CAN 2017 : Riyad Mahrez, Aubameyang, Sadio Mané se signalent déjà…

Le CAN 2017 a effectivement démarré samedi dernier et les grandes stars de cette compétition ont déjà pris leur marque. Mahrez, Aubameyang et Sadio Mané, trio candidat au ballon d’or africain, ont même scoré lors de leur première sortie.

Riyad Mahrez et les grands joueurs annoncent les couleurs

Les férus du football vont assurément se régaler lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2017). En effet, certains joueurs africains qui brillent dans les championnats européens ont tenu à se faire respecter d’entrée de jeu. Leaders incontestés de leurs sélections respectifs, ces grands footballeurs africains savent qu’ils sont, du reste, très attendus pour leur performance. Ainsi le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang, ballon d’or africain 2015, a donné le ton lors du match d’ouverture en marquant le premier but de la compétition face à la Guinée-Bissau. Mais ce but n’a nullement suffi, car les Bissau-Guinéens ont réussi à rétablir la parité en fin de partie.

Quant à Riyad Mahrez, il a fait parler par deux fois son génie pour éviter la débâcle à son équipe. D’un coup de patte dont lui seul a le secret, le neo-ballon d’or africain a permis à l’Algérie d’arracher un match nul face à une équipe de Zimbabwé très motivée. Les titres de meilleur joueur 2016 de la Premier league anglaise et celui de meilleur joueur africain 2016 ne lui ont pas été échus vainement. Concernant le Sénégalais Sadio Mané, il a eu un destin plus heureux pour les Lions de la Teranga. L’attaquant de Liverpool a ouvert la voie du succès à son équipe en transformant un pénalty indiscutable. Au coup de sifflet final, le Sénégal a remporté son premier match sur les Aigles de Carthage tunisiens (2-0).

Dans cette même veine, les autres grands joueurs africains sont également très attendus lors de cette 31e édition de CAN. Bony Wilfried (Côte d’Ivoire), Emmanuel Adébayor (Togo), André Ayew (Ghana) et autres Assamoah Gyan sont prévenus. Gabon 2017 s’annonce donc comme une compétition africaine des plus relevées.

 

Lire la suite.

CAN 2017 : La fête du football africain démarre aujourd’hui au Gabon

La CAN 2017 démarre aujourd’hui au Gabon dans une certaine ferveur festive. Quinze équipes, considérées comme les meilleures d’Afrique, seront lancées à l’assaut des Éléphants de Côte d’Ivoire, champions en titre.

La CAN 2017 s’annonce en fanfare

Toute l’Afrique et les férus du football mondial convergent en ce moment vers le Gabon. Et pour cause, la 31e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2017) s’y déroulera du 14 janvier au 5 février prochain. Ainsi, toutes les seize sélections africaines qualifiées à cette messe du ballon viendront-elles crânement jouer leur chance pour faire honneur à leurs couleurs nationales. L’on dénombre tout de même des équipes qui font office de favoris pour cette compétition. il y a entre autres la Côte d’Ivoire (champion en titre), le Sénégal (premier Africain au classement FIFA), l’Algérie (en raison de son effectif prolifique conduit par Riyad Mahrez, l’actuel ballon d’or africain) et le Gabon (pays organisateur, avec pour leader Pierre-Emerick Aubameyang, meilleur joueur de la Bundesliga). N’empêche que d’autres équipes pourraient créer la surprise dans cette compétition où tout reste possible.

À en croire Gernot Rohr, entraineur du Nigeria : « Le Gabon va être gâté avec sa CAN! Quand on voit les quatre groupes, c’est très équilibré. On ne voit pas qui va pouvoir s’imposer. » Aussi, tous les matchs seront âprement disputés, car le jeu en vaut véritablement la chandelle. Il y a également le match des supporteurs qui n’est pas à négliger non plus. Vuvuzela, grelots, tambours, fanfares et autres instruments de musique à la main, les clubs d’animation seront également de la partie pour pousser leur équipe à la victoire finale. Le Comité national de soutien aux Éléphants (CNSE) de Côte d’Ivoire est bien connu pour être le champion de l’animation. Le décor est planté, les acteurs prêts à jouer, le jeu peut donc commencer.

Voici le programme complet de la CAN 2017 au Gabon en heures GMT:

– 14 janvier :
Groupe A : LIBREVILLE
Gabon – Guinée-Bissau (16h00)
Burkina Faso – Cameroun (19h00)
– 15 janvier :
Groupe B : FRANCEVILLE
Algérie – Zimbabwe (16h00)
Tunisie – Sénégal (19h00)
– 16 janvier :
Groupe C : OYEM
Côte d’Ivoire – Togo (16h00)
RD Congo – Maroc (19h00)
– 17 janvier :
Groupe D : PORT-GENTIL
Ghana – Ouganda (16h00)
Mali – Égypte (19h00)
– 18 janvier :
Groupe A : LIBREVILLE
Gabon – Burkina Faso (16h00)
Cameroun – Guinée-Bissau (19h00)
– 19 janvier :
Groupe B : FRANCEVILLE
Algérie – Tunisie (16h00)
Sénégal – Zimbabwe (19h00)
– 20 janvier :
Groupe C : OYEM
Côte d’Ivoire – RD Congo (16h00)
Maroc – Togo (19h00)
– 21 janvier :
Groupe D : PORT-GENTIL
Ghana – Mali (16h00)
Égypte – Ouganda (19h00)
– 22 janvier :
Groupe A : LIBREVILLE et FRANCEVILLE
Cameroun – Gabon (19h00), à Libreville
Guinée-Bissau – Burkina Faso (19h00), à Franceville
– 23 janvier :
Groupe B : FRANCEVILLE et LIBREVILLE
Sénégal – Algérie (19h00), à Franceville
Zimbabwe – Tunisie (19h00), à Libreville
– 24 janvier :
Groupe C : OYEM et PORT-GENTIL
Maroc – Côte d’Ivoire (19h00) à Oyem
Togo – RD Congo (19h00) à Port-Gentil
– 25 janvier :
Groupe D : PORT-GENTIL et OYEM
Égypte – Ghana (19h00), à Port-Gentil
Ouganda – Mali (19h00), à Oyem

Quarts de finale
– 28 janvier :
(Quart 1) 1er du groupe A contre 2e du groupe B (16h00) à Libreville
(Quart 2) 1er du groupe B contre 2e du groupe A (19h00) à Franceville
– 29 janvier :
(Quart 3) 1er du groupe C contre 2e du groupe D (16h00) à Oyem
(Quart 4) 1er du groupe D contre 2e du groupe C (19h00) à Port-Gentil

Demi-finales
1er février :
Vainqueur du Quart 1 contre vainqueur du Quart 4 à Libreville, 19h00
2 février :
Vainqueur du Quart 2 contre vainqueur du Quart 3 à Franceville, 19h00

Match pour la 3e place
4 février : à Port-Gentil, 19h00

Finale:
5 février : à Libreville, 19h00

Lire la suite.

Côte d’Ivoire : le budget des Éléphants, une gestion non contrôlée ?

Les Éléphants de Côte d’Ivoire sont actuellement en préparation à Abu Dhabi en prélude à la CAN 2017. Pour ce faire, le gouvernement ivoirien a décaissé environ 4 milliards de francs CFA comme budget. Mais ce qui fait grincer les dents à Abidjan, c’est que ces fonds sont souvent gérés sans grand contrôle.

Les Éléphants à la CAN, une prime à la malversation ?

Chaque participation des Éléphants à la CAN entraine le décaissement de sommes faramineuses pour les mettre dans les conditions idoines. Mais là où le bât blesse généralement, c’est que l’argent du contribuable ivoirien est souvent dilapidé sans que ni le ministère des Sports, ni la Fédération ivoirienne de football (FIF) ne rendent véritablement compte de leur gestion. Cette attitude est d’autant plus scandaleuse que 720 millions de francs CFA de primes s’étaient volatilisés sans trouver de coupables. Alain Lobognon, le ministre d’alors, et ses deux collaborateurs n’avaient simplement qu’été demis de leurs fonctions, sans poursuites judiciaires.

Aussi, l’affaire des primes « disparues » des champions d’Afrique est-elle passée sans grands bruits sur les bords de la lagune Ébrié. Exceptées quelques réactions isolées d’une poignée d’Ivoiriens, à l’image de Pierre Adjoumani, président de la Lidho : « L’argent du contribuable a besoin d’être géré avec un minimum de clarté. Nous attirons l’attention de l’exécutif afin d’éviter que se répète le scénario de 2015. » Cette réaction vient à propos, car François Albert Amichia, ministre des Sports, a annoncé un budget de 3,9 milliards francs CFA (5,9 millions d’euros) pour la préparation et la participation à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2017) au Gabon.

En dépit de ces moyens colossaux, les ambitions d’Augustin Sidy Diallo, président de la FIF, sont un peu trop modestes : « Nous avons une équipe jeune et en reconstruction. Notre objectif sera de passer le premier tour. » Humilité ou stratégie pour éviter la pression, dirait-on. Mais cette attitude ne serait-elle pas de nature à plomber l’ardeur des champions d’Afrique en titre qui ambitionnent de rempiler ? Quoi qu’il en soit, les Ivoiriens attendent leur équipe de pieds fermes. De même, quelque soit là où s’arrêtera l’aventure de la Selephanto, toute la Côte d’Ivoire attend un compte rendu fidèle de l’expédition gabonaise.

Lire la suite.

Gabon : lâché par ses soutiens, Jean Ping s’en remet à Dieu

Jean Ping a encore au travers de la gorge les violences qui ont émaillé les lendemains de la présidentielle gabonaise. En attendant de digérer sa défaite, le candidat malheureux a organisé une messe en la mémoire des victimes, ce dimanche.

Jean Ping rend hommage à ses martyrs

Après ses déclarations tonitruantes et ses multiples pérégrinations, Jean Ping a bien voulu avoir une idée pieuse pour ses martyrs. Ainsi, l’opposant a donné rendez-vous à ses partisans, hier, pour prier pour la mémoire des victimes de la crise postélectorale. À cette messe, des membres de la coalition d’opposants sont venus, tout de blanc vêtus et plus silencieux qu’à l’accoutumée. Alexandre Barro Chambrier, l’un des leurs a, cependant, rompu le silence : « Ces hommages doivent être à intervalles réguliers pour rendre hommage à ces martyrs, à ces personnes, à ces innocents qui sont morts pour que la démocratie triomphe. »

Notons que l’ex-président de l’Union africaine n’a pas encore digéré la réélection d’Ali Bongo Ondimba à la présidence. Passée l’euphorie des premiers jours, Ping semble lâcher du lest, même si le pouvoir d’ABO semble plus que jamais consolidé. Il ne s’avoue pourtant pas vaincu. Après le rapport de l’Union européenne mettant en doute la crédibilité de l’élection, l’opposition s’attendait à de grands bouleversements. Que nenni! Mais voyant ses espoirs s’évanouir, Ping a tenté un dernier baroud d’honneur en déposant une plainte contre le président gabonais à la CPI.

Toutes ses machinations pourront-elles prospérer un jour ?

Lire la suite.

Afrique : bientôt à la retraite, Didier Drogba se cherche des successeurs

Didier Drogba a connu une carrière des plus époustouflantes en tant que footballeur professionnel. Mais ce n’est pas le cas pour bon nombre d’Africains, pourtant talentueux, qui ont embrassé ce métier. Avec FIFPro, l’ex-international ivoirien entend voler au secours des joueurs africains sans statut. Ceux-ci pourraient lui succéder très bientôt.

Avec FIFPro, Didier Drogba défend les footballeurs africains

Une carrière footballistique explosive ne pourrait se réaliser que par la réunion d’un minimum de commodités autour du joueur professionnel. Malheureusement en Afrique, ce n’est pas le cas pour de nombreux footballeurs au talent brut, mais qui peinent à éclore. C’est conscient de cet état de fait que Didier Drogba a décidé de prendre son bâton de pèlerin. Ainsi, reconnait-il : « Dans beaucoup de pays africains, les footballeurs professionnels n’ont pas de statuts clairement définis. D’autres n’ont même pas de statut du tout. » Puis, il ajoute : « Beaucoup de footballeurs africains n’ont pas droit aux vacances et n’ont pas accès aux soins dont ils ont besoin pour travailler. Cela doit changer. »

L’intervention de l’ex-capitaine des Éléphants de Côte d’Ivoire fait suite à un rapport publié récemment par la FIFPro, le syndicat mondial des footballeurs, concernant la situation des footballeurs professionnels à travers le monde. Selon cette étude, plusieurs pays maintiennent ces joueurs africains dans une certaine précarité. La situation en Côte d’Ivoire, au Gabon et en RDC n’est véritablement pas reluisante. Pour ce dernier pays, plus de 85% de footballeurs professionnels n’ont pas de contrats écrits et 57% n’ont aucun jour de pause dans la semaine. Alors que le salaire qui leur est proposé est très dérisoire (entre 300 et 600 dollars). Quant à la Côte d’Ivoire : « Les clubs manquent souvent d’argent et les joueurs ne sont payés qu’occasionnellement au bon vouloir de leurs dirigeants. »

C’est donc pour remédier à toutes ces situations difficiles que la star ivoirienne, président d’honneur de la division Afrique de la FIFPro, a décidé d’agir. Cette action s’inscrit dans le cadre d’une prise de conscience collective. Car elle permettra à coup sûr aux joueurs africains de vivre de leur métier. Drogba y attache donc une importance particulière, d’autant plus qu’il se cherche un successeur digne du nom. Sa fin de carrière approchant à grands pas.

Lire la suite.

Gabon -CPI : Depot de plainte de Jean Ping contre Ali Bongo 15/12/16 !

Jean Ping, le candidat à la dernière élection présidentielle au Gabon, va porter plainte contre Ali Bongo à la CPI. L’opposant accuse le président gabonais d’avoir perpétré des crimes contre l’humanité. Ces crimes auraient été commis lors des contestations du résultat de l’élections présidentielle par l’opposition.

Jean Ping ne lâche toujours pas Ali Bongo.

Le Gabon a un président déjà en place et reconnu par tous, y compris par la France. Jean Ping continue malgré tout, sa croisade pour le faire chuter par tous les moyens. L’ancien dirigeant de la Commission de l’UA va déposer une plainte contre Ali Bongo devant la CPI le 15 décembre prochain. C’est la procureure en charge du dossier Laurent Gbagbo, Fatou Bensouda, qui devrait être chargée de cette affaire.

Jean Ping s’est curieusement adressé à l’avocat du président Laurent Gbagbo pour poursuivre Ali Bongo. Il avait combattu ce dernier lorsqu’il réclamait la victoire après les élections de 2010 en Côte d’Ivoire. Gbagbo réclamait que soient recomptées les voix de l’élection truquée, selon lui, par le président Alassane Ouattara. Jean Ping s’y était opposé, affirmant que cela « pourrait créer un précédent fâcheux.» C’est le même procédé qu’il a réclamé au Gabon après sa défaite face à Ali Bongo.

Me Altit qui défend Laurent Gbagbo à la CPI est l’avocat choisi par Jean Ping pour défendre cette plainte. Ce dernier a déjà pris rendez-vous avec la procureur pour lui présenter le dossier. La prise de parole de Me Altit à La Haye devrait se faire dans la matinée du 15 décembre prochain 2016.

Jean Ping veut faucher Ali Bongo par tous les moyens

Malgré l’insistance de Jean Ping à chasser Ali Bongo Ondimba du pouvoir, ce dernier a été reconnu par les institutions de son pays. La France qui semblait désapprouver sa réélection s’est finalement rangée à l’avis des institutions locales. C’est la déclaration à Abidjan de son ancien premier ministre, Manuel Valls, qui rend officielle cette reconnaissance. Il avait affirmé que le Gabon a un président et que l’opposition locale doit trouver le moyen de dialoguer avec lui. Jean Ping réclame toujours une victoire que ne lui reconnaissent pas les institutions gabonaises. Il refuse donc cependant de négocier avec Ali Bongo.

Lire la suite.

Gabon : Lâché par l’UE, Ali Bongo en visite en Chine, invité par Xi Jinping

Ali Bongo Ondimba effectue une visite d’État de trois jours en Chine, du 6 au 9 décembre. Le président gabonais y a été invité par son homologue chinois, Xi Jinping.

Tapis rouge pour Ali Bongo en Chine

Les pays n’ont pas d’amis, mais plutôt des intérêts à défendre. Cette maxime est d’autant plus vraie que le microcosme géopolitique international donne d’observer des alliances qui se font et se défont au fil des temps. En effet, quelque peu isolé sur le plan international après sa réélection d’août dernier, Ali Bongo reçoit une bouffée d’oxygène. C’est que Xi Jinping, le président chinois, a invité son homologue gabonais pour une visite de trois jours. Ainsi, le président gabonais peut d’ores et déjà exulter : « La Chine et le Gabon sont des amis de longue date. Heureux d’honorer l’invitation du Président Xi Jinping pour réaffirmer ce lien. »

Même si ABO en tirera des dividendes économiques et de nouvelles opportunités de coopération, c’est surtout un bon positionnement diplomatique. Car, Jean Ping, le candidat malheureux à la présidentielle, né d’un père chinois et d’une mère gabonaise, continue de revendiquer « sa » victoire pour ce scrutin présidentiel. Aussi, s’était-il rendu, fin octobre, en France, en Belgique puis aux États-Unis pour rallier la communauté internationale à sa cause. Dans la foulée, la mission d’observation de l’Union européenne rendra son rapport sur les élections gabonaises le 7 décembre (demain).

Ce déplacement en Chine constitue donc pour Bongo fils un soutien de taille dans un monde qui se bipolarise davantage.

Lire la suite.

Gabon : Sommet de la CEEAC, le grand coup diplomatique d’Ali Bongo

Libreville abrite, dès ce mercredi matin, le sommet des chefs d’État de la CEEAC. Ce sera l’occasion pour Ali Bongo d’évoquer avec ses pairs la paix et la sécurité dans la sous-région. Cette rencontre internationale intervient deux mois après la crise postélectorale au Gabon.

Quand Ali Bongo rassemble des chefs d’État à son chevet

Le Gabon a traversé des périodes tumultueuses au lendemain de la présidentielle remportée par Ali Bongo Ondimba. Mais Jean Ping, le candidat malheureux à ces élections conteste cette victoire et n’a cessé de remuer ciel et terre pour évincer son adversaire du pouvoir. C’est dans ce contexte particulier que se tient le sommet des Chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC). À en croire Alain Claude Bilié Bi Nzé, ministre gabonais de la Communication et porte-parole du gouvernement, la paix et la sécurité y seront débattues. Aussi, la crise centrafricaine et la situation sécuritaire au Tchad et au Cameroun fragilisée par Boko Haram seront minutieusement étudiées.

C’est un véritable secret de polichinelle de dire que Ping veut déposer le président Bongo par tous les moyens. Ainsi, avait-il arpenté plusieurs chancelleries et institutions lors de ses pérégrinations occidentales pour s’accorder une faveur diplomatique. À cet effet, l’Union européenne qui a maintes fois dénoncé l’irrégularité de l’élection rendra son rapport le 7 décembre prochain. De même, l’opposition gabonaise souhaite que le sommet fasse quelques pressions sur le camp Bongo à propos des violences postélectorales. Accueillir une rencontre sous-régionale dans ce climat de division s’apparente à la réalité comme une victoire diplomatique d’Ali Bongo. De surcroit, tandis que Ping va chercher des soutiens en Europe, Bongo lui, réussit à mobiliser ses pairs africains. Une véritable dichotomie dans l’orientation politico-diplomatique des deux frères ennemis.

Quoi qu’il en soit, la présence à ce sommet de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée équatoriale), de Paul Kagamé (Rwanda), de Faustin-Archange Touadéra (République de Centrafrique), d’Idriss Déby Itno (Tchad) et de Manuel Pinto da Costa (Sao Tomé et Principe) serait symptomatique d’un soutien à leur pair gabonais et sonnerait ainsi comme un désaveu du camp Ping. Mais ne sait-on jamais…

Lire la suite.

Gabon : Après les enseignants, les magistrats en grève, le plan Ping en marche ?

Les magistrats gabonais entament dès ce lundi, une grève de 15 jours pour protester contre leurs conditions de travail. Mais certaines personnes y voient des mains occultes de l’opposant Jean Ping.

Les magistrats en grève, quel rapport avec Jean Ping ?

Le Gabon est actuellement un pays survolté où se mêlent tensions politiques et frondes sociales. En effet, après la grève des enseignants de l’éducation nationale, voilà que les magistrats ont décidé de débrayer à leur tour, pour une période de 15 jours renouvelables. Ainsi que l’explique Justin Loundou, vice-président du syndicat des magistrats, à la suite d’une assemblée générale : « On nous a quasiment poussés à la grève. Ça doit être une grève très dure. Il y aura certes un service minimum, mais il n’y aura plus d’audiences dans les tribunaux. » Avant d’en donner quelques justifications : « Comment comprendre que les jeunes magistrats sont obligés de se faire confectionner des toges, alors que la loi prévoit que celles-ci doivent être fournies gratuitement ? » De même, les tribunaux administratifs de Port-Gentil et Franceville ne sont pas fonctionnels, faute de locaux. Les magistrats qui y sont affectés « sont donc oisifs par la faute de l’Administration », martèle-t-il.

En dépit de ces revendications corporatistes, des observateurs y voient une main occulte de Jean Ping. Car, dès son retour au pays, le candidat malheureux à la présidentielle avait déclaré : « Il faut gratter un peu (). Le calme c’est nous qui l’imposons, c’est un pays mort aujourd’hui. » De là à établir une connexion entre les différents évènements au Gabon, il n’y a qu’un pas. Et d’aucuns l’ont vite franchi sans coup férir.

Mais les grévistes ne cessent de clamer leur indépendance vis-à-vis du politique. Pour les hommes à la toge, le Conseil supérieur de la magistrature devrait être présidé par un magistrat. Et pourtant, c’est le chef de l’État qui continue d’en assurer la présidence, conformément à la Constitution. D’où les affectations arbitraires et anarchiques qu’ils ne cessent également de dénoncer.

Le bras de fer Jean Ping – Ali Bongo Ondimba se poursuivrait-il également sur le front social ?

Lire la suite.

Gabon : Après ses pérégrinations, Jean Ping rentre au bercail ce samedi

Après ses multiples tournées en Europe et aux États-Unis, Jean Ping rentre, en principe, ce samedi 26 novembre au Gabon. Certainement revigoré par ses différentes rencontres, le candidat malheureux espère toujours évincer Ali Bongo du pouvoir.

Jean Ping de retour au Gabon… pour prendre le pouvoir ?

Jean Ping soutient mordicus que c’est lui le vainqueur de la présidentielle du 27 août dernier. A cet effet, l’opposant gabonais entend faire flèche de tout bois pour occuper (enfin) le palais de bord de mer. Ainsi, sa stratégie consisterait à créer des zones de tension au Gabon pour mieux se faire entendre. Tel qu’il l’avoue à demi-mot : « Il faut gratter un peu… Il faut que nos partenaires internationaux mettent des lunettes et non pas constater de loin comme ça que c’est calme. Le calme c’est nous qui l’imposons, c’est un pays mort aujourd’hui. » Ses partenaires internationaux ? Bien entendu, Ping a eu plusieurs rencontres avec des institutions et des hommes politiques lors de ses voyages en France, en Belgique ou encore aux États-Unis. Et, ce ne sont pas les quelque 20 minutes passées avec ses compatriotes de la diaspora qui pourraient être comptabilisées.

Aussi, dès son retour, l’ex-président de l’UA compte s’inscrire dans un rapport de force total contre le président réélu. C’est à croire que le Gabon pourrait connaitre de véritables heures chaudes à son arrivée. Car, son seul leitmotiv actuel est la prise du pouvoir. Et l’évocation du peuple qui prendrait son destin en main ne serait qu’une simple couverture pour mieux voiler les basses besognes qui se préparent. Penserait-il à un scénario à l’ivoirienne où des forces étrangères ont appuyé les hommes de Ouattara pour évincer Gbagbo ? Ou dispose-t-il d’autres moyens pour faire fléchir Ali Bongo Ondimba dont la réélection a été confirmée par la Cour constitutionnelle ?

Ping – Bongo, un duel à l’horizon

Quoi qu’il en soit, le candidat du FUOPA se voit prendre le pouvoir, et il annonce d’ores et déjà ses grands chantiers. Il s’agit entre autres d’une conférence de réconciliation et de refondation de la République. Mais son rival ABO n’y sera nullement convié : « Ce sera un dialogue pour pouvoir nous mettre en ordre de bataille. Tout le monde peut y participer, sauf une personne, une seule : Ali. » Compte-t-il l’éliminer physiquement ou par d’autres moyens politiques ? À cet effet, il entend tirer pleinement partie du rapport de la mission d’observation électorale de l’Union européenne (UE) sur la présidentielle gabonaise qui sera rendu le 7 décembre prochain.

Mais jusque-là, le président Bongo se la joue de plus en plus discret et évite de multiplier les déclarations tel que le fait son challenger. Toutefois, le fils d’Omar Bongo n’est nullement dupe et il préparerait également sa stratégie pour faire face à tout ce qui pourrait advenir. Surtout que la France officielle semble de plus en plus changer de lunettes à son égard. De passage à Abidjan, Manuel Valls a même appelé Ping à s’inscrire dans le dialogue national préconisé par le camp présidentiel. Un duel fratricide se profilerait donc à l’horizon.

Lire la suite.