Musique d’Afrique : Franko, défenseur des femmes battues !

Avec « Faut pas taper sur Madame« , son nouveau titre, l’artiste camerounais Franko se fait le nouveau défenseur des femmes battues. Toujours sur un rythme très dansant, plaisant, mais qui laisse un espace à l’écoute des paroles, le rappeur de 28 ans qui s’était mis l’Afrique et plusieurs pays d’Europe à ses trousses avec « Collé la petite«  est de retour.

Franko « Faut pas taper sur Madame »

Dans ce titre dont le clip a été mis en ligne le 16 septembre dernier, Franko touche à un sujet bien connu de l’histoire des couples sur le continent africain, mais aussi d’ailleurs. Le natif de Douala brosse ici le portrait de ces hommes qui pensent obtenir le respect de leurs femmes par la douleur des coups qu’ils leur portent. « Faut pas taper sur madame, elle n’est pas un tam-tam », dit-il dans cette chanson accompagnée d’un clip tout aussi simple et efficace dans la transmission du message qu’il porte.

On y retrouve un décor de villages ou de quartiers très pauvres qu’on trouve partout en Afrique. Un intérieur de maison dans ce même clip fait penser à la classe moyenne sur le continent, signe que la chanson concerne toutes les couches sociales. Cette piqure de rappel est plus que bien venue pour une génération d’Africains qui a toujours besoin de se faire rappeler ce qu’elle sait déjà.

Quelle que soit la raison du désaccord, la discussion vaudra toujours mieux que la douleur des points. Une femme qui se sent aimée et respectée reste fidèle à son homme, quelle que soit sa situation financière. L’argent ne faisant pas le bonheur, celle qui a tout, mais qui passe pour un « tam tam » finit toujours par prendre le large un jour.

« Faut pas taper sur Madame », un titre vivement recommandé par Afrique Sur 7 à ses lecteurs.

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Cameroun : après la Mifi, Niamey interdit aussi à l’artiste Franko de coller la petite

Franko, l’auteur de la chanson à succès « coller la petite », vient de voir son concert de Niamey annulé. Prévu pour ce samedi 13 février, la structure production a évoqué des raisons morales pour justifier la décision des autorités. C’est donc la consternation aussi bien dans l’entourage de l’artiste que chez ses fans nigériens, a-t-on appris de Jeune Afrique.

Franko ne jouera pas à Niamey.

Franko ne se produira pas ce samedi 13 février a Niamey (la capitale nigérienne). Et pour cause, son concert a été purement et simplement annulé par Djobola Prod. Le responsable de la structure en charge de piloter l’évènement, a confié que : « Les autorités nigériennes ont refusé d’accorder un visa d’entrée à l’artiste parce que son titre ‘Coller la petite’ contrevient aux mœurs du pays à majorité musulmane. Mais ce n’est en aucun cas pour des raisons sécuritaires, uniquement pour des raisons morales. »

Cette décision n’a pas été du goût de certaines personnes qui ont vite fait de dénoncer une campagne médiatique négative à l’encontre de leur idole. L’entourage de l’artiste est monté au créneau : « Un groupe de personnes a colporté des informations erronées à une autorité de la ville selon lesquelles Franko est interdit au Cameroun, or, c’est faux. »

Il faut noter que le titre éponyme « Coller la petite » de cet artiste camerounais a connu diverses fortunes dans son Cameroun natal. Dans le département de la Mifi, le préfet Joseph Tangwa Fover avait pris un arrêté préfectoral interdisant la diffusion et l’exploitation de cette chanson dans sa circonscription administrative. Mais sous la pression des autorités camerounaises, cette décision a été retirée.

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Cameroun : la chanson « Coller la petite » divise au sommet de l’Etat

« Coller la petite » est le titre éponyme du single de l’artiste Franko. Après la mesure d’interdiction prise par Joseph Tangwa Fover, le Préfet de la Mifi, cette chanson ne pouvait plus être jouée dans sa circonscription. Le ministre Jules Doret Ndongo annonce une nouvelle décision, apprend-on de Cameroon-Info.Net qui cite La Nouvelle Expression.

« Coller la petite », entre interdiction et réhabilitation

« Coller la petite » peut désormais être diffusée sans appréhension dans tout le pays, et singulièrement dans le département de la Mifi. En effet, lors de la séance plénière de l’Assemblée nationale, le ministre délégué en charge des collectivités territoriales, Jules Doret Ndongo a été formel : « Un fait nouveau est survenu. Le Préfet de la Mifi a opéré le retrait de son acte. Cela veut dire que l’acte n’a jamais existé.»

Cette information a été accueillie par des Députés avec un tonnerre d’applaudissements. C’est dire que cette chanson à succès de Franco est véritablement au coeur des polémiques au pays du président Paul Biya. Le ministre délégué justifie le retrait de l’acte d’interdiction en se fondant sur la volonté des autorités de garantir « la garantie des libertés ». Venus légiférer sur les lois de finance pour l’exercice 2016, les représentants du peuple n’ont pu s’empêcher de crever l’abcès, en mettant le dossier sur la table de discussion

Il faut rappeler que l’arrêté n°689 « portant interdiction de la vente, la diffusion et la promotion de l’œuvre de l’artiste Franko » a été signé par le Préfet de la Mifi le 2 novembre 2015. Moraliste, l’Administrateur civil avait opté pour la moralisation de la vie publique dans sa circonscription administrative. Pour ce faire, il a pris des mesures qui abondent dans ce sens tels que l’interdiction de l’exercice du commerce par les mineurs de 14 ans, la circulation des motos taxis dans la Mifi entre minuit et 5h du matin, le port en public des tenues extravagantes par les femmes…

Que pensez-vous du retrait de l’interdiction de la chanson «Coller la petite» ?

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Cameroun : le Préfet Joseph Tangwa Fover souffle le chaud et le froid à la Mifi

Joseph Tangwa Fover, le célèbre Préfet de la Mifi (Cameroun) continue sa campagne de moralisation de la vie publique dans sa circonscription. Il vient de prendre une autre mesure interdisant les cours de répétition et de rattrapage les mercredis dans l’après-midi, selon camer.be.

Joseph Tangwa Fover multiplie les mesures prohibitives dans sa circonscription

Joseph Tangwa Fover est résolument engagé à moderniser la Mifi, la circonscription administrative dont il a la charge. Pour ce faire, il multiplie les initiatives destinées à améliorer la qualité de vie de ses administrés. Le présent arrêté préfectoral l’atteste très clairement : «le préfet de la Mifi informe la population que les cours de répétition et de rattrapage sont désormais interdits les mercredis après-midi au sein des établissements scolaires relevant du ministère des Enseignements secondaires.»

Cet arrêté a fait l’objet d’une large publication selon la procédure qui sied avec une contribution des radios locales qui ont relayé l’information. Le Préfet motive sa décision en se fondant sur l’argument suivant : « ces mercredis après-midi sont réservés aux activités sportives et post périscolaires. »

Aussi invite-t-il les chefs d’établissements scolaires publics et privés, enseignants, parents d’élèves et élèves à se conformer à cette mesure sous peine de sanctions.

Toutefois, ces mesures sont loin de faire l’unanimité au sein de la population de la Mifi. Un enseignant de lycée qui se fait le porte-voix de cette frange est formel : « Je pense que le préfet a été mal conseillé, d’autant plus que les activités sportives [liées à la Fenassco] ne concernent qu’une poignée d’élèves. »

Il faut rappeler tout de même que le Préfet de la Mifi n’est pas à son premier coup d’essai. Les interdictions de la vente et la diffusion du titre « Coller la petite » de l’artiste musicien Franko, du port des tenues extravagantes dans son unité de commandement, de la pratique du commerce ambulant par des jeunes de moins de 14 ans, du port de la « burqa » ou encore l’usage du téléphone portable au sein des établissements scolaires par des élèves… proviennent toutes de son « laboratoire ».

Que pensez-vous de cet arrêté préfectoral ?

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