entreprises de l’agrobusiness en Côte d’Ivoire, voilà ce que réclame l’ex-ministre Daniel Anikpo, selon APA. Pour lui, lors d’une conférence de presse, la gestion de cette affaire par le gouvernement laisse à désirer. Le gouvernement de Côte d’Ivoire ne peut selon lui être juge et partie dans cette affaire, d’où la nécessité d’ouvrir une enquête avec une équipe neutre.

Daniel Anikpo voit le gouvernement griller des étapes

Les conclusions du gouvernement dans le dossier de l’Agrobusiness sont «précipitées » selon le ministre Daniel Anikpo. Il dénonce une enquête pas convaincante avec des charges pas clairement précisées dans ce qui est reproché aux dirigeants des entreprises du secteur. Il estime peu crédible le rapport du Comité ministériel de veille. Il « est juge et partie d’une part, et maîtrise mal la problématique de l’agrobusiness qui pourrait être l’avenir de demain.», dit-il.

Celui qui a également été Directeur-Adjoint du Crédit de la Banque Nationale pour le Développement agricole – BNDA- Côte d’Ivoire demande au « gouvernement d’arrêter les poursuites avant la fin de la nouvelle enquête qui devra être confiée à l’Assemblée nationale ou au Conseil économique, social, culturel et environnemental.»

Il faut noter qu’un mandat d’arrêt international a été lancé contre les dirigeants de sociétés de l’Agrobusiness en fuite hors du pays. L’État ivoirien a révélé les résultats d’une enquête diligentée par ses services sur les entreprises agrobusiness. Celle-ci dénombre 28 entreprises avec 36 699 souscripteurs. Ce joli monde a investi 66 milliards de FCFA et attend un retour sur investissement estimé à 660 milliards de FCFA.

L’ex-ministre Daniel Anikpo pense que « l’État doit lever le gel des comptes des entreprises d’Agrobusiness, libérer les détenus, faire entrer les Directeurs généraux exilés et arrêter tout paiement aux souscripteurs.» Le gouvernement ivoirien est sur le point de rembourser l’argent investi par les souscripteurs. Il demande à ces derniers d’approcher ses services, notamment les bureaux du trésor public pour paiement des sommes engagées.

Pour les souscripteurs, l’État se mêle d’une affaire qui ne le regarde pas. Ils réclament leur RSI et non pas les seules sommes investies.

Lire la suite.

Côte d’Ivoire : Yasmina Ouégnin crée Vox populi, son groupe parlementaire

La première législature de la 3e République réserve de chaudes empoignades verbales lors des débats dans l’Hémycicle. C’est du moins ce qu’espère Yasmina Ouégnin en créant Vox populi, son groupe parlementaire composé de députés libres, mus par l’intérêt national.

Yasmina Ouégnin veut faire entendre la Vox populi

La précédente législature a révélé Yasmina Ouégnin, la plus jeune, mais également la plus teigneuse parlementaire de l’Assemblée nationale. En effet, la députée de Cocody, membre du PDCI avait par moment ramé à contre-courant des décisions de son parti. Pour la fille de l’ancien directeur du protocole d’Houphouët-Boigny, les intérêts nationaux passent avant toute autre considération partisane. Pour ce faire, elle ne manquait aucune occasion pour se désolidariser de sa famille politique lorsqu’elle jugeait une décision contraire aux aspirations du peuple dans sa majorité et dans sa diversité. Aussi, fait-elle partie des dix députés qui ont voté NON lors de l’adoption de la Constitution consacrant la 3e République.

Cette posture de défiance lui a valu d’être suspendue du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), et partant, du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Par conséquent, Yas a dû se présenter aux dernières législatives en tant que candidate indépendante, face à Affoussiata Bamba-Lamine. L’éclatante victoire de la « fille de Cocody » lui a donc donné des coudées franches pour se faire entendre davantage.

Ainsi, pour cette nouvelle législature, elle veut jouer son véritable rôle de représentante du peuple. Porter les désirs et les aspirations du peuple en les traduisant en lois de la République, telle est son leitmotiv. À cet effet, la fille de Georges Ouégnin a créé, depuis le 1er février 2017, Vox populi, son groupe parlementaire. La particularité de ce groupe, c’est qu’il regroupe des députés libres, engagés, passionnément attachés à la République de Côte d’Ivoire, à leur identité nationale et à leur circonscription respective, sans considération politiques, ethniques et religieuses. Ces derniers s’engagent à porter la voix du peuple et à défendre ses intérêts contre vents et marées.

Mais la tâche ne s’annonce pas du tout aisée, avec l’écrasante majorité du RHDP au sein de l’Hémicycle. Cela ne décourage pour autant pas la fille d’Ouégnin et ses camarades qui se disent déterminés à apporter la contradiction. Et ce, autant que faire se peut.

Lire la suite.