Côte d’Ivoire : Guillaume Soro, le roseau qui plie sans rompre

Alors que l’on le croyait politiquement fait, voilà que Guillaume Soro a repris du poil de la bête. Après les mandats d’amener, l’affaire de l’écoute téléphonique et autres épreuves, le PAN ivoirien a retrouvé son poste au sein du Parlement et bien plus.

Guillaume Soro, l’homme qui enjambe les difficultés

Les années 90 auront consacré la naissance d’un leader qui continue, jusque-là, de faire parler de lui. Du secrétariat général de la Fesci (1995-1998) à la présidence de l’Assemblée nationale ivoirienne, en passant par la tête du MPCI (rébellion) et la Primature, que de parcours pour Guillaume Soro qui aura vu des vertes et des pas mûrs. Mais au bout de toutes ces épreuves, Bogotha a démontré sa capacité de surmonter et même à les capitaliser.

Ne dit-on pas que tout ce qui ne tue pas forme ? Ce dicton semble bien coller à la peau du natif de Kofiplé (Diawala), car il retombe toujours sur ses pieds. En novembre 2015, une affaire d’écoute téléphonique lors de la tentative de putsch au Burkina Faso dans laquelle les interlocuteurs seraient Guillaume Kigbafori Soro et Djibrill Yipènè Bassolé, avait créé des incidents diplomatiques entre la Côte d’Ivoire et le Faso. Mais en fin de compte, les présidents Roch Kaboré et Alassane Ouattara ont privilégié une résolution diplomatique de l’affaire. Les enregistrements téléphoniques incriminés n’ont finalement pu être authentifiés par l’expert allemand commis à la tâche.

Séjournant en France en décembre 2015, Soro était également visé par un mandat d’amener émis par la juge Sabine Khéris. Il s’agissait de l’entendre sur les allégations de « séquestration, traitements inhumains et dégradants » dans l’affaire Michel Gbagbo. Mais là encore, Tiéni Gbanani a réussi à passer entre les mailles du filet de la justice française. Alors que ses détracteurs jubilaient, le mandat d’amener qui limitait ses mouvements à l’international a lui aussi sauté.

Les lieutenants de Soro aux postes de commandement de l’armée

Sur le plan national, d’aucuns ne cessaient d’évoquer la mise à l’écart de Guillaume Soro par le président Ouattara. Mais finalement, Soro est reconduit à la présidence de l’Assemblée nationale en tordant peut-être même la main de son chef, même s’il a perdu le dauphinat constitutionnel au profit du vice-président, Daniel Kablan Duncan. N’empêche qu’à la suite des mutineries qui ont secoué la Côte d’Ivoire, un vaste réaménagement a été opéré dans l’armée. Ces nominations ont consacré la promotion des hommes clés de Guillaume Soro du temps de la rébellion. La quasi-totalité des ex-commandants de zone (Com’zone) a été promue dans différentes composantes des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI). Et là, c’est un certain Hamback qui bandait ses muscles il y a peu qui a découvert sa force.

Décidément, c’est à croire que Soro est un véritable roseau qui plie sans rompre. Au plus fort de l’adversité, le député de Ferkessédougou trouve toujours les ressources nécessaires pour retomber sur ses pieds. Il a par ailleurs échappé à plusieurs tentatives d’assassinat dont les plus évocateurs sont l’invasion de la cour de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI) par les jeunes patriotes, le 27 juin 2003, alors qu’il y était en visite. Il y a surtout l’attentat à la roquette contre le Fokker100 qui le transportait à Bouaké, le 29 juin 2007. Quatre membres de son équipage avaient été tués et plusieurs autres blessés lors de cette attaque. Certains de ses compagnons de la rébellion étaient soupçonnés d’avoir perpétré cet attentat.

L’homme qui cache mal ses ambitions politiques a repris la main. Le boulevard est maintenant ouvert pour l’ex-Premier ministre de Laurent Gbagbo et d’Alassane Ouattara pour accéder au pouvoir d’État qu’il lorgne depuis belle lurette. Mais ses probables adversaires connus ou tapis dans l’ombre n’ont pas encore dit leur dernier mot. Surtout qu’ADO a promis de faire la passe au PDCI d’Henri Konan Bédié à la fin de son second mandat. D’ici à 2020, beaucoup d’eau aura coulé sous le pont et la vérité d’aujourd’hui n’est pas forcément celle de demain. L’ancien syndicaliste traqué par le PDCI et devenu aujourd’hui houphouëtiste de circonstance n’a vraiment pas dit son dernier mot !

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Côte d’Ivoire : Crise au RHDP, Bédié donne des instructions à Adjoumani

L’année 2020 approche à grands pas, et les leaders du RHDP préparent minutieusement le crucial rendez-vous de l’alternance. Henri Konan Bédié a donc reçu Kobenan Kouassi Adjoumani, à Daoukro ce samedi, pour lui donner la conduite à tenir.

Bédié trace le plan, Adjoumani l’exécute

La rencontre du week-end dernier entre Henri Konan Bédié, président de la Conférence des présidents du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), et le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole de ladite coalition a tenu toutes ses promesses. En effet, l’ex-président a tenu à féliciter le ministre issu de son parti pour la fructueuse gestion des récentes crises. Car, lors de la grève des fonctionnaires et des différentes mutineries, le RHDP n’est nullement resté sans réagir. Aussi, entre tractations souterraines et déclarations publiques, le RHDP a su juguler cette situation de crise. C’est donc à juste titre que Bédié a félicité le ministre des Ressources halieutiques, l’encourageant à continuer dans ses efforts.

Toutefois, la succession d’Alassane Ouattara en 2020 est une préoccupation qui captive de plus en plus les attentions au RHDP. Le président ivoirien avait réitéré, lors de la cérémonie de présentation des voeux, sa volonté de prendre sa retraite après son second mandat. De même, suivant les accords entre alliés du RHDP, un cadre et militant actif du PDCI devrait lui succéder. Mais plus les jours passent, cette possibilité de passe d’armes au sein de la coalition ne fait que s’amenuiser. Des cadres du RDR, dont Guillaume Soro, Hamed Bakayoko et autres ne cachent plus leurs ambitions présidentielles pour 2020.

L’ex-président Bédié qui veille à ce que l’accord entre PDCI et RDR se concrétise ne cesse de multiplier ses stratégies. La nomination de Daniel Kablan Duncan à la vice-présidence de la République participe de cette logique. Mais cela ne rassure pour autant pas des cadres du vieux parti qui continuent de se poser de multiples questions. N’empêche que l’auteur de l’appel de Daoukro ne cesse de rassurer ses militants quant à la parole d’honneur de Ouattara.

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Côte d’Ivoire : A peine réélu, le PAN Guillaume Soro s’envole pour le Canada

Guillaume Soro n’aura pas mis longtemps pour lancer une offensive sur l’extérieur après sa réélection à la présidence du Parlement. Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne s’est effectivement envolé pour le Canada en début de semaine.

Quand Guillaume Soro donne le ton de son mandat

La diplomatie parlementaire, telle serait la marque que Guillaume Soro souhaiterait imprimer à la première législature de la 3e République. À cet effet, le chef du parlement ivoirien s’est rendu au Canada, ce lundi, pour participer à une rencontre de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). La réunion du bureau de l’APF aura lieu du 1er au 4 février prochain. Aussi, il y aura au menu l’examen des situations politiques dans l’espace francophone, la préparation et l’organisation de la 43e Session de l’APF et la 8e édition du Parlement Francophone des Jeunes qui auront lieu à Luxembourg.

En sa qualité de vice-président de l’APF, le PAN ivoirien entend apporter sa modeste contribution à l’édifice parlementaire commun. D’où son voyage anticipé pour les préparatifs de cette importantissime réunion. De même, sa date de retour en Côte d’Ivoire n’a pas été indiquée par ses services. Pour des raisons de sécurité, dirait-on. Mais, le fait que Soro se soit envolé à bord d’Air France plutôt qu’un avion présidentiel laisse libre court aux supputations. L’épisode du voyage médical de Bogotta au Maroc dans un avion affrété par le roi Mohammed VI reste encore vif.

Notons que l’APF se compose de parlements et d’organisations interparlementaires partageant les valeurs de la Charte de la Francophonie. Elle est constituée de 79 sections à travers le monde.

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Côte d’Ivoire : Les avocats commis d’office à Simone Gbagbo se rebiffent

Que d’imbroglio au procès en Assises de Simone Gbagbo. Les avocats à elle commis d’office ont décelé tellement de zones d’ombre dans son dossier qu’ils rechignent à la défendre. Le juge a donc reporté l’audience pour, semble-t-il, donner plus de lisibilité au procès.

Le procès de Simone Gbagbo, une équation aux multiples inconnues ?

Pourquoi s’obstiner à avancer lorsque l’on part sur des basses quelque peu faussées ? Cette interrogation est d’autant plus opportune que le procès en Assises de Simone Gbagbo est dans une totale impasse. En effet, l’ex-première dame est poursuivie pour « crimes de guerre et crimes contre l’humanité ». Ainsi, pour la clarté des débats et pour mieux éclairer la lanterne de la cour sur les faits, Me Rodrigue Dadjé et le collège d’avocats de la défense de Mme Gbagbo avaient demandé la comparution de certains barons du régime Ouattara, dont Guillaume Soro, le président réélu de l’Assemblée nationale ivoirienne, en qualité de témoins des faits. Mais une incompréhension entre ces avocats et la cour, à ce sujet, a poussé la défense à claquer la porte.

Aussi, le procureur Aly Yéo a instruit le bâtonnier pour commettre des avocats d’office à l’ancienne première dame. Maîtres Claude Maintenon, Amani Kouamé et Viera Georges Patrick ont donc été désignés pour prendre la relève des premiers avocats. Par contre, ces derniers viennent d’avouer leur incapacité à défendre le dossier compte tenu de la complexité de l’affaire. Ainsi que le reconnait Me Viera : « Le dossier de madame Gbagbo nécessite une marge de manœuvre temporelle aussi importante que la complexité et l’étude des zones d’ombre l’exigent. » À la réalité, plusieurs pièces manquent au dossier à eux transmis, notamment les procès-verbaux d’interrogatoire, les procès-verbaux d’audition et les rapports d’expertise. Et pourtant, ces éléments sont nécessaires pour garantir les droits de la défense.

Le juge Boiqui Kouadjo a donc renvoyé l’audience au 21 février prochain. Il s’agit de donner du temps aux avocats pour mieux s’imprégner du dossier. Toutefois, certains observateurs continuent de marteler que ce procès serait toujours bâclé si les témoins clés cités par la défense originelle de Mme Gbagbo ne viennent pas déposer.

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Côte d’Ivoire : passée la mutinerie, Soro réélu à l’Assemblée nationale

Les Institutions de la 3e République sont en train d’être mises en place peu à peu. Après deux folles journées ponctuées par une mutinerie, le Premier ministre Kablan Duncan vient de rendre la démission du gouvernement. Guillaume Soro vient également de rempiler en tant que président de l’Assemblée nationale ivoirienne.

Guillaume Soro conserve le perchoir face à Méambli

L’actualité politique ivoirienne a pris un coup d’accélérateur ces cinq derniers jours. En effet, Alassane Ouattara a eu une rencontre, jeudi dernier, avec Henri Konan Bédié à Daoukro pour évoquer les prochaines nominations à la tête des Institutions issues de la nouvelle Constitution. Le président ivoirien est à peine de retour à Abidjan, qu’une mutinerie éclate à Bouaké et s’étend à plusieurs autres villes. Mais passé tous ces embrouillaminis, le vice-président, le Premier ministre et autres dirigeants d’Institutions pourraient être connus sous peu. Le Sénat sera également mis en place très bientôt. C’est dans cette optique que le gouvernement Duncan vient de rendre sa démission. De même, la séance parlementaire inaugurale s’est ouverte en début d’après-midi dans l’Hémicycle.

Ainsi qu’ont préalablement indiqué nos sources, Guillaume Kigbafori Soro a aisément conservé son poste de président de l’Assemblée nationale. Bénéficiant du soutien du RHDP (majoritaire au Parlement), le député de Ferkessédougou a littéralement dominé cette élection. Il a remporté haut les mains ce scrutin avec 230 voix en sa faveur. Son challenger, Évariste Méambly, député de Facobly, s’est porté candidat sans la bannière du PDCI, le parti de Bédié. Il n’a donc récolté que 12 voix. Il y a eu 10 bulletins nuls.

Comme souhaité, le PAN sortant conduira pour les cinq années à venir la première législature de la 3e République. Pour certains observateurs, il ne pouvait en être autrement, car Soro avait « travaillé » à sa réélection depuis longtemps. Aussi, les récents évènements à travers le pays pourraient avoir eu leur pesant d’or.

Notons que le Premier ministre démissionnaire, Daniel Kablan Duncan, qui du reste est député de Grand-Bassam était présent à l’Hémycicle lors de cette séance parlementaire.

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Côte d’Ivoire : quand Ange Kessi trie les Com’zones pour les poursuivre…

Lors de la 4e rencontre trimestrielle d’échanges, Ange Kessi a fait une mise au point sur les différentes poursuites engagées. À en croire le Commissaire du gouvernement, certains militaires ont été inculpés, d’autres ne peuvent l’être en ce moment.

Ange Kessi frappe, Morou Ouattara inculpé, Losséni Fofana épargné…

Les poursuites engagées par Ange Kessi devant le tribunal militaire d’Abidjan suscitent des interrogations au sein de la population ivoirienne. Tandis que l’on constate un certain acharnement sur d’anciens chefs de guerre (Com’zones), d’autres ne sont inquiétés outre mesure. En effet, le Lieutenant-colonel Morou Ouattara fait en ce moment l’objet d’une inculpation pour complicité de vol au siège des Forces spéciales ivoiriennes. Ainsi que l’explique le procureur militaire : « C’est le Lieutenant-colonel Morou qui est inculpé. Les enquêtes se poursuivent. Les premiers éléments indiquent que le jour du vol, il y a eu près d’une centaine d’échanges téléphoniques entre le principal suspect (Caporal Étienne Brou) et Morou. » Avant de se presser d’ajouter : « Mais je tiens à préciser qu’on ne dit pas qu’il est coupable de quelque chose. Il est en liberté. »

Alors que Morou et son frère Issiaka Ouattara (Wattao) sont souvent dans le viseur de la justice, d’autres semblent épargnés. C’est le cas de Losséni Fofana dit Loss, Com’zone de Man, qui a pourtant été cité dans un rapport d’enquêtes commandité par le pouvoir Ouattara sur les atrocités commises à l’ouest du pays. Toutefois, le procureur du TMA reste formel : « À l’heure où je vous parle, personne n’a porté plainte contre le colonel Losséni Fofana. »

Quoi qu’il en soit, certains observateurs ne cessent de s’interroger sur la méthode Kessi lors des différentes poursuites judiciaires engagées. Morou Ouattara est en liberté, quoiqu’inculpé alors que plusieurs pro-Gbagbo croupissent dans les geôles du pouvoir pour de simples soupçons. Les cas Dogbo Blé et Séka Anselme dit Séka Séka sont symptomatiques de cette justice à deux vitesses. D’aucuns se demandent donc à quand de véritables poursuites pour les pro-Ouattara. D’autres vont plus loin pour dire qu’il s’agirait purement et simplement d’une purge du camp de Guillaume Soro. Les supputations continuent donc d’aller bon train.

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Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo à la barre avec des avocats commis d’office

Le procès de Simone Gbagbo reprendra dès le 10 janvier 2017 avec trois avocats à lui commis d’office. Après les multiples incidents de procédure qui ont plombé ce procès, l’ex-première dame se voit infliger une autre défense. D’aucuns crient d’ores et déjà à une parodie de justice.

Simone Gbagbo comme un gibier de potence ?

Après les multiples suspensions, le procès de l’ex-première dame ivoirienne pourrait suivre désormais son cours normal. C’est du moins ce qui ressort de la nouvelle évolution de la procédure en la matière. En effet, le bâtonnier vient d’annoncer qu’il a pu trouver trois avocats pour défendre Simone Gbagbo : « Conformément à la loi, nous avons commis trois avocats dont deux sont ici présents pour assister l’accusé. Il s’agit de maîtres Louis Menthenon, Amani Kouamé, Viera Aka Patrick Georges. » Ces avocats viendront donc suppléer Me Rodrigue Dadjé et ses collègues qui avaient claqué la porte des Assises.

Aussi, le procureur général Aly Yéo ne pouvait que se réjouir de ce dénouement : « Je voudrais dire merci au Bâtonnier. Non seulement pour la médiation qu’il a entreprise depuis le début, pour tous les efforts qu’il n’a cessé de déployer. Je remercie Me Ablé d’avoir désigné ces trois avocats qui vont prendre la suite de ceux qui ont fait défection. » Après la résolution de cet incident, le procès de Mme Gbagbo pourrait donc reprendre comme souhaité par la cour. Ainsi que l’indique le juge Boiqui Kouadjo : « Ces avocats n’ayant pas eu le dossier de la procédure, nous renvoyons l’audience au 10 janvier 2017 . Et ce, afin de communiquer la procédure aux avocats. »

Au nom des avocats commis d’office, Me Amani Kouamé semble prendre son rôle très au sérieux : « Il est important de préciser que nous défendrons à l’injonction du Bâtonnier de l’ordre des avocats. Nous répondons favorablement à cette injonction en connaissance de ce qui a pu bien se passer antérieurement qui nous mène là. »

Le procès de Simone Gbagbo, une parodie de justice ?

Toutefois, cette solution n’est pas du tout appréciée par certains observateurs qui crient à une parodie de justice. Pour eux, il était préférable que la femme de Laurent Gbagbo soit défendue par les avocats qu’elle s’était librement choisie. Il convient de respecter les droits de la défense en faisant comparaitre les personnalités du régime cités, ajoutent-ils. Mais passer outre cette étape pour poursuivre ce procès contre vents et marées serait faire preuve de partialité.

Notons que la défense de Mme Gbogbo exigeait la comparution de Guillaume Soro, Jeannot Ahoussou-Kouadio, Philippe Mangou, Kassaraté Edouard, Brindou Mbia et autre baron du régime Ouattara en tant que témoins des faits. Mais visiblement, ces personnalités pourraient ne plus comparaître avec les nouvelles dispositions. Ce qui fait craindre un procès où la vérité risquerait de ne pas éclater au grand jour.

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Côte d’Ivoire : Guillaume Soro, vice-président de Ouattara ? Tout dépend…

Le poste de vice-président nouvellement créé intéresse plusieurs personnalités ivoiriennes de haut rang. Guillaume Soro, l’actuel PAN, qui souhaite rempiler à son poste dans l’Hémicycle n’exclut pourtant pas être tenté par ce poste. Cela dépend tout de même de Ouattara et Bédié, dit-il.

Guillaume Soro, le prochain dauphin constitutionnel ?

Guillaume Soro est arrivé à un carrefour décisif où son avenir politique va se décider. En effet, l’actuel président de l’Assemblée nationale ivoirienne était candidat aux législatives dans la circonscription de Ferkessédougou. Il souhaite être reconduit en tant que député pour réaliser son ambition clairement indiquée. « Je veux bien rempiler pour un deuxième mandat, je pense que tout mon programme n’a pas été mis en œuvre », confiait-il récemment aux médias. Mais à la question de savoir si la vice-présidence l’intéresserait, GKS s’en remet aux deux leaders du RHDP : « Tout dépend du président Alassane Ouattara et du président Henri Konan Bédié. »

Alassane Ouattara, le président ivoirien, a clairement indiqué sa volonté de se retirer à la fin de son second mandat. Aussi, ses probables successeurs seraient d’ores et déjà en train de s’activer pour un positionnement adéquat. Dans cette logique, occuper le poste de dauphin constitutionnel pourrait paraître des plus stratégique pour s’exercer au pouvoir. Mais le président Ouattara ne s’est pas encore prononcé sur la question, toutes les supputations suivent alors leur cours. De sources bien introduites, d’aucuns annoncent que ce poste reviendrait à un cadre du PDCI. Le nom de Niamien N’goran, Inspecteur général d’État circule de plus en plus. L’actuel Premier ministre, Daniel Kablan Duncan serait également pressenti pour occuper ce poste. Amadou Gon Coulibaly, secrétaire général de la présidence, par ailleurs homme de confiance de Ouattara, pourrait également être désigné « vice-président« .

Quoi qu’il en soit, le dernier mot revient au président Ouattara à qui la Constitution reconnait ce pouvoir discrétionnaire.  N’empêche que la coalition RHDP au pouvoir pourrait trouver un accord préalable à ce sujet, signe de leur parfaite entente.

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Côte d’Ivoire : Blé Goudé reçoit la visite des artistes Yodé et Siro à La Haye

Une visite à Charles Blé Goudé à la prison de Scheveningen à La Haye, il fallait le faire. Et voilà que les artistes zouglou Yodé et Siro sont allés voir le leader de la galaxie patriotique en cellule.

Blé Goudé – Yodé et Siro, une amitié qui dépasse les frontières

Éloigné des siens depuis son incarcération à La Haye, Charles Blé Goudé est loin d’être abandonné par ses amis d’hier. En effet, les artistes zouglou Yodé et Siro ont fait le déplacement des Pays-Bas, cette semaine, pour y rencontrer celui avec qui ils ont composé et chanté des chansons patriotiques alors que la Côte d’Ivoire avait besoin de douces mélodies pour apaiser les coeurs, en pleine crise militaro-politique. Cette belle épopée n’a nullement été classée aux oubliettes par ce duo. Car ces deux stars ivoiriennes ont tenu à aller témoigner leur reconnaissance à leur bienfaiteur d’antan. Aussi, cette rencontre pleine d’émotion a-t-elle été l’occasion pour l’ex-ministre ivoirien de la Jeunesse et ses visiteurs d’évoquer le bon vieux temps.

Cette grande marque d’affection n’a véritablement pas été passée sous silence par Youssouf Diaby, porte-parole du président du Cojep. Ainsi, a-t-il levé un coin de voile sur les échanges des artistes avec son mentor : « Il leur a exprimé sa gratitude pour leur constance à ses côtés dans toutes les missions délicates qu’il a conduites la décennie dernière dans toutes les contrées du pays. Mais surtout, pour leur présence physique et leur marque de sympathie dans l’épreuve actuelle. »

Notons que lors de la célébration de leur 20 ans de carrière, le 17 avril 2016, ce duo a réussi à mettre côte à côte Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne et chef de l’ex-rébellion et Michel Gbagbo, le fils de Laurent Gbagbo, ex-président ivoirien. De même, Petit Denis, une autre artiste zouglou avait demandé à Soro d’oeuvrer au retour de Blé Goudé. Comme quoi ces artistes restent fidèles à leur logique jusqu’au bout.

L’appel de petit Denis à Guillaume Soro en faveur de Blé Goudé

La satire de Yodé et Siro contre le régime Ouattara

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Burkina : écoutes téléphoniques inexploitées, la libération de Bassolé exigée

L’expertise réalisée sur les écoutes téléphoniques n’aurait rien donné de concret. L’expert allemand commis à la tâche estime que le document est inexploitable. L’avocat de Djibrill Bassolé exige donc la libération pure et simple de son client.

Les écoutes téléphoniques Soro-Bassolé, un vrai-faux débat ?

La montagne aura accouché d’une souris. Car les multiples espoirs placés en l’expertise des écoutes téléphoniques qui impliqueraient Djibrill Bassolé et Guillaume Soro sont restées lettres-mortes. En effet, le 5 octobre dernier, le juge François Yaméogo du tribunal militaire du Faso avait délivré une ordonnance aux fins d’authentification de certaines conversations téléphoniques. Aussi, Hermann Künzel, l’expert allemand chargé du dossier n’a-t-il pu les exploiter valablement. Cette information a été donnée par le juge d’instruction lors d’une rencontre, ce mercredi, avec les parties.

Me Alexandre Varaut, l’avocat de l’ex-ministre des Affaires étrangères de Compaoré est aussitôt monté au créneau. Selon l’avocat français, le rapport de l’expertise disculpe entièrement son client, car l’expert officiel n’a pu l’exploiter convenablement. Il appelle donc la justice burkinabè à tirer toutes les conséquences de ce rapport : « Ce rapport ne cause aucune surprise. Il est impossible de savoir quoi que ce soit à partir de ces enregistrements. »

Puis, il ajoute : « À partir de là, l’accusation n’a plus de support et par conséquent, c’est la liberté. Nous demandons donc sa mise en liberté immédiate dans un procès qui n’a que trop duré. M. Bassolé, on le voit bien, n’est en prison que pour des raisons politiques. Il est temps que les juges prennent leur indépendance à l’égard du pouvoir et qu’ils disent « nous faisons notre travail de juge. On a devant nous un innocent, nous le mettons en liberté« . »

Quelque peu déçus du fait que le document n’a pu être exploité, certains observateurs continuent tout de même de s’interroger sur cette conversation supposée entre l’ancien chef de la diplomatie burkinabè et l’actuel président de l’Assemblée nationale ivoirienne. D’aucuns vont jusqu’à évoquer des mains manipulatrices pour éviter que la vérité éclate au grand jour. Quoi qu’il en soit, l’expert s’est prononcé, il revient maintenant au juge de décider.

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