Afrique: les Africains ne veulent plus du Franc CFA

Pour dire NON désormais au Franc CFA, les Africains panafricanistes vivant en France retrouveront leurs pairs vivant sur le Continent au Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Niger, République Centrafricaine, République du Congo, Sénégal, Tchad, Togo, etc. pour échanger à ce sujet, comme le rapporteConnectionivoirienne.net.

Les Africains veulent bouter dehors le Franc CFA

Le communiqué de presse publié par Connectionivoirienne.net au sujet du Franc CFA qui n’intéresse plus les Africains mentionnait ceci :

 » DAKAR, le 2 janvier 2017 – Le samedi 7 janvier, les panafricains organisent pour la première fois, de Paris à Dakar en passant par Abidjan, Ouidah, Londres et Bruxelles, une journée internationale de mobilisation sur le thème du franc CFA et la nécessité de se défaire de cette monnaie postcoloniale.

Lorsque l’Afrique et sa diaspora s’unissent pour démanteler les jalons du colonialisme, il en découle un événement historique : le front contre le franc des Colonies Françaises d’Afrique (CFA). L’appel a été lancé le 26 décembre 2016 par le militant panafricaniste, écrivain et chroniqueur Kemi Seba et par l’ONG Urgences Panafricanistes (URPANAF).

Créé en 1945, le franc CFA est en cours aux Comores et dans quatorze Etats en Afrique : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Niger, République Centrafricaine, République du Congo, Sénégal, Tchad, Togo.

En Europe, comme dans les pays de la Zone franc CFA et ailleurs sur le continent, les citoyens et associations se mobilisent. Tous dénoncent les effets pervers de cette monnaie postcoloniale et réclament la fin de la servitude monétaire. Ils exigent la vérité sur les comptes d’opérations ouverts par les banques centrales auprès du Trésor français.

Le temps est venu de mettre en œuvre des solutions alternatives pour un développement économique qui corresponde réellement aux besoins des populations. Au-delà, la société civile pose la question d’une autre architecture financière, qui déboucherait sur la monnaie unique africaine.

La mobilisation a pour objectif de contribuer aux débats en Afrique, en Europe et en Amérique concernant les moyens de sortir de cette servitude monétaire, et d’informer l’opinion africaine, française et européenne des conséquences du lien qui attache encore l’ancienne métropole à ses ex-colonies.

Il s’agit également de discuter des transformations indispensables à opérer tant au niveau institutionnel que politique pour répondre aux intérêts des quinze pays de la Zone franc CFA dont onze sont classés parmi les pays moins avancés (PMA) par les Nations unies.

Un défi panafricain

Penser une Afrique nouvelle, c’est penser l’émergence d’un continent libéré du joug impérialiste, qui prend en main son économie et gère directement l’exploitation de ses propres ressources naturelles. La monnaie est un attribut de souveraineté. Or, le franc CFA, cheval de Troie du néocolonialisme, empêche évidemment cette impulsion.

C’est pourquoi cette action coordonnée du 7 janvier 2017 contre l’ordre économique du système franc CFA est une mobilisation inédite et historique. Elle met en lumière la capacité des Africains et afro-descendants à comprendre l’urgence de prendre part à ces discussions afin de s’impliquer réellement dans l’avenir du continent.
Un événement mondial, des personnalités engagées

 Les panafricains de la société civile, qui ont fait de cette problématique économique un point capital de leur réflexion et de leur argumentaire ont immédiatement répondu présents.

La coordination internationale des conférences du samedi 7 janvier 2017 et leur déroulement seront assurés par les membres de l’ONG URPANAF :

A Paris (France), la rencontre sera animée par Nicolas Agbohou, docteur en économie politique et l’un des pères de la résistance au franc CFA, auteur du célèbre ouvrage « Le franc CFA et l’Euro contre l’Afrique » (1998), Toussaint Alain, journaliste politique et ancien conseiller de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, et Théophile Kouamouo, journaliste politique et écrivain.

De 15h 30 à 18h, au 4 bis, rue Henri Bergson, 92600 Asnières-sur-Seine (en face de la tour d’Asnières) – Accès : RER C arrêt : Les Grésillons – Métro ligne 13 : Gabriel Péri, Puis bus 177 arrêt : Tour d’Asnières

A Bamako (Mali), avec Aminata Traoré, militante altermondialiste, écrivaine et ancienne ministre, Pape Diallo de Jeunesse Maya, Ismaël Youssef Koné, représentant de l’ONG Urgences Panafricanistes au Mali.
De 15h30 à 18h, au Missira Hôtel, Le Djenne, Salle Amadou Hampâté Bâ

A Ouagadougou (Burkina Faso), avec le mouvement citoyen C.A.R, Citoyens Africains pour la Renaissance.
A 15h, au siège du C.A.R, Quartier Tanghin, non loin de l’Hôtel Ricardo

A Abidjan (Côte d’Ivoire), avec les militants panafricanistes Pîija Souleymane Yameogo, économiste de développement, conférencier sur l’histoire et les valeurs africaines et directeur général à PER-FORM, et Thi-Mi N’guessan, responsable de l’ONG Urgences Panafricanistes en Côte d’Ivoire.
A 10h, à l’Institut des Civilisations Noires, Plateau Dokoui 1er Feu, Abobo

A Bruxelles (Belgique), avec Jahi Muntuka, ingénieur aérospatial, analyste en économie et administrateur du groupe Négritude, Black Power, Claude Wilfried, écrivain et analyste politique, et Natou Pedro Sakombi, essayiste et fondatrice de Reines et Héroïnes d’Afrique.
De 19h à 22h, à L’Horloge du Sud, 141, rue du Trône, 1050 Bruxelles

A Londres (Royaume-Uni), avec Clarice Kamwa alias Mamoushka, militante panafricaniste et Cheikh Ba, Data Scientist Senior et analyste en Marketing.
De 14h30 à 16h30, 199-201 Lewisham High Street, 13 SE 6LG

Bologne (Italie), la sensibilisation sera menée par les militants panafricanistes Bolivie Wakam, ingénieur en énergie, et Donfack N. Alex Leroy, entrepreneur
A 19h, Piazza Spadolino 3

A Ouidah (Bénin), avec la Famille Jah.
A 15h, au Centre d’Eveil, d’Animation et de Stimulation pour Enfants (CEVASTE), Ambassade culturelle de la Diaspora et du Peuple de JAH, près d’Ouidah

A Dakar (Sénégal), avec Demba Moussa Dembele, Hulo Guilabert, Guy Marius Sagna, Ndongo Samba Sylla, Badou Kane et Ndeye Nogaye Babel Sow.
A 15h, rassemblement Place de l’Obélisque
Le militant panafricaniste Kemi Seba interviendra comme Invité d’honneur à l’Université de Zinguinchor en Casamance.
A 15h, à l’Université Assane Seck

A Haïti, avec Bayyinah Bello, écrivaine, professeur d’Histoire et dirigeante de la Fondasyon Félicité, Camille Chalmers, professeur d’Economie et de planification sociale à l’Université d’Etat d’Haïti.
De 13h à 17h, à la Fondation Félicitée, 4 rue A, Village Théodat, Tabarre

A Kinshasa (RD-Congo), avec Rex Kazadi, homme politique et militant panafricaniste, Ted Beleshayin, économiste monétariste et consultant financier.
De 14h à 17h, à l’Hôtel Campo, Beau Marché, Commune de Barumbu, en face de la Bralima « .

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France – CIV : candidate en France, Rama Yade en campagne en Afrique

Rama Yade effectue en ce moment une tournée dans la sous-région ouest-africaine dont l’une des étapes est la Côte d’Ivoire. L’ancienne secrétaire d’État dit venir annoncer sa candidature à l’élection présidentielle de 2017 en France. Mais pourquoi avoir choisi l’Afrique dans la mesure où ce continent ne serait pas partie prenante à cette élection ?

Rama Yade en quête d’onction africaine pour conquérir la France

Mame Ramatoulaye Yade dite Rama Yade est actuellement en Afrique pour un certain nombre de rencontres. Après Dakar, l’ex-collaboratrice de Nicolas Sarkozy était de passage à Abidjan, ce mardi, où elle a rencontré Guillaume Soro, le Président de l’Assemblée nationale ivoirienne. Ainsi, candidate à l’élection présidentielle française, elle explique les raisons de ses pérégrinations africaines : « Dans le contexte de ma candidature à l’élection présidentielle, j’ai voulu donner et voir une nouvelle Afrique. Celle qui gagne, celle qui marche, celle qui connaît des taux de croissance extraordinaires. Cette Afrique qui connaît une révolution économique, technologique, financière, écologique. Celle qui permettrait, j’espère, à l’opinion publique française de regarder l’Afrique autrement. »

Dotée d’un agenda particulièrement chargé, l’ancienne Conseillère régionale d’Île-de-France dit avoir des projets pour l’Afrique. À ses dires, elle entend écrire un nouveau contrat social entre la France et l’Afrique francophone dans un contexte d’ouverture sur le monde et de libres échanges avec les autres pays. Toutes ses propositions sont d’autant plus alléchantes que la candidate pourrait séduire plus d’un en Afrique.

Mais là où le bât blesse, c’est qu’elle semble se tromper de terrain et ou même de cible. En effet, hormis la communauté française vivant en Afrique, aucun Africain ne prendra part à cette élection présidentielle française. Aussi, en quoi chercher des relations avec le continent africain pourrait intéresser les électeurs français qui ont leurs préoccupations propres ? À moins que cette tournée africaine ne cache des desseins inavoués qui friseraient une recherche de moyens pour financer la campagne, qui du reste, est très onéreuse.

Candidate sous la bannière du mouvement politique «La France qui ose», la Française d’origine sénégalaise viendrait donc chercher sur la terre de ses ancêtres, l’onction nécessaire pour conquérir la France. Sa tournée africaine l’a déjà conduite à Dakar puis à Abidjan. Les étapes de Libreville, Conakry et N’Djamena ont été annulées sans explication.

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Sénégal : En visite à Dakar, Manuel Valls se pose en gendarme

Manuel Valls est en ce moment au Sénégal pour une visite de deux jours. Le Premier ministre français a mis cette présence à profit pour réitérer l’appui de son pays aux autorités sénégalaises face au fléau du terrorisme. Et pourtant, d’autres observateurs évoquent des motifs non avoués. Surtout que l’élection présidentielle en France point à l’horizon.

Manuel Valls voudrait assurer stabilité et sécurité au Sénégal

Le séjour sénégalais de Manuel Valls ne sera nullement de tout repos, eu égard aux nombreuses sollicitations à lui adressées. En effet, dès son arrivée à Dakar dans l’après-midi d’hier, le locataire du Matignon a annoncé les couleurs : «La France est totalement engagée aux côtés du Sénégal pour garantir sa stabilité et contribuer si nécessaire à sa sécurité.» Avant d’ajouter que les deux États « sont unis et déterminés à lutter contre le terrorisme ». Aussi, l’hôte du Sénégal n’a pas omis de louanger son pays d’accueil pour l’exemple qu’il donne en matière de démocratie.

De même, l’agenda très chargé du chef du gouvernement français le conduira vers ses compatriotes résidant au Sénégal, ensuite vers des chefs d’entreprises sénégalais et les membres du gouvernement du pays de la Teranga avant d’achever son marathon diplomatique chez Macky Sall. De sources concordantes, Valls viendrait peaufiner avec le président Sall une visite d’État de ce dernier dans l’Hexagone, pour décembre.

Mais au-delà de l’aspect protocolaire, certains observateurs franchissent le rubicond en donnant une autre connotation à cette visite. Pour ces derniers, l’élection présidentielle française aura lieu dans 7 mois, jour pour jour (23 avril 2017). Ce serait donc une ruée des candidats ou de leurs envoyés vers l’Afrique pour se donner les moyens (financiers). Chaque visite pourrait être ponctuée de remises de mallettes pleines d’espèces sonnantes et trébuchantes pour battre campagne. Et, cette pratique qui serait désormais un secret de polichinelle tendrait à se pérenniser.

Loin de suivre les partisans de cette thèse, il faudrait tout de même tenir compte des relations multidimensionnelles entre la France et ses amis africains. Le collaborateur de François Hollande poursuivra également sa tournée africaine en Côte d’Ivoire ainsi que vers d’autres pays du continent.

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Viol au Sénégal : le prêtre François Lefort tente de sauver son honneur, mais…

François Lefort veut à tout prix s’innocenter du crime de viol pour lequel il a été condamné en 2005. S’étant pourvu en cassation, le prêtre français a évoqué la rétractation de certaines de ses supposées victimes. Mais ses nouveaux moyens de prétention comportent quelques failles, nous rapporte Jeune Afrique.

François Lefort, le violeur des jeunes Sénégalais ?

Le médecin et prêtre catholique François Lefort avait été condamné en 2005 pour agressions sexuelles sur de jeunes Sénégalais. Onze ans après, le conseil de Lefort a saisi la Cour de cassation pour battre en brèche cette décision de la justice française. Le motif allégué est que certains de ses accusateurs se seraient rétractés. Mais à y voir de près, les moyens de défense que ses avocats apportent laissent tout de même planer quelques doutes.

En effet, la prétendue rétractation de l’une des victimes est entachée d’irrégularités criantes. En plus de son numéro de carte d’identité qui parait faux, son témoignage à Dakar est tout aussi invraisemblable. À la date indiquée pour sa déposition, l’intéressé croupissait dans les geôles de Thiès. Quant à la seconde victime, elle aurait été soudoyée par des proches du prêtre indélicat. Le procès-verbal dressé par un huissier atteste bel et bien cette tentative de corruption.

Ainsi, comme un château de cartes, les arguments de François Lefort devant la Cour de cassation résistent difficilement à la rigueur du droit. Si tel est que le prêtre français est innocent comme il le prétend, pourquoi vouloir faire du faux pour se justifier ? De même, quelle image tenterait de donner cet homme de Dieu à ceux à qui il prêche la repentance ?

Quoi qu’il en soit, il revient à la Cour de cassation de confirmer la décision ou de la casser.

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Affaire Hissène Habré : ses avocats dénoncent une parodie de justice

Les premiers avocats d’Hissène Habré sont sortis de leur mutisme pour dénoncer la détention arbitraire de leur client suit à sa condamnation à perpétuité, le 30 mai dernier, par les CAE. Ainsi, ont-ils animé une conférence de presse au cours de laquelle ils ont, une fois de plus, réitéré le caractère illégitime de ce tribunal spécial qui a expédié leur client au trou pour le reste de sa vie, nous rapporte RFI.

Les avocats d’Hissène Habré récusent un magistrat

Les avocats qu’Hissène Habré s’était choisis persistent et signent : leur client a été arbitrairement condamné par un tribunal dont la légitimité reste encore à démontrer. Ainsi, selon Me Ibrahima Diawara : « Comme nous l’avons dit dès le début, il se pose toujours la question d’un procès juste et équitable. » Puis il ajoute : « Nous venons d’être mis au courant que le juge Amady Diouf, qui a composé la Chambre africaine extraordinaire, ne remplit pas les conditions légales parce que ce magistrat n’a jamais exercé les fonctions de juge. Et nous disons que compte tenu de cette illégalité et la conséquence qui en découle (…) nous constatons que le président Hissène Habré, encore une fois, est dans une situation de détention arbitraire. » Avant de mettre en garde : « Nous allons, après cette conférence de presse, nous occuper à ce qu’il soit mis fin à cette détention arbitraire dont est victime le président Habré. »

Mais loin de se laisser démonter outre mesure par l’argumentaire de l’ancienne défense d’Hissène Habré, Marcel Mendy, le porte-parole des Chambres africaines extraordinaires (CAE) est rapidement monté au créneau pour donner sa position sur cette question : « Je voudrais m’inscrire en faux contre une telle allégation qui ne repose sur rien du tout. Monsieur Amady Diouf a 25 ans d’ancienneté, il n’a pas été choisi au hasard. Il est de bonne moralité parce que pour être juge aux Chambres africaines, il faut remplir un certain nombre de conditions. Et Amady Diouf les remplit. Et je pense que ce n’est pas aujourd’hui que la Cour a délibéré et donné son verdict qu’on va poser ce type de question. C’est un combat d’arrière-garde. C’est au moment de l’installation de la Chambre qu’ils auraient dû poser ce type de question. »

Notons que l’ancien chef d’État tchadien (1982 – 1990) a été condamné à perpétuité le 30 mai dernier à Dakar à la suite d’un véritable marathon judiciaire. Ses avocats qui lui ont été commis d’office, après le désistement de ceux qu’il s’était choisis, ont interjeté appel le vendredi 10 juin dernier, espérant un meilleur sort pour leur client.

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Pour leur gisement gazier, Dakar et Nouakchott évitent de justesse un conflit frontalier

Dakar et Nouakchott viennent d’accorder leurs violons pour l’exploitation du gisement gazier découvert à la frontière sénégalo-mauritanienne. Les gouvernements de ces deux pays ont donc trouvé un accord sur le site devant abriter les installations du champ GrandTortue/Ahmeyim, apprend-on de l’Agence de Presse Sénégalaise.

Dakar et Nouakchott exploitent ensemble leur gisement gazier

Un nouveau soleil se lève sur Dakar et Nouakchott pour l’exploitation du scandale gazier découvert au large de ces deux États. La mise en exploitation de ces réserves estimées à 450 milliards de mètres cubes avait commencé à faire grincer les dents de part et d’autre de la frontière maritime. Les autorités sénégalaises et mauritaniennes ont donc mis en place une équipe qui a « permis aux deux gouvernements de se mettre d’accord sur le choix d’un site au large des côtes, situées sur la frontière maritime entre les deux pays, à environ huit kilomètres de la côte, pour abriter les installations de traitement et de production du gaz à partir du Champ ».

Ainsi, Thierno Alassane Sall et Mohamed Salem Ould Bechir, respectivement ministre sénégalais de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables et ministre mauritanien en charge du Pétrole, de l’Énergie et des Mines, se sont donc réjouis de cette solution négociée qui est venue annihiler toutes velléités d’affrontement autour de l’exploitation du champ gazier transfrontalier GrandTortue/Ahmeyim. Les gouvernements des présidents Macky Sall (Sénégal) et Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie) ont décidé de poursuivre leurs efforts et de « travailler en collaboration avec les contractants, en vue de la finalisation, dans les meilleurs délais, d’un accord de coopération intergouvernemental pour le développement conjoint du Champ ».

Notons que la société américaine d’hydrocarbure, Kosmos Energy, a découvert au large de ces deux pays « le plus important gisement en Afrique de l’Ouest ». Cet accord conjoint signé par les autorités de ces pays pour l’exploitation commune du gaz fera certainement jurisprudence et donnera à coup sûr de judicieuses idées à des pays tels que la Côte d’Ivoire et le Ghana pour éviter tout conflit frontalier dans l’exploitation d’hydrocarbure découvert à leur frontière mitoyenne.

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Sénégal : à Teranga-1, Kosmos Energy découvre un « scandale gazier »

Kosmos Energy vient de découvrir d’importantes réserves de gaz naturel au large de Dakar. Estimées à environ 140 milliards de mètres cubes, ces réserves permettront à coup sûr de booster le Plan Sénégal Emergent (PSE). C’est cette espérance qui animait le gouvernement lorsqu’il confirmait cette importante découverte ce lundi 9 mai, nous rapporte Jeune Afrique.

Kosmos Energy fait de Dakar le nouvel Eldorado du gaz naturel

Kosmos Energy peut d’ores et déjà se frotter les mains au vu des derniers résultats des recherches de cette société américaine d’hydrocarbure. En effet, des réserves d’environ 140 milliards de mètres cubes de gaz ont été découvertes au large du Sénégal. Ainsi que le confirme Andrew Inglis, le Président du Conseil d’administration (PCA) de la junior américaine : « Ce champ que nous avons découvert est situé à environ 65 kilomètres au nord-ouest de Dakar et à près de 100 kilomètres au sud de la précédente découverte de Gueumbeul 1 dans le bloc de Saint-Louis Offshore Profond. »

Le puits Teranga-1 qui renferme ce scandale gazier est situé au large du Sénégal et de la Mauritanie. Les autorités des deux pays sont donc à pied d’oeuvre pour en faire la délimitation afin d’éviter tout conflit d’intérêts. Outre les deux premières découvertes de mai 2015 et de janvier 2016 dans cette même zone, voilà que des recherches approfondies ont permis d’en faire de plus importantes. Le PCA de la firme américaine peut donc se réjouir : « Le succès continu de nos opérations d’exploration démontre que nous avons ouvert un bassin offshore de grande envergure à cheval entre la Mauritanie et le Sénégal, détenant un potentiel de ressources de classe mondiale. »

L’ambition de Macky Sall de conduire son pays à l’émergence à l’horizon 2035 est en passe de se concrétiser avec toutes ses découvertes. Mais le peuple sénégalais reste vigilant quant à l’utilisation des retombées de cette manne afin d’éviter que ces ressources soient utilisées à des fins non productives.

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Sénégal : à Saly, Macky Sall internationalise la lutte antiterroriste

Macky Sall a décidé de prendre à bras le corps la lutte contre le terrorisme. À cet effet, le président sénégalais a organisé, du 18 au 21 avril dernier, en partenariat avec l’ambassade de France, un atelier qui avait pour but un partage d’expérience en cas d’attaque terroriste. Les séminaristes se sont également instruits par la simulation d’un double attentat, nous rapporte Jeune Afrique.

Macky Sall opte pour le partage des expériences

Macky Sall veut à tout prix préserver son pays contre une quelconque attaque terroriste. Pour ce faire, le chef de l’État du Sénégal ne cesse de multiplier les initiatives afin de doter ses sécurocrates d’une capacité de réaction à nulle autre pareille. L’atelier international organisé du 18 au 21 avril dans la station balnéaire de Saly (sud de Dakar) en partenariat avec Jean Félix-Paganon (l’ambassadeur de France au Sénégal) a été l’occasion pour les forces spéciales du Mali, du Burkina Faso et du Sénégal (pays hôte) pour échanger leurs expériences en matière de lutte contre le terrorisme.

Déjà victimes de la barbarie de ces assoiffés de sang, les forces de défense et de sécurité de Bamako et de Ouagadougou ont expliqué, dans les moindres détails, comment elles sont venues à bout des attaques qui ont visé le Radisson Blu (20 novembre 2015) et le Splendid Hôtel (15 janvier 2016). Quant à Dakar, jusque-là resté indemne, les autorités sécuritaires ont affirmé avoir mobilisé le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), le Groupement mobile d’intervention (GMI) et la Brigade d’intervention polyvalente (BIP) pour faire face à toute attaque. Cet atelier s’est achevé par la simulation d’une double attaque afin de mieux se représenter la réalité.

Convié par Macky Sall à ce rendez-vous hautement sécuritaire, le diplomate français a réitéré la volonté de son pays de toujours appuyer ses partenaires avec lesquels il entretient des accords de coopération.

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Sénégal Airlines dissoute

Sénégal Airlines a été dissoute par l’État sénégalais après un long et profond coma financier. L’État sénégalais a dissout cette compagnie aérienne nationale en lui retirant son permis d’exploitation en début de ce mois d’avril. Une nouvelle compagnie sénégalaise sera créée les jours à venir pour lui succéder, selon Rfi.

Plus de Sénégal Airlines dans le ciel.

Sénégal Airlines n’arpentera plus les pistes de l’aéroport Léopold Sédar Senior ni aucune autre. Les autorités sénégalaises ont décidé de retirer le permis d’exploitation à cette compagnie aérienne nationale qui croulait, depuis des lustres, sous le poids de la dette. Tout comme Air Sénégal International en 2009, une autre compagnie nationale sera créé « dans les prochains jours ». Cette annonce a été faite par Amadou BA, le ministre sénégalais de l’Économie, des Finances et du Plan qui entend impulser une nouvelle dynamique au transport aérien dans son pays.

Il ne pouvait en être autrement dans la mesure où la compagnie n’a pas pu atteindre les objectifs de développement qui lui étaient fixés lors de sa mise en activité. C’est donc à juste titre que les autorités sénégalaises ont annoncé sa dissolution. En effet, il y a bien longtemps que Sénégal Airlines supportait d’énormes pertes. Ne disposant plus d’aéronefs qui lui soient propres, elle recourait à la location d’appareils pour assurer ses vols et la majeure partie de son personnel était en chômage technique. Les autres travailleurs plaident actuellement leur cause pour ne pas être laissés pour compte.

Mais dans son ambition de faire du Sénégal un pays émergent à l’horizon 2035, le président Macky Sall a bien voulu faire de son pays le hub de la sous-région ouest-africaine. Le nouvel aéroport qui est en voie de finition et la nouvelle compagnie aérienne viendront certainement faire bouger les lignes dans ce sens.

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Sénégal : la cybersécurité, objet de toutes les attentions à Dakar

La cybersécurité inquiète même au niveau international. A cet effet, une rencontre régionale entre des experts nationaux et internationaux sur la sécurisation de la toile se tiendra les 12 et 13 avril  prochains à Dakar. Initiée par le ministère des Postes et des Télécommunications du Sénégal et l’ambassadeur des Pays-Bas, cette réunion devra permettre de trouver des solutions à ce problème, apprend-on de l’APS.

La cybersécurité mobilise la communauté internationale.

La cybersécurité préoccupe de plus en plus les pays dont l’espace numérique est souvent la cible d’attaques innombrables. Pour circonscrire les activités des hackers, Malick Ndiaye, en sa qualité de directeur de cabinet du ministre sénégalais des Postes et des Télécommunications, a tiré la sonnette d’alarme lors d’une conférence qu’il a animée ce jeudi 7 avril : « Les praticiens et les décideurs d’origines diverses doivent partager les bonnes pratiques, les expériences réussies et les problèmes à résoudre afin de comprendre les risques du cyberespace. Dans le cadre des efforts en cours pour relever le défi de la sensibilisation sur la cybersécurité, il est important de partager des pratiques nationales et régionales, le renforcement des capacités et l’intégration de la cybersécurité dans le contexte national. »

Selon le conférencier, c’est grâce à un partage d’expérience que la guerre contre les hackers et autres cybercriminels sera gagnée. Soutenu par Theo Peters, l’ambassadeur des Pays-Bas accrédité au Sénégal, l’Etat sénégalais organise les 12 et 13 avril prochains, une grande rencontre régionale des représentants des ministères en charge de l’Économie numérique de l’Afrique de l’Ouest. Ce sera donc l’occasion pour ces experts nationaux et internationaux de réfléchir profondément sur la question afin d’adopter un plan commun de lutte contre ces « nouveaux délinquants ».

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