Côte d’Ivoire : passées les législatives, Affi N’Guessan veut rénover le FPI, mais…

Pascal Affi N’Guessan est véritablement conscient de la descente du FPI aux enfers. Après l’échec des législatives, l’ex-Premier ministre de Laurent Gbagbo entend rénover le parti. Mais ses propos ont été qualifiés de parricide par certains observateurs.

Affi N’Guessan peut-il tourner la page Gbagbo ?

La lutte de leadership qui sévit actuellement au sein du Front populaire ivoirien (FPI) prend une tournure plus complexe. En effet, le président officiel du parti créé par Laurent Gbagbo entend tirer les conséquences de la raclée des législatives. Il propose donc une rénovation de ce parti de gauche qui peine à s’affirmer sur la scène politique. Ainsi, propose-t-il : « Il s’agit de construire un nouveau projet prenant en compte le bilan du passé pour identifier les handicaps du parti. »

Puis, il ajoute : « Après ces élections, on passe à une autre phase qui ne doit pas s’accommoder de tergiversations vis-à-vis de ceux qui ont montré qu’ils ne sont pas capables de se réformer, qui veulent s’accrocher au passé et qui constituent un boulet. Il faut rompre avec tout cela pour construire un parti républicain, soucieux de la stabilité politique, ouvert au monde et non un parti renfermé sur un nationalisme débridé. »

Dans cette volonté de rompre avec le passé, le candidat malheureux à la précédente présidentielle aurait également laissé entendre : « L’image Laurent Gbagbo est un handicap pour le parti. » Pour lui, l’ex-président est détenu à La Haye et « il faut poursuivre le processus avec de nouveaux hommes ». Ces propos n’ont nullement plu aux « Gbagbo ou rien » qui y verraient un parricide orchestré par Affi N’Guessan. Toutefois, le nouveau député FPI s’en défend, évoquant une déformation de ses propos par ses détracteurs. Il appelle tout de même ses camarades du parti à s’unir en vue des échéances électorales de 2020.

Quoi qu’il en soit, ce supposé malentendu est symptomatique de la profonde scission entre les deux factions du FPI. D’un côté, le camp Affi qui s’inscrit résolument dans le dialogue politique ivoirien, et de l’autre celui d’Aboudrahamane Sangaré. Ce dernier est dans une logique de boycott tant que son mentor Gbagbo et les autres sont toujours en détention. Cette division de l’opposition dresse donc le lit du RHDP, coalition au pouvoir.

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Côte d’Ivoire : Blé Goudé reçoit la visite des artistes Yodé et Siro à La Haye

Une visite à Charles Blé Goudé à la prison de Scheveningen à La Haye, il fallait le faire. Et voilà que les artistes zouglou Yodé et Siro sont allés voir le leader de la galaxie patriotique en cellule.

Blé Goudé – Yodé et Siro, une amitié qui dépasse les frontières

Éloigné des siens depuis son incarcération à La Haye, Charles Blé Goudé est loin d’être abandonné par ses amis d’hier. En effet, les artistes zouglou Yodé et Siro ont fait le déplacement des Pays-Bas, cette semaine, pour y rencontrer celui avec qui ils ont composé et chanté des chansons patriotiques alors que la Côte d’Ivoire avait besoin de douces mélodies pour apaiser les coeurs, en pleine crise militaro-politique. Cette belle épopée n’a nullement été classée aux oubliettes par ce duo. Car ces deux stars ivoiriennes ont tenu à aller témoigner leur reconnaissance à leur bienfaiteur d’antan. Aussi, cette rencontre pleine d’émotion a-t-elle été l’occasion pour l’ex-ministre ivoirien de la Jeunesse et ses visiteurs d’évoquer le bon vieux temps.

Cette grande marque d’affection n’a véritablement pas été passée sous silence par Youssouf Diaby, porte-parole du président du Cojep. Ainsi, a-t-il levé un coin de voile sur les échanges des artistes avec son mentor : « Il leur a exprimé sa gratitude pour leur constance à ses côtés dans toutes les missions délicates qu’il a conduites la décennie dernière dans toutes les contrées du pays. Mais surtout, pour leur présence physique et leur marque de sympathie dans l’épreuve actuelle. »

Notons que lors de la célébration de leur 20 ans de carrière, le 17 avril 2016, ce duo a réussi à mettre côte à côte Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne et chef de l’ex-rébellion et Michel Gbagbo, le fils de Laurent Gbagbo, ex-président ivoirien. De même, Petit Denis, une autre artiste zouglou avait demandé à Soro d’oeuvrer au retour de Blé Goudé. Comme quoi ces artistes restent fidèles à leur logique jusqu’au bout.

L’appel de petit Denis à Guillaume Soro en faveur de Blé Goudé

La satire de Yodé et Siro contre le régime Ouattara

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Procès de Gbagbo à la CPI: les Panafricanistes veulent aider financièrement la Cour

Le Procès du Président Gbagbo a été reporté pour problème de budget. Les Panafricanistes du monde entier prévoit se rendre massivement à la Haye pour deux raisons: aider financièrement la CPI afin qu’elle poursuive le procès de Gbagbo en vue de sa libération.

Procès de Gbagbo: les Panafricanistes à l’assaut de la CPI 

Le procès conjoint de Laurent Gbagbo et Blé Goudé a été suspendu la semaine dernière pour des raisons budgétaires, selon le juge président Cuno Tarfusser : « Après cette audience le procès rependra l’année prochaine. Cela résulte des questions budgétaires. Les Etats membres ne sont pas tombés d’accord sur le budget nécessaire pour trois procès parallèles », avait-il déclaré.

Cette décision n’a pas été du goût des Panafricanistes du monde entier qui la juge très injuste. Pour eux, c’est une stratégie pour maintenir ce leader africain dans les serres de la Cour Pénale Internationale (CPI). Par conséquent, ils souhaitent apporter leurs contributions financières si le problème ne tient qu’au budget.

Déjà le président de l’Union des Nouvelles générations (UNG), Stéphane Kipré, était remonté à l’idée de savoir que son beau-père, Laurent Gbagbo et sa belle-mère, Mme simone Gbagbo, allaient passer les fêtes de Noël incarcérés à la Haye et à Abidjan respectivement. C’est cette situation qui a poussé les
partisans du Fondateur du Front Populaire Ivoirien à préparer ce voyage sur la Haye le 06 février 2017, pour protester contre cette décision et apporter une aide financière à la juridiction internationale :

« En fait le procès a été suspendu jusqu’au 6 février parce que la CPI n’a pas de moyens. Le juge dit que les Etats membres n’ont pas pu s’entendre sur les contributions et pendant ce temps le président Gbagbo est maintenu en prison. Alors nous allons pour protester et cotiser pour donner à la CPI. Le départ est le 05 février 2017 à la gare du Nord pour un retour le lendemain. Ce sont au moins 15 cars qui partiront de Paris. Le prix est de 10 euros et 1 centime aller/ retour! », a indiqué « Steve Beko », l’organisateur de la manifestation.

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Procès de Gbagbo et Blé Goudé à la CPI: 2017 pour la suite

Tous ceux qui désirent suivre la suite du Procès de Gbagbo et Charles Blé Goudé qui a court à la Cour Pénale Internationale (CPI), devront patienter jusqu’en 2017 pour voir la suite des échanges accusation-défense par l’intermède du Juge-Président de la Cour, Cuno Tarfusser.

Rdv en 2017 pour la suite du Procès de Gbagbo et blé Goudé

Sauf changement de dernière heure, le Procès de Gbagbo Laurent et Blé Goudé à la Cour pénale Internationale (CPI) a été renvoyé en 2017 par l’ensemble des décideurs de ladite institution internationale. La raison principale semble être une question de budget :

« Avant de suspendre le procès pour deux mois, le président de la Chambre, le juge Cuno Tarfusser, a tenu à fournir des explications quant à la durée de cette pause, anormalement longue. Il s’agit en fait d’un problème de budget. La Cpi n’a pas reçu les fonds suffisant pour mener trois procès en parallèle et les audiences auront donc lieu en alternance », rapporte le communiqué en provenance de la Cour.

Espérons que le retrait successif des pays africains de la CPI n’est pas au fondement de cette crise financière, tant l’histoire de l’Humanité a montré cette dimension perverse des rapports nord-sud où les plus forts créent une Justice internationale rien que pour surveiller les plus plus forts des plus faibles, et comble de tout, ce sont ces faibles pays qui financent en grande partie cette Cour…

Charles Blé Goudé et l’ex-Président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo sont poursuivis pour crimes contre l’humanité perpétrés lors de la crise postélectorale (entre 2010-2011) qui aurait fait 3000 morts. Leur procès s’est ouvert le 28 janvier 2016, à la Cpi.

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CPI / Affaire Laurent Gbagbo & Blé Goudé : le témoin libérien disculpe déjà Gbagbo

A la barre cette fois au procès du Président Gbagbo, le témoin libérien surnommé « Junior Gbagbo« . Le témoin P483 pour l’identifier, lors de son apparition après un léger retard dû à un vol manqué la veille, a rapidement remis en cause les accusations liées à sa personne contre Laurent Gbagbo.

Gbagbo à la loupe du témoin libérien

Le témoin libérien a été présenté à ce procès du Président Gbagbo comme un membre influent de la milice libérienne qui a prêté main forte aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS), les Forces régulières ivoiriennes, lors de la crise postélectorale de 2010-2011. Fier d’avoir été surnommé par les siens « Junior Gbagbo« , il a répondu ainsi à la première question qui cherchait à établir une relation entre ce jeune homme et le Président Gbagbo, qu’il n’a de lien avec lui que ce surnom : «Je porte son nom. On m’a surnommé JUNIOR GBAGBO,» dit-il tout court.

 Son parcours, il l’a fait depuis 2002 auprès des noms bien connus comme Maho Gloféhi, le capitaine Doumbia et le défunt Colonel Yedess : « Je n’ai pas reçu d’argent avant d’aller me battre. On a tous appris que Delafosse avait perçu de l’argent pour nous, mais finalement nous n’avons rien reçu. Les élites Krahn [Guéré] nous remettaient de l’argent mais de leurs propres poches, tel que l’ancien ministre Hubert Oulaye. C’est pas de l’argent payé par le gouvernement de Gbagbo », se défend le témoin.

Au sujet des armes reçues et avec lesquelles ils combattaient, il s’est voulu très clair :« Nous n’avons pas reçu d’armes de l’armée ivoirienne, nous avons récupéré des armes avec les rebelles du MPCI et nous sommes venus du Liberia avec nos propres armes du MODEL », tranche t-il.

Pour cette première journée, les questions ont tourné autour de l’historique même de ce combattant plus qu’autre chose.

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CPI : le témoin « fou » déraille à l’avantage de Gbagbo

Le témoin « fou » que le régime d’Abidjan a convoyé pour témoigner contre le Président Gbagbo, incarcéré depuis 2011 à la Cour Pénale Internationale (CPI), Metche Metchro Moise Harold Fabrice, après avoir tant disjoncté, est passé à des aveux de taille après les dernières questions de la défense.

la CPI à l’épreuve du témoin « fou »

Metche Metchro Moise Harold Fabrice est le témoin de la CPI mentalement atteint par de sporadiques crises hystériques, mais qui tient quand même à dire sa part de vérité dans la crise postélectorale de 2010-2011, en qualité de n°2 du Groupement des Patriotes pour la Paix (GPP). Parlant de lui même, le témoin en question a fait les confidences suivantes : « je fumais du cannabis et volait parfois de l’argent à mes parents pour en acheter (…) Je suis une personne de nature impulsive mais je ne peux pas me qualifier comme une personne violente (…) J’ai commis des actes de violence en 2003. J’avoue qu’il est toujours difficile de faire du mal à quelqu’un », a t-il précisé en entame.

 Matraqué après ses aveux par la Défense du Ministre Charles Blé Goudé, l’autre pensionnaire de la CPI, le témoin « fou » a coupé court après d’innombrables coq à l’âne : « Mon cerveau n’est pas un ordinateur. Je ne peux pas me souvenir de tout », s’était-il défendu.

La crise postélectorale ivoirienne a permis d’assister dans l’histoire humaine du fait politique à tant de découvertes que la Justice internationale n’a plus de mal à tirer de la folie quelque rationalité pour vaille que vaille en découdre avec l’esprit d’indépendance prôné par les opposants africains. L’on aura tout vu dans ce bas monde!

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Côte d’Ivoire : De La Haye, Blé Goudé appelle à un boycott du référendum

Charles Blé Goudé n’est nullement d’accord pour l’entrée de la Côte d’Ivoire dans une 3e République. Pour ce faire, l’ancien leader de la galaxie patriotique appelle, depuis La Haye, à un boycott du référendum.

Blé Goudé dit « NON » depuis la prison

Les murs de la prison de Scheveningen ne sont nullement un obstacle pour le « Génie de Kpo » pour s’adresser à ses partisans. En effet, Charles Blé Goudé vient de lancer un mot d’ordre en vue de boycotter le scrutin référendaire de dimanche prochain. Ainsi, dans un document dont copie nous est parvenu, l’ex-leader de la galaxie patriotique s’interroge : « En quoi la nomination inopportune et au pas de course d’un vice-président constitue-t-elle une urgence pour la Côte d’Ivoire, si ce n’est pour imposer au peuple un prince héritier ? » Aussi, face à ce qu’il qualifie d’imposture et de dévolution successorale à coloration monarchique du pouvoir d’Etat, l’ancien ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo appelle à un « désert électoral au score sans appel et à une abstention retentissante le 30 octobre pour dire non à cette imposture ».

Voici l’intégralité du communiqué de Charles Blé Goudé

Avec une précipitation aussi douteuse que suspecte, le président ivoirien a fait adopter aux forceps, par l’Assemblée nationale, son projet de nouvelle constitution. Sous le fallacieux prétexte de vouloir tourner la page de l’ivoirité dont le concepteur et le promoteur est pourtant, le président Henri Konan Bédié, son actuel allié, le président Alassane Ouattara appelle les ivoiriens à une élection référendaire le 30 octobre prochain. Au-delà de tous les débats constitutionnalistes, quelques interrogations méritent d’être posées :

  • En quoi la nomination inopportune et aux pas de course, d’un vice-président constitue-t-elle une urgence pour la Côte d’Ivoire, si ce n’est d’imposer au peuple un prince héritier, déjà dans l’antichambre de la présidence, pardon du royaume ?
  • En quoi la nomination d’un vice-président participe-t-elle à tourner la page de l’ivoirité ?
  • En quoi la création d’un sénat budgétivore, au moment où les Ivoiriens croupissent toujours sous le poids de la pauvreté, est-elle une urgence et participe-t-elle à tourner la page de l’ivoirité ?
  • En quoi la nomination d’un tiers des membres du sénat participe-t-elle à tourner la page de l’ivoirité, si ce n’est de distribuer des postes à des amis pour service rendu ou de récompenser des allégeances ?
  • En quoi la suppression de la limite d’âge pour faire acte de candidature à la présidence de la République participe-t-elle à tourner la page de l’ivoirité ?
  • En quoi l’utilisation de deux bulletins de vote en lieu et place du bulletin unique participe-t-elle à tourner la page de l’ivoirité, si ce n’est un deuil de la transparence du scrutin à venir et un déni de démocratie ?
  • En quoi l’embouteillage inutile créé au sein de l’exécutif avec un Président, un Premier ministre et un vice-président-prince encombrant, participe-t-il à tourner la page de l’ivoirité ?

À moins d’être frappé d’une cécité politique, il apparait clairement que c’est une monarchie naissante que s’apprête à nous imposer le régime, par la constitutionnalisation des arrangements au sein d’un groupement politique privé. En clair, le Président Ouattara veut se servir de notre loi fondamentale pour régler son problème testamentaire entre ses héritiers et ses alliés politiques. Pire, la suppression de la limite d’âge est une remise en cause du processus de rajeunissement de la classe politique et de l’alternance entamée par le Président Laurent Gbagbo qui, du reste, n’a jamais été tenté de toucher à cette clause de notre loi fondamentale, tant elle traduisait sa vision du pouvoir. Si cette Constitution n’est pas une stratégie particulièrement concoctée contre Guillaume Soro, l’actuel président de l’Assemblée nationale, devenu gênant et de qui le régime tente de se débarrasser comme un mégot de cigarette, elle l’est singulièrement pour nombre de jeunes leaders politiques de notre génération et des générations futures, qui nourrissent des ambitions somme toute légitimes, et qui ont une vision pour un jour servir leur pays par l’exercice du pouvoir d’État. 

C’est peu dire d’affirmer que ce projet controversé veut nous obliger à entrer en compétition, en concurrence, voire en conflit avec des personnalités âgées de plus de 75 ans, en déphasage total avec les réalités de notre époque, et aux affaires depuis nos années collège, pour ne pas dire nos années d’école primaire. Alors, à quel âge allons- nous, nous aussi, servir notre pays un jour ? Quand même.

  • Pour donc faire l’économie de ce conflit et de cette concurrence contre nos grands-parents (pour qui nous avons beaucoup de respect),
  • Pour dire ‘’NON’’ au maintien d’une oligarchie en déphasage totale avec les réalités et les exigences de notre époque,
  • Pour aider notre pays à s’inscrire en lettre d’or sur la liste des pays qui pratiquent l’alternance démocratique,
  • Pour faire obstacle à cette monarchie naissante
  • Pour répondre à l’appel de l’histoire, et ne pas nous faire complices de la privatisation de notre loi fondamentale par le clan au pouvoir

J’appelle, en soutien au combat de l’opposition dans son ensemble, le peuple de Côte d’Ivoire et toute notre génération en particulier, dans toute sa diversité ethnique, politique et religieuse, à un DÉSERT ÉLECTORAL au score sans appel et à UNE ABSTENTION RETENTISSANTE le 30 octobre prochain pour dire ‘’NON’’ à cette imposture de trop.

Par abus d’autorité et de pouvoir, le régime peut certes nous empêcher de nous rassembler, de marcher, de faire des meetings, il peut même nous réprimer et nous emprisonner comme il le fait depuis 2011. Mais, il ne peut nous contraindre à quitter notre domicile le 30 octobre prochain, pour aller voter. L’artificialité et la répression érigées en mode de gouvernance, les manœuvres en cours ne peuvent que retarder notre volonté irréversible d’étancher notre soif de démocratie, elles ne peuvent jamais l’arrêter!

C’est le lieu d’adresser mes encouragements et mes félicitations à toute l’opposition ivoirienne dans son ensemble, pour toutes les actions déjà engagées pour faire entendre la voix et la douleur du peuple. Vive la Côte D’Ivoire démocratique, unie, une et indivisible !

Fait à La Haye le 25 octobre 2016

Charles Blé Goudé Homme politique en détention à La Haye 

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Côte d’Ivoire : Bruits de bottes à la GR ? Wattao rétablit l’ordre

Le commandant Wattao était à la Garde républicaine pour délivrer un message qui s’apparentait à une véritable mise en garde. Cette sortie du commandant en second de cette unité, le 29 septembre, faisait suite aux rumeurs de sédition y provenant.

Wattao met ses hommes en garde

Le lieutenant-colonel Issiaka Ouattara (Wattao) est vite monté au créneau à la GR d’Abidjan pour éteindre le feu qui couvait. En effet, des indiscrétions faisaient état de ce que certains militaires de cette unité chargée de missions de sécurité et d’honneur au profit des hautes autorités de Côte d’Ivoire et des Institutions de la République auraient reçu des messages les appelant à un soulèvement. Mais l’ancien chef d’état-major adjoint des Forces nouvelles leur a fait cette mise en garde cinglante : « Il faut qu’on arrête de se faire peur. » Puis, s’adressant à ceux qui demandent à « être adjudants d’ici janvier », il s’est voulu formel : « Ne laissez pas les politiciens vous utiliser. Il ne faut pas se tromper. » D’un air grave, il ajoute : « Si la GR se soulève, c’est que moi, Wattao je suis mort… La GR ne peut se soulever que si je suis devant… »

Cette sortie de l’homme de main de Guillaume Soro est loin d’être un coup d’épée dans l’eau. Car l’ancien Commandant adjoint du CCDO est régulièrement au parfum des informations qui fusent çà et là. Ainsi qu’il le dit : « Quand vous me voyez ce matin, c’est que j’ai un message très sérieux, très important à faire passer. » Aussi, les invite-t-il à transmettre ce message à leurs autres collègues de Yamoussoukro. Parce que, dit-il : « Je ne veux pas voir un élément de la GR dans ces bêtises. »

Notons que ces rumeurs interviennent dans un contexte particulièrement tendu. Plusieurs partis d’opposition entendent faire un sit-in à l’Assemblée nationale lors du passage du président Ouattara pour protester contre son projet de nouvelle Constitution. De même, le Colonel Amichia Kouao Michel, chef du corps de la Garde républicaine revient de La Haye. Il y était entendu par la CPI comme témoin à charge dans le procès de Gbagbo et Blé Goudé.

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CPI : le 18ème témoin présente un Officier supérieur traître sous Laurent Gbagbo

Le 18ème témoin à la barre à la CPI, a tenu à distinguer sous Laurent Gbagbo un Officier supérieur accusé de trahison de bons et courageux Officiers supérieurs restés fidèles à l’Etat de Côte d’Ivoire. Il a aussi fait cas des affaires du Bataillon d’Artillerie Sol-Air (BASA) évoquées lors de l’interrogatoire.

Le 18ème témoin de la CPI révèle la trahison d’un Officier sous Gbagbo

Pendant la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, selon le 18ème témoin de la CPI, il y avait une nette distinction à faire entre les Officiers supérieurs de l’armée ivoirienne. Lors de son interrogatoire le mardi 27 septembre 2016, il n’a pas manqué de citer les noms : son patron, le commandant, le lieutenant-colonel Dadi, «un homme fort, sûr, un homme de poigne qui aimait le travail bien fait (…) Il n’était pas possible de (lui) montrer son désaccord (…) parce que c’était Dadi (…) Il avait beaucoup d’espions, il fallait savoir tenir sa langue », affirmait-il avec passion et reconnaissance.

Poursuivant, le témoin P-238 va toucher du doigt les mauvaises relations qu’entretenaient les durs, bons et courageux Officiers supérieurs avec l’Officier supérieur traître de l’armée ivoirienne, à savoir le Général Detto Letto, « un vaurien », selon le terme propre utilisé par le témoin . Par contre, selon les dires de P-238, le capitaine Zadi du 1er Bataillon de commandos parachutistes (BCP) ou encore le Général Dogbo Blé, commandant de la Garde républicaine et bien d’autres ont été célébrés par le témoin.

A côté du Gal Detto Letto, le témoin a promis de citer d’autres noms d’Officiers supérieurs traîtres non des moindres pour « que les responsabilités soient situées  » dans cette crise là.

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Côte d’Ivoire / CPI : les derniers aveux du Colonel Amichia Kouao Michel

Le 17è témoin de la CPI, le Colonel Amichia Kouao Michel est passé aux aveux lors de sa dernière comparution face à l’avocat de la défense du sieur Charles Blé Goudé, Me Sery Zoukou qui a, par 37 questions bien sélectionnées, su arracher au témoin des vérités qu’il n’osait pas dire au sujet des nominations dans l’armée sous fond ethnique.

Le Colonel Amichia Kouao Michel reconnaît le rattrapage ethnique sous Ouattara

Hier lundi 26 septembre 2016, le témoin n°17 Amichia Kouao Michel a reconnu par ses affirmations face aux questions précises de Me Sery Zokou, avocat de Charles Blé Goudé, que du Président Laurent Gbagbo à M. Alassane Dramane Ouattara, l’armée nationale ivoirienne est passée du multicolore ethnique au monocolore ethnique. Sous Gbagbo, les Officiers supérieurs venaient de diverses régions de la Côte d’Ivoire, alors que sous Ouattara, la majorité vient du Nord avec une minuscule partie venant du Centre pour contenter un peu Bédié et son PDCI.

Comme dans un hymne où on ne peut que dire « oui », l’interrogatoire de Me Zokou tournait autour de noms cités et les réponses du Colonel Amichia Kouao Michel retentissaient « oui, il est du Nord aussi ». A preuve ceci:  » De quelle région du pays est originaire le général Soumaïla Bakayoko?« ,  » Du nord« , répond le Colonel Kouao. Et la suite, même question pour le « Général de Brigade Gaoussou (…), le Contre-Amiral Djakaridja(…), le chef de Bataillon de sécurisation de l’Est, Mori Bakaba (…), le Commandant supérieur adjoint de la Gendarmerie, Vaco Bamba… »,  » Du nord aussi« , répondait en cœur et le témoin et des spectateurs qui suivaient le procès sur Africa 24.

Pour finir, le Colonel a reconnu qu’en effet sous le régime actuel d’Abidjan, la tendance au niveau des nominations donne un fort taux pour les ressortissants du Nord, région qui a choisi Alassane Dramane Ouattara comme mentor, même si le concernant, il a mis en avant ses compétences et son parcours scolaire et universitaire.

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