Centrafrique : La Minusca à l’épreuve des droits de l’homme à Bangui

La situation des droits humains en Centrafrique devient de plus en plus préoccupante. Face à la montée vertigineuse de la violence des groupes armés, la Minusca ne cesse de tirer la sonnette d’alarme. Le rapport publié par la mission onusienne dépeint un climat très inquiétant.

Les droits humains violés, la Minusca s’indigne

La précarité de la situation sécuritaire en RCA ne saurait nullement laisser indifférentes les organisations des droits de l’homme. C’est qu’après le départ de Sangaris, et même bien avant, les droits humains étaient constamment violés dans le pays. En effet, les ex-Seleka et les anti-balaka, ces deux milices rivales ont transformé la Centrafrique en une véritable poudrière. Celles-ci dictent leurs lois dans les zones qui échappent au contrôle de l’État. C’est donc la violence à outrance, les vendettas, les exécutions extrajudiciaires et bien d’autres actes inhumains qui ne cessent de plonger les Centrafricains dans un certain chaos.

Aussi, la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a-t-elle décidé de monter au créneau. Le dernier rapport de sa division des droits de l’homme fait état d’une « augmentation alarmante » de droits bafoués. Ce rapport court de juin 2015 au 31 mars 2016, quand bien même le climat s’est davantage dégradé ultérieurement. À en croire Pierre-Louis Rosevel qui en est le directeur adjoint : « Il y a un manque criant d’institutions policières et judiciaires dans plusieurs zones du pays. » Par conséquent, « le climat d’impunité qui règne dans les territoires occupés par les groupes armés est très amplifié ».

Il est donc important et opportun pour le président Faustin-Archange Touadéra de travailler à rétablir l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national. De même, la campagne de proximité du cardinal Dieudonné Nzapalainga pourrait également contribuer à désarmer les coeurs. Mais la paix est une affaire de tous. Il revient donc à chaque Centrafricain d’ajouter sa pierre à l’édifice afin de bâtir une nation unie, une et indivisible, au risque de disparaître collectivement.

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Gabon : Sommet de la CEEAC, le grand coup diplomatique d’Ali Bongo

Libreville abrite, dès ce mercredi matin, le sommet des chefs d’État de la CEEAC. Ce sera l’occasion pour Ali Bongo d’évoquer avec ses pairs la paix et la sécurité dans la sous-région. Cette rencontre internationale intervient deux mois après la crise postélectorale au Gabon.

Quand Ali Bongo rassemble des chefs d’État à son chevet

Le Gabon a traversé des périodes tumultueuses au lendemain de la présidentielle remportée par Ali Bongo Ondimba. Mais Jean Ping, le candidat malheureux à ces élections conteste cette victoire et n’a cessé de remuer ciel et terre pour évincer son adversaire du pouvoir. C’est dans ce contexte particulier que se tient le sommet des Chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC). À en croire Alain Claude Bilié Bi Nzé, ministre gabonais de la Communication et porte-parole du gouvernement, la paix et la sécurité y seront débattues. Aussi, la crise centrafricaine et la situation sécuritaire au Tchad et au Cameroun fragilisée par Boko Haram seront minutieusement étudiées.

C’est un véritable secret de polichinelle de dire que Ping veut déposer le président Bongo par tous les moyens. Ainsi, avait-il arpenté plusieurs chancelleries et institutions lors de ses pérégrinations occidentales pour s’accorder une faveur diplomatique. À cet effet, l’Union européenne qui a maintes fois dénoncé l’irrégularité de l’élection rendra son rapport le 7 décembre prochain. De même, l’opposition gabonaise souhaite que le sommet fasse quelques pressions sur le camp Bongo à propos des violences postélectorales. Accueillir une rencontre sous-régionale dans ce climat de division s’apparente à la réalité comme une victoire diplomatique d’Ali Bongo. De surcroit, tandis que Ping va chercher des soutiens en Europe, Bongo lui, réussit à mobiliser ses pairs africains. Une véritable dichotomie dans l’orientation politico-diplomatique des deux frères ennemis.

Quoi qu’il en soit, la présence à ce sommet de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée équatoriale), de Paul Kagamé (Rwanda), de Faustin-Archange Touadéra (République de Centrafrique), d’Idriss Déby Itno (Tchad) et de Manuel Pinto da Costa (Sao Tomé et Principe) serait symptomatique d’un soutien à leur pair gabonais et sonnerait ainsi comme un désaveu du camp Ping. Mais ne sait-on jamais…

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RCA : Touadéra en quête de fonds à la conférence des donateurs à Bruxelles

Faustin-Archange Touadéra entend remettre son pays sur les rails du développement. Pour ce faire, le président centrafricain a entrepris plusieurs voyages diplomatiques dont l’étape décisive est la conférence des donateurs à Bruxelles.

Touadéra veut relever un défi financier pour Bangui

La guerre civile consécutive au renversement de François Bozizé a plongé la Centrafrique dans un état économique très piteux. En effet, le pays peine à se relever de cette crise militaro-politique en dépit de l’installation des nouvelles autorités. Aussi, Faustin-Archange Touadéra a entrepris de lancer une véritable offensive économico-diplomatique pour travailler à l’émergence de la RCA. Dans cette optique, l’actuel président centrafricain a initié une série de démarches envers des partenaires bilatéraux et multilatéraux. Car, il s’agit de mobiliser près de 3 milliards d’euros (environ 2.000 milliards de francs FCA) sur cinq ans pour la relance du pays.

Les démarches de Touadéra l’ont déjà conduit auprès de ses pairs africains, dont Alassane Ouattara et Idriss Déby. De même, le chef d’État centrafricain a rencontré les responsables de la Banque africaine de développement (BAD) pour son financement. Pour la conférence des donateurs qui se tient ce jeudi à Bruxelles (Belgique), les autorités centrafricaines s’attendent à ce que l’Union européenne, la Banque mondiale, l’ONU ainsi que tout bailleur de fonds volent au secours d’une RCA qui est quasiment au bord de la banqueroute et d’une guerre civile depuis le départ de la force française Sangaris.

Cette manne financière servirait prioritairement à restaurer la paix, reconstruire l’armée et l’administration ainsi qu’assurer les services sociaux de base. Tous ces projets aboutiront assurément à relancer l’économie de la Centrafrique en pleine déliquescence actuellement. Les autorités espèrent donc que cette énième tentative de fund raising sera la bonne. Les précédentes s’étant soldées par de simples promesses sans véritables effets financiers. N’empêche que les Centrafricains demeurent optimistes quant à sortir leur pays du gouffre.

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Côte d’Ivoire – UA : après Touadéra, William Ruto chez Ouattara

La destination Abidjan est visiblement très prisée en ce moment eu égard aux incessants ballets diplomatiques qui y ont cours. À la suite de Touadéra hier, c’est au tour de William Ruto, vice-président kényan de venir voir Ouattara.

William Ruto vient vendre sa candidate à Ouattara

L’élection à la présidence de Commission de l’Union africaine approche à grands pas et chaque staff fourbit actuellement ses armes. C’est dans ce cadre que William Ruto est à Abidjan pour y rencontrer Alassane Ouattara. Parrain de la candidature de Amina Mohamed, ministre kényane des Affaires étrangères, le vice-président du Kenya explique sa démarche auprès du président ivoirien : « Nous connaissons le leadership du président Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire et en Afrique. D’ici janvier, nous aurons le renouvèlement de la Commission de l’Union africaine. Je suis venu au nom du président Uhuru Kenyatta pour confier la candidature d’Amina Mohamed au président Ouattara avec l’espoir d’avoir son appui. »

La brève visite du vice-président Ruto sur les bords de la lagune Ébrié atteste de ce que Ouattara serait devenu une personnalité incontournable en Afrique. Car en l’espace de dix jours, diverses personnalités ont été reçues en audience par le chef d’État ivoirien. Après Manuel Valls, Premier ministre français et Faustin-Archange Touadéra, président centrafricain, c’est au tour de William Ruto de passer en Côte d’Ivoire. De sources bien introduites, Emmanuelle Macron, probable candidat à la présidentielle française, pourrait également passer voir Ouattara. Aussi, certains observateurs concluent d’ores et déjà qu’ADO serait la nouvelle porte d’entrée des Occidentaux en Afrique. Ainsi, il serait judicieux d’avoir l’aval de l’ex-directeur général adjoint du FMI pour mieux se positionner dans les relations internationales.

Notons que le Pr Abdoulaye Bathily serait le candidat de l’Afrique occidentale pour succéder à Nkosazana Dlamini-Zuma. Attendons de voir fin janvier 2017 au sommet de l’UA à Addis-Abeba pour voir de quel côté penchera la balance.

Que pensez-vous du lobbying kenyan auprès du président ivoirien ?

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Centrafrique : Sangaris quitte Bangui en dépit de l’enlisement de la crise

Les soldats français de l’opération Sangaris partiront de la Centrafrique, le lundi 31 octobre. Le départ de cette force étrangère venue imposer la paix intervient au moment où la situation sécuritaire demeure encore tendue. Et, ce ne sont nullement les promesses du Quai d’Orsay qui viendraient rassurer les Centrafricains meurtris.

Sangaris s’en va, les risques de chaos demeurent en RCA

Lancée en 2013, l’opération française Sangaris a été effectivement déployée à Bangui du 5 au 8 décembre 2013. En effet, ces soldats français avaient pour mission de sécuriser une République centrafricaine (RCA) en proie à des affrontements entre les milices Séléka, à majorité musulmane, et les Anti-balaka, d’obédience chrétienne. En dépit des efforts qui ont abouti à l’élection du président Faustin-Archange Touadéra, le pays n’est nullement sorti de l’ornière. Comme une véritable poudrière, il suffit de peu pour que la situation dégénère rapidement. Les affrontements de Kaga-Bandoro, le 12 octobre dernier, causés par un fait anodin de vol, ont fait 45 morts. Quant à l’opération ville morte décrétée par la société civile, le lundi dernier, pour réclamer le départ de la Minusca jugée trop amorphe et inefficace face à la situation sécuritaire, elle a fait 4 morts et 15 blessés.

C’est dans ce contexte de ni paix ni guerre que Sangaris entend plier bagage et partir définitivement de la RCA. Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense, sera sur place pour acter la fin de cette mission française. Ce départ qui a été maintes fois reporté semble désormais irréversible, près de trois ans après le lancement de l’opération. Le coût de cette intervention française en Centrafrique est estimé à 200 millions d’euros (plus de 130 milliards de francs CFA). Pour Le Drian : «L’opération Sangaris a été un succès. » Les 900 soldats restants d’un effectif initial de 2500 hommes peuvent rentrer avec le sentiment du devoir accompli.

Le risque de génocide inquiète la population

N’empêche que pour certains observateurs, « un risque de génocide » plane sur le pays comme une épée de Damoclès. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean Marc Ayrault a tenté de rassurer les Centrafricains en ces termes : « Bien entendu, nous ne laissons pas tomber la Centrafrique. » Quelques 350 militaires français resteront sur place, dont une unité équipée de drones tactiques, qui épaulera la Minusca. D’aucuns franchissent tout de même le pas pour comparer l’opération Sangaris à sa défunte ainée Turquoise lors du génocide rwandais. Pour d’autres, les Français quittent le pays parce qu’ils ont fini de le piller. Comparaison n’est certes pas raison, mais une vigilance accrue s’impose pour éviter que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Quoi qu’il en soit, il revient aux nouvelles autorités centrafricaines d’oeuvrer à restaurer la paix et la stabilité en RCA. Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a déjà devancé les politique pour prêcher la paix entre les différentes communautés du pays. Mais ses actions ont véritablement besoin d’être appuyées afin de ramener la confiance entre ces populations qui se regardent désormais en chien de faïence. La guerre n’a jamais profité à un peuple à part qu’elle contribue à renforcer les clivages. Les Centrafricains devront donc apprendre à compter sur eux-mêmes de par un véritable sursaut national. C’est dans cette optique que le président Touadéra a rencontré, ce vendredi, les forces vives du pays pour parler paix.

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RCA : La Minusca indésirable à Bangui, une journée ville morte décrétée

La société civile centrafricaine a retiré toute sa confiance en la Minusca dans sa capacité à ramener la paix en RCA. Pour ce faire, Gervais Lakosso et ses camarades ont appelé à une journée ville morte, ce lundi 24 octobre. Ils entendent réclamer le départ de la mission onusienne, ce à quoi le gouvernement tente de s’opposer.

La Minusca divise pouvoir et contre-pouvoir en RCA

La Mission multidimensionnelle intégrée de Stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (Minusca) est actuellement dans une mauvaise passe. En effet, les derniers affrontements meurtriers qui ont secoué la RCA ces derniers temps commencent à agacer la population. Ainsi, Gervais Lakosso, l’un des leaders de la société civile centrafricaine justifie-t-il son appel à la journée de ville morte : « Les Casques bleus ont doublement failli à leur mission. Ils sont là pour protéger les populations civiles et pour réduire la présence des groupes armés. Or des civils sont tués chaque jour devant eux et l’on assiste à une montée en puissance des groupes armés. » Aussi, une pétition en circulation demandant le retrait de la Minusca a déjà recueilli plus de 30.000 signatures en 72heures.

Informé de ces tractations, le gouvernement est aussitôt monté au créneau pour exprimer toute sa désapprobation vis-à-vis de ce projet. Pour Théodore Jousso, porte-parole du gouvernement, ces manifestations auraient des desseins inavoués. Car il continue de s’interroger sur le bien-fondé de cette journée ville morte. « Il y a lieu de s’interroger sur les motivations qui tournent à soutenir l’organisation de cette ville morte. » Puis il ajoute : « Ville morte pour quoi ? Ville morte pour qui ? » Ainsi, appelle-t-il ses compatriotes à ne pas suivre ce mot d’ordre lancé par la société civile.

Quoi qu’il en soit, l’insécurité qui règne actuellement en Centrafrique est perceptible par tous. Les milices ex-Séléka et ex-anti-Balaka se regardent toujours en chien de faïence et les risques d’affrontement intercommunautaires demeurent. Les affrontements à Bambari et à Kaga-Bandoro achèvent de convaincre que beaucoup restent à faire. Il conviendrait donc au président Faustin-Archange Touadera d’écouter les récriminations de ses concitoyens pour mieux concilier les positions.

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Centrafrique : La Séléka massacre 13 réfugiés, la Minusca riposte

Les violences sont de plus en plus persistantes en République centrafricaine (RCA). L’ex-rébellion de la Séléka a massacré, ce mercredi, au moins 13 personnes dans le camp de réfugiés de Kaga-Bandoro. La réaction de la Minusca ne s’est pas fait attendre, neutralisant 10 miliciens.

La Séléka persiste dans ses violences

La milice Séléka composée à majorité de musulmans n’a véritablement pas encore enterré la hache de guerre en RCA. En effet, des miliciens de l’ex-rébellion ont perpétré une attaque sur le site de déplacés de Kaga-Bandoro, tuant 13 personnes. Aussi, la riposte des Casques bleus de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a été lourde et immédiate. Car 10 miliciens ont été tués durant les affrontements et 17 blessés graves ont été enregistrés. Ce regain de violences a entrainé la fuite des populations vers la base de la Minusca pour se protéger.

Mais qu’est-ce qui a bien pu mettre le feu aux poudres ? Il ressort de sources concordantes que des rebelles avaient tenté de faire main basse sur le groupe électrogène de la radio Kaga. Pris à partie par les maîtres des lieux, l’un de ces larrons a été tué. C’est donc en représailles de cette déconvenue que les hommes du général Mahamat al-Khatim se sont attaqués aux réfugiés. Information confirmée par Renner Onana, chef de Bureau de la Minusca : « Nous avons une situation de crise à Kaga-Bandoro à l’issue d’un braquage qui s’est soldé par le meurtre d’une personne apparemment de confession musulmane qui serait un ex-Séléka. À partir de ce moment, il y a eu un dérapage. Les ex-Séléka ont décidé d’entreprendre des actions de représailles, mais notre force est sur le terrain. »

Notons que la paix tant recherchée en Centrafrique peine à se matérialiser. Le président Faustin-Archange Touadera dont l’élection a suscité tant d’espoir n’a véritablement pas encore trouvé la panacée pour juguler les violences. Et même « la marche pour la paix » du nouveau Cardinal, Mgr Dieudonné Nzapalainga n’a pas encore produit l’effet escompté.

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Centrafrique : le commandant Marcel Mombeka tué par des inconnus

L’insécurité galopante en Centrafrique vient de faire une victime de taille, ce mardi, en la personne du commandant Marcel Mombeka. En représailles à ce crime crapuleux, des éleveurs peuls ont été massacrés par les proches de l’officier supérieur. Bangui est actuellement sous haute tension.

La mort de Marcel Mombeka accentue les clivages en RCA

Marcel Mombeka est passé de vie à trépas dans la matinée d’hier. Des inconnus l’ont froidement abattu à quelques encablures d’un marché alors qu’il était en compagnie de son fils. Cet assassinat a rendu la situation sécuritaire de Bangui « extrêmement tendue » ainsi que l’explique Jean-Serge Bokassa, ministre de la Sécurité : « Le commandant Marcel Mombeka a été tué du côté du PK5 dans des zones sous contrôle de groupes d’autodéfense. » Puis, il ajoute que cette milice aurait des accointances avec des combattants « radicaux appartenant à la communauté musulmane ».

Aussi, sans identifier formellement les auteurs de cet acte, des Centrafricains s’en sont pris à des éleveurs peuls dont trois ont été tués. Dans l’optique de mettre un terme à ces affrontements intercommunautaires, « les forces de sécurité ont protégé une vingtaine d’éleveurs qui ont été acheminés vers la gendarmerie ». N’empêche que la capitale centrafricaine demeure encore sous une ambiance électrique. À cet effet, la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) est montée au créneau pour dénoncer « ces actes inadmissibles qui menacent la paix et la stabilité encore fragiles, obtenues à la suite d’efforts considérables de la part des autorités centrafricaines et des forces internationales ».

Notons que la guerre qui a éclaté en République centrafricaine après la chute de François Bozizé continue ses affres. L’élection présidentielle qui a consacré la victoire de Faustin-Archange Touadéra était censée ramener paix et stabilité dans le pays. Mais jusque-là, les rebelles ex-Séléka (à majorité musulmane) et la milice anti-Balaka (à majorité chrétienne) continuent de s’affronter. Et pourtant les 12.000 hommes de la Minusca et certains soldats français de l’opération Sangaris sont encore en RCA.

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RCA : Des soldats chinois assiègent des champs pétroliers centrafricains

Des soldats chinois ont été dépêchés en Centrafrique par le gouvernement du Premier ministre Li Keqiang pour protéger leurs intérêts. La Chine s’est engagée à exploiter des blocs pétroliers dont la sécurisation s’impose dans ce pays très instable d’Afrique centrale.

Des soldats chinois pour sécuriser leurs exploitations pétrolières

Une centaine de soldats chinois se trouvent en ce moment à l’ambassade de Chine à Bangui. Cette présence militaire se justifie par la volonté des autorités de l’Empire du Milieu de veiller personnellement sur leurs intérêts. C’est que PTI-IAS et PTI-AL, deux filiales de l’entreprise chinoise Poly Technologies, sont engagées dans des opérations de prospection, d’exploration et d’exploitation pétrolière à Birao et à Ndélé au nord de la Centrafrique. Dans l’optique de sécuriser leurs opérations, les autorités chinoises n’entendent nullement lésiner sur les moyens. À cet effet, une démonstration de force s’avérait nécessaire pour dissuader les groupes armés qui pullulent encore dans la région.

À en croire des observateurs, la présence militaire chinoise est également symptomatique de la guerre d’intérêts que se livrent les pays développés. Selon eux, la Centrafrique est un «centre à fric» qui nécessite que les grands moyens de sécurisation soient déployés. La guerre terminée, le partage du gâteau dans ce riche pays d’Afrique centrale a commencé. Et donc, les Chinois ne voudraient pas se laisser à la merci de toutes forces qui viendraient perturber leurs intérêts. Mais dans ce jeu d’intérêts, les Centrafricains semblent résignés à leur triste sort, se contentant des prébendes qu’on leur jettera. Pendant ce temps, les grandes puissances se frottent les mains pour exploiter, de fond en comble, le pays.

Et pourtant, le nouveau président Faustin-Archange Touadéra s’était engagé à travailler à l’intérêt exclusif de ses compatriotes. Mais, il semblerait perdu dans ce vaste tourbillon pétrolier dont certains de ses prédécesseurs auraient déjà fait les frais.

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Centrafrique : guerre fratricide entre ex-Seleka à Bambari, au moins 10 morts

Les ex-Seleka se sont livré une guerre sans merci dans la ville minière de Bambari, ce lundi 05 juillet. Le bilan provisoire fait état d’au moins dix morts et de plusieurs blessés, ainsi que de nombreux déplacés. Les forces internationales et l’armée centrafricaine sont à pied d’oeuvre pour ramener le calme, nous rapporte Jeune Afrique.

Les ex-Seleka s’entretuent et terrorisent la population

La guerre que se livrent en ce moment les ex-Seleka est d’une violence outrancière. En effet, les membres de l’Unité du peuple centrafricain (UPC), une ramification de l’ex-rébellion, se sont affrontés hier. Un officier de la gendarmerie, sous couvert de l’anonymat, déclare : « Des tirs nourris d’armes lourdes et légères ont été entendus pendant plusieurs heures. » Puis il ajoute : « Au moins 10 personnes ont été tuées. On dénombre également plus de 25 blessés dans des affrontements qui ont éclaté lundi à Bambari. Plusieurs civils figurent parmi les victimes. De nombreux habitants ont fui en direction des sites des déplacés et des bases de la force onusienne en Centrafrique. »

Mais qu’est-ce qui a bien pu mettre le feu aux poudres ? De sources bien introduites, ces combattants de l’ex-Seleka se seraient affrontés pour le contrôle de la zone minière de Bambari. Ainsi, dans l’impossibilité d’accorder leurs violons pour une exploitation commune, ils ont décidé de régler leurs différends par la violence. La population de l’est de la RCA vit en ce moment une terreur et un désarroi sans précédent. L’élection du président Faustin Archange Touadéra qui avait suscité tant d’espoir est en train d’être édulcorée par ce regain de violence. Et ce, en dépit de la présence des 12 000 Casques bleus de la Minusca. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme est donc monté au créneau pour tirer sur la sonnette d’alarme. Le désarmement des groupes armés et la restructuration de l’armée, telle est la solution proposée par l’instance onusienne.

Certains observateurs avaient dénoncé la précipitation avec laquelle les élections ont eu lieu en Centrafrique. Certainement qu’ils ont eu tort d’avoir vite eu raison.

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