Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo et Dogbo Blé devant leurs juges ce mardi

Les tribunaux du Plateau et de Yopougon seront encore en ébullition, dès ce mardi 21 février. Et pour cause, le procès de Simone Gbagbo et celui de Dogbo Blé, naguère reportés, reprendront devant la Cour d’Assises.

Simone Gbagbo et Dogbo Blé dans le box des accusés

Les avocats commis d'office à Simone Gbagbo rechignent à la défendre.Empêtrés dans des procès presque interminables, l’ex-première dame et l’ex-chef de la Garde républicaine du régime Gbagbo seront devant leurs juges dès demain. En effet, le report du procès de Simone Gbagbo avait été demandé par ses avocats à elle commis d’office. Ainsi que le justifiait Me Georges Viera Patrick, l’un de ces avocats : « Nous demandons un délai de grâce pour mieux nous imprégner du dossier et pour mieux défendre Mme Simone Gbagbo. » Demande qui a été agréée par le juge de la Cour d’Assises Boiqui Kouadjo. Il a par ailleurs reporté le procès de Mme Gbagbo au mardi 21 février prochain. Sauf qu’elle a décidé de boycotter son procès tout comme ses juges originels. Déjà condamnée à 20 ans de réclusion pour atteinte à la sûreté de l’État, elle est poursuivie pour crime de guerre et crime contre l’humanité.

Dogbo Blé poursuivi pour l'assassinat d'Yves Lambelin et autresComme par enchantement, le procès de Dogbo Blé Bruno a été également renvoyé au même jour. Le juge Mourlaye Cisseko a tiré motif de « difficultés sérieuses » pour reporter celui de l’ex-patron de la GR. Ces difficultés tiennent à l’absence de cinq accusés sur dix, et qui n’étaient nullement représentés par des avocats non plus. Cet autre procès dans lequel Dogbo Blé est cité a trait au rapt puis à l’assassinat des Français Yves Lambelin, ex-directeur général du groupe SifcaStéphane Frantz Di Rippel, ancien directeur de l’hôtel Novotel d’Abidjan, le Malaisien Chelliah Pandian, directeur général de Sania, filiale de Sifca et le Béninois Raoul Adeossi. Dogbo Blé a déjà écopé de la perpétuité dans l’affaire de l’assassinat de Robert Guéï.

Cependant, certains observateurs s’interrogent sur la coïncidence des procès des deux proches de l’ex-président Laurent Gbagbo, lui-même actuellement en procès. Une telle manoeuvre ne cacherait-elle pas un dessein inavoué ? L’avenir nous situera sur la suite de ces deux affaires.

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Côte d’Ivoire : Quand le procès Gbagbo met à nu le dispositif sécuritaire ivoirien

Les trois derniers témoins intervenants au procès Gbagbo à la CPI se sont particulièrement focalisés sur le dispositif sécuritaire ivoirien. Que ce soit Dosso Sinaly, Adomo Bonaventure ou encore Bredou M’Bia, tous les témoignages avaient trait aux activités des FDS.

Le dispositif sécuritaire de la Côte d’Ivoire dévoilé par les témoins

À vouloir établir le plan commun qu’auraient mis en oeuvre Laurent Gbagbo et son camp pendant la crise post-électoral, c’est tout le dispositif sécuritaire de la Côte d’Ivoire qui est porté à la place publique. En effet, durant cette période tumultueuse, les forces de défense et de sécurité ont mis en place un dispositif d’action. Cependant, c’est l’ensemble de leurs mouvements et leurs pseudonymes de couverture qui ont été dévoilés lors du procès.

Dosso Sinaly, expert en écoute privé passe à la barre de la CPI

L’ex-militaire Dosso Sinaly a révélé avoir piraté le PC radio de la police, de la gendarmerie ainsi que celui de l’armée afin de pouvoir écouter et savoir les différents mouvements des troupes sur le terrain. De même, Azur, Mercure, Appolon, Balzac, Cosmos, Faucon, sont autant de noms de code qu’il n’a pas hésité à dévoiler. Révélant par moment la chaîne de commandement et la manière dont fonctionnaient les forces armées ivoiriennes. Il s’est également adonné à des analyses personnelles pour mieux appuyer sa déposition. De même, le témoin a révélé qu’il suffisait pour toute personne désirant écouter les forces armées ivoiriennes d’acquérir n’importe quel poste radio pouvant capter les bandes VHF et UHF, et le tour est joué.

Le témoin Adomo Bonaventure dit craindre pour sa sécurité

Quant au commissaire Adomo Bonaventure Séverin, il a mis à nu le dispositif mis en place par la police nationale. Ce témoin qui dit craindre pour sa sécurité, a relaté avec détails, le fonctionnement des commissariats et districts de polices d’Abidjan. Il a par ailleurs donné le fonctionnement officiel des différents PC radio mis en place pour coordonner les activités sécuritaires. Le commissaire s’est également appesanti sur la manière dont la préfecture, les districts et les commissariats de police d’Abidjan fonctionnaient. L’actuel Directeur Opérationnel de l’Unité de Lutte Contre les Crimes Transnationaux a également fait d’énormes révélations sur la police.

Bredou M'Bia crée un incident à La Haye

Enfin, c’est le même son de cloche pour l’actuel témoin qui n’est autre que Bredou M’Bia, l’ex-DG de la police nationale. L’Administrateur général de la police nationale s’est également mis à table pour donner les détails du fonctionnement du corps qu’il a dirigé près de 10 ans durant. Ce fût également un témoignage qui donne les détails de l’appareil sécuritaire ivoirien. M. Bredou n’a pas encore fini de déposer, mais tout porte à croire qu’il fera davantages de révélations.

Aussi, avec tous ces témoignages, l’on se demande de savoir si la Côte d’Ivoire est encore convenablement protégée. Car certaines informations qui pouvaient être classées secret défense ont toutes été mises à la place publique. Qu’est-ce qui pourrait donc rester de l’édifice défensif de la Cote d’Ivoire après ce procès ? Surtout que d’autres généraux sont attendus à la barre ?

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Côte d’Ivoire : Bredou M’Bia crée un incident au procès Gbagbo à la CPI

L’ancien Directeur général de la police nationale Bredou M’Bia était encore présent à la barre de la CPI ce vendredi. Mais de par sa façon de répondre à l’interrogatoire du procureur, ce dernier l’a vivement interpellé. Ce qui a créé un certain incident à la Cour.

Quand les parties s’empoignent à cause de Bredou M’bia

En prêtant serment devant la chambre de la CPI, l’ex-directeur général de la police ivoirienne avait juré de « dire la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité ». Aussi, lors de l’interrogatoire du procureur, l’administrateur général Bredou M’Bia donnait des réponses qui semblaient ne pas convenir au parquet, d’où la confrontation verbale qui s’en est suivie entre les parties.

Voici le verbatim du malentendu qui s’en est suivi.

Le Procureur Mc Donald : « Monsieur le président, je voudrais parler à la chambre, et je crois qu’on peut le faire en présence du témoin. Je peux continuer, comme je suis en train de le faire avec des questions et des réponses. Mais je crois qu’il faudrait rappeler au témoin quel est l’objectif de sa présence ici. Et qu’il s’agit qu’il donne des informations, des faits. J’ai un peu l’impression de me trouver dans la peau d’un dentiste qui essaie d’extraire une dent. Comme si on était également dans un match de tennis. »

Réplique de Me Emmanuel Altit : « Ce n’est pas parce que les réponses que le témoin donne au procureur, que son propre témoin donne au procureur, ne sont pas celles qu’il attend, qu’il faut pour autant mettre le témoin sous pression. Ce n’est pas le but d’un interrogatoire principal. Le témoin donne son témoignage. Il l’a dit à plusieurs reprises, c’est son témoignage. Il faut le respecter. Et il n’y a aucun moyen de contourner ce que dit le témoin. Il y a des moyens procéduraux de lui poser des questions, pour essayer de recouper ce qu’il a pu dire. »

Avant d’ajouter : « Mais il n’y a aucun autre moyen possible, car alors on le mettrait sous pression. Donc il faut rester, me semble-t-il, à ce que la procédure prévoit, et respecter le témoignage du témoin qui sait ce qu’il dit. Et qui l’a répété à plusieurs reprises à votre chambre. »

L’avocat principal de Laurent Gbagbo a été appuyé, par ailleurs, par Me Jean-Serge Gbougnon de la défense de Charles Blé Goudé : « J’aimerais ajouter à ce que vient de dire mon confrère que vous avez, je ne dirai pas presqu’intimé l’ordre, mais vous avez dit au procureur de poser ses questions, d’éviter les commentaires. Et le témoin répondra. Vous avez dit plusieurs fois ici que s’il y a une contradiction quelconque entre la réponse donnée par le témoin et ce qu’il aurait fait comme déclaration auparavant, alors, on lui oppose sa déclaration et on avance. »

Puis il termine : « Mais on ne peut pas accepté que des propos pareils soient tenus envers et contre le témoin. Témoin qui ne fait que répondre aux questions telles qu’elles sont posées. Si on n’est pas satisfait de la réponse, si on pense qu’il y a une autre réponse, alors ont la lui oppose et on avance. Mais on ne peut pas accepter que des propos pareils soient tenus à l’encontre du témoin. »

Réponse du juge président Cuno Tarfusser : « Tout d’abord je rappelle au témoin qu’il est ici pour répondre aux questions en toute vérité. Alors quand vous nous dites que vous avez été à une réunion et vous ne savez ce qu’on y a discuté. Mais, moi aussi j’ai des difficultés à croire que vous n’ayez rien d’autre à ajouter. D’un autre côté, le procureur a, tout comme les autres parties, de confronter le témoin. Surtout quand celui-ci se contredit ou contredit ce qu’il a dit dans sa déclaration ou sa déposition. »

« Donc s’il y a une contradiction, eh bien, amenez cette contradiction. Essayez d’obtenir des informations du témoin sur ce qui est la vérité ou la version qui sera authentique. Mais je voudrais vraiment rappeler au témoin, sans le mettre sous pression, qu’il doit dire la vérité, toute la vérité. Point à la ligne. On parle de faits ici, pas ce que vous pensez. Ce qui s’est passé. D’accord ? »

Après quoi, le procès s’est poursuivi avec l’interrogatoire du bureau du procureur. Le procès a été par ailleurs émaillé d’autres incidents de procédure qui ont obligé le juge président à promettre plus de vigilance. Bredou M’Bia sera interrogé jusqu’en fin de semaine prochaine. Aussi, la défense de Gbagbo et Blé Goudé procéderont également au contre-interrogatoire, après le temps imparti au procureur.

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Côte d’Ivoire : Bredou M’Bia, l’ex-DG de la police, témoin au procès Gbagbo

L’administrateur général Bredou M’Bia est actuellement présent à la barre de la CPI pour dire sa part de vérité. Directeur général de la police ivoirienne lors de la crise postélectorale, P46 entend dire « toute la vérité ».

Bredou M’Bia face à Gbagbo et Blé Goudé

Au nombre des témoins partis déposer à La Haye, Bredou M’Bia fait partie des acteurs clés de la crise. Aussi, l’ex-Directeur général de la police nationale est appelé à « dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité ». Chose pour laquelle il a prêté serment et s’est engagé à être impartial dans sa déposition. D’entrée, le fonctionnaire de police s’est attelé à donner l’organisation, le rôle et le fonctionnement de la police nationale ivoirienne. L’interrogatoire du procureur Mc Donald a par ailleurs permis d’avoir une vue synoptique de la police ivoirienne.

Toutefois, l’interrogatoire de l’ancien patron de la police, aussi bien sous Laurent Gbagbo que sous Alassane Ouattara, se poursuit. La défense attend également son tour pour procéder au contre-interrogatoire. Notons par ailleurs que Bredou M’bia a été demis de ses fonctions de DG de la police en janvier dernier. La raison officielle ? La mutinerie des 8400 soldats ex-rebelles intégrés à l’armée ivoirienne qui a secoué Bouaké et d’autres villes ivoiriennes. Et depuis ce temps, il n’occupe plus de fonction officielle au sein de la police.

Précisons à toutes fins utiles que le débat sur la protection de l’identité du témoin avait fait rage, hier, à la Cour pénale internationale (CPI). Mais en fin de compte, le juge président Cuno Tarfusser a tranché en faveur d’une déposition à visage découvert, avec quelques huis clos partiels, en cas de besoin.

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Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé face au témoin 106

Ce lundi 6 février, le procès du président de la Côte d’Ivoire, M. Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé (son ministre) à la CPI (Cour pénale internationale) a repris. C’est devant le témoin 106 que les deux Ivoiriens se retrouvent ce matin à La Haye.

Reprise du procès  Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé

L’ancien président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo et son ministre Charles Blé Goudé comparaissent ce matin après plusieurs semaines de pause. Ils sont accusés d’avoir commis des crimes contre l’humanité lors de la crise postélectorale de 2010. L’ancien président ne reconnait pas la victoire de son rival Alassane Ouattara, candidat du RDR, actuel parti au pouvoir.

Il avait fini par être chassé du pouvoir par l’armée française et les soldats rebelles qui soutenaient le président Ouattara. Avant la dégénérescence de cette crise, le Pr Laurent Gbagbo qui dénonçait de graves tricheries de son adversaire avait appelé à faire recompter les voix. La France, alors dirigée par Nicolas Sarkozy, avait refusé cette solution et appelé l’ex-chef de l’État à partir du pouvoir au risque d’aller le chercher.

Procès Laurent Gbagbo et Blé Goudé P 106Le fondateur du FPI a refusé d’accepter cette injonction de la France, ce qui lui a fallu les bombardements de sa résidence jusqu’à son arrestation. Déporté le 13 avril 2011 dans un premier temps dans une résidence surveillée à Korhogo, dans le nord de la Côte d’Ivoire. Il a été transféré à la CPI où il est jugé depuis déjà plusieurs années. Après une pause de plusieurs semaines dans ce procès, ce lundi 6 février marque sa reprise avec l’audition du témoin P 106.

Le président ivoirien Alassane Ouattara avait rencontré en secret le procureur argentin de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, à Paris, le 26 novembre 2011. Le 29 novembre, M. Laurent Gbagbo quittait la terre de ses ancêtres pour la prison de La Haye. Vous pouvez suivre le procès sur ici Lien.

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Côte d’Ivoire : procès Yves Lambelin, Dogbo Blé et ses coaccusés renvoyés au 21 février

Grande figure chez les soldats restés fidèles au Président Laurent Gbagbo en 2011, en Côte d’Ivoire, le Général Dogbo Blé Bruno était devant la justice ce mardi pour répondre du meurtre d’Yves Lambelin et de plusieurs autres personnes.

Le Général Dogbo Blé Bruno doit revenir devant la justice le 21 février

Toujours entre les mains de la justice ivoirienne qui l’a déjà condamné à perpétuité pour l’assassinat du Général Robert Guéï, le Général Dogbo Blé Bruno est cette fois-ci accusé d’avoir séquestré puis assassiné les Français Yves Lambelin, ex-directeur général du groupe Sifca, Stéphane Frantz Di Rippel, ancien directeur de l’hôtel Novotel d’Abidjan, le Malaisien Chelliah Pandian, directeur général de Sania, filiale de Sifca et le Béninois Raoul Adeossi. Ce procès qui devait se tenir ce mardi 31 janvier 2017 a été renvoyé au 21 février prochain, dit-on, pour défaut d’avocats de certains accusés.

Qui était en réalité Yves Lambelin ? Cet homme est l’ancien directeur général du groupe Sifca, un grand groupe industriel ivoirien qui existe depuis septembre 1964, et qui est un des acteurs majeurs de l’économie ouest-africaine. Alors que l’actuel président Alassane Ouattara avait asphyxié économiquement la Côte d’Ivoire lors de la crise postélectorale de 2011, avec pour objectif de pousser les Ivoiriens à chasser le président Laurent Gbagbo, Yves Lambelin avait décidé de payer les salaires de ses nombreux employés.

Cet industriel ivoirien, d’origine française, soutenait le régime du président Laurent Gbagbo. Lors de la bataille d’Abidjan, il avait été amené, avec les autres disparus, par un groupe d’hommes en tenues militaires le 4 avril 2011, selon France 2.

C’est après cet enlèvement qu’ont débuté les frappes de la France contre la résidence du président Laurent Gbagbo, ainsi que les positions des forces militaires qui lui sont restées fidèles. Pour certains, cet enlèvement avait été orchestré pour faire croire à l’opinion que le président ivoirien d’alors s’en prenait aux expatriés français. Cela a permis à l’ancien président français Nicolas Sarkozy de justifier l’agression de son armée contre les positions des militaires fidèles à Laurent Gbagbo et de sa résidence.

Notons que la crise postélectorale de 2011 est née des contestations des résultats donnés par le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko, à l’hôtel du Golf, le QG de campagne du président Alassane Ouattara, l’adversaire de Laurent Gbagbo à l’élection présidentielle de 2010. Ces chiffres qui donnaient l’ancien directeur Afrique du FMI gagnant ont été lus en présence de médias étrangers, essentiellement français, alors que la CEI avait dépassé les trois jours légaux qui lui étaient impartis pour se prononcer.

Gros doute sur l’assassinat de Yves Lambelin par le général Dogbo Blé Bruno

Le Conseil constitutionnel ivoirien avait aussitôt annulé ces résultats et désigné le président Laurent Gbagbo vainqueur de cette élection. Paul Yao N’Dré, président de cette institution, seul habilité à désigner le vainqueur définitif de l’élection, dit avoir annulé certains résultats litigieux avant de se prononcer en faveur de l’ex-président emprisonné aujourd’hui à La Haye par la CPI. Laurent Gbagbo a été arrêté par les forces françaises, selon le témoin P483, lors de son passage à la barre à la CPI, et remis aux forces rebelles.

Le Général Dogbo Blé Bruno

Le Général Dogbo Blé en costume gris

Le général Dogbo qui s’était rendu aux forces onusiennes à la chute du président Gbagbo est, depuis, arrêté et condamné à 15 ans d’emprisonnement ferme pour l’assassinat du colonel-major Adama Dosso et à perpétuité pour celui du Général Robert Guéï, l’ancien chef de la junte militaire qui avait renversé le régime d’Henri Konan Bédiéle 24 décembre 1999. Indépendamment de l’affaire ivoirienne, le général Guéï était également soupçonné d’avoir, en 1989, participé à la préparation de l’attaque du chef de guerre Charles Taylor contre le Libéria. Cette guerre civile avait fait plusieurs milliers de morts dans ce pays frontalier de la Côte d’Ivoire.

Le Général Dogbo Blé Bruno est accusé dans ce procès Yves Lambelin d’avoir donné des ordres, fort curieusement, contre un homme qui permettait pourtant au régime qu’il soutenait, de résister économiquement. Beaucoup d’Ivoiriens doutent de cette version. Pour eux, le régime actuel pratique une chasse contre les anciens patrons de l’ex-régime. D’ailleurs, plusieurs proches de Gbagbo, dont l’ex-première dame Simone Gbagbo, sont retenus dans des prisons, aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays, sans jugement depuis plusieurs années.

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Côte d’Ivoire: Anaky Kobena (MFA) annonce la fin du pouvoir Alassane Ouattara

Anaky Kobena, président du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA), vient d’annoncer lors d’une interview accordée à Alerte infos et relayés par Connectionivoirienne.net. que “ le départ du pouvoir’’ d’Alassane Dramane Ouattara sonnera le glas de la fronde sociale en Côte d’Ivoire.

La fin du pouvoir Ouattara annoncée par Anaky Kobena (MFA)

Anaky Kobena, au sujet de la fin du pouvoir Ouattara, est parti du constat de la « rupture » entre M. Alassane Dramane Ouattara et les Ivoiriens : « Pour tous ceux qui ont une certaine lecture de la situation sociale et politique dans un pays, ce ne sont pas ces émeutes qui sont les prémices de la fin du pouvoir Ouattara. Ces événements ne sont que des suites de ce qui a été pour tout le monde une évidence, c’est-à-dire, les dernières élections en Côte d’Ivoire avec leurs taux de participation qui ont été extrêmement bas. Ces élections ont montré qu’il y a désormais une espèce de rupture totale entre Ouattara et la population de Côte d’Ivoire. »

L’ancien allié du président ivoirien dans son combat contre Laurent Gbagbo croit savoir que les Ivoiriens ont découvert qu’ils se sont fait tromper par l’ancien directeur du département Afrique du FMI. « Ouattara s’est présenté comme un homme miracle, un messie qui avait tout le potentiel pour faire de ce pays une nouvelle Jérusalem. Mais très vite, les choses se sont délitées et le masque est tombé. Depuis les dernières élections, une chose est certaine, les Ivoiriens ont découvert tous qu’ils se sont trompés sur son compte. Ouattara lui-même le sait. Entre Ouattara et les populations ivoiriennes, depuis décembre 2015, c’est fini. Ces mutineries ajoutées à la grève des fonctionnaires sont des séquences d’un mouvement qui n’aura de fin qu’avec son départ du pouvoir... »

Pour M. Anaky Kobena, la misère des Ivoiriens vient de la présence permanente des ex-combattants de Ouattara :  » (…) Tant que cela ne sera pas résolu, la Côte d’Ivoire ne sera jamais un pays normal. Avec la manière de procéder de Ouattara ou d’Amadou Gon, je les vois difficilement arriver à des solutions dans la durée. Ils sont enclins à vouloir chercher des demi-mesures pour n’obtenir que l’apaisement qui les intéresse. Ils cherchent l’apaisement et non des solutions définitives aux problèmes. »

Il en appelle donc à un « forum » national comme solution politique unique: « Dans ce forum qui pourrait se tenir, il ne s’agira pas de trouver uniquement des solutions aux problèmes spécifiques de quelques groupes socioprofessionnels, mais plutôt de régler l’ensemble des problèmes qui se pose à la Côte d’Ivoire« .

 Sorti depuis décembre 2015 « définitivement du RHDP » à cause du « fameux appel de Daoukro », Anaky Kobena, président du MFA, donne une révélation de taille: « Nous n’attendrons pas 2020 en Côte d’Ivoire pour aller à des élections ».

M. Innocent Anaky Kobena a évoqué aussi la question du Président Laurent Gbagbo incarcéré à la CPI: « Le fait que je ne sois pas encore allé rendre visite à Laurent Gbagbo à La Haye ne veut pas dire qu’il y a un problème ou une division entre lui et moi. Je pense avant la mi-année être en France. J’attendrai que ceux qui gèrent ces visites puissent me dire tel jour ton frère Laurent Gbagbo t’attend et je me précipiterai à La Haye pour aller lui dire bonjour et le soutenir. Parce qu’il a besoin de soutien par rapport à ce que nous avons eu à mener ensemble comme lutte politique. Jusqu’à présent dans son procès, rien n’avance et la Cour n’arrive pas à établir quoi que ce soit. Je pense, qu’en dehors de toute considération politique et pour des questions de Droit, qu’il serait normal qu’on puisse lui donner la liberté quitte à prendre toutes les précautions pour qu’au moment venu au niveau de la CPI, il puisse se présenter ».

Enfin, il a conclu ces propos sur la vie politique au sein du MFA avec l’affaire « Anzoumanan Moutaye »: « Anzoumanan Moutaye a fait une pyramide de faux qui a commencé à l’emporter. Ceux même qui les ont fiancé, commandité, pour aller faire ce faux ne croient plus en eux. Les trois députés du MFA ont été battus aux dernières élections législatives et nous savons qu’ils ont été battus grâce à des manœuvres des responsables du RHDP. Donc, le RHDP ne veut même plus d’eux. Anzoumanan Moutaye a été chassé du gouvernement parce que le gouvernement d’Amadou Gon, par rapport à son développement pour 2020 n’a pas besoin de ce genre de boulets inutiles. Au fond, il ne sert à rien au RHDP qui n’a pas besoin de lui. Si Ouattara et Bédié ont rejeté Mabri et Gnamien, ce n’est pas sur Anzouman Moutayé qui n’est rien et n’a rien qu’ils vont s’attarder. S’il avait un peu de culture politique, il comprendrait qu’il a été purement et simplement utilisé contre Anaky. »

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Côte d’Ivoire : RHDP, le ministre Amadou Soumahoro ne devrait pas dire ça

Pour analyser la situation difficile que traverse en ce moment la Côte d’Ivoire, le RHDP s’est réuni lundi dernier sur convocation du ministre Amadou SOUMAHORO. Le Président du Directoire du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) a profité de la tribune qu’il s’est offerte pour descendre comme à l’accoutumée, chez les politiciens ivoiriens, le débat au troisième niveau du sous-sol. Nous avons décidé de paraphraser une partie du très long discours de ce haut dirigeant de notre pays. Oui, M Amadou SOUMAHORO est une des personnes bien écoutées de notre cher président Alassane Ouattara.

L’analyse du ministre Amadou Soumahoro sur la situation en Côte d’Ivoire

Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix note que les deux événements ci – dessus (la mutinerie et la grève des fonctionnaires) ont eu pour effet de créer une psychose au sein des populations et engendré un climat de méfiance dans le pays. En effet, les commentaires et les prises de position alarmistes sur l’état réel de la situation qui étaient relayés sur les réseaux sociaux ont donné l’image d’un pays encore une fois au bord du gouffre.

Nous : «Voilà un déni de la réalité. Le ministre Amadou SOUMAHORO monte dans les démentis alors que la situation est ce qu’elle est et bien réelle. La Côte d’Ivoire, qu’on le veuille ou non, traverse une période très difficile pas du tout maitrisée par ses dirigeants. Dans un pays normal, l’armée ne se mutine pas tous les matins. Les fonctionnaires ne sont pas dans les rues plutôt qu’à leurs postes. La situation est donc sur les réseaux sociaux ce qu’elle est dans le pays.»

Le RHDP relève que les comportements observés à l’occasion de la mutinerie, notamment la réclusion dans les domiciles, la constitution de provisions, la fermeture des établissements scolaires, le recours à la marche à pied comme mode de transport ont rappelé à la triste mémoire des Ivoiriens les événements douloureux vécus au cours de la période 1999 – 2011 et que personne n’a souhaité voir se reproduire.

Contrairement aux affirmations de Monsieur AFFI N’guessan, Président d’une frange du Front Populaire Ivoirien, le parti politique qui était aux affaires au moment de l’apparition des causes des présents événements, le RHDP constate que la tension sociale n’a pas de fondement politique. En effet, qu’il s’agisse des militaires qui auraient dû être pris en compte depuis 2007 ou des fonctionnaires dont les arriérés ont été actés depuis 2009 par le Gouvernement du défunt régime des Refondateurs, personne n’a mis en cause l’autorité du Chef de l’État, encore moins la crédibilité des Institutions. D’où vient – il alors qu’on se saisisse de cette crise sociale pour servir aux Ivoiriens la recette miracle d’un Gouvernement de transition ?

Quand AFFI N’guessan fiche une peur bleue à Amadou SOUMAHORO

Nous : « Comme nous pouvons le constater, le ministre Amadou SOUMAHORO va se lancer dans une punchline inutile et ennuyeuse contre le pas plus utile M. AFFI N’guessan dans la situation actuelle du pays.»

Sur le sujet, le RHDP voudrait faire la précision suivante :

À l’expiration de son premier mandat, Son Excellence Alassane OUATTARA a sollicité le suffrage des Ivoiriens qui lui ont renouvelé leur confiance, le 25 octobre 2015 par un score, sans appel de 83,66% ;

Nous : « Il faut arrêter avec les chiffres soviétiques qui décrédibilisent plus que l’inverse. Dans aucune grande démocratie au monde, personne n’est élu à plus de 60% du suffrage. Et dans le cas de la Côte d’Ivoire, personne n’est sans savoir que le FPI, l’originel, le pro-Gbagbo, celui qui représente au moins 1/3 de l’électorat ivoirien et représenté par le ministre Aboudrahamane Sangaré a boudé cette présidentielle. Dès lors, le Pdt Ouattara aurait pu avoir 99,99% de score que personne n’aurait été choqué puisqu’il s’est en plus allié au PDCI, le plus grand parti du pays. »

Respectant son engagement de doter le pays d’une nouvelle loi fondamentale, le Chef de l’État, après une large consultation, a soumis un projet de nouvelle constitution qui a été voté par les Ivoiriens à 93,42%, le 30 octobre 2016 ;

Nous : « Wahooo’, « énorme ». Cette innovation va sans doute valoir au président un prix de création aussi important que celui mérité par Mark Elliot Zuckerberg. Le vote de cette Constitution a été boycotté par le FPI Sangaré. À noter aussi que la majorité des Ivoiriens n’ont aucune idée du contenu de cette Constitution, fondatrice de la 3e République. Certains cadres du pays non plus…»

Attention aux scores toujours plus élevés…

Les élections législatives, organisées le 18 décembre 2016, pour l’installation de la première législature de la troisième république, ont donné 168 députés au RHDP, 75 indépendants dont la plupart ont rejoint le RHDP donnant à ce groupement politique 211 députés, représentants plus de 82% des députés à l’Assemblée Nationale, et seulement 3 au FPI dont deux issus de la région natale de Monsieur AFFI N’guessan.

Le RHDP demande à Monsieur AFFI N’guessan qui peine à unir le FPI, d’expérimenter la transition au sein de sa propre formation politique en vue de parvenir à la réconciliation des frontistes.

Nous : « Comme on peut le voir, ça donne des boutons au RDR quand on lui parle de gouvernement de transition. Surprenant de la part d’une formation qui a partagé le pouvoir de Laurent Gbagbo pratiquement durant toute sa durée et qui se permet des sévérités avec son bilan…»

Pour le RHDP, le recours à la grève comme moyen de revendication doit intervenir en cas de refus de toute négociation par l’employeur ou de mauvaise foi manifeste dans le traitement des désidératas des syndicalistes. Dans le cas d’espèce, le Gouvernement a montré toute sa bonne foi et sa volonté d’un règlement global de toutes les questions soulevées. À cette fin, il a convoqué un forum social pour le 25 février 2017.

Nous : « Monsieur le Ministre, les syndicats ont surtout reçu des promesses d’une «riposte » « sauvage et inoubliable » de la part du gouvernement. Et donc l’envie de négocier pacifiquement n’est pas très perceptible dans votre façon de faire…»

Le RHDP rappelle à l’opinion nationale et internationale que, depuis son accession à la magistrature suprême, le Président de la République, Son Excellence Alassane OUATTARA a mis un point d’honneur à l’amélioration des conditions de vie de ses concitoyens. Ainsi, les fonctionnaires et agents de l’Etat, ont bénéficié du déblocage des salaires qui étaient bloqués depuis 1988 et de la reprise des avancements indiciaires tous les deux ans. Ces efforts coûtent, chaque année environ 245 milliards FCFA à l’État.

Nous : «Mais oui ! Le président a tellement bien travaillé que les fonctionnaires ont décidé de faire des marches pour lui dire merci. Quelle blague! Il faut arrêter l’autosatisfaction, M. le Ministre. Avant de brandir le coût de ces efforts, il faudrait peut-être aussi chiffrer en FCFA l’apport des fonctionnaires à l’État de Côte d’Ivoire, ce sera un peu plus équilibré.»

POSITION DU RHDP

Le RHDP réitère son attachement à la paix, érigée en deuxième religion de la Côte d’Ivoire par le père fondateur, le Président Félix Houphouët – Boigny. Les récents événements ont démontré, que sans paix, il ne peut y avoir d’activités économiques à même de générer des ressources à distribuer pour satisfaire les revendications, fussent – elles fondées.

Nous : « On est d’accord avec vous M. le Ministre. Voilà pourquoi il faut arrêter de sortir comme bon vous semble du placard le bilan du président Gbagbo. Il n’avait pas la paix, et donc ne pouvait efficacement gérer le pays.»

Le RHDP condamne fermement le recours à la violence, notamment l’usage des armes à feux, les attaques des établissements scolaires, les agressions physiques perpétrées sur les individus. Il condamne également le blocus du fleuron de l’activité économique de la Côte d’Ivoire que constitue le Port Autonome d’Abidjan et des symboles vivants de la réussite de notre pays représentés par la SIR et la SOTRA.

Nous : « C’est toujours bien d’expérimenter de nouvelles choses pour mieux comprendre certaines situations. On comprend mieux les autres par la suite. Espérons pour l’avenir des Ivoiriens que des leçons ont été tirées avant ce constat.»

Le RHDP s’indigne de la récupération politique faite de cette crise sociale ainsi que de la campagne d’intoxication menée sur les réseaux sociaux dans le but de porter atteinte à l’image de notre pays et d’annihiler les importants efforts déployés par le Président de la République et le Gouvernement, en vue de mener la Côte d’Ivoire à l’émergence à l’horizon 2020.

Nous : « M. le Ministre, lâchez-nous la grappe s’il vous plait avec votre émergence à l’horizon 2020. On n’en a pas grand-chose à faire. Échinez-vous plutôt, comme promis, à permettre à chaque Ivoirien de manger à sa faim. Aux chômeurs de trouver un travail, aux malades de pouvoir se soigner et aux fonctionnaires qui sont dans les rues de pouvoir gagner en sérénité. Vous faites insulte à l’intelligence des grévistes avec votre peur de la récupération de leur mouvement d’humeur. Ils n’ont certainement pas attendu la déclaration passée inaperçue du Premier ministre Affi N’Guessan que vous utilisez inlassablement pour resserrer vos rangs avant de se soulever. Personne ne veut la chute du président Ouattara, en tout pas avant qu’il ait réglé tous ces problèmes posés par les différentes couches de la société ivoirienne».

La crise couve toujours M. Soumahoro

Le RHDP rend un vibrant hommage au Chef de l’État, Son Excellence Alassane OUATTARA pour le dénouement de cette crise. Il lui exprime son admiration et l’assure de son soutien de tous les instants dans les efforts inlassables qu’il déploie pour hisser la Côte d’Ivoire au nom des nations qui compte sur l’échiquier mondial.

Nous : « following »

Le RHDP exprime ses encouragements au Premier ministre Amadou Gon COULIBALY et au Gouvernement pour la dextérité avec laquelle ils conduisent les négociations. Le RHDP demande au Premier ministre du Gouvernement de maintenir cette posture de grandeur en donnant toutes les chances à la paix, en vue d’un aboutissement heureux des discussions.

Nous : « C’est mieux si les syndicalistes ne sont pas forcés à faire des déclarations qu’ils n’ont pas décidées. Donnez quelques conseils sur la démocratique autour de vous doyen… ça peut toujours aider.»

Le RHDP remercie toutes les personnes physiques et morales qui ont apporté une contribution décisive à l’apaisement de la situation. Le RHDP remercie en particulier les organisations de la société civile pour le ton de leurs déclarations ainsi les autorités politiques, administratives, coutumières et religieuses des villes de Bouaké et Yamoussoukro.

Nous : « Mouaiiiii mouai, next !»

Le RHDP Invite les militaires et l’ensemble des forces de l’ordre à assurer leur mission régalienne de sécurisation du territoire national et de protection des personnes et des biens dans le strict respect de la discipline qui reste de mise au sein des forces armées.

Nous : « Les politiques devraient faire de même, ça nous changera. »

Le RHDP salue la maturité et le sens des responsabilités des syndicalistes qui ont accepté la demande faite par Monsieur le Premier Ministre Amadou Gon COULIBALY, au nom du Gouvernement, en levant le mot d’ordre de grève. Il les exhorte à la poursuite des négociations dans un esprit de conciliation.

Nous : « Oui, mais ils sont toujours dehors trois jours après votre discours… »

Le RHDP, fidèle aux idéaux prônés par le père fondateur, invite les partenaires sociaux à recourir au dialogue qui est l’arme des forts, en matière de règlement des crises. Il les invite instamment à préparer le forum social proposé par le Gouvernement en vue de solutions idoines et durables aux questions soulevées.

Nous : « L’exercice du pouvoir rend très sage et désireux de tranquillité. Merci M. le Ministre, de l’avoir compris aux côtés du président Ouattara.»

Le RHDP appelle les membres du Directoire, les coordonnateurs, départementaux, communaux et sous – préfectoraux, les élus ainsi que les instances de tous les partis politiques membres à la mobilisation. Aussi, le RHDP se propose – t – il d’envoyer des missions d’explications sur toute l’étendue du territoire national pour donner l’information vraie à ses militants et aux populations ivoiriennes, dans leur ensemble.

Nous : « Heuuu non! Le transport coute cher en Côte d’Ivoire, M. le ministre. Si votre mouvement a un peu, il peut aider le gouvernement à soutra les fonctionnaires. C’est 1+1 qui font 2… Sinon l’information vraie, vos militants la connaissent et ils savent où la trouver sur internet et dans les médias en kiosque. Le Patriote, par exemple sait très bien relayer vos idées. Une petite tribune peut suffire à informer tout le monde, y compris les personnes intoxiquées sur les réseaux sociaux et qui ne militent pas à vos côtés. Il faut optimiser M. le ministre…»

Le RHDP invite le vaillant peuple de Côte d’Ivoire à maintenir toute sa confiance au Président de la République, Son Excellence Alassane OUATTARA et à son Gouvernement qui sont à la tâche pour l’avènement de la Côte d’Ivoire nouvelle.

Nous : « Merci M. le ministre. On est avec vous. On a confiance, mais on n’est pas encore rassuré… le président n’a qu’à gérer!»

Fait à Abidjan, le 23 janvier 2017

Le ministre Amadou SOUMAHORO
Président du Directoire du RHDP

Paraphrasé par le Kpakpato d’Afrique-sur7.

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Depuis la Haye, Gbagbo forme ses voeux à toute la Côte d’Ivoire

Le Président Laurent Gbagbo en ce moment incarcéré à la Cour Pénale Internationale (CPI), a formé ses vœux de nouvel an à l’endroit de toute la Côte d’Ivoire et surtout à l’endroit des prisonniers et exilés politiques. Il a eu aussi une pensée pour tous ces bienfaiteurs.

Les vœux de Gbagbo à toute la Côte d’Ivoire depuis la Haye

 » « À l’aurore de la nouvelle année, je voudrais souhaiter à chacune et à chacun de mes chers compatriotes une très bonne année. Je formule le vœu d’une paix individuelle et collective à toutes les Ivoiriennes et à tous les Ivoiriens.

 En ces moments particuliers de joie, j’ai une pensée profonde de tristesse pour les centaines de prisonniers politiques et les milliers d’exilés qui attestent de la faiblesse de la cohésion sociale dans notre pays.

Je souhaite la libération de ces prisonniers et le retour d’exil de nos nombreux frères et sœurs.

Je voudrais profiter de ces moments de bilan pour remercier très sincèrement toutes les personnes qui , à travers le monde, sous diverses formes, prennent des initiatives individuelles ou collectives en faveur de ma cause et de celle du ministre Blé Goudé. Je leur exprime ici et maintenant ma profonde gratitude.

Je marque une attention particulière à l’ensemble des anciens Chefs d’État d’Afrique regroupés au sein du « Forum » dirigé par le Président Joaquim Chisano. Leur engagement inlassable à nos côtés reste un témoignage fort de fraternité.

J’adresse également mes vifs remerciements au Premier Ministre Joseph Koffigoh du Togo et à notre illustre doyen, le ministre Bernard Dadié pour leur initiative d’une pétition internationale en faveur de notre libération. Ma gratitude va aussi à l’endroit de tous ceux qui ont porté cette initiative. Que Dieu les en rétribue au-delà de leurs espérances. »

Bonne et heureuse année 2017

Que Dieu bénisse la Côte d Ivoire.

Le Président Laurent GBAGBO

Po le ministre KONÉ Katinan Justin « 

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Côté d’ivoire : Les vœux du Président Laurent GBAGBO pour 2017 !

L’ancien président de la République de Côte d’Ivoire, M. Laurent Gbagbo à adressé ses veux pour 2017 à ses compatriotes. Depuis son lieu de détention à la prison de La Haye, le président du FPI encourage les initiatives pouvant amener en Côte d’Ivoire une paix véritable et durable.

Laurent Gbagbo n’oublie pas les Ivoiriens et ses bienfaiteurs

« À l’aurore de la nouvelle année, je voudrais souhaiter à chacune et à chacun de mes chers compatriotes une très bonne année. Je formule le vœu d’une paix individuelle et collective à toutes les Ivoiriennes et à tous les Ivoiriens.

En ces moments particuliers de joie, j’ai une pensée profonde de tristesse pour les centaines de prisonniers politiques et les milliers d’exilés qui attestent de la faiblesse de la cohésion sociale dans notre pays.

Je souhaite la libération de ces prisonniers et le retour d’exil de nos nombreux frères et sœurs.

Je voudrais profiter de ces moments de bilan pour remercier très sincèrement toutes les personnes qui , à travers le monde, sous diverses formes, prennent des initiatives individuelles ou collectives en faveur de ma cause et de celle du ministre Blé Goudé. Je leur exprime ici et maintenant ma profonde gratitude.

Je marque une attention particulière à l’ensemble des anciens Chefs d’État d’Afrique regroupés au sein du « Forum » dirigé par le Président Joaquim Chisano. Leur engagement inlassable à nos côtés reste un témoignage fort de fraternité.

J’adresse également mes vifs remerciements au Premier Joseph Koffigoh du Togo et à notre illustre doyen, le ministre Bernard Dadié pour leur initiative d’une pétition internationale en faveur de notre libération. Ma gratitude va aussi à l’endroit de tous ceux qui ont porté cette initiative. Que Dieu les en rétribue au-delà de leurs espérances. »

Bonne et heureuse année 2017
Que Dieu bénisse la Côte d Ivoire.

Le Président Laurent GBAGBO
Po le ministre KONÉ Katinan Justin

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