Niger: fronde sociale contre le Président Mahamadou Issoufou

Le Niger connaît une fronde sociale en ce moment. Le Président Mahamadou Issoufou ne sait plus où donner de la tête tant les Nigériens se plaignent de son incapacité et dénoncent les difficultés qu’ils vivent au quotidien.

Le Président Mahamadou Issoufou face à la fronde sociale au Niger

Le Président Mahamadou Issoufou fait face à une fronde sociale aiguë en ce moment dans son pays le Niger. Ce sont des milliers de nigériens qui ont manifesté à Niamey, la Capitale, contre le régime du président actuel.

Pour dénoncer le régime et crier leur ras-le-bol, des milliers de nigériens ont exprimé leur mécontentement, contre le gouvernement en descendant dans les rues jusqu’ à l’assemblée nationale. Le meeting a réuni des élèves , plusieurs enseignants et agents des municipalités qui accusent 7 mois d’arriérés de salaires ainsi que des commerçants dont les échoppes ont été détruites.

La présence de militaires français et américains sur le sol nigérien dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, a également été décriée par la manifestation qui s’est dispersée dans le calme. Pays le plus pauvre au monde , le Niger a été sérieusement affectée par la chute du cours du pétrole et la baisse de cours de l’uranium dont il un grand producteur mondial.

L’Afrique demeure agitée ces temps-ci au niveau de ses Etats au sein desquels des soulèvements populaires ne cessent de se multiplier pour mettre à nu l’incapacité des gouvernants plus préoccupés à accomplir des desseins iniques et occultes que de s’occuper de la prospérité de leur Etat et du bien-être des leurs.

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Côte d’Ivoire/fronde sociale: le Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT) très inquiet

Le Parti ivoirien des travailleurs (PIT) a exprimé sa grande inquiétude face à la fronde sociale que la Côte d’Ivoire a connue tout au long de ce mois de janvier 2017. Par la voix de l’un de ses élus, le PIT se dit préoccupé par les fruits des efforts des travailleurs.

Le Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT) s’inquiète de la fronde sociale

Le Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT) est sorti de sa léthargie par une inquiétude provoquée par la récente fronde sociale connue par la Côte d’Ivoire. Le Pr Joseph Séka Séka, cadre de ce parti, a fait la déclaration suivante à ce sujet à l’endroit des Travailleurs et du gouvernement: « Le Parti ivoirien des travailleurs suit avec inquiétude les mouvements de révolte des masses laborieuses et tente de comprendre. Si le PIT comprend la farouche volonté de valoriser le fruit du travail, il demeure préoccupé par ce qui se passe et qui peut compromettre gravement l’avenir du pays. Avec une rage froide, la grève est suivie et aboutit à des morts d’hommes par balles et dans les hôpitaux. De même, une menace d’année blanche pointe à l’horizon. Le pays risque encore de plonger dans le chaos. Pour ces raisons et pour bien d’autres, le PIT demande au gouvernement de régler diligemment la situation des fonctionnaires et autres travailleurs, avant tout pourrissement. Le PIT demande aux travailleurs de privilégier la négociation afin d’éviter à la Côte d’Ivoire une descente aux enfers », mentionne le communiqué du PIT.

Espérant que le gouvernement ne fera plus la sourde oreille, le PIT appelle au calme l’ensemble des travailleurs. En sus, il invite l’Etat « à se garder de prendre des décisions de nature à aggraver inutilement la situation ou des sanctions non idoines contre les travailleurs« , a t-il déclaré.

Les mutineries de soldats rebelles et FDS, la grève des fonctionnaires et les soulèvements ça et là ont été les facteurs qui ont poussé le PIT à réagir enfin.

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Côte d’Ivoire: face à la fronde sociale, Assi Fulgence Assi (Sg de la FESCI) produit une déclaration

Face à la fronde sociale, Assi Fulgence Assi, le Sg de la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) est sorti de sa réserve. Le secrétaire général national du plus puissant syndicat estudiantin, Assi Fulgence Assi a produit à cet effet une déclaration invitant le gouvernement à plus de sagesse.

La déclaration du Sg de la FESCI, Assi Fulgence Assi, face à la fronde sociale

Assi Fulgence Assi, au nom de la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), a décidé de sortir de sa réserve face à la fronde sociale en produisant une déclaration succincte, mais qui en dit long sur la suite des événements en Côte d’Ivoire.
L’étudiant Assi Fulgence Assi dit « Général AFA », récemment reconduit à la tête de la plus grande et forte structure syndicale ivoirienne qu’est la FESCI, a appelé le gouvernement à la sagesse:
  » Nous savons que, selon les statistiques de l’ONU, il faut dix ans pour cicatriser les blessures sociales aussi pour qu’un pays soit stable. Les événements qui se déroulent actuellement créent des conditions d’une implosion du pays. C’est pour cela que j’en appelle aux uns et aux autres de faire preuve de sagesse, car la plus belle femme ne peut donner que ce qu’elle a .

Au gouvernement, avec cette croissance à deux chiffres, nous lui demandons, d’une manière ou d’une autre, de satisfaire les revendications posées par les étudiants et les travailleurs qui ne sont pas imaginaires et impossibles à satisfaire.
Cependant, ce qui est incompréhensible c’est qu’aujourd’hui malgré le fait que le pays ait une croissance à deux chiffres, les étudiants et le peuple n’ont jamais autant souffert.
Vivement que les solutions soient trouvées à nos revendications. Assi Fulgence Assi  »

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Côte d’Ivoire: deux filiales du Groupe français Bouygues mettent en lieu sûr leurs ressortissants

Les filiales du Groupe français Bouygues que sont « Colas et Setao ci » ont décidé de mettre en lieu sûr leurs ressortissants (employés expatriés et leurs familles respectives) à cause de la situation sociopolitique très tendue ces jours-ci en Côte d’Ivoire.

Des filiales du Groupe Bouygues sécurisent leurs ressortissants

Comme il est de coutume en Côte d’Ivoire pendant les crises, le Groupe Bouygues et ses filiales veillent à la sécurité de leurs ressortissants en mettant leurs différentes familles en lieu sûr. C’est ce que viennent de réitérer les filiales Colas et Setao ci, la Société d’Etudes et de Travaux pour l’Afrique de l’Ouest. Ces sociétés françaises ont emboîté le pas à Nestlé, Total et Olam.

Ce mardi 24 janvier 2017, dans la matinée, l’un des expatriés abordé sur la question nous confiera ceci:«Ça concerne ceux qui ont leur famille avec eux c’est avant tout une mesure de précaution pour notre sécurité, si ça se calme on reviendra» affirmait-il en partance pour la France avec sa femme et ses deux enfants.

Que peut bien signifier cela vu que le gouvernement joue la carte du « tout va bien au pays »? Or, depuis maintenant trois semaines, la Côte d’Ivoire connaît une instabilité historique avec le soulèvement des mutins (rebelles), des militaires et gendarmes (FDS), des fonctionnaires et agents de l’Etat, des élèves et étudiants, des sapeurs-pompiers civils et plus récemment hier, des planteurs. Bref, « tout ne va pas bien au pays » sauf SEM Alassane Dramane Ouattara et son gouvernement bien entendu si l’on suit leurs interventions à la télévision.

Qu’à cela ne tienne, les entreprises occidentales évacuent peu à peu leurs ressortissants. C’est aussi le cas du Lycée français Blaise Pascal dont les élèves ont été évacués par l’armée française après l’intrusion d’éléments de la Fesci au Lycée français Mermoz de Cocody, mais aussi après que la zone eut été le théâtre de tirs d’ex-FDS en colère.

Par ailleurs, des chancelleries américaine, marocaine ou allemande ont conseillé leurs ressortissants à la vigilance.

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Côte d’Ivoire:Le message d’alerte des Evêques de Côte d’ivoire au pouvoir

Face à la situation de plus en plus tendue, les Pères Évêques de Côte d’Ivoire sortent de leur réserve. Les hommes de Dieu, à travers un communiqué, demandent aux Ivoiriens plus de compréhension et exhortent le gouvernement à distribuer les richesses du pays. Elle demande au pouvoir du Président Alassane Ouattara d’oeuvrer plus concrètement à la création de conditions de paix dans le pays.

Le communiqué des Évêques de Côte d’Ivoire face à la fronde sociale

Chers frères et sœurs, Hommes et femmes de bonne volonté, à l’occasion de notre 105e Assemblée plénière dans le diocèse de Katiola, nous, Évêques catholiques de Côte d’Ivoire, marquons notre inquiétude devant les évènements sociaux qui secouent notre pays : mécontentements des militaires, grèves des fonctionnaires et agents de l’État.

En effet, force est de reconnaître qu’un malaise social persiste au sein de la population. Des sentiments de frustration et de révolte habitent encore les cœurs de nombre d’Ivoiriens. Les procès en cours, loin d’apaiser les esprits, suscitent des passions et des inquiétudes. Certains de nos compatriotes sont encore injustement détenus en prison et d’autres vivent en exil, loin du pays.

Beaucoup de combattants et militaires impliqués dans les crises successives qui ont secoué notre pays ne sont pas sereins, quant à leur avenir. De nombreux jeunes qui avaient espéré une vie meilleure en s’engageant aux côtés des politiciens expriment de plus en plus leur déception et leur amertume. Tout ce climat délétère, si nous n’y prenons garde, risque de compromettre gravement tous les acquis enregistrés, fruits de nos efforts.

C’est pourquoi nous invitons instamment toutes les composantes de la société ivoirienne à se retrouver autour d’une même table pour débattre de toutes les questions relatives à la sécurité, à la cherté de la vie, au chômage des jeunes, aux conditions de travail, à la situation salariale, etc.

À vous, nos gouvernants, nous vous remercions pour tout ce que vous faites pour le développement de notre pays, mais nous demandons qu’un effort de plus soit fait en vue de la redistribution des fruits de la croissance, d’une justice équitable et de la facilitation du retour des exilés, avec des garanties de sécurité pour tous.

Le sérieux conseil des Evêques de Côte d’ivoire au pouvoir

Nous vous exhortons à travailler sans relâche à la paix véritable par une réconciliation sincère de tous les fils et de toutes les filles de la Côte d’Ivoire. Vous avez certes permis la libération de prisonniers et le retour au pays de plusieurs exilés, mais nous vous encourageons à faire davantage pour parvenir à la mise en liberté de tous les détenus des crises militaropolitiques qui se sont succédé dans notre pays.

À vous, nos compatriotes, nous comprenons et nous partageons vos souffrances et vos angoisses. En effet, depuis de nombreuses années, vous espérez légitimement pour vous-mêmes et vos progénitures, une vie meilleure et vous ne voyez rien poindre à l’horizon. D’où le front social en ébullition. Devant cet état de fait, nous vous demandons de ne pas céder à la tentation de la violence comme moyen de revendication, mais d’accueillir le dialogue dans la justice et la vérité comme voies de règlement des problèmes sociaux et économiques.

Ainsi vous pourrez offrir à la Côte d’Ivoire, la chance d’avancer sur le chemin de la prospérité pour tous. Nous vos Pères Évêques, nous nous rendons disponibles pour accompagner ce processus de dialogue et de réconciliation et le soutenir dans la prière. À vous chers fils et filles en Christ, comme vous le savez, Dieu est le principe de toute paix et de toute réconciliation.

Nous vous recommandons d’observer avec nous, trois jours de jeûne et de prière à partir du mercredi 25 janvier pour la paix sociale. Une messe sera célébrée le dimanche 29 janvier 2017 dans toutes nos paroisses, à l’issue de ce triduum de jeûne et de prière.

Puisse la Vierge Marie, Notre Dame de la Paix, accorder la grâce de la paix à notre pays.

Ce communiqué des Evêques de Côte d’ivoire nous est parvenu les premières heures de ce lundi 23 janvier 2017.

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Côte d’Ivoire/Fronde sociale: le porte-parole du RHDP, Adjoumani Kobenan rassure

La Côte d’Ivoire connaît depuis plusieurs jours une fronde sociale. Le ministre Adjoumani Kobenan, porte-parole du RHDP, a accordé une interview à Abidjan.net dans laquelle il rassure l’ensemble des Ivoiriens sur les solutions que sa structure politique s’efforcera de trouver pour apaiser le climat politique.

le ministre Adjoumani Kobenan rassure les Ivoiriens

Appréciant la situation politique actuelle en Côte d’Ivoire, le ministre Adjoumani Kobenan a déclaré que  » Le Rhdp suit avec une extrême attention cette situation depuis son déclenchement. Je pense qu’au départ, il y a un problème qui a été posé, il s’agit principalement de la question des primes des soldats. Qui malheureusement n’a pas été gérée comme il se devait par la hiérarchie militaire. Mais à supposer que cela soit vrai, ce que nous déplorons, c’est la manière de revendiquer de nos soldats qui sont les gardiens de notre sécurité, de nos institutions et les garants de l’ordre public. A ce titre, ils n’ont pas le droit de se comporter comme ils le font. Rien ne justifie cela. Pas même le paiement des primes qu’ils revendiquent. Cela n’est pas acceptable et cela ne fait pas honneur à la République. Bloquer l’accès à des villes du pays, tirer des coups de feu dans les rues pour traumatiser les populations, obliger les commerces à fermer, les transports à tout arrêter, cela coûte trop cher à notre économie et surtout à l’image de notre pays. Le peuple ivoirien est un peuple épris de paix. Il ne souhaite pas vivre dans un tel environnement de tension et de terreur. Les Ivoiriennes et les Ivoiriens ne veulent plus vivre dans un climat de guerre. »

Poursuivant, le porte-parole du RHDP est revenu sur les événements d’hier au Port Autonome d’Abidjan (PAA) :  » Hier, les gendarmes du Port autonome d’Abidjan ont tiré des coups de feu obligeant les travailleurs du domaine portuaire à quitter précipitamment leurs bureaux. Vous imaginez ce que ça coûte, on étouffe le poumon de notre économie. Quel contraste ! Le président de la République est un homme de dialogue. Il n’est pas dans une logique de combat avec son armée, tout est discutable mais que cela se fasse dans un esprit de paix et de dialogue. Car si on instaure la chienlit et l’anarchie, si on met l’économie de notre pays à terre, si on continue de bloquer les routes et l’accès de nos villes, si on oblige les magasins, commerces et bureaux à fermer, personne ne gagnera « .

Se voulant rassurant, il s »est adressé aux Ivoiriens:  » Je demande aux Ivoiriens de lui faire confiance, nous surmonterons cette crise. Cette crise passera, je peux vous l’assurer. Comme lui, je pense que les soldats, les gendarmes qui manifestent aiment aussi profondément leur pays. Ils se sont battus pour sauver la démocratie. Nos soldats ne sont pas des lézards qui construisent leur maison et qui la détruisent avec leur queue « .

Au sujet de la grève des fonctionnaires, le ministre a dit ceci :  » Faire la grève est un droit. Mais il faut surtout éviter, par la violence, de contraindre ceux qui veulent travailler à suivre le mouvement. Cela dit, je crois que les syndicats ont posé des problèmes qui leur paraissent légitimes. Et c’est dans le cadre d’un dialogue social constructif que des solutions peuvent être trouvées. Sachez que la préoccupation première de l’Etat c’est le bien-être social et matériel des fonctionnaires. Mais l’Etat ne peut pas tout faire en même temps. Quand on vient à des négociations avec l’Etat, cela doit se faire dans la recherche d’un compromis dynamique. Et le compromis veut dire qu’on obtient quelque chose de l’Etat en lâchant soi-même du lest. Car l’Etat a aussi des obligations et des limites. Le Fmi, la Banque mondiale, tout le monde nous observe. Et nos ressources ne sont pas illimitées. Il ne faut pas faire trop de pression sur l’Etat, faisons attention pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or. »

Enfin, il conclut que,  » le Premier ministre Amadou Gon suit attentivement la situation avec son gouvernement, des solutions sont déjà annoncées, d’autres sont en route pour régler les problèmes de l’armée et des fonctionnaires. Il faut faire confiance au président de la République. Je demande aux Ivoiriens de lui faire confiance. Les choses vont rentrer dans l’ordre bientôt. Faisons confiance au chef de l’Etat. »

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A quand la Côte d’Ivoire réconciliée et prospère?

La Côte d’Ivoire a plus que jamais besoin en ce moment d’être réconciliée et prospère. La réconciliation ne doit plus être de façade ni la prospérité ne faire le bonheur que d’une seule classe politique, en occurrence le RHDP, qui depuis avril 2011, poursuit sa marche enfermé dans une légitimité construite et artificielle.

Côte d’Ivoire: la nécessité d’être réconciliée et prospère

La Côte d’Ivoire a besoin de respirer l’air de la vraie réconciliation et de vivre une prospérité qui sera le partage de tous les Ivoiriens. La politique est devenue la manne nourricière des Ivoiriens depuis les années 90 et s’est de plus en plus renforcée ces récentes années. Lettrés et illettrés, analphabètes et intellectuels, soldats et Officiers, tout le monde se ruent vers la politique pour se réaliser dans la vie le plus tôt possible.

Dans cette marrée humaine vers l’activité politique, la démocratie n’a plus un seul sens, elle est devenue polysémique parce que justement polémique. Du « gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple », selon la définition d’Abraham Lincoln, la démocratie en Côte d’Ivoire est à la fois ce que fait le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix lors des différentes élections, mais aussi elle est la réaction qu’apportent les partis d’opposition inféodés ou non au pouvoir Ouattara.

Dans cet imbroglio de sens, le grand mérite de la classe politique ivoirienne est d’avoir érigé en attitude politique démocratique, des mensonges d’Etat, des compromissions bon marché et des détentions arbitraires sans pareil. Ne dit-on pas en Côte d’Ivoire chiffre à l’appui que toutes les élections à sens unique organisées par le RHDP depuis avril 2011 sont libres et transparentes? La légitimité ainsi construite ne peut qu’être artificielle, or le pays a besoin de poursuivre sa marche sur des routes réelles et non factices.

L’exclusion n’a jamais favorisé la Côte d’Ivoire. Comme si son destin était semblable à celui des Etats-Unis où tous les peuples y trouvent leur compte, la Côte d’Ivoire a toujours sanctionné les pouvoirs qui commettent l’erreur de diviser les Ivoiriens, de couver et activer cette exclusion. Sous les présidents Bédié, Guéi, et Gbagbo, l’arme de l’exclusion a été interprétée de mille manières et a servi d’argument pour faire couler ces pouvoirs naissants.

Aujourd’hui, avec SEM Alassane Dramane Ouattara aux commandes des affaires ivoiriennes, le maquillage de la réalité d’exclusion d’une frange non des moindres de la classe politique ivoirienne (les pro-Gbagbo et les Gbagbo ou rien) est la même étincelle qui a fait détonner la poudrière en décembre 1999, en 2000 et en avril 2011. La Côte d’Ivoire ne saurait être gouvernée par des politiques drôles, faux et ambitieux. Seuls des rassembleurs, des hommes et des femmes vrais, guéris eux-mêmes de toute haine et conscients de ce qu’est réellement la Côte d’Ivoire, peuvent diriger ce pays primordial de l’Afrique de l’Ouest. Sinon, on assisterait à la débrouillardise et à la transpiration due au fait de courir dans tous les sens pour trouver des solutions aux difficultés imprévisibles (mutinerie, grève des fonctionnaires, etc.), qui n’ont pas été gérées par anticipation, cette règle élémentaire de la gestion étatique…

Nous voici dans une Côte d’Ivoire dont la IIIè République est contestée comme la constitution qui l’y a consacrée. Une Côte d’Ivoire où le dauphin constitutionnel Soro Guillaume est devenu la 4è personnalité de l’Etat, parce que Daniel Kablan Duncan est désormais le Vice-président de la République (2è personnalité de l’Etat) et l’ami fidèle et « frère » de Ouattara, Amadou Gon Coulibaly le nouveau Premier Ministre, 3è personnalité de l’Etat. Rien de nouveau sous le ciel RHDP, sauf un jeu de dame où des pions sont déplacés.

Pendant ce temps, le Président Laurent Gbagbo et le Ministre Charles Blé Goudé sont incarcéré dit-on pour leur propre sécurité à la Cour Pénale Internationale (CPI); des millions d’autres Ivoiriens sont toujours en exil du fait des crises sociopoltiques de 2002, 2010 et 2011. Des centaines d’autres ivoiriens croupissent toujours à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) du fait de leur appartenance politique à Laurent Gbagbo, et des jeunes sont impatients de faire leur entrée sur la scène politique pour vider des placards tous les vieux cadavres qui refusent de mourir comme des cafards…

Pendant ce temps, la population peine à se loger, se nourrir, se soigner, financer les études des enfants, se déplacer (transport), payer ses factures (Cie, Sodeci…). Or, le gouvernement annonce que l’Etat est au « vert » avec 9% de croissance économique. De quel côté alors se trouve la vérité au regard de la fronde sociale actuelle? Du côté des gouvernants ou du côté du peuple? Les prix de denrées alimentaires et autres sont tous en hausse. La croissance économique n’est pas efficiente car elle n’atteint pas aussi le peuple. D’où le mécontentement social.

Abstraction faite de toutes les considérations politiques, les militaires, les policiers, les gendarmes…les fonctionnaires et agents de l’Etat, les élèves et les étudiants, les prisonniers et les exilés bref, le peuple de Côte d’Ivoire souffre. Tout ne va donc pas très bien au pays. De quoi à réécouter le chant du célèbre artiste ivoirien Tiken Jah de Facoly  » Mon pays va mal « .

De quoi à revenir surtout à la réalité pour mieux gouverner la Côte d’Ivoire.

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Côte d’Ivoire/ADO: l’heure de tenir la promesse d’une pluie de milliards face à la fronde sociale a sonné

Alassane Dramane Ouattara dit ADO avait promis déverser sur la Côte d’Ivoire une pluie de milliards non sur le mode d’un endettement, mais pour faire de chaque ivoirienne et chaque ivoirien des milliardaires! Or, en ce moment, la fronde sociale se chiffre en milliards de francs cfa. N’est-ce pas le temps de libérer cette salvatrice pluie de milliards non empruntés maintenant?

Fronde sociale: la pluie de milliards promise par ADO très attendue

Lors des campagnes électorales de la présidentielle de 2010, ADO promettait aux Ivoiriens une pluie de milliards qui se déverserait sur chaque citoyen qui, à défaut d’en être trempé, serait heureux pour la vie. En ce moment, la Côte d’Ivoire est éprouvée par une série de grèves dans l’armée et chez les fonctionnaires et agents de l’Etat. L’ensemble des mutins rebelles devant bénéficier des 12 millions chacun donne de voir qu’il leur est dû la coquette somme de 425 milliards de francs cfa. Quant aux fonctionnaires, l’Etat doit s’employer à leur reverser leur 243 milliards de francs cfa. Ces chiffres parlent en effet…

Selon le secrétaire général du Mouvement des Instituteurs pour la Défense de leurs Droits (MIDD), M. Mesmer Komoé: «  l’Etat nous doit 243 milliars de francs CFA. Nous faisons confiance à tout le monde, mais nous ne voulons plus qu’on nous tourne en rond et espérons que cette fois ci, notre cause sera entendue. Il faut que le gouvernement comprenne que les fonctionnaires ont fait suffisamment de sacrifice donc on ne peut pas leur demander aujourd’hui en l’espèce de faire le deuil de leurs arriérés. C’est plutôt le sacrifice minimum auquel l’Etat doit consentir s’il respecte les normes de la République, » a t-il dit à la sortie de la rencontre des syndicats de fonctionnaires avec des ministres du gouvernement.

En faisant le point financier de la situation, l’Etat devra payer dans l’immédiat plus de 668 milliards de fcfa vu que les ex-FDS réclament leur part de la prime puisque le régime Ouattara a toujours crié sur tous les toits qu’il y a une seule armée en Côte d’Ivoire n’en déplaise à ce soldat qui dévoilait qu’il y a des armées dans l’armée ivoirienne.

Mais bon, n’est-ce pas le moment propice de voir tomber enfin la fameuse pluie de milliards pour sauver tout le monde de cette descente infernale dans laquelle les politiques conduisent inéluctablement les Ivoiriens?

 

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Bénin: Patrice Talon face à la fronde sociale

L’homme d’affaire devenu Président du Bénin, Patrice Talon, fait face depuis quelques temps à une profonde fronde sociale. Les Béninois se sentent gravement trahis par celui en qui ils avaient placé tous leurs espoirs, ne constatant aucun résultat salutaire pour eux depuis sa venue au pouvoir d’Etat.

Fronde sociale au Bénin : Patrice Talon défié par son peuple

Les Béninois ne savent plus que penser de leur Président Patrice Talon. Ce riche homme d’affaire dont la fortune est estimée aujourd’hui à plus de 400 millions de dollars (Forbes 2015) du fait d’un monopole privé dans le coton (usines d’égrenage, intrants agricoles, négoce du coton-fibre, subventions publiques opaques…), peine à satisfaire son peuple dans le minimum vital.

Depuis plusieurs semaines, l’espoir a laissé place à la révolte sociale qui s’amplifie et gagne toutes les sphères au Bénin. L’entreprise politique néolibérale qui se met en place est celle pour laquelle les Béninois n’ont pas voté. Pis, les retombées négatives ne s’abattent que sur les petites gens, considérées par le pouvoir de Talon comme de simples variables d’ajustement. Un sentiment d’injustice étreint durement les populations. Cette saignée économique et sociale ne présage rien de bon. Elle pourrait se révéler fatale pour le régime actuel si des correctifs urgents ne sont pas rapidement envisagés…

Finalement, M. Patrice Talon ne fait que confirmer et perpétuer l’idée selon laquelle les dirigeants africains, une fois au pouvoir, ne se préoccupent que des intérêts de la bourgeoisie occidentale dont ils sont très dépendants en tant que tenus comme prisonniers par celle-là. Le peuple n’apparaît que comme l’alibi le plus grossier de ses démagogues des temps modernes!

 

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