Chine – USA : Pékin et Washington au bord de l’affrontement militaire ?

La mer de Chine méridionale continue d’être la pomme de discorde entre la Chine et les pays occidentaux qui s’y aventurent fréquemment. Ainsi, l’Empire du Milieu est prête à prendre les mesures qui s’imposent en cas d’accumulation d’armes par les États-Unis dans ces eaux. Ce qui pose un risque de sécurité pour le territoire chinois. Telle est la déclaration faite mardi dernier par plusieurs experts concernant des rapports américains qui prévoient un renforcement de son armée dans la région.

La menace d’une intervention militaire entre la Chine et les États-Unis

Des porte-avions USS Nimitz et USS Carl Vinson ainsi que ses escortes, avec 7500 marins, seront déployés cette semaine pour des manoeuvres dans le Pacifique occidental. Cette information a été donnée par le site du journal US Navy Times. De même, le magazine The National Interest a rapporté le 1er janvier dernier que de hauts stratèges de l’armée américaine et du Pentagone réfléchissaient actuellement aux différentes manières d’utiliser les plateformes d’armes existantes. Avec la mise en place éventuelle, si nécessaire, d’unités d’artilleries mobiles en mer de Chine méridionale, fonctionnant comme des armes de défense aérienne avec des roquettes et missiles de croisière.

Dans le même temps, les responsables du Pentagone ont déclaré publiquement que les USA continueront les exercices relatifs à la «liberté de navigation», les navires de la Marine naviguant dans les 12 miles du territoire revendiqué par la Chine. « En plus de ces activités, il est tout à fait possible que les États-Unis puissent déployer plus d’armes offensives et défensives dans la région ». Zhao Xiaozhuo directeur du Centre de recherche sur les relations de défense sino-américaines de l’Académie des sciences militaires de l’APL a profité de cette révélation pour faire l’analyse suivante : « Apparemment, l’armée américaine veut trouver de nouvelles approches en mer de Chine du Sud pour contenir la Chine. »

Une guerre en vue entre les deux puissances ?

Au vu de cette présence militaire américaine dans les eaux de la mer de Chine méridionale, tous les compteurs semblent indiquer une probable confrontation entre les puissances nucléaires. Aussi, les autorités chinoises suivent de très près la situation : « Nous allons voir combien de temps l’USS Carl Vinson va rester ici. Est-ce juste une simple manœuvre ou un long séjour pour des exercices ? Et voir qu’en est-il de la situation des îles chinoises occupées. » Pour le responsable, l’une des raisons de la mise en œuvre d’unités d’artillerie mobiles serait de pouvoir intervenir rapidement en cas de conflit près des îles en mer de Chine méridionale.

Zhang Junshe, chercheur principal à l’Institut militaire de recherche des affaires maritimes, estime pour sa part que la présence renforcée d’armes américaines dans cette zone constituait une menace pour les îles chinoises, les installations ou le personnel.
Le 2 janvier dernier, des chasseurs J-15 combattants du porte-avion chinois, le Liaoning, ont mené des exercices de vol dans des «conditions complexes», a annoncé la marine chinoise sur son microblog. Le Liaoning et sa flotte d’accompagnement sont entrés dans le Pacifique par le détroit de Miyako pour la première fois le 25 décembre 2016 pour des manœuvres dans le Pacifique occidental.

Cette démonstration de force de part et d’autre laisse craindre un probable affrontement entre les deux pays. Toutefois, la communauté internationale suit de près ce dossier afin d’éviter qu’il y ait un clash aux conséquences très dommageables.

(Source : Quotidien du Peuple)

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Congo-Brazza : Sassou-Nguesso, 1er président africain à rencontrer Trump

Denis Sassou-Nguesso se trouve en ce moment au pays de l’oncle Sam pour y rencontrer, ce mardi, Donald Trump. Si la raison officielle est la crise libyenne, l’opposition congolaise y voit une tentative de légitimation du président congolais.

Donald Trump légitime Sassou-Nguesso, selon l’opposition

Avant sa prise de fonction officielle en janvier prochain, le président Donald Trump est très en vue en ce moment. Ainsi, faire partie des premières personnalités à le rencontrer ne saurait nullement isolé et passé sous silence. En effet, Denis Sassou-Nguesso, président congolais et président du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye, aura le privilège de rencontrer, ce mardi 27 décembre, le nouveau locataire de la Maison-Blanche. À en croire Thierry Moungala, ministre congolais de la Communication : « Donald Trump montre là un certain pragmatisme, celui d’échanger avec l’un des acteurs principaux sur le continent. Celui qui peut lui donner des précisions sur les situations libyenne et africaine en général. » Puis, il botte en touche, en réponse à certains détracteurs : « Ce n’est pas un évènement d’être le premier ou le dernier chef d’État à rencontrer Donald Trump. »

Mais du côté de l’opposition, ce serait un véritable camouflet pour le pays que Trump reçoive le président congolais. Car selon eux, il y a un déficit de démocratie, de respect des droits humains et de l’État de droit. Aussi, cette rencontre s’analyserait en une légitimation de la réélection, du reste contestée, de l’actuel pouvoir congolais. Charles Zacharie Bowao, porte-parole de l’opposition, ne comprend donc pas le bien-fondé de cette visite : « S’il vient pour cautionner les régimes qui ont perdu toute légitimité, cela ne nous rassure pas », prévient-il.

Quoi qu’il en soit, la rencontre Trump – Sassou-Nguesso aurait bel et bien lieu ce jour. Ce contact entre les deux hommes d’État serait donc l’occasion d’échanger sur l’actualité mondiale en général et africaine en particulier. D’aucuns espèrent toutefois que le président Sassou-Nguesso fera du lobbying auprès du successeur de Barack Obama en faveur de l’Afrique. Mais rien n’est moins sûr, car ce tête-à-tête pourrait s’apparenter à un véritable iceberg.

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Guinée : Mahmoud Thiam, un ministre de Dadis Camara arrêté aux USA

Mahmoud Thiam a en ce moment maille à partir avec la justice américaine. L’ex-ministre des Mines de Dadis Camara est accusé de corruption et blanchiment d’argent.

Mahmoud Thiam épinglé pour corruption aux États-Unis

Moussa Dadis Camara et certaines personnalités qui ont servi pendant l’époque transitionnelle seraient actuellement dans la tourmente. Hormis le chef de la junte militaire, lui-même, qui est en exil au Burkina Faso après avoir échappé de justesse à une tentative d’assassinat, voilà l’un de ses ex-collaborateurs qui vient d’être épinglé. En effet, Mahmoud Thiam, ministre des Mines sous le régime militaire (2009-2010), vient d’être appréhendé pour corruption et blanchiment d’argent.

À en croire les autorités judiciaires américaines, M. Thiam aurait reçu 8,5 millions de dollars (4,5 milliards de FCFA) comme dessous de table pour donner des parts de marché dans le secteur minier guinéen à une compagnie chinoise. Bénéficiant de la double nationalité guinéenne et américaine, l’ancien ministre a pu acquérir une maison à New York. La justice américaine est donc à ses trousses pour élucider cette affaire rocambolesque, surtout qu’il est établi maintenant aux États-Unis. Il risque jusqu’à trois ans d’emprisonnement et ses biens, dont la maison, pourraient être saisis.

Cette affaire vient également sonner le glas de toutes ces personnalités qui détournent des deniers publics pour les investir ailleurs. Le verdict de ce procès fera certainement jurisprudence et découragera à coup sûr ces vautours qui s’enrichissent au détriment du peuple. Par ailleurs, l’économie guinéenne traverse actuellement une zone de turbulence qui nécessite que des capitaux dérobés soient rapatriés au pays pour contribuer à sa reconstruction. Juste une question de civisme et de patriotisme.

Notons que le secteur minier est le vivier de l’économie de la Guinée. Ainsi, toute malversation qui s’y produit a directement des répercussions sur la santé financière du pays. C’est pour cette raison que les autorités guinéennes sont très vigilantes sur la question.

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RDC : sanctions américaines contre Évariste Boshab et Kalev Mutond

Deux très proches collaborateurs du président Kabila viennent de faire l’objet d’une sanction ciblée de la part des États-Unis. Les avoirs d’Évariste Boshab et Kalev Mutond au pays de l’oncle Sam ont été gelés par les autorités américaines. Le motif allégué c’est que ces deux personnalités seraient directement responsables de l’enlisement de la crise en RDC.

Les avoirs d’Évariste Boshab et Kalev Mutond gelés aux USA

La crise qui secoue actuellement la RD Congo est en train d’avoir des répercussions en dehors des frontières nationales. À la suite de l’UE, les États-Unis viennent également de prendre des sanctions à l’encontre de deux personnalités congolaises. En effet, les avoirs d’Évariste Boshab, vice-premier ministre en charge de l’Intérieur et Kalev Mutond le chef de l’Agence nationale de renseignements (ANR) ont été gelés par le trésor américain. Il est également interdit aux citoyens américains de faire affaire avec ces personnalités congolaises sanctionnées.

Car, il est fait grief à ces derniers de « menacer les institutions et de nuire au processus démocratique ». Concernant le ministre Boshab, il aurait corrompu les parlementaires pour légiférer en faveur d’une prolongation de mandat pour Joseph Kabila. « Il est l’un des acteurs clés dans la stratégie de maintien au pouvoir du président Kabila au-delà de la date du 19 décembre 2016 », selon le département d’État américain. Quant à Mutond, il serait le maître artificier des violences contre les membres de l’opposition qui ont émaillé le pays. En outre, il serait « lié au trafic illégal de minerais » qui a cours en ce moment en RDC.

La pression internationale contre Kabila se précise de plus en plus. Sans être directement visé, voilà que deux de ses responsables clés viennent d’être sanctionnés. Aussi, le dialogue politique initié par le clergé congolais pour faire baisser la tension dans ce vaste et riche pays d’Afrique centrale est très salutaire. Notons que toutes ces sanctions interviennent à une semaine de la fin officielle du mandat de Kabila.

Pourront-elles le faire fléchir pour renoncer à un troisième mandat ? 

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RDC : Moïse Katumbi en route pour Kinshasa sur fond de violence

Moïse Katumbi Chapwe ne renonce nullement à son rêve présidentiel en dépit de son éloignement de la RD Congo. Aussi, l’opposant congolais compte-t-il rentrer très bientôt au pays pour forcer quelque peu la main au président Kabila.

Moïse Katumbi « aux côtés du peuple »

La situation socio-politique en RDC ne cesse de se dégrader au fil des jours. Face aux risques perceptibles de violence, le clergé congolais est monté au créneau pour initier un dialogue politique plus inclusif. Ainsi, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a « reçu les responsables de la majorité et de toutes les tendances de l’opposition » afin de trouver un consensus national et faire tomber la tension. C’est dans cette logique que les évêques catholiques ont également rencontré l’opposant historique Étienne Tshisekedi, président de l’UDPS. Mais, Moïse Katumbi, son autre allié du Rassemblement, reste pour l’instant en marge de ces discussions.

En effet, le candidat déclaré à la présidentielle annonce de façon péremptoire que Joseph Kabila doit partir du pouvoir. Il n’entend donc accorder aucun répit au président congolais quant à une prolongation de son mandat, encore moins un troisième mandat. Pour ce faire, il serait en route pour la RDC pour, dit-il « être aux côtés du peuple ». En dépit d’être visé par la justice congolaise, le président du TP Mazembe se dit n’être pas « effrayé » d’être arrêté. Toutefois, il espère que le dialogue politique en cours débouchera sur une solution concertée. Sinon la date fatidique du 19 décembre pourrait se faire encore plus chaude que les précédentes.

Notons que les États-Unis et la Belgique ont demandé à leurs ressortissants d’éviter la destination RDC compte tenu de l’atmosphère qui se veut de plus en plus délétère. Les affrontements entre les forces de l’ordre et les milices ont fait de ce vaste et riche pays d’Afrique centrale une véritable poudrière.

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Samsung refuse de payer 399 M$ d’amende à Apple, la justice américaine l’agrée

La guerre de brevets qui oppose Apple à Samsung a tourné certes à l’avantage de la marque à la pomme. Mais la Cour suprême américaine a trouvé excessive l’amende de 399 millions de dollars infligée à la marque sud-coréenne.

Le dédommagement de Samsung à Apple revu à la baisse ?

La rivalité entre Samsung et Apple s’est déportée en justice à cause d’un litige portant sur un brevet de fabrication. En effet, le constructeur sud-coréen aurait copié des fonctionnalités de la marque américaine sur un modèle de ses smartphones. Aussi, la justice a condamné Samsung à payer 399 millions de dollars, équivalant à la totalité des bénéfices liés à la vente des appareils incriminés.

Mais les responsables de Samsung se sont aussitôt insurgés contre cette décision : « Même si Samsung préfère rivaliser sur le marché et non dans une salle d’audience, la société estime qu’il est important de faire appel de cette affaire devant la Cour Suprême des États-Unis au nom de toutes les entreprises américaines, grandes et petites, qui pourraient être touchées si ce précédent juridique demeure. » Ils ont donc eu le nez creux, car la Cour suprême a cassé cette décision, estimant que l’amende est excessive. De même, le numéro un mondial a demandé à la justice américaine d’indiquer les fonctionnalités couvertes par ledit brevet.

Toutefois, la juge Sonia Sotomayor a estimé que cela pourrait relever d’un autre processus : « Pour cela, il nous faudrait mettre en place un test et examiner le cas pour l’y soumettre. » Notons que cette guerre de brevets qui date de 2011 est loin d’être épuisée, car chaque partie se défend bien. Qui l’emportera donc dans cette « difficile bataille » ? La procédure suit son cours et l’avenir nous situera sur le dénouement de cette affaire à multiples rebondissements.

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Gabon : Lâché par l’UE, Ali Bongo en visite en Chine, invité par Xi Jinping

Ali Bongo Ondimba effectue une visite d’État de trois jours en Chine, du 6 au 9 décembre. Le président gabonais y a été invité par son homologue chinois, Xi Jinping.

Tapis rouge pour Ali Bongo en Chine

Les pays n’ont pas d’amis, mais plutôt des intérêts à défendre. Cette maxime est d’autant plus vraie que le microcosme géopolitique international donne d’observer des alliances qui se font et se défont au fil des temps. En effet, quelque peu isolé sur le plan international après sa réélection d’août dernier, Ali Bongo reçoit une bouffée d’oxygène. C’est que Xi Jinping, le président chinois, a invité son homologue gabonais pour une visite de trois jours. Ainsi, le président gabonais peut d’ores et déjà exulter : « La Chine et le Gabon sont des amis de longue date. Heureux d’honorer l’invitation du Président Xi Jinping pour réaffirmer ce lien. »

Même si ABO en tirera des dividendes économiques et de nouvelles opportunités de coopération, c’est surtout un bon positionnement diplomatique. Car, Jean Ping, le candidat malheureux à la présidentielle, né d’un père chinois et d’une mère gabonaise, continue de revendiquer « sa » victoire pour ce scrutin présidentiel. Aussi, s’était-il rendu, fin octobre, en France, en Belgique puis aux États-Unis pour rallier la communauté internationale à sa cause. Dans la foulée, la mission d’observation de l’Union européenne rendra son rapport sur les élections gabonaises le 7 décembre (demain).

Ce déplacement en Chine constitue donc pour Bongo fils un soutien de taille dans un monde qui se bipolarise davantage.

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États-Unis : Dr Ben Carson, un Africain nommé ministre par Donald Trump

En attendant de prendre officiellement fonction à la Maison-Blanche, Donald Trump est en train de former son équipe gouvernementale. C’est ainsi que le président américain a nommé l’Africain-Américain Ben Carson au ministère du Logement et du Développement urbain.

Dr Ben Carson, le représentant des Africains à la Maison-Blanche ?

Les mandats de Barack Obama, premier président américain noir, sont achevés et il devra passer le témoin dès janvier 2017. Mais en attendant, son successeur Donald Trump est en train de mettre peu à peu son administration en place. C’est dans cette veine qu’il a nommé Ben Carson en qualité de ministre du Logement et du Développement urbain. Aussi, ne tarit-il pas d’éloges à l’égard de son nouveau collaborateur : « Un esprit brillant, passionné par le travail de cohésion entre les communautés et les familles qui les composent. » Puis, il ajoute : « Nous avons longuement parlé de mon programme de renouveau urbain et de renaissance économique, notamment de nos quartiers en difficulté. »

Mais qui est en réalité Ben Carson ? En effet, Benjamin Solomon Carson est un ex-neurochirurgien américain d’origine nigériane. Il fut le premier à réussir la séparation de deux siamois reliés par la tête. Né à Detroit, il fait partie de la frange ultraconservatrice du parti Républicain. Candidat à la primaire républicaine, il a dû se rétracter, le 2 mars 2016, au profit de l’actuel président Trump. Tout comme son nouveau patron, il avait qualifié l’Obamacare de « pire chose qui soit arrivée aux États-Unis depuis l’esclavage ». Et pourtant, le nouveau président s’est ravisé ensuite pour le maintien de ce système de santé proposé par le président Obama, en y apportant tout de même quelques réformes. Le président américain et son ministre pourront-ils s’entendre pour la bonne mise en oeuvre de ce programme ?

Pour les Africains qui croient que Dr Carson servira les intérêts africains, ce serait un véritable leurre, car il a été nommé par le président américain pour s’occuper prioritairement du bien-être de ses compatriotes américains. Se tromper de débats comme lors de l’élection d’Obama serait faire, une fois de plus, fausse route.

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Ghana – USA : Une ambassade américaine fictive découverte à Accra

Rentrer aux États-Unis par tout moyen est devenu une obsession pour bon nombre de personnes, en l’occurrence des Africains. Des malfrats ont donc installé une fausse ambassade américaine à Accra. Celle-ci a fonctionné pendant une dizaine d’années, délivrant visas et autres documents officiels américains.

Une ambassade américaine frauduleuse démantelée

Le pays de l’oncle Sam compterait actuellement sur son sol plusieurs personnes qui y seraient rentrées frauduleusement. C’est du moins ce qui ressort de la récente découverte faite au Ghana par le département d’État américain. En effet, une fausse ambassade américaine délivrait de faux papiers d’identité (extraits de naissance) et des visas aux demandeurs. Le hic c’est que c’était des documents authentiques qui étaient délivrés par des faussaires turcs moyennant la somme de 6.000 dollars. Ces derniers se faisant passer pour des agents consulaires américains et communiquaient régulièrement en Anglais et en Néerlandais. Pour mieux tromper la vigilance des visiteurs, ce gang avait accroché un portrait de Barack Obama avec un drapeau américain.

Après le démantèlement de cette vraie-fausse représentation diplomatique, le département d’État américain livre ici leur mode opératoire : « Pendant une décennie, l’ambassade a fonctionné sans entrave. Les criminels qui gèrent l’opération ont été en mesure de payer les fonctionnaires corrompus afin qu’ils regardent de l’autre côté, et ont réussi à obtenir des documents vierges légitimes. » La perquisition des lieux a également permis de découvrir un vaste empire de faux et usage de faux.

Cette triste découverte intervient au moment où l’élection présidentielle ghanéenne point à l’horizon. Le président John Mahama Dramani tentera de rempiler face à son challenger Nana Addo Akufo et cinq autres candidats. Les attentes sont déjà nombreuses pour le président qui sortira des urnes dès ce mercredi. Car les autorités ghanéennes devraient farouchement s’attaquer à la corruption et autres maux qui ne font pas honneur au pays.

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Gabon : Après ses pérégrinations, Jean Ping rentre au bercail ce samedi

Après ses multiples tournées en Europe et aux États-Unis, Jean Ping rentre, en principe, ce samedi 26 novembre au Gabon. Certainement revigoré par ses différentes rencontres, le candidat malheureux espère toujours évincer Ali Bongo du pouvoir.

Jean Ping de retour au Gabon… pour prendre le pouvoir ?

Jean Ping soutient mordicus que c’est lui le vainqueur de la présidentielle du 27 août dernier. A cet effet, l’opposant gabonais entend faire flèche de tout bois pour occuper (enfin) le palais de bord de mer. Ainsi, sa stratégie consisterait à créer des zones de tension au Gabon pour mieux se faire entendre. Tel qu’il l’avoue à demi-mot : « Il faut gratter un peu… Il faut que nos partenaires internationaux mettent des lunettes et non pas constater de loin comme ça que c’est calme. Le calme c’est nous qui l’imposons, c’est un pays mort aujourd’hui. » Ses partenaires internationaux ? Bien entendu, Ping a eu plusieurs rencontres avec des institutions et des hommes politiques lors de ses voyages en France, en Belgique ou encore aux États-Unis. Et, ce ne sont pas les quelque 20 minutes passées avec ses compatriotes de la diaspora qui pourraient être comptabilisées.

Aussi, dès son retour, l’ex-président de l’UA compte s’inscrire dans un rapport de force total contre le président réélu. C’est à croire que le Gabon pourrait connaitre de véritables heures chaudes à son arrivée. Car, son seul leitmotiv actuel est la prise du pouvoir. Et l’évocation du peuple qui prendrait son destin en main ne serait qu’une simple couverture pour mieux voiler les basses besognes qui se préparent. Penserait-il à un scénario à l’ivoirienne où des forces étrangères ont appuyé les hommes de Ouattara pour évincer Gbagbo ? Ou dispose-t-il d’autres moyens pour faire fléchir Ali Bongo Ondimba dont la réélection a été confirmée par la Cour constitutionnelle ?

Ping – Bongo, un duel à l’horizon

Quoi qu’il en soit, le candidat du FUOPA se voit prendre le pouvoir, et il annonce d’ores et déjà ses grands chantiers. Il s’agit entre autres d’une conférence de réconciliation et de refondation de la République. Mais son rival ABO n’y sera nullement convié : « Ce sera un dialogue pour pouvoir nous mettre en ordre de bataille. Tout le monde peut y participer, sauf une personne, une seule : Ali. » Compte-t-il l’éliminer physiquement ou par d’autres moyens politiques ? À cet effet, il entend tirer pleinement partie du rapport de la mission d’observation électorale de l’Union européenne (UE) sur la présidentielle gabonaise qui sera rendu le 7 décembre prochain.

Mais jusque-là, le président Bongo se la joue de plus en plus discret et évite de multiplier les déclarations tel que le fait son challenger. Toutefois, le fils d’Omar Bongo n’est nullement dupe et il préparerait également sa stratégie pour faire face à tout ce qui pourrait advenir. Surtout que la France officielle semble de plus en plus changer de lunettes à son égard. De passage à Abidjan, Manuel Valls a même appelé Ping à s’inscrire dans le dialogue national préconisé par le camp présidentiel. Un duel fratricide se profilerait donc à l’horizon.

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