Burkina Faso : Soro-Bassolé, Isaac Zida confirme l’authenticité des écoutes et enfonce Soro !

Nouvelle tournure dans l’affaire de l’écoute téléphonique entre Soro-Bassolé, lors du coup d’État au Burkina Faso. Isaac Zida, le Premier ministre burkinabé a confirmé l’authenticité des bandes-son mettant en cause le PAN ivoirien sur la radio Savane FM.

Soro Guillaume vers la démission ?

Le clan Soro Guillaume va devoir batailler mieux que les semaines précédentes pour convaincre de son innocence dans le coup d’État au Burkina Faso. Jusqu’à maintenant, les proches de l’ancien chef rebelle s’appuyaient sur l’absence de réaction officielle des autorités burkinabées pour mettre un doute sur le sérieux de son accusation. Le Premier ministre Isac Zida fait sauter ce doute sur la question en confirmation l’authenticité des écoutes.

Lors d’une longue interview accordée à la radio ouagalaise, le Premier ministre a déclaré : « Nous sommes occurrents de ça. Nous sommes nous aussi surpris de l’attitude de ces deux individus-là, que nous pensions, il n’y a pas très longtemps, qu’ils étaient des citoyens qui aimaient leur pays. Quand on entend les propos qui sont tenus… « Donc pour vous la bande est authentique ? » Oui, elle est authentique, il n’y a pas de débat. Moi je ne discute pas de ces questions-là. Il ne faut pas douter de l’intelligence du peuple burkinabé…»

Très remonté contre Soro et Bassolé qu’il connait très bien, Isac Zida rajoute : « Vraiment je suis surpris. Je les connais tous les deux, très bien d’ailleurs, mais bref. Vraiment, je suis très déçu. »

À la question « donc plus rien ne va entre vous et Guillaume Soro, on dit qu’il vous a invité à Lomé et que vous avez refusé ?» Le Premier ministre burkinabé répond : « Je pense que nous étions amis jusqu’à une certaine date, c’est vrai. Quand je suis sorti de la prison, j’ai demandé à Guillaume Soro pourquoi il n’avait pas condamné le coup d’État, je ne comprenais pas. Il m’a dit qu’il n’y avait pas pensé… mais il est prêt à condamner le coup d’État. Il m’a même demandé un texte, texte que j’ai fait… »

Malgré ce discours offert à Guillaume Soro par email, Isac Zida affirme que celui-ci lui a répondu que c’est le président Alassane Ouattara qui lui a déconseillé de condamner le coup de force. Zida dit avoir informé Soro que Diendéré et sa bande du RSP étaient de toute façon déjà confinés dans leur caserne et qu’il avait intérêt de vite condamner le coup d’État auquel cas lui ne pourrait pas l’aider contre le bon nombre d’éléments prouvant son implication dont disposaient déjà les autorités du Burkina Faso.

Isac Zida affirme avoir lui-même été une cible des assassinats programmés par Soro et Bassolé « Il a dit de viser les cibles fortes comme le PM (Premier ministre).»

Avec cette déclaration, la suite logique de l’affaire devrait être que le Burkina Faso exige de la Côte d’Ivoire à entendre Soro Guillaume dans le cadre d’un procès pour atteinte à la sureté de son État. Le nouveau président Burkinabé Roch Marc Christian Kaboré est fortement attendu sur ce dossier.

Soro Guillaume, pour bien préparer sa défense, devrait aussi penser à la démission de son poste de président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Même si la Côte d’Ivoire n’extrade pas ses fils, une exception est souhaitable dans le cas Soro du fait de la gravité des faits. Il est difficilement d’imaginable que Roche fasse l’impasse sur cette affaire qui a engendré des morts à son appel au peuple pour mettre en échec le coup de force du RSP.

Avec cette déclaration d’un officiel du Burkina Faso, peut-on encore croire en l’innocence de Soro Guillaume ?

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Coup d’Etat au Burkina Faso, 160 millions FCFA venus de Côte d’Ivoire

Pour financer le Coup d’État de Gilbert Diendéré au Burkina Faso, 160 millions CFA sont venus de la Côte d’Ivoire, d’après le rapport de la commission d’enquête chargée d’identifier les responsabilités internes et externes dans la forfaiture contre les autorités de la transition, selon la Lettre du continent, qui a reçu copie du document.

Coup d’État au Burkina : le nom de Guillaume Soro absent du rapport

Il y a quelques temps, une bande-son toujours en cours d’authentification, mettait en cause Guillaume Soro dans le putsch manqué au Burkina Faso. Sur celle-ci, un homme censé être le président de l’Assemblée nationale ivoirienne donnait des instructions pour éviter l’échec de la tentative de Coup d’État qui était en cours au Burkina Faso. Il promettait également un soutien financier et demandait à être visité par des intermédiaires pour la récupération des fonds.

Cette fuite qui serait un élément du dossier à charge contre Guillaume Soro voit son initiative confirmée par le rapport de 34 pages remis par la commission d’enquête chargée de situer la responsabilité de chaque partie prenante au Coup d’État échoué de Gilbert Diendéré. Comme le promettait la voix supposée de Soro Guillaume dans l’enregistrement, Djibril Bassolé aurait bien reçu des fonds en provenance de Côte d’Ivoire pour financer « la résistance des militaires du Régiment de sécurité présidentiel [RSP].»

Qui a donné les 160 millions F CFA ?

La commission d’enquête a identifié 160 millions F CFA comme étant le total de l’argent venu d’Abidjan pour financer cette déstabilisation du Burkina Faso. Toutefois, elle ne mentionne pas le nom du PAN ivoirien dans son rapport. Gilbert Diendéré refuse de préciser de qui venaient «ces fonds », d’après ce rapport. Djibril Bassolé, l’interlocuteur de l’homme qui serait Guillaume Soro dans l’enregistrement est déclaré financier de cette opération.

L’ex-ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, présentement emprisonné à Ouagadougou, est déclaré responsable de la « connexion avec des forces étrangères ». Toujours selon ce rapport, Fatimata Diawara et d’autres personnalités « sont entrés en contact avec des officiers supérieurs de l’armée de Côte d’Ivoire pour soutenir le Général de Brigade Gilbert Diendéré.»

C’est plus de 127 personnes qui ont été auditionnées par la commission présidée par Simplice Poda, qui a remis son rapport au Premier ministre Isaac Zida le 20 novembre dernier.

Dans le rapport, il est marqué « Certes, la hiérarchie militaire dès la nuit du 16 au 17 septembre 2015 a opposé au Général de Brigade Gilbert DIENDERE un refus catégorique d’assumer le coup d’État, mais elle a fait preuve d’ambivalence aux premières heures en n’agissant pas contre la tentative de coup d’État…»

Gilbert DIENDERE est le principal commanditaire du putsch manqué, selon ce rapport. Il aurait planifié le « coup d’État avant le 16 septembre 2015 » après avoir « donné l’ordre le 15 septembre 2015 d’arrêter lors du Conseil des ministres du 16 septembre le Président du Faso, le Premier ministre et les membres du Gouvernement… »

Les exécutants du Coup d’État au Burkina Faso

Le colonel Deka Mahamady, Lieutenant Koné Daouda Begnon II et leurs éléments sont désignés comme étant les responsables de la mise à sac de la Radio Horizon FM : menace sur agent et assassinat d’un manifestant à côté de Central Hôtel.

Des complices civils du putsch

Dans ce rapport, on y découvre sur la liste des complices civils le nom d’Herman Yameogo, fils aîné de Maurice Yaméogo, premier président du Burkina Faso de 1959 à 1966, décédé à 71 ans le 15 septembre 1993, au Burkina Faso.

Avec Koné Léonce, Tapsoba Achille Marie Joseph, Diawara Fatimata Thérèse  et Sawadogo Salifou auraient pris fait et cause pour le putsch. Ils ont mobilisé leurs militants pour soutenir le coup d’Etat et ont reçu le sac de voyage contenant de l’argent, venu de la Côte d’Ivoire.

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Coup d’Etat au Burkina Faso, l’armée prend le pouvoir et lance la CND

Les militaires du RSP ont pris le pouvoir au Burkina Faso. Un de leur membre a fait l’annonce sur la chaine de télévision nationale ce jeudi.

Le CND s’installe au pouvoir au Burkina Faso

Le Burkina Faso retourne aux mains de l’armée. Après avoir pris de force le chef de l’Etat Michel Kafando et son Premier ministre Isaac Zida, toujours retenus de force par des militaires du RSP, cette même garde présidentielle burkinabè a annoncé la mise en vacances du gouvernement de transition.

Malgré les appels de l’Union africaine, la Cédéao, l’ONU et l’UE qui exigent la libération immédiate des otages, les militaires du RSP ont fait l’annonce du coup d’État ce jeudi matin. L’homme qui s’est adressé à la population s’est présenté comme étant un membre du Conseil National pour la Démocratie. Il affirme vouloir « organiser des élections inclusives » après de larges concertations auxquelles il invite le peuple burkinabé » à prendre part.

Ce dernier dénonce la déviation de l’équipe de Michel Kafando « instaurée à la suite de l’insurrection victorieuse du peuple des 30 et 31 Octobre 2014 » et qui « s’est progressivement écartée des objectifs de refondation d’une démocratie consensuelle. »

« La loi électorale taillée sur mesure pour des individus et décriée par les instances et les hommes de droit, se dresse alors, comme un outil de négation des valeurs de notre peuple fondée sur l’esprit de justice, d’équité et de tolérance », a-t-il rajouté.

Cherif Sy, le président de l’Assemblée de transition dénonce ce « coup d’Etat ». Il a fait un appel aux « Burkinabès » sur RFI, leur demandant de « sortir en masse dans les rues aujourd’hui » pour rétablir l’ordre.

« Des tirs ont été entendus ce matin à Ouagadougou. La capitale est toujours quadrillée par des militaires de la garde présidentielle », selon l’AFP.

Burkina, le peuple dit non au coup d'etat

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Coup d’Etat au Burkina Faso ? Michel Kafando et Isaac Zida retenus

Le Chef de l’État du Burkina Faso Michel Kafando et son Premier ministre Isaac Zida seraient retenus par des militaires du RSP, la garde présidentielle burkinabè.

Michel Kafando et Isaac Zida aux mains des mutins

Plus rien ne va au Burkina Faso. Selon les dernières informations confirmées par RFI, un coup d’État serait peut-être en cours au Burkina Faso. En effet, lors du conseil des ministres d’hier mercredi, des militaires auraient fait irruption au palais présidentiel avec des armes. Même si leurs motivations sont encore inconnues, ils auraient pris le président de la transition Michel Kafando et son Premier ministre Isaac Zida en otage.

«…Des militaires ont investi les lieux ce mercredi en fin d’après-midi. Il s’agit de membres du RSP, la garde présidentielle burkinabè, qui ont fait irruption en plein conseil des ministres. Ils auraient désarmé les soldats en faction sur les lieux, confisqué les téléphones des ministres et fermé le portail du palais », indique le site de la radio.

Ces soldats de la garde présidentielle retiendraient le président Michel Kafando, son Premier ministre Isaac Zida ainsi que plusieurs membres de son gouvernement. Cette réaction des militaires laisse penser qu’ils s’opposent à la recommandation contenue dans le rapport remis récemment par la commission de réconciliation et de réformes. Celle-ci préconise entre autres « la dissolution du RSP ».

L’armée burkinabè va-t-elle opérer un coup d’État contre l’équipe de Michel Kafando ?

1 – Selon une habitante que nous avons contactée sur place, « Il y a des tirs a Ouaga 2000 ». Un affrontement entre soldats est donc en cours. Plusieurs manifestants sont dans les rues, notamment à la place de la Révolution.

2 – Les populations  descendent dans les rues. Les manifestants se déplacent en masse vers le rond-point de la Patte d’Oie, direction Kosyam, le palais présidentiel.

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