Côte d’Ivoire/fronde sociale: le Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT) très inquiet

Le Parti ivoirien des travailleurs (PIT) a exprimé sa grande inquiétude face à la fronde sociale que la Côte d’Ivoire a connue tout au long de ce mois de janvier 2017. Par la voix de l’un de ses élus, le PIT se dit préoccupé par les fruits des efforts des travailleurs.

Le Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT) s’inquiète de la fronde sociale

Le Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT) est sorti de sa léthargie par une inquiétude provoquée par la récente fronde sociale connue par la Côte d’Ivoire. Le Pr Joseph Séka Séka, cadre de ce parti, a fait la déclaration suivante à ce sujet à l’endroit des Travailleurs et du gouvernement: « Le Parti ivoirien des travailleurs suit avec inquiétude les mouvements de révolte des masses laborieuses et tente de comprendre. Si le PIT comprend la farouche volonté de valoriser le fruit du travail, il demeure préoccupé par ce qui se passe et qui peut compromettre gravement l’avenir du pays. Avec une rage froide, la grève est suivie et aboutit à des morts d’hommes par balles et dans les hôpitaux. De même, une menace d’année blanche pointe à l’horizon. Le pays risque encore de plonger dans le chaos. Pour ces raisons et pour bien d’autres, le PIT demande au gouvernement de régler diligemment la situation des fonctionnaires et autres travailleurs, avant tout pourrissement. Le PIT demande aux travailleurs de privilégier la négociation afin d’éviter à la Côte d’Ivoire une descente aux enfers », mentionne le communiqué du PIT.

Espérant que le gouvernement ne fera plus la sourde oreille, le PIT appelle au calme l’ensemble des travailleurs. En sus, il invite l’Etat « à se garder de prendre des décisions de nature à aggraver inutilement la situation ou des sanctions non idoines contre les travailleurs« , a t-il déclaré.

Les mutineries de soldats rebelles et FDS, la grève des fonctionnaires et les soulèvements ça et là ont été les facteurs qui ont poussé le PIT à réagir enfin.

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Côte d’Ivoire: déclaration du Conseil des Ministres sur la grève des fonctionnaires

Le Conseil des Ministres qui s’est tenu hier mercredi 25 janvier 2017 a permis au gouvernement de faire une déclaration dans laquelle il n’entend pas se laisser fléchir par les syndicats quant aux points touchant au stock de leurs arriérés et aux 150 points d’indice salarial.

Conseil des Ministres: la déclaration du gouvernement au sujet de la grève des fonctionnaires

 » 1- Au titre du Ministère d’Etat, Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, en liaison avec le Ministère auprès du Président de la République chargé de la Défense et du Ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration ;

Le Conseil a adopté une communication relative à la situation sociale dans le pays et au point de la grève générale déclenchée par la Plateforme Nationale des Organisations Professionnelles du Secteur Public de Côte d’Ivoire et l’Intersyndicale des Fonctionnaires de Côte d’Ivoire.

Le Conseil des Ministres note que depuis la déclaration du Gouvernement en date du 18 janvier 2017, le calme est revenu au niveau des Forces de Défense et de Sécurité et des corps paramilitaires.
Le Conseil des Ministres se félicite de ce retour au calme. Les Grands Commandements, conformément aux instructions du Chef de l’Etat, ont également entrepris des rencontres avec leurs hommes dans les casernes. Le Gouvernement examinera prochainement les propositions issues de ces consultations.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat procédera à de nouvelles nominations dans les Armées et dans la Gendarmerie Nationale. Il s’agit notamment de nominations de Chefs de Corps et de Commandants en second ainsi que d’Attachés de défense près les Ambassades de Côte d’Ivoire à l’étranger.
Le Président de la République tient à réaffirmer sa confiance aux Forces de Défense et de Sécurité et sa détermination à améliorer leurs conditions de vie et de travail.

Concernant les fonctionnaires, le Gouvernement salue la suspension du mot d’ordre de grève lancé par certaines organisations syndicales et se félicite de la poursuite du dialogue social. En conséquence, le Gouvernement considère que les absences aux postes de travail, particulièrement dans le secteur de l’éducation, sont illégales.
Le Gouvernement en appelle une fois de plus à la reprise du travail, conformément aux dispositions de la loi n°92-571 du 11 septembre 1992 relative aux modalités de la grève dans les services publics.

Le Gouvernement tient à préciser qu’après plusieurs rencontres entre le Premier Ministre, le Ministre de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration et diverses délégations ministérielles et les organisations syndicales en grève, le Gouvernement a marqué son accord sur quatre (4) des six (6) revendications des grévistes.
Il s’agit de :

a. la modification des régimes de pensions gérés par la Caisse Générale de Retraite des Agents de l’Etat (IPS-CGRAE), à travers :

-le rétablissement du capital décès, soit 12 mois de salaire ;
-le rétablissement des allocations familiales ;
-le rétablissement de la majoration pour famille nombreuse, avec la prise en compte d’un nombre maximum de 6 enfants, de 16 à 21 ans ;
-la jouissance immédiate de la pension de réversion sans condition.

b. l’intégration des agents journaliers du secteur public à la Fonction Publique

c. le respect de la liberté syndicale

d. la poursuite des réflexions sur la réforme de l’Impôts sur Salaires (IS) et la Contribution nationale (CN)

S’agissant du cinquième point, relatif à la revalorisation indiciaire de 150 points d’indice pour les emplois ne bénéficiant pas d’une grille particulière, les parties ont convenu de poursuivre les discussions dans le cadre du Comité de Dialogue Social prévu en février 2017.
Sur le point du stock d’arriérés de salaires accumulés par le régime précédent, estimé à 249,6 milliards de FCFA, le Gouvernement rappelle à tous, les très importants efforts consentis en faveur des fonctionnaires, en particulier le déblocage des salaires intervenu en 2014, mettant ainsi fin à vingt-six (26) ans de blocage. Cette mesure coûte en année pleine 244,8 milliards de FCFA et représente depuis sa mise en œuvre un effort de plus de 600 milliards de FCFA au profit des fonctionnaires.
Le Gouvernement tient également à rappeler qu’à l’occasion des discussions sur le déblocage des salaires en 2014, les parties s’étaient accordées pour en faire un solde de tout compte, évacuant ainsi définitivement les revendications sur le stock d’arriérés de 249,6 milliards de FCFA.

Enfin, le Gouvernement déplore que, depuis quelques temps, des SMS alarmistes soient envoyés aux populations en vue de troubler leur quiétude. Le Gouvernement met en garde les auteurs de tels actes, annonce l’ouverture d’enquêtes et prévient que les contrevenants subiront la rigueur de la loi. Le Gouvernement en appelle au calme et à la retenue et tient à rassurer les populations que toutes les dispositions sont prises pour assurer leur sécurité sur toute l’étendue du territoire national (…)

Fait à Abidjan, le 25 janvier 2017
Bruno Nabagné KONE
Ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Poste,
Porte-parole du Gouvernement
porteparoledugvt@egouv.ci « 

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Côte d’Ivoire: le RDR ramené à sa copie, souvenirs pour souvenirs!

Le Rassemblement Des Républicains (RDR), parti au pouvoir, évoque ces jours-ci des souvenirs en n’allant pas au bout de la logique qui voudrait que ces souvenirs ramenés à la fronde sociale que traverse en ce moment la Côte d’Ivoire, se terminent aussi comme ceux du passé.

Souvenirs, souvenirs, le RDR rattrapé par la loi de cause à effet

Le Rassemblement Des Républicains (RDR), après l’échec des négociations d’hier mardi entre le gouvernement et les fonctionnaires en grève, trouve que les travailleurs de Côte d’Ivoire « exagèrent », et évoque pour émouvoir, les « morts dans les hôpitaux » et  » les élèves dans les rues ».

Souvenirs, souvenirs, pour parvenir au pouvoir d’Etat et le gérer comme on le voit aujourd’hui en Côte d’Ivoire, qui avait demandé qu’on mette un embargo sur les médicaments occasionnant une multitude de morts dans les hôpitaux sous le mandat du Président Laurent Gbagbo?

Souvenir, souvenir les élèves à cette même période étaient aussi dans les rues et le commando invisible semait lâchement la désolation dans la quiétude quotidienne des fiers Ivoiriens. En rappelant à l’opinion nationale qu’en 2009, Gbagbo avait dit aux grévistes  » je n’augmenterai rien et il n’y aura rien« , et demandant pour cela au gouvernement actuel d’être ferme en faisant autant (le PM Amadou Gon Coulibaly aurait déjà tenu le même langage) sonnant le réveil aussi des militants du RDR (pour certainement susciter des affrontements sur le terrain), la logique voudrait que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

En effet, qu’est-il arrivé à Gbagbo dans la suite des temps ? Souvenir pour souvenir, que doit alors vivre aussi celui qui se comportera avec cécité politique, arrogance et orgueil de la même façon, et pire, sans se repentir en s’excusant auprès des Ivoiriens comme l’a fait Gbagbo après avoir reconnu son erreur ?

On ne cessera jamais de le dire, souvenir pour souvenir, pour échapper à la loi de la causalité, il faut avoir le bon ton et ne pas foncer dans le mur comme un animal (un taureau), à moins d’être engagé au suicide parce que déjà perdu…

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Côte d’Ivoire: le RDR commence à douter de la sincérité des fonctionnaires

Le Rassemblement Des Républicains (RDR), par un communiqué de son porte-parole M. Joël N’guessan, émet des doutes sur la sincérité des fonctionnaires grévistes. Pour lui, l’habitude de l’intersyndicale qui reconduit quasi systématiquement son mot d’ordre semble cacher des raisons autres que corporatistes.

La déclaration du RDR qui menace les fonctionnaires

 » Semaines après semaines, les fonctionnaires ivoiriens reconduisent leur mot d’ordre de grève et ce, malgré la satisfaction de la majeure partie de leurs revendications. A observer leur attitude, l’on se pose la question de savoir si leurs revendications ne sont pas plus politiques que corporatistes.

En effet, lors d’une négociation, chacun doit accepter de faire quelques concessions. Si tel n’est pas le cas, c’est que les revendications cachent des non-dits et souvent ont des relents politiques inavoués. Alors, il faut que ceux qui reconduisent sans cesse leurs mots d’ordre de grève aient le courage pour dire clairement le mobile essentiel de leurs actions.

 Si leurs actions ont des soubassements politiques, alors le problème sera traité de manière politique. Et nous sommes prêts. Nous respectons le Droit à la grève. Mais ce Droit ne prime pas sur le Droit à l’Education et sur le Droit à la santé. Continuer à empêcher nos Enfants d’aller à l’école et de recevoir la formation et l’Education dont ils ont droit, c’est les programmer à l’échec dans la vie sociale et professionnelle.

Nous connaissons et vivons tous les effets dévastateurs au plan social et politique des multiples grèves estudiantines des années 90. Des millions de jeunes sont devenus des désaxés sociaux. Refuser d’assurer un service régulier dans les hôpitaux et les centres de santé, c’est voué certainement à la mort les milliers de malades qui n’ont pas les moyens de se faire soigner dans les cliniques privées.

Vouloir persister dans la grève, c’est se mettre dans une posture d’ABANDON DE POSTE avec les conséquences que nous connaissons tous.

Le moment est venu pour nos élus de se pencher sur le concept de Droit de grève pour donner les chances à notre pays de connaitre enfin le développement tant attendu.

Pour l’heure, j’invite l’ensemble des fonctionnaires à reprendre le travail dès ce lundi 23 janvier en ayant à l’esprit l’intérêt supérieur de la Nation. Le Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA est un homme de dialogue et il attache du prix à la résolution par le dialogue des problèmes posés.

Le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly et son Gouvernement n’ont pas fermé les portes des discussions. Il s’agit pour les fonctionnaires de continuer à leur faire confiance en poursuivant les discussions. Si l’enjeu de cette grève est de trouver des solutions, les fonctionnaires doivent reprendre le travail et poursuivre les discussions.

L’ex Ministre Joël N’GUESSAN
Secrétaire Général Adjoint du RDR, chargé de la Communication, Porte-Parole »

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Côte d’Ivoire : La rencontre fonctionnaires – gouvernement livre ses secrets

Une importante rencontre était prévue ce jeudi entre les fonctionnaires grévistes et des membres du gouvernement. Au sortir de ces échanges, Pascal Abinan Kouakou, ministre de la Fonction publique, a dressé un chapelet de propositions aux fonctionnaires. Ces derniers entendent recueillir l’avis de leur base avant d’aviser, même si quelques esprits se sont tout de même échauffés.

Une pilule difficile à avaler pour les fonctionnaires ?

La montagne aurait accouché d’une souris, car les fonctionnaires et les émissaires du gouvernement se seraient quittés en queue de poisson. En effet, les fonctionnaires et agents de l’État avaient entamé une grève le 9 janvier, reconduite le 16 janvier, pour faire un certain nombre de revendications. Ces revendications tiennent pour l’essentiel à la réforme portant sur la retraite, au paiement d’arriérés de salaire remontant à 2007, à la situation des journaliers ainsi qu’à la liberté syndicale.

Aussi, lors de cette rencontre, du reste très attendue, le ministre Pascal Abinan Kouakou a fait un certain nombre de propositions aux fonctionnaires qui se déclinent en six points :

  1. Plus de journaliers jusqu’à 2018 sur une liste de 2800.
  2. L’État ne peut supprimer les impôts. Ce serait un suicide pour le budget.
  3. Pas de paiement du stock des arriérés à cause du déblocage et des promotions. À oublier pour maitriser la masse salariale et aller de l’avant.
  4. Bonification indiciaire à discuter au forum.
  5. Pas de précompte pour les syndicats.
  6. Sur l’ordonnance de 2012 sur la retraite, l’État accepte le retour de la majoration pour famille nombreuse. L’état rétablit la jouissance immédiate de la pension du conjoint survivant sans condition. L’État maintient la cotisation de 8,33%. L’État maintient le taux de 2% d’indice de calcul.

À la lecture de toutes ces mesures, les responsables syndicaux ont promis faire le retour à leur base. Car ils comptent se concerner afin de savoir la conduite à tenir. Mais d’ores et déjà, certains d’entre eux se disent totalement en déphasage avec les propositions des autorités ivoiriennes. La suite des évènements nous dira donc sur les décisions finales.

Les fonctionnaires et agents de l’État lèveront-ils leur mot d’ordre de grève ?

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Côte d’Ivoire: le gouvernement reçoit enfin les fonctionnaires en grève et fait des promesses pour le jeudi

La grève des fonctionnaires s’est intensifiée ce lundi 16 janvier 2017, inclinant le gouvernement à recevoir dans l’après-midi les responsables de la Plateforme nationale qui défend la cause de l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’Etat de Côte d’Ivoire.

Grève: échanges entre le gouvernement et les fonctionnaires en grève

Après avoir fait la sourde oreille la semaine dernière, le gouvernement Alassane Ouattara a reçu les fonctionnaires en grève qui ont durci le ton et le mouvement de protestation hier lundi 16 janvier 2017, sur toute l’étendue du territoire ivoirien. Outre les travailleurs de Côte d’Ivoire, les élèves et les étudiants se sont bruyamment manifestés aussi en s’attaquant aux établissements privés, ce qui a créé un véritable climat de fronde sociale après celui des mutins la semaine dernière.

Le gouvernement, vu l’allure que prennent les événements, est revenu à la raison et à la sobriété en appelant les fonctionnaires grévistes à la table des discussions. Les échanges ont été vifs et houleux. Les syndicalistes et les différents ministères de tutelle alliés à la Fonction Publique se sont quittés en queue de poisson. Il n’y a pas eu d’accord pouvant apaiser la situation entre le gouvernement et ses travailleurs.

A la fin de la rencontre, le dossier des fonctionnaires sera transmis en Conseil des ministres demain mercredi 18 janvier 2017 pour d’éventuelles décisions à prendre. C’est pour cette raison que les ministres qui ont pris part à la discussion avec la Plateforme nationale ont promis que le jeudi des réponses seront trouvées à leurs préoccupations.

Considérant que les fonctionnaires n’ont pas d’armes à feu comme les mutins pour se faire entendre à la vitesse d’un éclair, considérant que le ministre de la Fonction Publique, Pascal Abinan Kouakou, hier menaçait de radiation les grévistes et considérant que l’une des bassesses de la politique est de souffler le froid pour préparer le chaud, les fonctionnaires de Côte d’Ivoire restent très vigilants, prêts à toutes éventualités et gardent en réserve leurs plus précieuses cartes dont les récents événements n’étaient que de petits essais.

 

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Côte d’Ivoire : grève des fonctionnaires, les élèves entrent dans la danse…

Les élèves ivoiriens, orphelins de leurs professeurs fonctionnaires, ont décidé de se faire entendre par les autorités ivoiriennes. Aussi, ont-ils entrepris de manifester bruyamment sur toute l’étendue du territoire, délogeant au passage les élèves du privé.

À la suite des militaires et des fonctionnaires, les élèves manifestent également

Le front social est actuellement en ébullition à travers toute la Côte d’Ivoire. À la mutinerie, a succédé la grève des fonctionnaires qui a également engendré celle des élèves et étudiants. En effet, les fonctionnaires et agents de l’État ont entamé une grève de cinq jours, le 9 janvier dernier. N’ayant pas eu gain de cause, Théodore Gnagna Zadi, le leader de la Plateforme nationale (syndicat) a reconduit cette grève, ce lundi 16 janvier, pour cinq autres jours supplémentaires. Ainsi, les élèves et étudiants des écoles et universités publiques sont privés de leurs enseignants, donc pas de cours.

Mécontents de cette situation, ces derniers ont décidé de manifester pour également faire entendre leur cause. « Nous voulons aller aux cours, enseignants revenez, on veut aller à l’école », n’ont-ils cessé de marteler. Aussi, ont-ils pris d’assaut les établissements privés à travers plusieurs villes ivoiriennes pour obliger leurs congénères à suspendre les cours. Abidjan, Bouaké, Daloa, Toumodi, Daoukro et bien d’autres villes ivoiriennes sont actuellement sous la fièvre de leurs manifestations.

Certains de ces apprenants sont directement allés s’en prendre à Kandia Camara, ministre ivoirienne de l’Éducation nationale. Ceux-ci ont donc envahi les locaux de leur ministère de tutelle. Mais aux dernières nouvelles, plusieurs centaines de policiers ont été commis pour déloger ces visiteurs particuliers à coup de matraques et gaz lacrymogène.

La Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), le puissant syndicat des élèves et étudiants ivoiriens, est également sortie. Le mot d’ordre transmis aux militants par Assi Fulgence Assi dit Général AFA est très clair : « Il n’est pas normal que nous ne fassions pas cours et que nos camarades qui composent avec nous pour les mêmes examens reçoivent entre-temps la formation. »

Si les autorités ivoiriennes ne réagissent pas convenablement à cette situation, les prochains jours pourraient s’avérer encore plus décisifs. Surtout que la contestation est en train de gagner la quasi-totalité des secteurs socioprofessionnels.

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Côte d’Ivoire: le soutien du FPI original aux fonctionnaires en grève

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) original conduit par Aboudrahamane Sangaré est de tout cœur avec la grève des fonctionnaires lancée et bien exécutée depuis le lundi dernier 9 janvier 2017. Pour le parti du Président Gbagbo, de telles actions sont à encourager afin que les familles ivoiriennes se portent mieux.

Le FPI original vient en soutien aux fonctionnaires en grève

Le président par intérim du FPI original, Aboudrahamane Sangaré et ses camarades restés fidèles au combat que mène le Président Laurent Gbagbo depuis la Cour Pénale Internationale (CPI) où il est incarcéré, ont donné leur main d’association au mouvement de grève des fonctionnaires lancé depuis le lundi 9 janvier dernier par les travailleurs de la Fonction Publique qui observent un arrêt de travail à l’appel de la Plate-forme nationale des organisations de la Fonction Publique (PSN) et de l’Intersyndicale de l’Enseignement Préscolaire et Primaire de Côte d’Ivoire (ISEPP-CI).

Selon le porte-parole de cette tendance FPI, Boubacar Koné: « le mépris et l’arrogance du régime Ouattara à l’endroit des travailleurs ivoiriens »  est à reprouver. C’est pourquoi, il demande aux travailleurs d’être très vigilants pour « de démasquer toujours à temps les pièges, les complots et le dilatoire du régime Ouattara », a conseillé le 1er Secrétaire Général Adjoint du FPI original .

Les «Gbagbo ou rien » du FPI tendance Abou Drahamane Sangaré félicitent et encouragent les organisations syndicales de la Fonction Publique en lutte pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs de Côte d’Ivoire. Ils expriment leur soutien sans faille aux travailleurs ivoiriens en lutte pour améliorer de leurs conditions de vie et de travail et leur demande de persévérer.

Il faut noter que les revendications des travailleurs en grève sont entre autres, le retrait de la réforme des retraites issue de l’ordonnance prise en 2012 par l’actuel chef de l’Etat réduisant de plus de la moitié la pension, prive la famille du fonctionnaire défunt des ressources après sa disparition et ne permet pas de payer la pension de réversion de la veuve et du veuf.

Il faut ajouter le paiement du stock des arriérés, la revalorisation des salaires, des indemnités et les accessoires de salaires dont le paiement de 150 points d’indice, le respect de la liberté syndicale et enfin le retrait de l’impôt sur le traitement des salaires (ITS) et la contribution nationale.

La grève sera reconduite pour encore cinq jours si le gouvernement reste sourd aux revendications des fonctionnaires.

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Côte d’Ivoire: la grève des fonctionnaires a bien débuté

La grève des fonctionnaires et agents de l’Etat de Côte d’Ivoire a bien débuté ce lundi 9 janvier 2017 comme indiqué dans le préavis qui avait été déposé depuis novembre 2016. Pour cette première journée, la grève a été largement suivie, comme l’a déclaré le président de la plateforme nationale lors d’un semi-bilan.

La grève des fonctionnaires de Côte d’Ivoire bien entamée

La grève des fonctionnaires et agents de l’Etat en cette première journée a très bien démarré au regard de la déclaration faite par le président de la Plateforme des fonctionnaire, Théodore Gnagna Zadi. Selon lui, le point à la mi-journée secteur par secteur se présenterait comme suit :

« Secteur Education-Formation 100% ; Secteur Enseignement supérieur 100% ; Secteur Santé 80% ; Affaires sociales 100% ; Secteur des Finances 70% ; Secteur technique (Eaux et Forêts, autres) 100% Secteur Administration Territoriale 90% ; Secteur Administration Générale 80%, ce qui donne un suivi général de plus de 92% pour cette mi-journée. La plateforme Nationale félicite tous les Secrétaires généraux Nationaux et locaux et l’ensemble des Fonctionnaires et Agents de l’Etat pour leur mobilisation exceptionnelle. La Plateforme Nationale demande aux camarades de rester sourds à toutes formes de pression d’où qu’elles viennent et à l’écoute de la Direction, » a déclaré le président Gnagna.

Pour rappel, c’est Conformément au préavis d’arrêt de travail déposé par la Plateforme nationale le 21 novembre 2016, les Fonctionnaires et Agents de l’Etat de Côte d’Ivoire ont entamé ce lundi 9 janvier 2017, la grève devra durer 5 jours en vue de réclamer : « La révision des dispositions antisociales de la nouvelle ordonnance relative à la retraite ; Le paiement du stock des arriérés dus aux fonctionnaires ; L’intégration des Agents journaliers à la Fonction Publique ; Le respect des libertés syndicales. »

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Côte d’Ivoire: le Rassemblement des Enseignants Républicains (RER) se ridiculise

Le Rassemblement des Enseignants Républicains (RER), mouvance du parti au pouvoir, le Rassemblement des Républicains (RDR), vient de tomber dans le ridicule en appelant les fonctionnaires proches du RHDP à se désolidariser de la Plateforme Nationale qui observe depuis ce lundi cinq jours de grève.

Côte d’Ivoire: les Enseignants Républicains (RER) prêchent dans le désert

Ignorant que les fonctionnaires en ce moment en grève sont de tout bord politique, le Rassemblement des Enseignants Républicains (RER) appelle les fonctionnaires issus du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) à se désolidariser du mouvement largement suivi dès ce premier jour lundi 9 janvier 2017. Un appel jugé ridicule surtout que les fonctionnaires RDR, PDCI-RDA, FPI, etc. ont accepté d’observer 5 jours de grève parce que les revendications sont objectives et ne visent en rien une donne politicienne mal inspirée.

N’en déplaise à l’infortuné président du Rassemblement des enseignants républicains (RER), Abdoulaye Kouyaté, pour qui ladite grève viserait à, « saper l’excellent travail réalisé par le président de la République », les fonctionnaires conscients et responsables de Côte d’Ivoire jugent qu’un travail excellent, c’est celui qui n’appauvrit pas les familles ivoiriennes comme l’ordonnance de 2012 fixant les pensions de retraite des fonctionnaires et agents de l’Etat et mieux, est excellent dans son travail tout premier responsable qui paye aux travailleurs d’un pays civilisé leurs arriérés, leurs droits sinon à quoi bon?

Lorsque Abdoulaye Kouyaté affirme que « Le RER considère que la grève du 9 janvier 2017 est un mouvement à caractère purement politique qui ne vise que la déstabilisation de la Côte d’Ivoire. En si peu de temps, le président de la République a réussi à réconcilier notre pays avec sa grandeur légendaire, assurer la sécurité pour nos familles, assainir notre économie et mis nos compatriotes au travail,» les fonctionnaires s’étonnent de la cécité politique de ce triste personnage qui a déjà perdu la mémoire de la mutinerie qui a déstabilisé la Côte d’Ivoire ce week-end dernier…

Les Ivoiriens ne veulent pas d’un Etat voyou, et c’est bien la raison pour laquelle ils utilisent la grève (et non les armes) pour arracher leur bonheur aux fossoyeurs du bien-être des familles ivoiriennes. Heureusement que cet appel du RER est tombé dans les oreilles de sourds, au regard de la grève qui depuis hier lundi est largement suivie dans tous les secteurs d’activité de la Nation ivoirienne.

Et il en sera ainsi jusqu’au vendredi 13 janvier prochain.

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