Côte d’Ivoire : Un coup le Premier ministre Gon Coulibaly accepte

M. Amadou Gon Coulibaly, Premier ministre de Côte d’Ivoire, doit se démarquer de tous ceux passés à ce poste avant lui. Il ne peut le faire sans prendre de décisions fortes susceptibles de froisser certains de ses amis et collaborateurs. Oser ce pari pourrait lui rapporter bien au-delà de son espérance puisqu’il deviendrait assurément l’homme du peuple, une image qu’il n’a pas et qui devrait lui faire défaut dans la course pour succéder au Président Ouattara.

Gon Coulibaly ne devrait-il pas serrer la vis ?

Il est donc bien de rappeler au troisième personnage du pourvoir actuel ce qu’attendent de lui ses compatriotes. Depuis le temps du président Félix Houphouët-Boigny à aujourd’hui, il y a des habitudes indigestes qu’ont adopté les politiciens ivoiriens toutes tendances confondues. M. Amadou Gon Coulibaly a là l’occasion d’y mettre fin afin de donner à la nation ivoirienne des politiciens qu’elle mérite. Des hommes et femmes capables de prendre à bras le corps les problèmes de leurs citoyens.

La Côte d’Ivoire a besoin de dirigeants neufs, de personnes qui la regardent avec les yeux de sa population plutôt qu’avec les lunettes des statisticiens cachés à l’autre bout du monde. Très souvent, ces petits techniciens des agences de notation, depuis leurs bureaux parisiens, londoniens ou américains, pondent des rapports qui ne sont vrais que dans leur esprit. Malheureusement, c’est ce type de rapport qui sert de boussole à nos autorités. Conséquence, il y a toujours un grand décalage entre les aspirations du peuple et les priorités des dirigeants.

Les propositions au chef du gouvernement M. Gon Coulibaly

1 – Le Président de la République, Ministres, les Députés, Maires, gradés de l’armée, Chef d’institutions et Dirigeants des sociétés de l’État devraient être interdits de se soigner ailleurs qu’en Côte d’Ivoire, en cas de maladie. S’ils ne veulent pas mourir comme les nombreux Ivoiriens parfois livrés à eux même, ils trouveront bien les moyens de s’influencer mutuellement pour offrir au pays de meilleures infrastructures sanitaires et les spécialistes de différentes pathologies. Des dirigeants qui sont maitres de leur santé sont aussi des dirigeants un peu plus libres. Un président ne peut par exemple revendiquer d’indépendance s’il n’est pas fichu d’assurer sa santé et celle et de ses collaborateurs chez lui. La France que tous se pressent de prendre d’assaut à la moindre démangeaison a fait ces investissements pour sa population. Les dirigeants de ce pays ne se soignent ni aux USA ou en Angleterre, ils fréquentent les mêmes hôpitaux que les personnes les plus démunies chez eux. Pourquoi ? Parce que leur système de santé est efficace aussi bien pour soigner un pauvre qu’un riche.

2 – Les différents dirigeants ne devraient posséder aucun compte bancaire à l’étranger non plus. Cette mesure les amènera à engager de vraies réformes dans le secteur bancaire ivoirien afin de disposer de moyens de paiement acceptés partout dans le monde. Elle permettra aussi à la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance de connaitre le vrai patrimoine de chacun. Ces derniers déclarent régulièrement des échantillons de leurs biens en Côte d’Ivoire et logent le plus gros à l’étranger. D’autres placent même des fonds détournés des caisses de l’État dans des paradis fiscaux. Tout cela rend inefficace l’action de l’institution dirigée par M. Seydou Diarra.

3 – Ces différents dirigeants ne devraient plus avoir la possibilité d’inscrire leurs enfants dans des écoles privées en Côte d’Ivoire et à l’étranger. Il est inconcevable de voir des personnes chargées de créer ou de rendre performant un système éducatif lui accorder si peu de confiance. Et s’il manque des filières importantes dans les écoles et universités publiques, et le ciel sait qu’il en manque, c’est seule une telle mesure qui va encourager ces derniers, ceux-là qui veulent toujours le meilleur pour leurs enfants, à mettre dans le circuit éducatif ivoirien ce qu’il lui manque.

Ces mesures en apparence simplistes devraient être efficaces pour recadrer des politiciens qui n’ont de pragmatique que les discours, jamais les actes.

Un bonjour du Kpakpato d’Afrique-sur7.

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Côte d’Ivoire : La rencontre fonctionnaires – gouvernement livre ses secrets

Une importante rencontre était prévue ce jeudi entre les fonctionnaires grévistes et des membres du gouvernement. Au sortir de ces échanges, Pascal Abinan Kouakou, ministre de la Fonction publique, a dressé un chapelet de propositions aux fonctionnaires. Ces derniers entendent recueillir l’avis de leur base avant d’aviser, même si quelques esprits se sont tout de même échauffés.

Une pilule difficile à avaler pour les fonctionnaires ?

La montagne aurait accouché d’une souris, car les fonctionnaires et les émissaires du gouvernement se seraient quittés en queue de poisson. En effet, les fonctionnaires et agents de l’État avaient entamé une grève le 9 janvier, reconduite le 16 janvier, pour faire un certain nombre de revendications. Ces revendications tiennent pour l’essentiel à la réforme portant sur la retraite, au paiement d’arriérés de salaire remontant à 2007, à la situation des journaliers ainsi qu’à la liberté syndicale.

Aussi, lors de cette rencontre, du reste très attendue, le ministre Pascal Abinan Kouakou a fait un certain nombre de propositions aux fonctionnaires qui se déclinent en six points :

  1. Plus de journaliers jusqu’à 2018 sur une liste de 2800.
  2. L’État ne peut supprimer les impôts. Ce serait un suicide pour le budget.
  3. Pas de paiement du stock des arriérés à cause du déblocage et des promotions. À oublier pour maitriser la masse salariale et aller de l’avant.
  4. Bonification indiciaire à discuter au forum.
  5. Pas de précompte pour les syndicats.
  6. Sur l’ordonnance de 2012 sur la retraite, l’État accepte le retour de la majoration pour famille nombreuse. L’état rétablit la jouissance immédiate de la pension du conjoint survivant sans condition. L’État maintient la cotisation de 8,33%. L’État maintient le taux de 2% d’indice de calcul.

À la lecture de toutes ces mesures, les responsables syndicaux ont promis faire le retour à leur base. Car ils comptent se concerner afin de savoir la conduite à tenir. Mais d’ores et déjà, certains d’entre eux se disent totalement en déphasage avec les propositions des autorités ivoiriennes. La suite des évènements nous dira donc sur les décisions finales.

Les fonctionnaires et agents de l’État lèveront-ils leur mot d’ordre de grève ?

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Côte d’Ivoire : Le gouvernement verse un acompte de 5 millions aux mutins

Le gouvernement a versé un acompte de cinq-millions de francs CFA sur un total de 12 millions aux mutins. Ayant reçu l’information hier en fin de journée, ces derniers prendront certainement d’assaut leurs banques dès ce mardi matin.

Le gouvernement paye, les mutins jubilent, les fonctionnaires attendent…

L’on pourrait dire que le gouvernement ivoirien vient d’extraire une grosse épine de son pied. Car la mutinerie qui avait secoué Bouaké, Abidjan et d’autres villes ivoiriennes avait créé une véritable psychose en Éburnie. En effet, plusieurs des 8.500 soldats, tous d’anciens rebelles intégrés à l’armée ivoirienne, ont reçu des messages de la Banque Atlantique ou de la Banque de l’habitat de Côte d’Ivoire (BHCI) les informant du virement d’un montant de cinq-millions de francs CFA sur leurs comptes respectifs. Ainsi que le confirme, sous couvert d’anonymat, un soldat bénéficiaire de cette prime dite Ecomog : « Oui, le virement a été fait et je suis passé avant les autres pour vérifier. »

Par ailleurs, les autorités ivoiriennes se sont engagées à leur verser un million par mois pendant sept mois. Ce qui portera le total de la somme perçue par les mutins à 12 millions de francs CFA soit 18.000 euros. Cependant, l’on ignore si les militaires des villes d’Abidjan, Korogho ou Man ont également perçu cette somme.

Toutefois, d’autres corps de l’armée ivoirienne seraient en conclave pour également faire entendre leur cause à l’État ivoirien. À en croire des sources bien introduites, certains ex-FDS qui se sont ralliés dès l’appel d’Alassane Ouattara depuis l’hôtel du Golf se plaignent d’être laissés pour compte dans cette largesse présidentielle qui devrait pourtant concerner l’ensemble des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI). De même, la gendarmerie se serait signalée du côté du camp commando d’Abobo où des tirs nourris auraient été entendus.

Pendant ce temps, les fonctionnaires continuent de se radicaliser davantage face au mutisme du gouvernement. Mais aux dernières nouvelles, les différents ministères de tutelle alliés à la Fonction publique ont reçu les grévistes. Il n’y a certes pas eu d’accord, mais le dossier sera débattu lors du prochain conseil des ministres. « ADO solutions » est vraisemblablement en marche.

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Côte d’Ivoire : la BAD quitte Abidjan…partiellement, le gouvernement s’enflamme

La BAD serait-elle en train d’annoncer son départ définitif de son siège d’Abidjan? Nous n’en sommes pas encore là. Mais le simple fait pour la banque panafricaine d’affecter près d’un millier de ses agents dans des bureaux régionaux irrite déjà Abidjan.

La BAD partira, partira pas ? le suspens reste entier…

La délocalisation de la Banque africaine de développement (BAD) à Tunis orchestrée par Omar Kabbaj (2003) hante encore les Ivoiriens. Aussi, à la moindre annonce que l’institution pourrait ouvrir d’autres bureaux inquiète d’ores et déjà les autorités ivoiriennes. En effet, Akinwumi Adesina, président de cette banque, a initié des réformes dont l’un des pans est la création de cinq représentations régionales afin de se rapprocher davantage de ses usagers. Par conséquent, entre 800 et 900 de ses agents quitteront le siège d’Abidjan pour être déployés à Johannesburg, Nairobi, Tunis ainsi que deux autres destinations dont les noms n’ont pas encore été révélés. Et ce, dans une période de dix-huit mois, à en croire Frannie Léautier, la vice-présidente principale de la BAD.

Cette information n’est véritablement pas du goût des autorités ivoiriennes qui, sans s’exprimer officiellement, maugréent déjà. Pour un ministre ivoirien qui a réagi sous couvert de l’anonymat : « C’est une trahison. Le gouvernement sera saisi, et cette situation débattue en Conseil des ministres. » Son autre collègue du gouvernement trouve invraisemblable cette délocalisation, même partielle, de la BAD. Car, les coûts de ce vaste mouvement seraient véritablement exorbitants.

Notons que la BAD dont le siège est à Abidjan avait délocalisé à Tunis à cause de la crise sociopolitique. Onze ans après, le gouvernement ivoirien avait investi près de 100 millions de dollars (environ 55 milliards FCFA) pour son retour. Tous ces efforts financiers pourraient être vus comme vains si près de 40% de l’effectif de l’institution se trouvait ailleurs. Surtout que les directeurs généraux de ces futurs bureaux ont déjà été nommés par le président Adesina.

Toutefois, cette volonté affichée de délocaliser partiellement ne cacherait-elle pas des remous sociopolitiques futurs en Côte d’Ivoire ? Les responsables de la BAD auraient-ils maille à partir avec les autorités ivoiriennes ? L’avenir nous situera sur les véritables motivations d’un tel projet.

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Côte d’Ivoire : après les menaces, le gouvernement veut dialoguer avec les fonctionnaires

Le gouvernement Ouattara se rend à l’évidence que les menaces n’ont véritablement pas infléchi les fonctionnaires ivoiriens en grève. Le ministre Abinan Pascal a donc décidé d’aller, ce mercredi 16 novembre, à la rencontre des grévistes à l’UFHB-Cocody.

Vers un dialogue direct entre gouvernement et fonctionnaires ?

Passé les menaces et autres escalades verbales, le gouvernement ivoirien va enfin ouvrir une concertation avec les fonctionnaires grévistes. En effet, la Plateforme des organisations professionnelles du secteur public se réunit en Assemblée générale, ce mercredi, à l’Université Felix Houphouët-Boigny de Cocody. Celle-ci entend faire le point des trois jours de grève largement suivie. Abinan Pascal, ministre de la Fonction publique, a donc décidé d’aller s’imprégner de leurs revendications avant d’aller au Conseil des ministres.

Ainsi que le confirme Théodore Zadi Gnagna, président de la Plateteforme : « Le ministre de la Fonction publique, Abinan Pascal a décidé de rencontrer la plateforme à 8h ce mercredi avant d’aller à son conseil des ministres prévu à 10h. Il veut certainement avoir des informations avant son rendez-vous gouvernemental. Nous, nous tenons notre assemblée générale en vue de définir les perspectives à 13h. »

Il ne fait l’ombre d’aucun doute que l’Administration ivoirienne traverse en ce moment des périodes tumultueuses. Les fonctionnaires et agents de l’État ne décolèrent toujours pas face aux réformes de 2012. Lesquelles réformes augmentent l’âge de la retraite et diminuent en même temps les pensions de retraite. Mais jusque-là, Alassane Ouattara et ses collaborateurs ont entretenu un certain mépris vis-à-vis de toutes ces revendications. Le président ivoirien a même traité ces grèves d’illégales, menaçant les fonctionnaires « d’appliquer la loi de manière intégrale et sans exception » à leur encontre. Mais face aux risques de radicalisation des mouvements sociaux, les autorités ivoiriennes voudraient maintenant calmer le jeu.

Cette rencontre du jour, entreprise par Abinan Pascal, pourrait permettre à la tutelle et aux fonctionnaires mécontents de trouver un compromis, non seulement pour un fonctionnement efficient de l’administration ivoirienne, mais aussi et surtout pour le bien-être des fonctionnaires. Il y va de l’émergence en 2020 tant souhaitée par le régime Ouattara.

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Législatives : après le boycott, le FPI négocie le découpage électoral

Le FPI voudrait participer aux prochaines élections législatives en Côte d’Ivoire. Mais après le boycott des législatives de 2011, beaucoup d’eau a coulé sous le pont et la tendance FPI dirigée par Affi N’guessan voudrait reprendre du poil de la bête. Ainsi, en prélude à ces joutes électorales, le Pr Raymond Abouo N’Dori est allé, ce lundi 13 juin, discuter d’un nouveau découpage électoral avec la CEI, apprend-on d’apanews.

Le FPI veut un rééquilibrage avec 46 sièges supplémentaires

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) ambitionne d’occuper des sièges à l’Assemblée nationale pour la prochaine législature. À cet effet, une délégation de l’ancien parti au pouvoir s’est rendue, hier, au siège de la Commission électorale indépendante (CEI) pour évoquer un nouveau découpage électoral. Tel que l’explique le Pr Raymond Abouo N’Dori : « Nous avons fait des propositions concernant le découpage et le mode du scrutin. Lorsque nous avons analysé le découpage électoral de 2011, nous nous sommes rendu compte qu’il y a beaucoup de déséquilibres entre les communes, entre les départements, entre les régions, à l’intérieur des communes, à l’intérieur des départements, à l’intérieur des régions. »

Cette délégation du principal parti d’opposition propose donc la création de 46 sièges supplémentaires pour réajuster le déséquilibre. Ainsi, le 5e vice-président du FPI chargé de l’implantation du parti en a donné les critères qui, selon lui, se résument à faire le quotient d’un député pour 75 000 habitants sans toutefois remettre en cause les droits acquis par les circonscriptions qui ne rempliraient pas cette condition. Puis, il insiste pour que ces sièges supplémentaires soient répartis sur l’ensemble du territoire national.

Mais cette position de l’opposition va à l’encontre de celle officiellement exprimée récemment par le gouvernement ivoirien selon laquelle aucun poste supplémentaire de député ne sera créé. Cette divergence de point de vue laisse entrevoir des piques à l’horizon. Mais d’aucuns souhaitent que le gouvernent et les partis d’opposition harmonisent leurs visions avant la tenue de ces élections législatives prévues entre novembre et décembre prochains afin d’éviter les travers du passé.

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Cote d’Ivoire : attaque de Grand-Bassam, ADO reste serein pour éviter le pire au pays

ADO (traduisez Alassane Dramane Ouattara) s’active sur tous les fronts pour redonner à la Côte d’Ivoire le gout de la vie. Ébranlés par l’attaque terroriste de Grand-Bassam, les Ivoiriens semblent se faire déjà à l’idée qu’il ne faut pas se laisser abattre. Le chef de l’État ivoirien et ses collaborateurs sont à pied d’oeuvre pour éviter que pareille situation se reproduise en terre ivoirienne.

ADO invite ses concitoyens à rester debout.

ADO a présidé le Conseil des ministres du mercredi 16 mars 2016 au centre de culture Jean-Baptiste Mockey de Grand-Bassam. Entre le dépôt d’une gerbe de fleurs sur les lieux du drame et la tenue effective de sa réunion de travail avec le gouvernement, le président ivoirien a déclaré : « Je suis venu rendre hommage aux disparus et dire à tous les ivoiriens que ces actes odieux ne doivent pas nous décourager. Nous devons rester debout, nous ne devons pas nous laisser intimider ni abattre par les terroristes. »

Par ailleurs, selon le communiqué final du Conseil des ministres lu par le porte-parole de l’équipe gouvernementale, Bruno Koné, une journée d’hommage aura lieu à Grand-Bassam et sera pilotée par le Ministère de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de l’indemnisation des victimes. Il revient donc à la titulaire de ce portefeuille ministériel, la ministre Mariatou Koné de mettre en pratique cette volonté de l’État de Côte d’Ivoire.

Aussi, ADO a promis d’octroyer la somme de 300 millions de FCFA aux hôteliers, artisans, restaurateurs et les autorités municipales de la ville sinistrée pour leur permettre de continuer à exercer leurs activités. Cette aide sera répartie comme suit : les hôteliers (200 millions de FCFA) les artisans et les restaurateurs (50 millions de FCFA), la mairie de Grand-Bassam (50 millions de FCFA).

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Côte d’Ivoire : Conseil des ministres sur fond de crise à Grand-Bassam, un marin se noie

Le Conseil des ministres de ce mercredi 16 mars a eu lieu au centre de culture Jean-Baptiste Mockey de Grand-Bassam. Les communications du jour ont tourné essentiellement autour de l’attaque terroriste du dimanche dernier qui a frappé la station balnéaire ivoirienne. Un fait insolite a tout de même marqué cette rencontre : un marin ivoirien en patrouille s’est noyé, apprend-on de la RTI.

Le Conseil des ministres a statué sur le cas de Grand-Bassam.

Le Conseil des ministres s’est tenu dans la ville de Grand-Bassam. Le gouvernement ivoirien au grand complet a répondu présent. Le chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara a déposé une gerbe de fleurs sur les lieux de la tragédie et a déclaré : « Je suis venu rendre hommage aux disparus et dire à tous les ivoiriens que ces actes odieux ne doivent pas nous décourager. Nous devons rester debout, nous ne devons pas nous laisser intimider ni abattre par les terroristes. »

Quant au ministre de l’Economie numérique et de la Poste, par ailleurs porte-parole du gouvernement, Bruno Koné a annoncé que : « Lors de leur visite suite à l’attaque terroriste, les Présidents du Togo et du Bénin ont fait don de 50 millions de F.CFA chacun à la Côte d’Ivoire. Le Conseil des ministres a approuvé l’apport d’un soutien économique à la ville de Grand-Bassam. Le mobile de cette attaque terroriste n’a rien à voir avec l’Islam. Il y’a eu des victimes ivoiriennes et d’autres nationalités. Le Gouvernement appelle les populations à plus de vigilance. »

En pleine patrouille maritime pendant le conseil de ministres, un sergent de la marine nationale dont l’identité n’a pas encore été révélée est tombé d’un zodiac. Les recherches sont en cours.

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Côte d’Ivoire : attaque de Grand-Bassam, aucune perte côté terroristes ?

Grand-Bassam essaye de se remettre de son mal. Frappée en plein coeur par les terroristes d’Aqmi le dimanche 13 mars dernier, la station balnéaire ivoirienne a vu ses belles plages ensanglantées. Bilan provisoire officiel : 23 morts, dont trois terroristes tués. Mais l’on s’étonne que le gouvernement ivoirien vienne se dédire après avoir annoncé la mort de 6 assaillants la veille. Notre Voie a publié le témoignage d’Abdoul Karim Koné, un rescapé de la tuerie.

Grand-Bassam, une attaque terroriste qui suscite la polémique.

Grand-Bassam est devenu tristement célèbre depuis l’attentat terroriste qui l’a touché le dimanche dernier, faisant 23 morts et plusieurs blessés. Parmi les victimes, le gouvernement ivoirien a annoncé dans son premier rapport sur ce drame la mort de six terroristes à l’occasion de cette fusillade. 24 heures plus tard et à l’issue d’un Conseil des ministres exceptionnel qui s’est tenu le lundi 14 mars, le ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko faisait état de trois terroristes tués. Mais pourquoi cette volte-face troublante ?

Le témoignage du sieur Abdoul Karim Koné vient grossir le doute sur la version officielle donnée par les autorités sur cet attentat de Grand-Bassam : « J’ai été particulièrement choqué lorsque nos autorités ont dit sur les antennes de la télévision nationale que les forces spéciales ont neutralisé six terroristes. C’est archi-faux ! Le seul terroriste tué est celui qui était blessé par une balle perdue de ses complices.

Il trainait son pied pour se déplacer et avait des difficultés pour rejoindre ses acolytes qui s’empressaient de quitter les lieux après le carnage qui a fait au moins 50 morts. Pis, les premiers éléments des forces spéciales qui ne maitrisaient pas les lieux venaient d’être abattus. Ainsi, pour ne pas que leur complice blessé livre des informations aux forces de l’ordre s’il est pris, les terroristes l’ont abattu froidement avant de quitter les lieux. Aucun terroriste n’a été neutralisé par les forces spéciales. »

 

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Côte d’Ivoire : attaque terroriste de Grand-Bassam, Alassane Ouattara rassure les Ivoiriens

Alassane Ouattara a adressé un discours à la nation ivoirienne le lundi 14 mars. Le chef de l’État ivoirien est revenu sur l’attaque terroriste de Grand-Bassam avant d’exhorter ses compatriotes à ne pas céder à la peur et à la panique. ADO a beaucoup insisté sur le fait que la Côte d’Ivoire avait le devoir de résister pour ne pas donner raison aux ennemis du pays, note la Présidence de la République.

Attaque de Grand-Bassam, Alassane Ouattara hausse le ton.

24 heures après l’attentat terroriste de Grand-Bassam,  Alassane Ouattara a tenu à faire le point de la situation et lancer un message on ne peut plus clair aux Ivoiriens : « La Côte d’Ivoire ne se laissera pas intimider par des terroristes. La Côte d’Ivoire est une grande nation. Face à ces actes, le peuple ivoirien uni ne se laissera pas intimider. Notre peuple est un grand peuple. Un peuple qui a foi en l’avenir et qui a démontré en de multiples occasions sa capacité à surmonter les crises, sa force et son union face à l’adversité. Oui, la Côte d’Ivoire est debout! Debout pour combattre les lâches et protéger son peuple ! »

Toujours dans le but de rassurer les populations, le président de la République, par ailleurs ministre de la Défense a déclaré : « Je vous demande donc, à toutes et à tous, de ne pas céder à la peur. Vous pouvez continuer de vaquer à vos occupations, car nos forces contrôlent la situation et la sécurité est assurée sur toute l’étendue du territoire national. Je rends hommage à nos vaillants soldats qui ont perdu la vie en défendant la patrie. »

Un Conseil des ministres exceptionnel s’est tenu hier au palais présidentiel avant de celui de ce mercredi 16 mars tout aussi spécial qui aura lieu à Grand-Bassam.

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