Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo se meurt, les premières dames appelées au secours

À la reprise de son procès en Assises, lundi dernier, Simone Gbagbo est apparue très amaigrie. L’ex-première dame souffrirait d’une maladie métabolique qui est en train de la tuer à petit feu. Toutes ses souffrances devraient interpeller le syndicat des premières dames dont elle a pourtant fait partie.

Simone Gbagbo souffre de l’indifférence des premières dames

Simone Gbagbo, l’ancienne première dame de Côte d’Ivoire, est engagée dans un marathon judiciaire à n’en point finir. Après sa condamnation, le 10 mars 2015, à 20 ans de réclusion pour atteinte à la sûreté de l’État, la revoilà devant la cour d’Assises pour « crimes contre l’humanité et crimes de guerre » lors des violences postélectorales de 2010. En dépit des graves accusations portées contre l’ex-députée d’Abobo, il convient tout de même de tirer la sonnette d’alarme. L’épouse de Laurent Gbagbo est véritablement mal en point, et son état ne fait que se dégrader au fil des jours. Diabétique et constamment en hypoglycémie, l’ex-first lady de Côte d’Ivoire est régulièrement sous contrôle médical. En attestent ses nombreuses évacuations d’urgence à la PISAM.

Après avoir sillonné plusieurs palais présidentiels aux côtés de ses paires d’antan, la voilà toute seule. Laissée à l’abandon, elle est réduite en une véritable loque humaine qui ne vit que par sa force de caractère. Profondément croyante, Simone Ehivet Gbagbo continue surtout de se maintenir en vie grâce à sa foi en Dieu. Et pourtant plusieurs de ses collègues africaines d’alors sont encore aux affaires, plus influentes que jamais. Pour celles qui viennent d’accéder au pouvoir, cette règle non écrite de solidarité féminine devrait les pousser à agir. Malika Issoufou Mahamadou (Niger), Sika Bella Kaboré (Burkina Faso), Djenné Kaba Condé (Guinée Conakry), Aisha Buhari (Nigeria), Sylvia Bongo Ondimba (Gabon), Ana Paula dos Santos (Angola), Grace Mugabé (Zimbabwé), Zeinab Suma Jammeh (gambie) et bien d’autres encore sont donc interpellées.

Adresse particulière à Dominique Ouattara et Henriette Bédié

On le sait, les premières dames ont un rôle effacé, mais souvent très efficace auprès de leurs époux de présidents. Dominique Ouattara ne fait nullement l’exception auprès d’Alassane Ouattara. Comme une véritable blanche colombe, les actions caritatives de l’épouse du chef de l’État ivoirien ne se comptent plus. À travers sa fondation Children of Africa, elle multiplie ses dons à travers la Côte d’Ivoire. Lors du TICAD VI au Kenya, la first lady ivoirienne n’a pas hésité à adopter un éléphanteau de 9 mois. La délicatesse de ses actions et sa sensibilité ne laissent personne indifférent.

Aussi, des observateurs l’appellent au secours pour se pencher sur le cas de son prédécesseur, Simone Gbagbo. Bien entendu, les blessures de la crise postélectorale sont encore béantes et les victimes attendent que justice soit rendue. Mais ne dit-on pas que la valeur du pardon réside dans la gravité de la faute pardonnée ? Aussi, d’aucuns appellent la première dame à parler aux oreilles de son tendre époux afin d’agir en faveur de sa soeur. Le président de la République ne s’immisce certes pas dans les affaires judiciaires, mais la situation sanitaire de l’épouse de Gbagbo commande qu’on s’y penche. Soit par une loi d’amnistie ou une grâce présidentielle, ce dossier pourrait être réglé. Tel est le coup de coeur de tous ces Ivoiriens épris de paix et de réconciliation pour une Côte d’Ivoire forte et réconciliée avec elle-même.

De même, Mme Henriette Konan Bédié est appelée à la rescousse afin d’aider sa soeur à sortir de cette mauvaise passe. La main sur le coeur, la présidente de l’ONG Servir a de tout le temps oeuvrer pour de bonnes causes. Son action ne serait donc pas un fait isolé. Ainsi, tous reconnaîtront la capacité des Ivoiriens à se pardonner et à vivre ensemble pour un avenir radieux. A bon entendeur…

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Sénégal : Karim Wade gracié par Macky Sall

Karim Wade a recouvré la liberté ce vendredi 24 juin. Après moult tractations, le président Macky Sall a nuitamment pris un décret libérant le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, à en croire RFI. Malgré cette libération, les sanctions financières prises contre lui et ses coaccusés ne sont pas effacées pour autant.

Karim Wade élargi mais…

Karim Wade peut à nouveau respirer l’air frais de la liberté. Le président Macky Sall vient de lui accorder une grâce présidentielle ainsi que le confirme le communiqué y afférent : « Le président de la République, par décret du 24 juin 2016, a gracié monsieur Karim Wade. » En dépit de la libération de l’ex-super ministre de la prison de Rebeuss, les sanctions pécuniaires prononcées par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) n’ont nullement été épongées. Les 138 milliards de FCFA d’amende et les 10 milliards de FCFA de dommages-intérêts auxquels il a été condamné devront donc être entièrement acquittés. À cet effet, ses biens immobiliers d’une valeur de 27 millions d’euros (environ 17 milliards de FCFA) avaient déjà été saisis par l’État..

L’élargissement de Wade fils et de deux de ses codétenus viendra à coup sûr participer à la décrispation du paysage politique sénégalais, tel que souhaité par le Groupe de travail de l’ONU et certaines organisations des droits de l’homme. Plusieurs cas de figure se présentaient à Macky Sall : la liberté provisoire, l’amnistie et la grâce présidentielle. Le président sénégalais a donc opté pour la dernière solution comme il l’avait annoncé sur une chaîne internationale, et ce, avant le ramadan. Karim Wade s’est aussitôt envolé vers le Qatar à bord du jet privé «Qatar exécutive».

Les spéculations vont donc bon train sur l’incidence de la libération du fils de l’ancien président aussi bien au sein de son parti, le Parti démocratique sénégalais (PDS) qu’à l’échelle nationale. Notons qu’une décision d’Abdoulaye Wade et de ses fidèles lieutenants avait fait de Karim Wade l’unique candidat du PDS à la présidentielle. Décision qui a somme toute provoqué des grincements de dents au sein de cette formation politique.

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Sénégal : Macky Sall gracie 586 détenus

Macky Sall a profité de la fête nationale du Sénégal pour gracier 586 prisonniers qui croupissaient dans les geôles sénégalaises. C’était le lundi 4 avril 2016. C’est le ministère de la Justice qui a divulgué l’information concernant leur libération et les critères de sélection des différents bénéficiaires, a-t-on appris de l’APS.

Macky Sall perpétue la tradition.

Macky Sall a usé de l’une de ses prérogatives en l’occurrence la grâce présidentielle pour remettre en liberté 586 prisonniers. Le communiqué qui fait cas de cette nouvelle est sans équivoque : « Par cette mesure, le Président de la République a tenu, à l’occasion de la fête de l’indépendance du 4 avril 2016, à accorder son pardon à des citoyens qui s’étaient mis en marge de la Loi. Le Chef de l’État traduit ainsi son engagement résolu en faveur de la dignité de la personne humaine ; il a voulu, en même temps, donner à une catégorie de citoyens momentanément en conflit avec la Loi, la chance de se ressaisir. »

Aussi, faut-il rappeler que le choix des détenus qui bénéficient de la grâce présidentielle ne s’est pas fait de façon hasardeuse. Peuvent jouir de cette mesure exceptionnelle les personnes qui n’ont pas été condamnées pour des infractions particulièrement graves comme certains crimes de sang, attentats aux mœurs et trafics de drogue.

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