Côte d’Ivoire/Universités publiques: les étudiants appelés à s’inscrire dans l’urgence

Les étudiants (anciens et les nouveaux bacheliers) sont en ce moment appelés d’urgence à s’inscrire et se réinscrire pour entamer la nouvelle année académique 2016-2017 dont les dates sont fixées définitivement dans les Universités publiques de Côte d’Ivoire.

Universités publiques: les étudiants se bousculent pour s’inscrire

Dans un communiqué rendu public par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, il est demandé aux étudiants des Universités publiques de Côte d’Ivoire de s’inscrire urgemment afin d’entamer avec calme la nouvelle rentrée académique.

 » Madame la Ministre Bakayoko Ly-Ramata porte à la connaissance des étudiants des Universités Publiques et Grandes Écoles Privées que les inscriptions et réinscriptions en cours prennent fin le mardi 28 février 2017. Passé ce délai, aucune inscription ni réinscription ne sera prise en compte. Quant aux nouveaux bacheliers de l’année 2016 qui n’ont pu se préinscrire en vue de leur affectation dans les Universités et Grandes Ecoles, qu’un délai supplémentaire leur est accordé. Ils sont invités à se rendre sur la plate-forme, www.orientationsup.net du 1er au 08 février 2017, délai de rigueur. La période de demande de bourses en ligne et de dépôt des dossiers de candidature est fixée du mardi 31 janvier au vendredi 17 février 2017, délai de rigueur. Par ailleurs, le Directeur des Bourses du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique informe les étudiants non bénéficiaires de bourses des universités publiques et privées et ceux des grandes écoles privées techniques et professionnelles, de l’ouverture de la session des attributions de bourses au titre de l’année universitaire 2015-2016. », pouvait-on lire en substance sur le communiqué.

Cette mesure d’urgence répond au désir du Gouvernement de se conformer aux normes internationales requises dans les établissements d’enseignement supérieur dont la maîtrise des effectifs étudiants est devenue l’élément capital.

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Côte d’Ivoire : affrontements populations – forces de l’ordre, les dessous ?

Les affrontements entre populations civiles et forces de l’ordre prennent des proportions de plus en plus considérables. Bouna, Duékoué, Katiola ou encore Yamoussoukro sont autant de cas qui attestent d’une difficile cohabitation entre ces deux entités.

Affrontements populations – forces de l’ordre, quelles leçons ?

La Côte d’Ivoire sort d’une crise militaro-politique qui a visiblement laissé des stigmates dans les esprits des Ivoiriens. Aussi, là où l’on s’attendait à ce que les forces commises à la sécurisation des biens et des personnes rassurent davantage les populations, c’est plutôt une certaine méfiance, ou plutôt une défiance qui est vécue au fil des jours. Plusieurs villes ont déjà été le théâtre d’échauffourées entre populations civiles et forces de l’ordre. En effet, des émeutes avaient éclaté, début octobre à Katiola, après la mort d’un ex-détenu au commissariat. Par la suite, tous les policiers de la ville avaient été mutés par le ministère de l’Intérieur dans d’autres localités.

Ce mercredi, la localité de Neamoue (Bouna) a également connu un affrontement entre gendarmes et populations civiles. Ces violences consécutives à un contrôle de routine ont causé la mort de quatre personnes, dont deux gendarmes. La tension reste encore très vive dans cette localité qui a déjà connu des affrontements intercommunautaires en mars dernier. Et comme si cela ne suffisait pas, c’est la ville de Yamoussoukro qui est encore rentrée dans la danse. Il ressort des faits qu’un jeune homme est mort lors de son interpellation par la police. Il aurait sauté du camion qui le transportait au commissariat du 2e Arrondissement de la ville. La nuit du mercredi au jeudi a donc été des plus longues du fait des affrontements entre jeunes et policiers. À Toumodi également, les enseignants observent actuellement un arrêt de cours, car l’un des leurs a été passé à tabac par la police.

Volonté politique ou crise de confiance entre populations et policiers ?

Les fréquentes bagarres rangées entre étudiants et policiers à l’université Felix Houphouët-Boigny ne sont nullement en reste. Nous passons sous silence la répression outrancière des manifestations de l’opposition par la police lors de la période référendaire. Tous ces faits dénotent d’un véritable malaise entre les populations et ceux qui sont commis à leur sécurisation. La Côte d’Ivoire serait-elle devenue un État-gendarme où les libertés publiques et individuelles seraient bafouées ? Cette crise de confiance entre forces de l’ordre et population civile relève-t-elle d’une volonté politique ?

Et pourtant Ange Kessi, le commissaire du gouvernement, avait promis : « Il n’y aura plus d’impunité. Aucune bavure ne sera désormais tolérée. » Pour l’instant, la population est dans le désarroi et attend que les autorités sécuritaires leur inspirent davantage de confiance. Conscient de cette dichotomie, le ministre Hamed Bakayoko a déclaré : « C’est l’occasion pour moi de vous engager à sensibiliser nos hommes de sorte que leurs relations avec les populations s’améliorent. »

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Bénin : Patrice Talon en difficulté avec les étudiants

Le Président du Bénin, M. Patrice Talon veut se mettre à dos les étudiants dans leur ensemble. Après un conseil de gouvernement tenu à ce sujet le 5 octobre dernier, le gouvernement béninois a adopté un décret portant interdiction des activités des associations et organisations estudiantines.

Patrice Talon défie les étudiants

Le Président Patrice Talon ne veut plus de syndicats ni d’associations d’étudiants dans les quatre universités nationales du pays (Université d’Abomey-Calavi, Université de Parakou, Université polytechnique d’Abomey et l’Université des Sciences agronomiques de Porto-Novo). La preuve avancée est celle de vouloir y mettre de l’ordre au regard de la montée vertigineuse de la violence et de l’insécurité notamment à l’Université d’Abomey-Calavi, l’Université mère du Bénin, selon le Président.

Faisant fi de la liberté d’expression défendue par les organisations des droits de l’Homme, et mettant sous l’éteignoir la liberté constitutionnelle de se réunir librement en syndicats ou associations, M. Talon semble avoir mis la colère avant la sagesse. C’est ce que dénonce Amnesty International pour qui le gouvernement béninois «s’inscrit dans le cadre d’une tentative inadmissible d’étouffer la contestation légitime au sein des associations étudiantes», a déclaré l’organisation en question.

Cette sortie d’Amnesty International a poussé le gouvernement à préciser sa pensée. Désormais, il n’est plus question d’interdiction les activités des syndicats et associations estudiantins, mais de simple suspension pour en venir à bout de la violence en milieu universitaire. Toutefois, pour l’Opposition béninoise, cette décision du gouvernement cache une mesquinerie du pouvoir qui ne va pas tarder à être dévoilée.

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Côte d’Ivoire : défiance entre policiers et étudiants à l’Université FHB

En Côte d’Ivoire, les étudiants ne veulent plus voir de policiers sur leurs franchises universitaires, surtout après la tragique mort de l’étudiant handicapé Allaba Roland, inscrit en Licence 1 de sciences économiques. Les policiers qui avaient battu en retraite ont refait surface à l’Université FHB,  ce qui n’est pas du goût des étudiants.

lourde atmosphère entre policiers et étudiants à Université FHB 

Pour avoir observé dans le périmètre des franchises de l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) des cargos de policiers hier jeudi 23 juin 2016, les étudiants ont failli revenir à la charge surtout que la présidente de l’Université FHB, en même temps Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Mme Bakayoko Ly-Ramata parrainait une cérémonie ce même jour.

Voulant se faire entendre sur leurs conditions délicates de vie et d’études, les étudiants depuis des mois ne font qu’alterner cours et manifestations violentes où l’on enregistre des heures de cours perdues, des blessés et des morts sans que le Gouvernement d’Alassane Dramane Ouattara ne prenne ses responsabilités pour régler le problème de l’Ecole ivoirienne en général.

Ce n’est plus un secret pour personne, les policiers passent la nuit à l’Université FHB. Cette atmosphère de défiance susceptible d’engendrer à tout moment des représailles sur le Campus de Cocody, apeure bien d’étudiants qui, à côté de leur année académique menacée, doivent vivre leurs années d’études avec la peur au ventre et dans l’âme.

Vivement que le régime Ouattara au moins règle cette situation avant de chercher à envenimer la situation en Côte d’Ivoire avec cette envie morbide de modifier la Constitution des Ivoiriens, Constitution qui intègre l’avenir aussi de ces jeunes étudiants, les fils et filles de la côte d’Ivoire.

Pour la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’ivoire (FESCI), « l’heure est à l’observation mais la sagesse des dirigeants devrait permettre d’apaiser véritablement les tensions ». Le Député Kouadio Konan Bertin dit « KKB » a rappelé au Ministre de l’intérieur, Hamed Bakayoko que « le campus n’est pas un commissariat ».
Les policiers peuvent poursuivre leurs études à l’Université, mais pas de cette façon. Cela est bon à savoir…
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