Côte d’Ivoire: Daniel Kablan Duncan dans le fief de la Garde Républicaine (GR)

Daniel Kablan Duncan, le Vice-Président de Ouattara, s’est rendu dans le fief de la Garde Républicaine (GR) pour y voir les bâtiments afin de pouvoir apporter une réponse définitive à tous ceux et toutes celles qui se posent la question de savoir où se tiendront les locaux de la Vice-présidence de la République.

La Garde Républicaine abritera Daniel Kablan Duncan

Nommé et après avoir prêté serment, le Vice-président Daniel Kablan Duncan ne savait plus où aller pour travailler comme il convient à une autorité de ce rang de disposer de locaux bien feutrés et dignes de la République de Côte d’Ivoire. N’y ayant pas pensé auparavant, mais pressé de nommer des membres, le régime Alassane Dramane Ouattara n’avait pas prévu de bureaux pour la Vice-présidence.

C’est pourquoi, M. Daniel Kablan Duncan s’active en ce moment pour se trouver un local afin d’éviter de papillonner ça et là dans le pays ou hors de la Côte d’Ivoire sans point véritable de chute une fois rentré au bercail. Il s’est donc rendu dans le fief de la Garde Républicaine (GR) d’Abidjan où il devrait pouvoir s’installer, précisément dans les locaux de l’Etat Major de la Garde Républicaine, situés à l’entrée de la Présidence. Le colonel Édouard Amichia Kouao, le commandant de la Garde Républicaine doit réduire la voilure pour relocaliser certains officiers. Les travaux de réhabilitation et de rénovation ont démarré avec célérité.En attendant, Daniel Kablan Duncan devrait occuper des bureaux au premier étage du Grand palais à la Présidence sur le même palier que SEM Alassane Ouattara.

Retenons toutefois, qu’il est plus commode de nommer des autorités après que les conditions d’accueil de leur institution aient été déjà bien apprêtées, sinon on croirait à une course de fond dans la précipitation d’une classe d’athlètes à la mentalité d’une tribu assiégée.

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Côte d’Ivoire/Mensonge d’Etat: les failles du communiqué du gouvernement encore mises à nu

Des voix se délient pour exposer au grand jour le mensonge d’Etat que cache le gouvernement en son récent communiqué du mercredi 18 janvier 2017 dernier, sur la prime des mutins, le soulèvement des soldats ex-FDS et la situation sécuritaire en ce moment en Côte d’Ivoire.

Le gouvernement à l’épreuve du mensonge et de la vérité, des failles exposées

Le communiqué du gouvernement du récent Conseil des Ministres est truffé de mensonges que les soldats ex-FDS ne sauraient laisser passer sans mot dire. Sous le couvert de l’anonymat, une voix ex-FDS non des moindres parce qu’au cœur des Accords de Ouaga, a montré encore une fois que les déclarations du porte-parole du gouvernement, Bruno Nabagné Koné, étaient pleines de mensonges qu’il convient d’exposer au grand jour:

Le passage du communiqué du gouvernement faux et mensonger est le suivant: « Il est à noter que ces soldats, issus des Ex-Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN), avaient été désignés pour participer à des opérations de sécurisation du processus de sortie de crise, de 2007 à 2011. Les dispositions de l’Accord Politique de Ouagadougou prévoyaient à l’époque, leur prise en charge par le budget de l’Etat. Durant toute cette période, ces soldats n’ont perçu ni prime, ni salaire, contrairement aux autres soldats », a fait savoir l’ex-FDS pour qui :

« L’accord de Ouagadougou ne saurait profiter aux seuls ex-Fafn car dans sa mise en œuvre a été créé le CCI (centre de commandement intégré, Ndlr). Dans cet accord, nous, ex-Fanci et ex-Fafn, étions en nombre paritaire. Selon l’APO (Accord politique de Ouaga, Ndlr), 5000 ex-Fanci et 5000 ex-Fafn et nous étions tous payés pour une prime de présence allant de 100.000 FCFA à 1.500.000 FCFA, selon le grade et une prime alimentaire de 2000 FCFA par jour. Et il y a eu du retard dans le payement de ces primes pour les éléments constituant le centre de commandement intégré. En plus, les 5000 éléments des ex-Fafn touchaient un salaire forfaitaire en attendant leur intégration dans l’armée où ils devraient émarger sur le budget de la défense nationale. Donc dire qu’ils ont des dus est archi-faux. »

Entre la vérité et le mensonge, le gouvernement Ouattara est à l’épreuve des soulèvements sporadiques et des langues qui se délient chaque jour pour éclairer la lanterne de la communauté internationale sur la réalité de la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire.

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Côte d’Ivoire: les fonctionnaires et le gouvernement se rencontrent aujourd’hui

Les fonctionnaires de Côte d’Ivoire et le gouvernement se rencontrent ce vendredi 20 janvier 2017. Cette réunion est très décisive, si déterminante qu’une Assemblée Générale (AG) même a déjà été convoquée par la Coordination Nationale des Enseignants et Chercheurs (CNEC) de Côte d’Ivoire, à 11h à l’Amphi B du District de l’Université FHB de Cocody.

Fonctionnaires et gouvernement, une rencontre de vérité !

Le gouvernement semble ruser avec les fonctionnaires en observant une fin de non recevoir à l’égard des points clés pour lesquels la grève s’intensifie depuis deux semaines. Il s’agit du stock des arriérés de salaire et du retrait pur et simple de l’ordonnance fixant les pensions de retraite.

Le ministre ivoirien de la Fonction publique, Pascal Abinan a déclaré jeudi à Abidjan que le gouvernement « espère aboutir vendredi à un accord avec les syndicats » du secteur public en grève: « Il n’y a pas eu d’accord définitif (…) mais des avancées notables », a t-il indiqué.

Sur les revendications liées aux régimes de pensions gérées par la Caisse générale de retraite des agents de l’Etat (IPS-CGRAE), « le gouvernement a marqué son accord pour « le rétablissement du capital décès, les allocations familiales, la majoration pour famille nombreuse, la jouissance immédiate de la pension de réversion sans condition (…) l’intégration en 2017 et 2018 de 1.800 agents journaliers du secteur public à la Fonction publique, en plus des 1.000 déjà pris en compte en 2016, et la liberté syndicale ».

Pour la Plateforme nationale des organisations professionnelles du Secteur Public et l’Intersyndicale des Fonctionnaires de Côte d’Ivoire, le mot d’ordre de grève lancé depuis le 9 janvier 2017 vise le paiement de stock d’arriérés de salaire d’abord, le retrait du décret portant abattement des pensions de retraite ensuite, et l’intégration des agents journaliers, la bonification indiciaire, la liberté syndicale et les impôts sur les salaires enfin.

Pour les deux points restés en suspens à l’issue des négociations, à savoir le paiement du stock des arriérés de salaire et la bonification à 150 points de l’indice salarial, le gouvernement et les syndicats ont convenu de se retrouver vendredi pour « trouver des solutions ».

Pour le secrétaire général de l’intersyndicale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire, Jean Yves Abonga, « le gouvernement est ouvert à la négociation », et cela pourrait contribuer à trouver des solutions » aux points restés en suspens.

Nous y reviendrons.

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Côte d’Ivoire: Konan Kouadio Siméon (KKS) fait une déclaration sur la fronde sociale

Déclaration de M. Konan Kouadio Siméon dit KKS, candidat malheureux aux présidentielles passées en Côte d’Ivoire, relative à la situation socio politique et sécuritaire actuelle qui prévaut depuis plus de deux semaines, alors que, comme si de rien n’était, le gotha de la République multiplie les célébrations et autres installations des institutions de la ‘’3ème République’’.

Crise en Côte d’Ivoire: la déclaration de Kouadio Konan Siméon (KKS)

 » (…) cette 3ème République sensée garantir la stabilité et la paix, le navire ivoire (est) ainsi abandonné et dans l’indifférence totale des gouvernants, semble s’éloigner allègrement et dangereusement des côtes ivoiriennes, au cœur des flots tumultueux de la fronde sociale et des mutineries militaires.

Ainsi,

Le 05 janvier 2017, alors que la clameur des réjouissances du nouvel an retombait à peine, les airs ivoiriens étaient fendus par des bruits assourdissants d’armes lourdes provenant de plusieurs camps militaires à travers le pays. Des bribes d’informations que Monsieur le Ministre chargé de la défense a bien voulu laisser transparaître, l’on apprenait que le mouvement qui avait entre-temps gagné les principaux camps du pays, n’était rien d’autre qu’une mutinerie militaire destinée à revendiquer de meilleures conditions de vie et de travail ainsi qu’une supposée prime ‘’ECOMOG’’.

Le lendemain 06 janvier, le Président annonçait, au cours d’un conseil de ministre tout aussi bref qu’extraordinaire, sa décision de prendre en compte toutes les revendications des mutins. Sur cette base, le Ministre annonçait un peu plus tard un accord entre le gouvernement et les mutins qui en conséquence, levaient le pied.

Le vendredi, au terme d’une seconde séance dont les éclats des débats étaient audibles à plusieurs endroits du pays, l’accord, à en croire les médias dans le secret des ‘’dieux’’, était ficelé dans ses derniers détails et le lundi 16 janvier 2017, les premiers effets financiers, semble-t-il, étaient palpables.

Le mardi 17 janvier 2017, alors que les ivoiriens, se croyant sortis de l’auberge, en restent encore abasourdis et à s’interroger sur les fondements de cette affaire aussi étrange que mystérieuse, le pays est à nouveau réveillé par les détonations déchirantes des armes de guerre. Renseignements pris, ce sont encore des hommes en armes qui réclameraient leur part de récompense.

 Entre temps, la grève générale des fonctionnaires, lancée depuis le 09 janvier 2017 et qui n’a pas bénéficié de la même considération, est à sa deuxième semaine et paralyse l’ensemble de l’administration ivoirienne avec son cortège de débordement et de violence. Les hôpitaux et les écoles sont fermés depuis 10 jours sans que cela n’émeuve personne.

En l’absence de communication officielle, et sans informations, les ivoiriens, ignorés, méprisés et indignés, se perdent en conjecture !

Que se passe-t-il dans ce pays ?

Cette promesse non tenue, de quoi s’agit-il ?

C’est quoi cette affaire de prime ECOMOG ?

Cet accord dont parlent si abondamment la rumeur et les médias, que dit-il ? Et qui cela concerne-t-il ? Finalement, combien d’armées comporte notre armée ?

Comment ceux qui prétendent tant aimer les ivoiriens arrivent-t-ils à rester indifférents à la tragédie humaine qui se joue dans nos hôpitaux depuis tous ces jours ?

Quelqu’un aurait-il l’amabilité de prendre un peu de son précieux temps pour éclairer un tant soit peu la lanterne brumeuse de nos compatriotes qui ne savent plus à quel saint se vouer et qui veulent savoir ? Certainement pas du côté de ceux qui semblent avoir abandonné le gouvernail et le navire en pleine tempête pour se réfugier dernière des déclarations ridicules de collaborateurs et porte-paroles en détresse.

Devant cette situation de quasi démission du Président de la République et du gouvernement et, dans ce contexte de grande confusion,

Je veux, tout en exprimant ma compassion et ma sympathie au peuple de Côte d’Ivoire, en appeler à l’apaisement, au calme et à la sérénité de tous. C’est le lieu d’inviter les uns et les autres à la plus extrême vigilance et à la plus grande retenue. En toute circonstance, nous devons garder à l’esprit l’impératif de l’unité nationale et de la cohésion sociale. Les hommes passeront, avec eux, leur régime, mais la Côte d’Ivoire restera et avec elle, les différents peuples qu’il a plu à Dieu de faire cohabiter sur ces 322 422 km²,

Cher compatriotes,

Nous avons une nation à bâtir, la nation ivoirienne.

Fiers Ivoiriens,

Nous avons une promesse à honorer, celle d’être un modèle d’espérance pour l’humanité.

Ce sacerdoce, nous devons l’accomplir avec honneur et dignité en forgeant unis dans l’amour et la foi, la patrie de la vraie fraternité.

Honneur au peuple martyr de Côte d’Ivoire !

Honneur aux combattants de la justice et de la paix !

Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !

Fait à Abidjan, le 18 janvier 2017

KONAN Kouadio Siméon (KKS)
La voix des sans voix et des sans écritures
Président de Initiatives Pour la Paix (IPP) « 

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Côte d’Ivoire: le gouvernement verrouille toutes les prisons du pays

Vu la situation critique qui prévaut en Côte d’Ivoire, le gouvernement a décidé de verrouiller toutes les prisons du pays. On se rappelle que lors du soulèvement des soldats en début de semaine, les prisons de Bouaflé et de Sassandra avaient été ouvertes aux prisonniers.

Gouvernement: les prisons de Côte d’Ivoire fermées jusqu’à nouvel ordre

Le gouvernement a pris la ferme résolution de verrouiller jusqu’à nouvel ordre toutes les prisons de Côte d’Ivoire. Des prisons de l’intérieur du pays avaient été forcées d’ouvrir lors du soulèvement des mutins et même au niveau de la plus grande prison du pays, la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), la colère des gardes pénitentiaires a attiré l’attention du gouvernement sur le danger qu’il y a à ne pas prendre dès à présent des mesures coriaces.

À l’issue d’une assemblée générale le mercredi 18 janvier à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) , le collectif de l’administration des gardes pénitentiaires de Côte d’Ivoire a décidé de fermer les prisons sur toute l’étendue du territoire nationale , avec interdiction de visite aux détenus à compter du jeudi 19 janvier 2017 , et ce jusqu’à nouvel ordre.

Les raisons évoquées par le collectif sont entre autres , d’une part la possibilité d’attaques par des hommes en arme car , selon les agents , les établissements pénitentiaires sont les cibles privilégiées en situation de crise ; et d’autre part la non-application du protocole d’accord signé depuis le 27 novembre 2014 et qui devait prendre effet depuis fin janvier 2015.

Le collectif de l’administration des gardes pénitentiaires est composé du syndicat national du personnel des agents pénitentiaires de Côte d’Ivoire et du syndicats des agents pénitentiaires de Côte d’Ivoire dirigés respectivement par Gboko Stéphane et Konan Koffi.

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Côte d’Ivoire : La rencontre fonctionnaires – gouvernement livre ses secrets

Une importante rencontre était prévue ce jeudi entre les fonctionnaires grévistes et des membres du gouvernement. Au sortir de ces échanges, Pascal Abinan Kouakou, ministre de la Fonction publique, a dressé un chapelet de propositions aux fonctionnaires. Ces derniers entendent recueillir l’avis de leur base avant d’aviser, même si quelques esprits se sont tout de même échauffés.

Une pilule difficile à avaler pour les fonctionnaires ?

La montagne aurait accouché d’une souris, car les fonctionnaires et les émissaires du gouvernement se seraient quittés en queue de poisson. En effet, les fonctionnaires et agents de l’État avaient entamé une grève le 9 janvier, reconduite le 16 janvier, pour faire un certain nombre de revendications. Ces revendications tiennent pour l’essentiel à la réforme portant sur la retraite, au paiement d’arriérés de salaire remontant à 2007, à la situation des journaliers ainsi qu’à la liberté syndicale.

Aussi, lors de cette rencontre, du reste très attendue, le ministre Pascal Abinan Kouakou a fait un certain nombre de propositions aux fonctionnaires qui se déclinent en six points :

  1. Plus de journaliers jusqu’à 2018 sur une liste de 2800.
  2. L’État ne peut supprimer les impôts. Ce serait un suicide pour le budget.
  3. Pas de paiement du stock des arriérés à cause du déblocage et des promotions. À oublier pour maitriser la masse salariale et aller de l’avant.
  4. Bonification indiciaire à discuter au forum.
  5. Pas de précompte pour les syndicats.
  6. Sur l’ordonnance de 2012 sur la retraite, l’État accepte le retour de la majoration pour famille nombreuse. L’état rétablit la jouissance immédiate de la pension du conjoint survivant sans condition. L’État maintient la cotisation de 8,33%. L’État maintient le taux de 2% d’indice de calcul.

À la lecture de toutes ces mesures, les responsables syndicaux ont promis faire le retour à leur base. Car ils comptent se concerner afin de savoir la conduite à tenir. Mais d’ores et déjà, certains d’entre eux se disent totalement en déphasage avec les propositions des autorités ivoiriennes. La suite des évènements nous dira donc sur les décisions finales.

Les fonctionnaires et agents de l’État lèveront-ils leur mot d’ordre de grève ?

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Côte d’Ivoire: extraits des décisions du Conseil des Ministres relatif à la fronde sociale

Le mercredi 18 janvier 2017, un Conseil des Ministres s’est tenu de 10h à 11h45, au Palais de la Présidence de la République à Abidjan, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Alassane Dramane OUATTARA. Nous vous offrons ici des extraits choisis des décisions de ce Conseil qui fut très attendu par l’ensemble des Ivoiriens.

Conseil des Ministres en extraits; la fronde sociale en Côte d’Ivoire

L’ordre du jour de ce Conseil des Ministres comportait des points dont celui qui concerne la fronde sociale, « C/-Communications »:

 » 1- Au titre du Ministère d’Etat, Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, en liaison avec le Ministère auprès du Président de la République, chargé de la Défense ;

Le Conseil Dans la nuit du 5 au 6 janvier 2017, un groupe de militaires a fait irruption à l’Etat-major de la 3e région militaire de Bouaké en faisant usage d’armes à feu pour présenter des doléances, notamment le paiement de primes, la hausse des soldes, la réduction du temps de passage d’un grade à l’autre et des précisions à propos d’une supposée prime dite « ECOMOG ».

Face à cette situation qui s’est étendue à la plupart des régions abritant des casernes militaires, notamment Abidjan, Daloa, Korhogo et Odienné, le Président de la République a instruit le Ministre chargé de la Défense à l’effet de rencontrer les soldats mécontents afin de trouver une solution à leurs préoccupations. Dans cette perspective, le Ministre chargé de la Défense s’est rendu à deux reprises à Bouaké, les 07 et 13 janvier 2017. Au terme des discussions, un accord global a été conclu avec les soldats, lequel avait permis de ramener la situation à la normale dans les casernes militaires sur l’ensemble du territoire national.

Parallèlement à cette situation dans l’armée, des syndicats de fonctionnaires ont appelé à une grève, du 9 au 13 janvier 2017, reconduite du 16 au 20 janvier 2017, dont la doléance principale est le retrait de l’ordonnance N°2012-303 du 04 avril 2012, portant organisation des régimes de pensions gérées par la Caisse Générale des Retraités et Agents de l’Etat (CGRAE). A l’occasion de cette grève, il a malheureusement été observé des actes de violence, d’intimidation et des voies de fait commis par les agents grévistes sur le personnel désireux de continuer le service.
Aussi, le Conseil a instruit les Ministres chargés de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Défense à l’effet de maintenir l’ordre public et d’assurer particulièrement la sécurité aux abords des bâtiments publics et établissements d’enseignement.

2- Au titre du Ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration, en liaison avec le Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat, le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère de l’Emploi et de la Protection Sociale, le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et le Ministère de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité ;

Le Conseil a adopté une communication relative au point de la grève générale de janvier 2017 déclenchée par la Plateforme Nationale des Organisations Professionnelles du Secteur Public de Côte d’Ivoire et l’Intersyndicale des Fonctionnaires de Côte d’Ivoire. Il a adopté une communication relative à la situation sécuritaire.

Deux collectifs de syndicats, à savoir la Plateforme Nationale des Organisations Professionnelles du Secteur Public de Côte d’Ivoire et l’Intersyndicale des Fonctionnaires de Côte d’Ivoire, ont entamé un mouvement de grève générale dans l’administration et les établissements publics, qui dure depuis le lundi 09 janvier 2017. Les revendications portent essentiellement sur le retrait de l’ordonnance n°2012-303 du 04 avril 2012 portant organisation des régimes de pensions gérés par la Caisse Générale de Retraite des Agents de l’Etat (IPS-CGRAE) et le paiement du stock des arriérés liés au reclassement, à la bonification indiciaire de 2009 et à l’indemnité contributive au logement.

Le Gouvernement, à l’écoute des partenaires sociaux et soucieux de leurs préoccupations, a reçu les collectifs de syndicats à l’initiative de la grève à plusieurs reprises aux fins de recueillir leurs revendications, propositions et recommandations. Aussi le Conseil, après en avoir délibéré, a arrêté un certain nombre de mesures, qui seront présentées aux partenaires sociaux le jeudi 19 janvier 2017, avant d’être rendues publiques.

Aussi le Gouvernement réitère-t-il son ouverture au dialogue et appelle le front social au calme et à l’apaisement (…)

Fait à Abidjan, le 18 janvier 2017
Bruno Nabagné KONE
Ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Poste,
Porte-parole du Gouvernement
porteparoledugvt@egouv.ci « 

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Côte d’Ivoire: malgré les remous, la CEI annonce les élections sénatoriales

La Commission Électorale Indépendante (CEI), avec toujours à sa tête le président Youssouf Bakayoko, poursuit son chemin sans se laisser freiner par les remous sociaux actuels en Côte d’Ivoire. Elle projette réussir l’organisation des élections sénatoriales prévues pour l’année en cours.

La CEI annonce les élections sénatoriales en Côte d’Ivoire

M. Youssouf Bakayoko, président de la CEI, après avoir souhaité les vœux de nouvel an à ses collaborateurs, a annoncé la tenue prochaine des élections sénatoriales, une première en Côte d’Ivoire: « En tant que scrutin inédit, nous devons nous tenir prêts pour nous imprégner très rapidement des textes y relatif, les cerner et nous préparer à leur application éventuelle« , a déclaré Youssouf Bakayoko.

Dans l’attente des  » textes relatifs à sa création et au mode de désignation de ses membres », il faut rappeler que le Sénat constitue la seconde chambre du Parlement ivoirien. Sa mise en place est prévue dans la Constitution contestée par la majorité des Ivoiriens du 8 novembre 2016 instituant la 3ème République en Côte d’Ivoire.

M. Youssouf Bakayoko a fait des recommandations avant de conclure: « Je crois pouvoir compter sur votre professionnalisme avéré ainsi que sur votre détermination pour aider à la mise en place des pans de la nouvelle République qui relèveront de nous », a recommandé le président de la CEI qui a relevé le sens élevé du devoir et de l’intérêt national, ainsi que par la rigueur à la tâche de ses collaborateurs.

Pour le moment, l’heure est à la reprise du scrutin partiel dans les circonscriptions électorales de Kouibly et de Divo prévu pour le 28 janvier prochain, selon le communiqué du Conseil des ministres de ce mercredi. Les résultats provisoires de ces deux localités avaient annulés par le Conseil constitutionnel, le 1er janvier, pour « irrégularités constatées », rappelle-t-on.

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Côte d’Ivoire/Primes des mutins: les mensonges d’Etat du nouveau gouvernement mis à nu

Après le Conseil des ministres hier, les mensonges du nouveau gouvernement ont été mis à nu par des analystes. Notamment, au sujet de la prime des rebelles, ex-Forces armées des forces nouvelles (ex-FAFN) désignées pour sécuriser le processus de sortie de crise de 2007 à 2011 qui n’ont perçu ni primes ni salaires durant cette période.

Primes des mutins: les mensonges du gouvernement en Côte d’Ivoire

Les mensonges d’Etat du nouveau gouvernement viennent de sauter aux yeux après la sortie du porte-parole Bruno Nabagné Koné du Conseil des ministres hier mercredi 18 janvier 2017. Voulant fonder en raison acceptable les primes versées aux rebelles pour apaiser leurs frères d’arme des FDS qui réclament leur part du butin, des propos mensongers se sont glissés par exemple, les forces militaires commises pour sécuriser le processus de sortie de crise rassemblées au Centre de commandement intégré (CCI) créé par le décret 2007-82 du 16 mars 2007, étaient composés paritairement d’officiers des Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (FDS-CI) avec 4.000 hommes, et ceux des Forces armées des forces nouvelles (FAFN) avec aussi 4.000 hommes. Ce qui veut dire que jamais les ex-rebelles désignés dans le cadre du CCI pour, entre autres, la sécurisation des audiences foraines, des opérations d’identification ainsi que la sécurisation du processus électoral, n’étaient pas au nombre de 8.400. C’est le premier mensonge d’Etat à dénoncer.

A l’intérieur du CCI, ils percevaient les mêmes primes que leurs frères d’armes des FDS-CI qui, eux, sont des fonctionnaires de l’Etat de Côte d’Ivoire au contraire des ex-FAFN qui étaient des rebelles qui ont pris les armes contre l’Etat de Côte d’Ivoire. Donc, plus du tout ou n’ayant jamais été agent de l’Etat. Par conséquent, ils ne pouvaient pas prétendre à un salaire comme cela était le cas pour leurs camarades des FDS-CI. C’est là, le deuxième mensonge d’Etat. Il n’appartenait pas à l’Etat de Côte d’Ivoire de payer des primes ou des salaires aux personnes qui ont été recrutées par l’ex-rébellion. Ceux qui devaient recevoir des primes, les ont reçues dans le cadre du CCI.

En outre, dans le cadre de l’accord de Ouagadougou, il a été question d’intégrer entre 5.000 et 8.000 rebelles dans l’armée régulière ivoirienne. C’est d’ailleurs dans le même contexte que le CCI a été créé et placé sous la responsabilité du général Nicolas Kouakou, commandant du Centre de commandement intégré. Qui, lui-même, était sous le double commandement du général Mangou, ex-chef d’état-major des FANCI et de Soumaïla Bakayoko, ex-chef d’état-major des FAFN. C’est en cela, que l’état-major des FAFN a été doté de moyens pour un bon fonctionnement. Ce que les ex-FAFN entrés en mutinerie ont demandé, c’est clairement le paiement d’une prime de guerre qu’ont leur avait promise. C’est ce qu’ils appellent « la prime Ecomog ».

Jamais dans l’accord de Ouagadougou, il n’a été question de primes ou de salaires à payer à qui que ce soit. Encore moins d’une prime de guerre. Il a été question d’intégrer des éléments des FAFN dans l’armée régulière. Quelle est dans l’accord de Ouagadougou la disposition qui dit qu’il fallait donner des primes ou salaires aux 8.400 ex-rebelles intégrés dans l’armée ? Combien devaient-ils avoir par mois en 2007 et en 2011 pour que cette prime ou salaire passe subitement en une semaine de 5 à 12 millions de FCFA ?

Non, le pouvoir pris en tenaille, est conscient qu’il a commandité une catastrophe en utilisant les deniers publics pour satisfaire le règlement d’une dette privée contractée dans le seul but de faire tomber Laurent Gbagbo avec l’appui des forces militaires de l’ONU et de la France.

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Côte d’Ivoire: face à la fronde sociale, Affi N’guessan monte au créneau

Le député Affi N’guessan est monté au créneau face à la fronde sociale qui agite depuis quelques jours déjà la Côte d’Ivoire. Après analyse, il a lancé un appel le mercredi 18 janvier 2017, comme si ces événements cachaient quelque chose de très sérieux qui pourrait conduire à la formation d’ « un gouvernement d’union nationale« .

Affi N’guessan sort de sa réserve face à la fronde sociale en Côte d’Ivoire

Affi N’guessan est sorti de sa réserve face à la fronde sociale. Hier mercredi 18 janvier 2017, il a appelé à Abidjan à la « mise en place d’un gouvernement d’union nationale de transition » afin de « résoudre durablement » la grogne dans l’armée et la grève des fonctionnaires : « J’appelle solennellement toutes les forces vives de la nation en vue de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale », a dit M. Affi, lors d’un point de presse à son siège à Cocody (Est), comme s’il s’agissait d’un coup d’Etat où l’instigateur prend la parole.

Toutefois, la sortie de M. Affi révèle le vrai problème, pouvons nous penser, de toute cette fronde sociale. Est-ce la formation du nouveau gouvernement qui pose problème vu que M. Affi réclame un gouvernement de transition et d’union nationale?

Somme toute, poursuit Affi N’guessan, la mission de ce « gouvernement sera de conclure une trêve avec toutes les organisations politiques militaires syndicales impliquées dans la crise », a-t-il indiqué en rappelant avec un sourire aux lèvres que SEM Alassane Dramane Ouattara « a dit en 2010, quand on est incapable de gérer le pays, on quitte le pouvoir », a ramené Pascal Affi N’guessan invitant ce dernier à « tirer les conséquences de sa propre logique ».

Les manifestations sporadiques des mutins et des gendarmes, et la grève des fonctionnaires activent la fronde sociale ces jours ci en Côte d’Ivoire. Du 06 janvier à ce jour, la situation est très tendue au pays. Des mouvements d’humeur et des grèves meublent le quotidien des Ivoiriens.

Le gouvernement promet apporter des solutions idoines à tous ces problèmes qui occasionnent des troubles.

 

 

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