Côte d’Ivoire: la Croix Rouge en lutte contre l’excision

La Croix-Rouge de Côte d’Ivoire a décidé de mener une lutte sans merci contre l’excision jusqu’à l’annihilation de cette pratique d’un autre âge dans toute la Côte d’Ivoire. La Croix Rouge a mis l’accent sur la ville d’Oumé (centre-ouest, région du Gôh) par une caravane de sensibilisation contre ces mutilations génitales.

Oumé: la Croix Rouge Côte d’Ivoire sensibilise contre l’excision

C’est une véritable guerre que la Croix Rouge de Côte d’Ivoire veut mener contre l’excision dans tout le pays. Par méthode, elle a choisi de démarrer par le centre-ouest, précisément dans la ville d’Oumé où les populations s’adonnent encore aux mutilations génitales causant la détresse dans bien de vies des jeunes filles de cette localité.

Pour bien faire les choses, la Croix Rouge a choisi le week-end, à savoir vendredi 6 et samedi 7 janvier derniers pour sensibiliser les populations contre l’excision dans le cadre de son projet « Les droits humains« . Lors des différentes rencontres avec les populations au foyer polyvalent d’Oumé et au village de Doukuoya, le représentant local de la Croix-Rouge, Andy Moyeo Roger, s’est insurgé contre les mutilations sexuelles des enfants et des femmes. Il leur a demandé d’abandonner l’excision dont la pratique viole les droits humains des victimes.

Selon l’enquête de démographie et de santé (EDS 2011-2012), la forme de mutilation génitale féminine la plus répandue en Côte d’Ivoire est l’excision. Près de deux femmes sur cinq, soit 38%, sont excisées en Côte d’Ivoire, avec la majorité des enfants de cinq ans.

Lire la suite.

Inna Modja évoque son excision

Née au Mali en 1984, Inna Modja réussit une brillante carrière, aussi bien de mannequin, chanteuse et actrice. Elle a récemment sorti son troisième album « Motel Bamako » (Warner), dans lequel elle opère un retour aux sources.

Inna Modja milite contre l’excision

A l’occasion d’un entretien donné à France Bleu 107.1, pour l’émission « Dans le rétro », l’artiste est revenue sur l’excision qu’elle a subi. « Moi je l’ai été à l’insu de ma famille […] Aujourd’hui je milite, même si ce n’est pas facile, sachant qu’il y a des milliers de petites filles qui, tous les jours sont excisées ou peuvent être excisées, par des membres de leur famille (comme moi je l’ai été) […] D’avoir été réparée, ça m’a permis de retrouver un symbole de la féminité », assure Inna Modja, qui avait été certifiée disque d’or en 2011 avec l’album Love Revolution.

Depuis, ses liens familiaux ne sont pas au beau fixe. « Ça se passe mal, reconnaît-elle. Je n’ai pas de rancœur vis à vis de cette personne, elle n’a pas été à l’école, c’est à cause des traditions […] C’est pourquoi, il faut faire de la prévention. » Le médecin français Pierre Foldès, en collaboration avec l’urologue Jean-Antoine Robein, a inventé une technique de « réparation » chirurgicale des femmes excisées, qui a été mise au point après des missions en Afrique où des femmes lui demandent de les aider.

Lire la suite.