Gabon : lâché par ses soutiens, Jean Ping s’en remet à Dieu

Jean Ping a encore au travers de la gorge les violences qui ont émaillé les lendemains de la présidentielle gabonaise. En attendant de digérer sa défaite, le candidat malheureux a organisé une messe en la mémoire des victimes, ce dimanche.

Jean Ping rend hommage à ses martyrs

Après ses déclarations tonitruantes et ses multiples pérégrinations, Jean Ping a bien voulu avoir une idée pieuse pour ses martyrs. Ainsi, l’opposant a donné rendez-vous à ses partisans, hier, pour prier pour la mémoire des victimes de la crise postélectorale. À cette messe, des membres de la coalition d’opposants sont venus, tout de blanc vêtus et plus silencieux qu’à l’accoutumée. Alexandre Barro Chambrier, l’un des leurs a, cependant, rompu le silence : « Ces hommages doivent être à intervalles réguliers pour rendre hommage à ces martyrs, à ces personnes, à ces innocents qui sont morts pour que la démocratie triomphe. »

Notons que l’ex-président de l’Union africaine n’a pas encore digéré la réélection d’Ali Bongo Ondimba à la présidence. Passée l’euphorie des premiers jours, Ping semble lâcher du lest, même si le pouvoir d’ABO semble plus que jamais consolidé. Il ne s’avoue pourtant pas vaincu. Après le rapport de l’Union européenne mettant en doute la crédibilité de l’élection, l’opposition s’attendait à de grands bouleversements. Que nenni! Mais voyant ses espoirs s’évanouir, Ping a tenté un dernier baroud d’honneur en déposant une plainte contre le président gabonais à la CPI.

Toutes ses machinations pourront-elles prospérer un jour ?

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Gabon -CPI : Depot de plainte de Jean Ping contre Ali Bongo 15/12/16 !

Jean Ping, le candidat à la dernière élection présidentielle au Gabon, va porter plainte contre Ali Bongo à la CPI. L’opposant accuse le président gabonais d’avoir perpétré des crimes contre l’humanité. Ces crimes auraient été commis lors des contestations du résultat de l’élections présidentielle par l’opposition.

Jean Ping ne lâche toujours pas Ali Bongo.

Le Gabon a un président déjà en place et reconnu par tous, y compris par la France. Jean Ping continue malgré tout, sa croisade pour le faire chuter par tous les moyens. L’ancien dirigeant de la Commission de l’UA va déposer une plainte contre Ali Bongo devant la CPI le 15 décembre prochain. C’est la procureure en charge du dossier Laurent Gbagbo, Fatou Bensouda, qui devrait être chargée de cette affaire.

Jean Ping s’est curieusement adressé à l’avocat du président Laurent Gbagbo pour poursuivre Ali Bongo. Il avait combattu ce dernier lorsqu’il réclamait la victoire après les élections de 2010 en Côte d’Ivoire. Gbagbo réclamait que soient recomptées les voix de l’élection truquée, selon lui, par le président Alassane Ouattara. Jean Ping s’y était opposé, affirmant que cela « pourrait créer un précédent fâcheux.» C’est le même procédé qu’il a réclamé au Gabon après sa défaite face à Ali Bongo.

Me Altit qui défend Laurent Gbagbo à la CPI est l’avocat choisi par Jean Ping pour défendre cette plainte. Ce dernier a déjà pris rendez-vous avec la procureur pour lui présenter le dossier. La prise de parole de Me Altit à La Haye devrait se faire dans la matinée du 15 décembre prochain 2016.

Jean Ping veut faucher Ali Bongo par tous les moyens

Malgré l’insistance de Jean Ping à chasser Ali Bongo Ondimba du pouvoir, ce dernier a été reconnu par les institutions de son pays. La France qui semblait désapprouver sa réélection s’est finalement rangée à l’avis des institutions locales. C’est la déclaration à Abidjan de son ancien premier ministre, Manuel Valls, qui rend officielle cette reconnaissance. Il avait affirmé que le Gabon a un président et que l’opposition locale doit trouver le moyen de dialoguer avec lui. Jean Ping réclame toujours une victoire que ne lui reconnaissent pas les institutions gabonaises. Il refuse donc cependant de négocier avec Ali Bongo.

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Gabon : Lâché par l’UE, Ali Bongo en visite en Chine, invité par Xi Jinping

Ali Bongo Ondimba effectue une visite d’État de trois jours en Chine, du 6 au 9 décembre. Le président gabonais y a été invité par son homologue chinois, Xi Jinping.

Tapis rouge pour Ali Bongo en Chine

Les pays n’ont pas d’amis, mais plutôt des intérêts à défendre. Cette maxime est d’autant plus vraie que le microcosme géopolitique international donne d’observer des alliances qui se font et se défont au fil des temps. En effet, quelque peu isolé sur le plan international après sa réélection d’août dernier, Ali Bongo reçoit une bouffée d’oxygène. C’est que Xi Jinping, le président chinois, a invité son homologue gabonais pour une visite de trois jours. Ainsi, le président gabonais peut d’ores et déjà exulter : « La Chine et le Gabon sont des amis de longue date. Heureux d’honorer l’invitation du Président Xi Jinping pour réaffirmer ce lien. »

Même si ABO en tirera des dividendes économiques et de nouvelles opportunités de coopération, c’est surtout un bon positionnement diplomatique. Car, Jean Ping, le candidat malheureux à la présidentielle, né d’un père chinois et d’une mère gabonaise, continue de revendiquer « sa » victoire pour ce scrutin présidentiel. Aussi, s’était-il rendu, fin octobre, en France, en Belgique puis aux États-Unis pour rallier la communauté internationale à sa cause. Dans la foulée, la mission d’observation de l’Union européenne rendra son rapport sur les élections gabonaises le 7 décembre (demain).

Ce déplacement en Chine constitue donc pour Bongo fils un soutien de taille dans un monde qui se bipolarise davantage.

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Gabon : Sommet de la CEEAC, le grand coup diplomatique d’Ali Bongo

Libreville abrite, dès ce mercredi matin, le sommet des chefs d’État de la CEEAC. Ce sera l’occasion pour Ali Bongo d’évoquer avec ses pairs la paix et la sécurité dans la sous-région. Cette rencontre internationale intervient deux mois après la crise postélectorale au Gabon.

Quand Ali Bongo rassemble des chefs d’État à son chevet

Le Gabon a traversé des périodes tumultueuses au lendemain de la présidentielle remportée par Ali Bongo Ondimba. Mais Jean Ping, le candidat malheureux à ces élections conteste cette victoire et n’a cessé de remuer ciel et terre pour évincer son adversaire du pouvoir. C’est dans ce contexte particulier que se tient le sommet des Chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC). À en croire Alain Claude Bilié Bi Nzé, ministre gabonais de la Communication et porte-parole du gouvernement, la paix et la sécurité y seront débattues. Aussi, la crise centrafricaine et la situation sécuritaire au Tchad et au Cameroun fragilisée par Boko Haram seront minutieusement étudiées.

C’est un véritable secret de polichinelle de dire que Ping veut déposer le président Bongo par tous les moyens. Ainsi, avait-il arpenté plusieurs chancelleries et institutions lors de ses pérégrinations occidentales pour s’accorder une faveur diplomatique. À cet effet, l’Union européenne qui a maintes fois dénoncé l’irrégularité de l’élection rendra son rapport le 7 décembre prochain. De même, l’opposition gabonaise souhaite que le sommet fasse quelques pressions sur le camp Bongo à propos des violences postélectorales. Accueillir une rencontre sous-régionale dans ce climat de division s’apparente à la réalité comme une victoire diplomatique d’Ali Bongo. De surcroit, tandis que Ping va chercher des soutiens en Europe, Bongo lui, réussit à mobiliser ses pairs africains. Une véritable dichotomie dans l’orientation politico-diplomatique des deux frères ennemis.

Quoi qu’il en soit, la présence à ce sommet de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée équatoriale), de Paul Kagamé (Rwanda), de Faustin-Archange Touadéra (République de Centrafrique), d’Idriss Déby Itno (Tchad) et de Manuel Pinto da Costa (Sao Tomé et Principe) serait symptomatique d’un soutien à leur pair gabonais et sonnerait ainsi comme un désaveu du camp Ping. Mais ne sait-on jamais…

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Gabon : Après les enseignants, les magistrats en grève, le plan Ping en marche ?

Les magistrats gabonais entament dès ce lundi, une grève de 15 jours pour protester contre leurs conditions de travail. Mais certaines personnes y voient des mains occultes de l’opposant Jean Ping.

Les magistrats en grève, quel rapport avec Jean Ping ?

Le Gabon est actuellement un pays survolté où se mêlent tensions politiques et frondes sociales. En effet, après la grève des enseignants de l’éducation nationale, voilà que les magistrats ont décidé de débrayer à leur tour, pour une période de 15 jours renouvelables. Ainsi que l’explique Justin Loundou, vice-président du syndicat des magistrats, à la suite d’une assemblée générale : « On nous a quasiment poussés à la grève. Ça doit être une grève très dure. Il y aura certes un service minimum, mais il n’y aura plus d’audiences dans les tribunaux. » Avant d’en donner quelques justifications : « Comment comprendre que les jeunes magistrats sont obligés de se faire confectionner des toges, alors que la loi prévoit que celles-ci doivent être fournies gratuitement ? » De même, les tribunaux administratifs de Port-Gentil et Franceville ne sont pas fonctionnels, faute de locaux. Les magistrats qui y sont affectés « sont donc oisifs par la faute de l’Administration », martèle-t-il.

En dépit de ces revendications corporatistes, des observateurs y voient une main occulte de Jean Ping. Car, dès son retour au pays, le candidat malheureux à la présidentielle avait déclaré : « Il faut gratter un peu (). Le calme c’est nous qui l’imposons, c’est un pays mort aujourd’hui. » De là à établir une connexion entre les différents évènements au Gabon, il n’y a qu’un pas. Et d’aucuns l’ont vite franchi sans coup férir.

Mais les grévistes ne cessent de clamer leur indépendance vis-à-vis du politique. Pour les hommes à la toge, le Conseil supérieur de la magistrature devrait être présidé par un magistrat. Et pourtant, c’est le chef de l’État qui continue d’en assurer la présidence, conformément à la Constitution. D’où les affectations arbitraires et anarchiques qu’ils ne cessent également de dénoncer.

Le bras de fer Jean Ping – Ali Bongo Ondimba se poursuivrait-il également sur le front social ?

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Gabon : Après ses pérégrinations, Jean Ping rentre au bercail ce samedi

Après ses multiples tournées en Europe et aux États-Unis, Jean Ping rentre, en principe, ce samedi 26 novembre au Gabon. Certainement revigoré par ses différentes rencontres, le candidat malheureux espère toujours évincer Ali Bongo du pouvoir.

Jean Ping de retour au Gabon… pour prendre le pouvoir ?

Jean Ping soutient mordicus que c’est lui le vainqueur de la présidentielle du 27 août dernier. A cet effet, l’opposant gabonais entend faire flèche de tout bois pour occuper (enfin) le palais de bord de mer. Ainsi, sa stratégie consisterait à créer des zones de tension au Gabon pour mieux se faire entendre. Tel qu’il l’avoue à demi-mot : « Il faut gratter un peu… Il faut que nos partenaires internationaux mettent des lunettes et non pas constater de loin comme ça que c’est calme. Le calme c’est nous qui l’imposons, c’est un pays mort aujourd’hui. » Ses partenaires internationaux ? Bien entendu, Ping a eu plusieurs rencontres avec des institutions et des hommes politiques lors de ses voyages en France, en Belgique ou encore aux États-Unis. Et, ce ne sont pas les quelque 20 minutes passées avec ses compatriotes de la diaspora qui pourraient être comptabilisées.

Aussi, dès son retour, l’ex-président de l’UA compte s’inscrire dans un rapport de force total contre le président réélu. C’est à croire que le Gabon pourrait connaitre de véritables heures chaudes à son arrivée. Car, son seul leitmotiv actuel est la prise du pouvoir. Et l’évocation du peuple qui prendrait son destin en main ne serait qu’une simple couverture pour mieux voiler les basses besognes qui se préparent. Penserait-il à un scénario à l’ivoirienne où des forces étrangères ont appuyé les hommes de Ouattara pour évincer Gbagbo ? Ou dispose-t-il d’autres moyens pour faire fléchir Ali Bongo Ondimba dont la réélection a été confirmée par la Cour constitutionnelle ?

Ping – Bongo, un duel à l’horizon

Quoi qu’il en soit, le candidat du FUOPA se voit prendre le pouvoir, et il annonce d’ores et déjà ses grands chantiers. Il s’agit entre autres d’une conférence de réconciliation et de refondation de la République. Mais son rival ABO n’y sera nullement convié : « Ce sera un dialogue pour pouvoir nous mettre en ordre de bataille. Tout le monde peut y participer, sauf une personne, une seule : Ali. » Compte-t-il l’éliminer physiquement ou par d’autres moyens politiques ? À cet effet, il entend tirer pleinement partie du rapport de la mission d’observation électorale de l’Union européenne (UE) sur la présidentielle gabonaise qui sera rendu le 7 décembre prochain.

Mais jusque-là, le président Bongo se la joue de plus en plus discret et évite de multiplier les déclarations tel que le fait son challenger. Toutefois, le fils d’Omar Bongo n’est nullement dupe et il préparerait également sa stratégie pour faire face à tout ce qui pourrait advenir. Surtout que la France officielle semble de plus en plus changer de lunettes à son égard. De passage à Abidjan, Manuel Valls a même appelé Ping à s’inscrire dans le dialogue national préconisé par le camp présidentiel. Un duel fratricide se profilerait donc à l’horizon.

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Gabon : Jean Ping veut-il réhabiliter Gbagbo ?

Jean Ping, candidat très malheureux aux récentes élections présidentielles du Gabon, tente depuis quelques jours de se rapprocher du camp Laurent Gbagbo, grâce à des confessions à n’en point finir auxquelles il s’adonne dans la presse.

Jean Ping, un cas de conscience face à Gbagbo

Jean Ping surprend tout le monde en ce moment. La phrase à l’avantage de Gbagbo Laurent qu’il a fait retentir dans la presse en dit long sur la nouvelle donne de l’adversaire du Président Bongo : « Je n’ai jamais été pour le transfert de Gbagbo à la Haye. Ouattara avait accepté de discuter avec Gbagbo. Quand j’ai été informé de cette décision, j’ai dansé dans ma chambre», a déclaré Ping devant ses partisans.

M. Jean Ping ne s’est pas arrêté là, il a nié avoir tenu des propos anti Gbagbo lors de l’élection présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire n’en déplaise aux vidéos qui le contredisent sur la toile. Remonté contre Alassane Dramane Ouattara dont il espérait un ascenseur qui depuis tarde à retourner à lui, il tente laborieusement de se disculper face au cas Gbagbo. Et pourtant en 2010, en qualité de président de la Commission de l’Union Africaine, il déclarait haut et fort ceci : « la réouverture des résultats de l`élection serait une grave injustice et un précédent fâcheux. L’Union Africaine ne reviendra pas en arrière. Il y a des gens qui demandent de recompter les voix. Les opinions sont libres. Les gens sont libres de dire ce qu’ils veulent. Mais, nous, (pas pour les chefs d’État africains) notre position est claire… On ne reviendra pas en arrière, pas de recomptage, parce que Gbagbo a perdu les élections, » avait-il soutenu.

Lâché par la France, par Ouattara et sûrement par tous ses soutiens, Jean Ping avoue enfin que c’est  « Sarkozy (qui) est venu bombarder Gbagbo ».

A quoi bon, puisque tout le monde le sait ?

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Gabon : Au Quai d’Orsay, Jean Ping espère toujours renverser Ali Bongo

Jean Ping n’a nullement renoncé à son rêve présidentiel en dépit de la réélection confirmée d’Ali Bongo. Aussi, le candidat malheureux à la présidentielle gabonaise ne cesse de multiplier les contacts pour rétablir « sa » vérité des urnes.

Jean Ping au Quai d’Orsay pour faire pression sur Bongo ?

À suivre Jean Ping, la voie du palais de bord de mer du Gabon passerait nécessairement par l’Hexagone. C’est du moins cette impression que le candidat malheureux à la présidentielle d’août dernier donne à l’opinion publique. En effet, après avoir été débouté par la cour constitutionnelle qui a confirmé la réélection d’Ali Bongo Ondimba après le recomptage des voix, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine (UA) se remet désormais aux Occidentaux afin de faire pression sur le président gabonais. Ainsi, ne cesse-t-il de multiplier les rencontres avec des personnalités françaises et autres Occidentaux, depuis son voyage hexagonal fin octobre.

Les pérégrinations de Ping l’ont successivement conduit en France, en Belgique, aux États-Unis avant de revenir s’établir en France. Là, le programme des audiences est aussi dense que celui d’un diplomate en mission pour son pays. Des hommes politiques aux présidents d’Institutions, aucune barrière ne semble limiter l’opposant gabonais qui cherche oreilles attentives à ses jérémiades. Bien avant son retour au bercail le 26 novembre prochain, le Quai d’Orsay serait l’étape finale de ses tournées. Au ministère français des Affaires étrangères, ce mardi, celui qui fut plusieurs fois ministre dans le gouvernement gabonais se serait entretenu avec Thomas Mélonio, conseiller Afrique à l’Élysée et Laurent Pic, directeur de cabinet du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault.

Toutes ces rencontres sont loin d’être fortuites, car les conclusions définitives de l’Union européenne (UE) sur la présidentielle gabonaise seront rendues le 7 décembre prochain. Les observateurs de cette mission européenne avaient déjà émis plusieurs réserves sur la crédibilité de ladite élection. Le diplomate entendrait certainement que « ses amis européens » l’aident à appuyer la décision prévisible de l’UE.

À supposer que Bruxelles confirme ses doutes sur la réélection d’ABO, par quelle alchimie Ping entend-il inverser l’ordre politique au Gabon ? Vigilance !

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Gabon : lâché par Ouattara, Jean Ping balance sur le cas Gbagbo !

Jean Ping a tenu des propos très peu glorieux sur la crise post-électorale de 2010 en Côte d’Ivoire. Le candidat malheureux à la dernière élection présidentielle au Gabon donne l’impression de se retourner aujourd’hui contre ses amis d’hier.

Jean Ping se venge-t-il de Ouattara et Sarkozy ?

Jean Ping continue de faire le tour du monde avec le naïf espoir de faire partir Ali Bongo du pouvoir au Gabon. L’ancien président de la Commission de l’Union Africaine a d’abord fait un tour à Paris où il a laissé un doute dans l’esprit de certains de ses partisans dans la lutte anti-Ali Bongo. Ping était à la manifestation organisée par ses camarades pour exiger le départ de son rival du pouvoir. Non seulement il est arrivé en retard sur le lieu du rassemblement, mais il se fera en plus remarquer pour n’être resté qu’une vingtaine de minutes, temps de discours compris.

Certains de ses militants s’interrogeaient sur place sur le manque d’égard de Ping vis-à-vis d’eux. Mais Ping n’a pas le temps, il avait d’autres rendez-vous plus importants. Le candidat du FUOPA devait rencontrer un journaliste, le seul à avoir fait le déplacement pour couvrir la manifestation boudée par le gratin du milieu du journalisme français.

Pendant ce temps, Manuel Valls était à Abidjan où il a rencontré Alassane Ouattara. Alors que Jean Ping espérait un retour d’ascenseur du tenant du pouvoir en Côte d’Ivoire, il a gardé un gout amer de cette entrevue entre les deux hommes. Là où il espérait une pression de Paris sur Bongo, espérant qu’ADO pousserait dans ce sens, Ping n’a eu droit qu’à un glaçant discours du Premier ministre français. Manuel Valls demande à l’opposition gabonaise de discuter avec son pouvoir. En d’autres termes « démerdez-vous avec vos problèmes ».

Sans le faire savoir publiquement, Ping dit désormais ne plus rien attendre de Paris et Abidjan. Maintenant, il l’ouvre un peu plus sur l’affaire Gbagbo qui a créé un rejet de sa personne dans l’opinion africaine. Celui qui voulait diriger les Gabonais avoue son rôle de marionnette à la tête de la commission de l’UA.

« Je n’ai jamais été pour le transfert de Gbagbo à la Haye. Ouattara avait accepté de discuter avec Gbagbo. Quand j’ai été informé de cette décision, j’ai dansé dans ma chambre», dira-t-il devant ses partisans aux États-Unis, de plus en plus soucieux du rôle qu’il a joué lorsqu’il était aux affaires au haut niveau de la politique africaine. « Et c’est au moment où on s’apprêtait à rendre cela effectif que Sarkozy est venu bombarder Gbagbo », rajoute-t-il maintenant qu’il sait que Nicolas Sarkozy ne reviendra a priori plus à la tête de la France.

Idriss Déby qui est l’actuel patron de l’UA a d’ailleurs félicité de façon chaleureuse « son ami Bongo », réélu par le peuple gabonais. Il propose lui aussi des discussions pacifiques entre opposition et pouvoir gabonais. La réponse de Jean Ping, il n’attend rien non plus du président tchadien. D’où viendra donc le secours alors…?

Et comme toujours, comme s’il n’analysait pas les paroles qu’il prononce, Jean-Ping rajoute qu’à la tête de la commission de l’Union Africaine, il ne faisait qu’une itération de ce qui avait été décidé par les chefs d’État. « Je ne faisais que dire ce que les chefs d’État voulaient que je dise », assume-t-il sans honte de n’avoir été qu’un pion. Avec cette crétinerie, Ping montre qu’il aurait été incapable de défendre efficacement les intérêts du peuple gabonais qu’il aspirait à diriger.

Pour Ping, faire croire désormais que Ouattara avait planifié le bombardement de Gbagbo, son arrestation et sa déportation à la CPI avec Nicolas Sarkozy va lui permettre de se décharger de sa responsabilité sur ce dossier. « L’histoire est têtue », disait l’autre! C’est bien Jean Ping qui disait que « la réouverture des résultats de l`élection (en Côte d’Ivoire) serait une grave injustice et un précédent fâcheux. L’Union Africaine (dont il était Président de la commission) ne reviendra pas en arrière. Il y a des gens qui demandent de recompter les voix. Les opinions sont libres. Les gens sont libres de dire ce qu’ils veulent. Mais, nous, (pas pour les chefs d’État africains) notre position est claire… On ne reviendra pas en arrière, pas de recomptage, parce que Gbagbo a perdu les élections ».

Quelle valeur peut-on aujourd’hui accorder à ce que dit Jean-Ping ? Il se murmure en tout cas dans les milieux obscurs de Paris qu’une action du groupe terroriste Boko Haram au Gabon est souhaitée par certains membres du clan Ping, désireux de rendre ingouvernable le pays pour forcer le départ d’Ali Bongo. Ces derniers rêveraient de s’emparer de puits de pétrole du pays pour asphyxier un peu plus économiquement le pouvoir en place. Un homme prevenu en vaut deux.

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Gabon : grève dans l’Éducation nationale, une manoeuvre de Jean Ping ?

La crise postélectorale survenue après la présidentielle gabonaise est certes passée, mais le feu couve toujours sous la cendre. Pour la grève illimitée lancée par deux syndicats de l’Éducation nationale, d’aucuns y voient une main occulte de Jean Ping.

Jean Ping, l’instigateur d’une désobéissance civile au Gabon ?

La réélection d’Ali Bongo Ondimba a été proclamée par la Cenap et confirmée par la Cour constitutionnelle. Mais Jean Ping, le porte-étendard de l’opposition, continue de contester ces résultats. Retranché en France depuis fin octobre, le candidat malheureux appelle à des actions de contestation contre le président gabonais. Aussi, certains observateurs verraient derrière certains mouvements sociaux, une main manipulatrice de l’ex-président de la Commission de l’Union africaine. En effet, la Convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation (Conasysed) et le Syndicat de l’Éducation nationale (Sena) revendiquent le paiement des primes, des intégrations et surtout des nouvelles salles de classe. C’est donc par une grève illimitée que ces syndicalistes comptent se faire entendre, deux semaines après la rentrée des classes.

Toutefois, le gouvernement gabonais tente de relativiser les choses. À en croire un haut cadre du ministère de l’Éducation nationale, sous couvert de l’anonymat, il n’y a forcément pas corrélation entre les revendications politiciennes de Ping et celles corporatistes des deux principaux syndicats d’enseignants. Car, argumente-t-il : « Chaque année, c’est la même situation », avant de reconnaitre : « N’oubliez pas que le pays sort d’une grave crise postélectorale. » Les cours qui étaient censés démarrer effectivement ce lundi s’en trouvent fortement perturbés.

Quoi qu’il en soit, les tensions politiques ont toujours eu des incidences sur l’atmosphère sociale en Afrique. Les déclarations de Ping, du genre « le résultat va être inversé. Je vous le dis. De gré ou de force. » en disent vraiment long. Les avocats de dernier ont même introduit une requête en révision de la décision de la même Cour Constitutionnelle. De là à établir un lien entre les évènements au Gabon n’est qu’un pas que certains observateurs ont vite fait de franchir.

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