Depuis la Haye, Gbagbo forme ses voeux à toute la Côte d’Ivoire

Le Président Laurent Gbagbo en ce moment incarcéré à la Cour Pénale Internationale (CPI), a formé ses vœux de nouvel an à l’endroit de toute la Côte d’Ivoire et surtout à l’endroit des prisonniers et exilés politiques. Il a eu aussi une pensée pour tous ces bienfaiteurs.

Les vœux de Gbagbo à toute la Côte d’Ivoire depuis la Haye

 » « À l’aurore de la nouvelle année, je voudrais souhaiter à chacune et à chacun de mes chers compatriotes une très bonne année. Je formule le vœu d’une paix individuelle et collective à toutes les Ivoiriennes et à tous les Ivoiriens.

 En ces moments particuliers de joie, j’ai une pensée profonde de tristesse pour les centaines de prisonniers politiques et les milliers d’exilés qui attestent de la faiblesse de la cohésion sociale dans notre pays.

Je souhaite la libération de ces prisonniers et le retour d’exil de nos nombreux frères et sœurs.

Je voudrais profiter de ces moments de bilan pour remercier très sincèrement toutes les personnes qui , à travers le monde, sous diverses formes, prennent des initiatives individuelles ou collectives en faveur de ma cause et de celle du ministre Blé Goudé. Je leur exprime ici et maintenant ma profonde gratitude.

Je marque une attention particulière à l’ensemble des anciens Chefs d’État d’Afrique regroupés au sein du « Forum » dirigé par le Président Joaquim Chisano. Leur engagement inlassable à nos côtés reste un témoignage fort de fraternité.

J’adresse également mes vifs remerciements au Premier Ministre Joseph Koffigoh du Togo et à notre illustre doyen, le ministre Bernard Dadié pour leur initiative d’une pétition internationale en faveur de notre libération. Ma gratitude va aussi à l’endroit de tous ceux qui ont porté cette initiative. Que Dieu les en rétribue au-delà de leurs espérances. »

Bonne et heureuse année 2017

Que Dieu bénisse la Côte d Ivoire.

Le Président Laurent GBAGBO

Po le ministre KONÉ Katinan Justin « 

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Côté d’ivoire : Les vœux du Président Laurent GBAGBO pour 2017 !

L’ancien président de la République de Côte d’Ivoire, M. Laurent Gbagbo à adressé ses veux pour 2017 à ses compatriotes. Depuis son lieu de détention à la prison de La Haye, le président du FPI encourage les initiatives pouvant amener en Côte d’Ivoire une paix véritable et durable.

Laurent Gbagbo n’oublie pas les Ivoiriens et ses bienfaiteurs

« À l’aurore de la nouvelle année, je voudrais souhaiter à chacune et à chacun de mes chers compatriotes une très bonne année. Je formule le vœu d’une paix individuelle et collective à toutes les Ivoiriennes et à tous les Ivoiriens.

En ces moments particuliers de joie, j’ai une pensée profonde de tristesse pour les centaines de prisonniers politiques et les milliers d’exilés qui attestent de la faiblesse de la cohésion sociale dans notre pays.

Je souhaite la libération de ces prisonniers et le retour d’exil de nos nombreux frères et sœurs.

Je voudrais profiter de ces moments de bilan pour remercier très sincèrement toutes les personnes qui , à travers le monde, sous diverses formes, prennent des initiatives individuelles ou collectives en faveur de ma cause et de celle du ministre Blé Goudé. Je leur exprime ici et maintenant ma profonde gratitude.

Je marque une attention particulière à l’ensemble des anciens Chefs d’État d’Afrique regroupés au sein du « Forum » dirigé par le Président Joaquim Chisano. Leur engagement inlassable à nos côtés reste un témoignage fort de fraternité.

J’adresse également mes vifs remerciements au Premier Joseph Koffigoh du Togo et à notre illustre doyen, le ministre Bernard Dadié pour leur initiative d’une pétition internationale en faveur de notre libération. Ma gratitude va aussi à l’endroit de tous ceux qui ont porté cette initiative. Que Dieu les en rétribue au-delà de leurs espérances. »

Bonne et heureuse année 2017
Que Dieu bénisse la Côte d Ivoire.

Le Président Laurent GBAGBO
Po le ministre KONÉ Katinan Justin

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Côte d’Ivoire: le Pr Georges Armand Ouégnin veut rendre visite à Gbagbo

Effacé et très discret, le Pr Georges Armand Ouégnin, Vice-président du RPP, parti fondé par M. Laurent Dona Fologo, a donné de la voix en mettant l’accent sur la nécessité de compter avec le Président Laurent Gbagbo dans les affaires politiques en Côte d’Ivoire.

Le Pr Georges Armand Ouégnin parle de Gbagbo

Présent à la cérémonie de restitution des travaux de la pétition « Gbagbo », le Pr Georges Armand Ouégnin s’est confié à la presse au sujet de Gbagbo :  » Ma lecture est simple. C’est que le président Laurent Gbagbo compte. Cela veut dire aussi qu’il est dans le cœur des Ivoiriens et cela ne me surprend pas parce que nous savons tout ce qui s’est passé. Le président Gbagbo est toujours resté aux côtés de son peuple. Le président Laurent Gbagbo compte et il n’a pas sa place à la CPI. Et je crois que tous les Ivoiriens dans leur immense majorité et tous ceux qui dans le monde ont signé la pétition souhaitent que le président Gbagbo revienne en Côte d’Ivoire pour participer à l’œuvre de réconciliation nationale. C’est bien de cela qu’il s’agit. Comme Martin Luther King qui faisait le rêve de voir un jour, les noirs et les blancs se tenir la main pour bâtir une nation forte, moi je fais le rêve de voir le président Gbagbo revenir dans son pays et en homme de paix, tenir la main de tous les acteurs politiques qui comptent dans ce pays. Je veux parler du président Ouattara, du président Bédié et du président Soro pour ne parler que de paix « , a t-il dit en entame.

Face aux sceptiques qui pensent qu’on pourrait éventuellement se passer de Gbagbo en Côte d’Ivoire, il a ajouté ceci :  » Irréaliste ? Est-ce dans le sens de dire que ce n’est pas possible ? Moi je pense que ça traduit la réalité. Et je l’ai dit, Gbagbo compte dans ce pays. On ne peut pas ignorer 13 millions de personnes, c’est-à-dire plus de la moitié des Ivoiriens qui ont signé en six mois ! Et là je crois que si on avait prolongé l’opération sur un an, tous les 22 millions d’Ivoiriens auraient signé ! (…) Je dirais simplement qu’en Côte d’Ivoire, nous sommes tous des frères. Le président Gbagbo, le président Ouattara sont des frères. Je crois que nous sommes tous des Ivoiriens et ces résultats devraient interpeller les décideurs. Faisons en sorte que nous soyons tous unis dans ce pays. C’est ce message que j’aurais eu. Le président Gbagbo compte, on ne peut pas l’ignorer (…) J’étais moi aussi arrêté et j’étais à la prison de Boundiali d’où je venais à peine de sortir. J’ai ressenti ce transfèrement comme une humiliation, une très grande douleur. Le président Gbagbo quoi qu’on dise est le père de la démocratie en Côte d’Ivoire. Et je vous le dis, sa place n’est pas là-bas ! « , a t-il rappelé.

Sur son projet de rendre visite à Gbagbo à la Haye, le Pr Ouégnin a fait la précision suivante : » Oui ! Quand l’occasion se présentera. Je crois même qu’il sera déjà ici avant que cette occasion ne se présente. J’avoue que c’est difficile pour moi de le savoir encore en prison mais j’ai foi que quand l’occasion se présentera, j’y serai « , a t-il conclu.

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Gambie : Alpha Condé vole au secours de Yahya Jammeh

Alpha Condé vient de prendre à contre-pied ses pairs de la CEDEAO dans la résolution de la crise gambienne. Tandis que ces derniers envisagent une intervention militaire, le président guinéen préconise plutôt le dialogue pour convaincre le président Jammeh.

Alpha Condé opte pour une solution négociée à Banjul

En lieu et place du crépitement des armes aux probables dégâts collatéraux, Alpha Condé opte pour la négociation. En effet, le chef d’État guinéen estime qu’il ne sert à rien de recourir à la force, là où l’on pourrait discuter pour atteindre le même résultat. La méthode qu’il propose consiste donc à rassurer tout simplement Yahya Jammeh, pour le convaincre de céder le pouvoir. Car, tant que les menaces de poursuites à la CPI demeureront, le président sortant pourrait continuer à se radicaliser. Alors qu’il avait pourtant reconnu sa défaite au lendemain de la présidentielle en félicitant Adama Barrow, le nouvel élu.

À l’inverse, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) semble clairement décidée pour une intervention militaire. Cette position est éloquemment exprimée par Alassane Ouattara, le président ivoirien : « Nous sommes engagés et déterminés à appliquer les vœux du peuple gambien d’avoir élu Adama Barrow. Toutes les mesures nécessaires ont été développées. Nous ne pouvons les rendre publiques, pour pouvoir faire en sorte qu’il prenne ses fonctions le 19 janvier. » Avant d’affirmer sur un ton plus catégorique : « Adama Barrow sera investi le 19 janvier prochain. »

Notons que ces positions dichotomiques sont symptomatiques des situations vécues aussi bien en Guinée qu’en Côte d’Ivoire. Le président ivoirien est arrivé au pouvoir après une crise postélectorale sanglante qui a fait officiellement 3000 morts. Et pourtant, son adversaire d’alors, Laurent Gbagbo, demandait de recompter les voix pour faire l’économie de vies humaines. Cette position semble malheureusement soutenue par Macky Sall, le président sénégalais, appuyé par son homologue français, François Hollande. À l’inverse, le président Condé s’est engagé dans un dialogue pacifiste avec son opposition. Il a même réussi l’exploit de créer une synergie au sein de la classe politique guinéenne. Cellou Dalein Diallo, son farouche opposant, est même devenu son allié pour sortir la Guinée de la crise économique.

Des observateurs africains espèrent donc que la méthode Condé sera appliquée pour éviter un bain de sang inutile en Gambie.

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Côte d’Ivoire : passées les législatives, Affi N’Guessan veut rénover le FPI, mais…

Pascal Affi N’Guessan est véritablement conscient de la descente du FPI aux enfers. Après l’échec des législatives, l’ex-Premier ministre de Laurent Gbagbo entend rénover le parti. Mais ses propos ont été qualifiés de parricide par certains observateurs.

Affi N’Guessan peut-il tourner la page Gbagbo ?

La lutte de leadership qui sévit actuellement au sein du Front populaire ivoirien (FPI) prend une tournure plus complexe. En effet, le président officiel du parti créé par Laurent Gbagbo entend tirer les conséquences de la raclée des législatives. Il propose donc une rénovation de ce parti de gauche qui peine à s’affirmer sur la scène politique. Ainsi, propose-t-il : « Il s’agit de construire un nouveau projet prenant en compte le bilan du passé pour identifier les handicaps du parti. »

Puis, il ajoute : « Après ces élections, on passe à une autre phase qui ne doit pas s’accommoder de tergiversations vis-à-vis de ceux qui ont montré qu’ils ne sont pas capables de se réformer, qui veulent s’accrocher au passé et qui constituent un boulet. Il faut rompre avec tout cela pour construire un parti républicain, soucieux de la stabilité politique, ouvert au monde et non un parti renfermé sur un nationalisme débridé. »

Dans cette volonté de rompre avec le passé, le candidat malheureux à la précédente présidentielle aurait également laissé entendre : « L’image Laurent Gbagbo est un handicap pour le parti. » Pour lui, l’ex-président est détenu à La Haye et « il faut poursuivre le processus avec de nouveaux hommes ». Ces propos n’ont nullement plu aux « Gbagbo ou rien » qui y verraient un parricide orchestré par Affi N’Guessan. Toutefois, le nouveau député FPI s’en défend, évoquant une déformation de ses propos par ses détracteurs. Il appelle tout de même ses camarades du parti à s’unir en vue des échéances électorales de 2020.

Quoi qu’il en soit, ce supposé malentendu est symptomatique de la profonde scission entre les deux factions du FPI. D’un côté, le camp Affi qui s’inscrit résolument dans le dialogue politique ivoirien, et de l’autre celui d’Aboudrahamane Sangaré. Ce dernier est dans une logique de boycott tant que son mentor Gbagbo et les autres sont toujours en détention. Cette division de l’opposition dresse donc le lit du RHDP, coalition au pouvoir.

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Côte d’Ivoire : que pèse réellement Affi N’Guessan sur l’échiquier politique ?

À la suite des élections présidentielle et législatives auxquelles il a participé, il convient d’évoquer le poids politique d’Affi N’guessan. Lors de ces scrutins, ce fut une véritable débâcle pour le président de la tendance FPI reconnu par le pouvoir.

Affi N’Guessan, chronique d’un échec programmé

Pascal Affi N’Guessan était promu à un bel avenir au sein du Front populaire ivoirien (FPI), parti créé par Gbagbo. Il fut l’un des premiers élus (Maire de Bongouanou 1990-1995) du premier parti ivoirien de l’opposition. En effet, cet ingénieur en Télécom bénéficiait de la totale confiance de son mentor, Laurent Gbagbo. Aussi, il était le directeur de cabinet du fondateur du FPI avant de devenir son Premier ministre dès l’accession au pouvoir en octobre 2000. Il prend également les rênes du parti et s’impose de plus en plus comme le successeur naturel du challenger d’Houphouët-Boigny.

Mais après la chute du régime Gbagbo en avril 2011, c’est le remue-ménage au sein du parti. Le président d’alors a été arrêté et traduit devant la CPI avec son ex-ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé. Plusieurs cadres de ce parti ont également été emprisonnés et d’autres contraints à l’exil. C’est dans ce branle-bas que le FPI s’est cassé en deux avec une première tendance, plus modérée, dirigée par Affi N’Guessan et engagée dans le dialogue politique en Côte d’Ivoire, et l’autre branche, plus radicale, dirigée par Aboudrahamane Sangaré, un membre fondateur du FPI. La rivalité entre ces deux tendances s’est régulièrement soldée par des procès devant la justice ivoirienne. Celle-ci a par ailleurs tranché en faveur de l’ex-Premier ministre de Gbagbo, qui du reste, est le président légal du FPI.

Affi N’Guessan et les désillusions électorales

Fort de la légitimité judiciaire et politique dont il bénéficie, le natif de Bouadikro tente de s’imposer comme le chef de file de l’opposition. Même si le régime Ouattara hésite à lui reconnaitre officiellement ce statut, l’homme prend véritablement son rôle au sérieux. À cet effet, il a bien voulu se présenter aux diverses élections en Côte d’Ivoire. Lors de l’élection présidentielle, la moisson fut très maigre pour cet opposant qui n’a récolté que 9,29% des suffrages. L’autre tendance avait appelé à boycotter ces élections dont ils doutaient de la crédibilité.

N’empêche qu’Affi a récidivé lors des élections législatives du 18 décembre dernier. Là encore, c’est la grande désillusion pour celui qui espérait apporter une véritable contradiction au sein de l’Assemblée nationale. Sur les 186 candidats présentés par la tendance Affi, c’est seulement 3 sièges qui sont tombés dans son escarcelle. Quand bien même il fait partie de ces élus, ses détracteurs ne cessent de crier à un échec cuisant pour celui qui tenterait (en vain) de tourner la page Gbagbo selon eux.

Toutefois, il convient de tirer de véritables leçons de tout ce qui a cours ces derniers temps dans le paysage politique ivoirien afin de savoir mieux ajuster son voile. Car ne pas faire une rétrospection pour mieux orienter la lutte politique serait dresser le lit du RHDP, coalition au pouvoir, qui ne cesse de se renforcer davantage. Aussi, d’aucuns appellent les deux tendances du FPI, et partant toute l’opposition, à se réunir afin de constituer un véritable contre-pouvoir. Car faire chemin seul serait conforter le pouvoir des Houphouétistes qui entendent l’exercer pendant longtemps encore. De même, certains observateurs appellent Affi et Sangaré à oeuvrer de concert pour la libération de leur mentor Laurent Gbagbo.

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Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo à la barre avec des avocats commis d’office

Le procès de Simone Gbagbo reprendra dès le 10 janvier 2017 avec trois avocats à lui commis d’office. Après les multiples incidents de procédure qui ont plombé ce procès, l’ex-première dame se voit infliger une autre défense. D’aucuns crient d’ores et déjà à une parodie de justice.

Simone Gbagbo comme un gibier de potence ?

Après les multiples suspensions, le procès de l’ex-première dame ivoirienne pourrait suivre désormais son cours normal. C’est du moins ce qui ressort de la nouvelle évolution de la procédure en la matière. En effet, le bâtonnier vient d’annoncer qu’il a pu trouver trois avocats pour défendre Simone Gbagbo : « Conformément à la loi, nous avons commis trois avocats dont deux sont ici présents pour assister l’accusé. Il s’agit de maîtres Louis Menthenon, Amani Kouamé, Viera Aka Patrick Georges. » Ces avocats viendront donc suppléer Me Rodrigue Dadjé et ses collègues qui avaient claqué la porte des Assises.

Aussi, le procureur général Aly Yéo ne pouvait que se réjouir de ce dénouement : « Je voudrais dire merci au Bâtonnier. Non seulement pour la médiation qu’il a entreprise depuis le début, pour tous les efforts qu’il n’a cessé de déployer. Je remercie Me Ablé d’avoir désigné ces trois avocats qui vont prendre la suite de ceux qui ont fait défection. » Après la résolution de cet incident, le procès de Mme Gbagbo pourrait donc reprendre comme souhaité par la cour. Ainsi que l’indique le juge Boiqui Kouadjo : « Ces avocats n’ayant pas eu le dossier de la procédure, nous renvoyons l’audience au 10 janvier 2017 . Et ce, afin de communiquer la procédure aux avocats. »

Au nom des avocats commis d’office, Me Amani Kouamé semble prendre son rôle très au sérieux : « Il est important de préciser que nous défendrons à l’injonction du Bâtonnier de l’ordre des avocats. Nous répondons favorablement à cette injonction en connaissance de ce qui a pu bien se passer antérieurement qui nous mène là. »

Le procès de Simone Gbagbo, une parodie de justice ?

Toutefois, cette solution n’est pas du tout appréciée par certains observateurs qui crient à une parodie de justice. Pour eux, il était préférable que la femme de Laurent Gbagbo soit défendue par les avocats qu’elle s’était librement choisie. Il convient de respecter les droits de la défense en faisant comparaitre les personnalités du régime cités, ajoutent-ils. Mais passer outre cette étape pour poursuivre ce procès contre vents et marées serait faire preuve de partialité.

Notons que la défense de Mme Gbogbo exigeait la comparution de Guillaume Soro, Jeannot Ahoussou-Kouadio, Philippe Mangou, Kassaraté Edouard, Brindou Mbia et autre baron du régime Ouattara en tant que témoins des faits. Mais visiblement, ces personnalités pourraient ne plus comparaître avec les nouvelles dispositions. Ce qui fait craindre un procès où la vérité risquerait de ne pas éclater au grand jour.

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Côte d’Ivoire : Blé Goudé reçoit la visite des artistes Yodé et Siro à La Haye

Une visite à Charles Blé Goudé à la prison de Scheveningen à La Haye, il fallait le faire. Et voilà que les artistes zouglou Yodé et Siro sont allés voir le leader de la galaxie patriotique en cellule.

Blé Goudé – Yodé et Siro, une amitié qui dépasse les frontières

Éloigné des siens depuis son incarcération à La Haye, Charles Blé Goudé est loin d’être abandonné par ses amis d’hier. En effet, les artistes zouglou Yodé et Siro ont fait le déplacement des Pays-Bas, cette semaine, pour y rencontrer celui avec qui ils ont composé et chanté des chansons patriotiques alors que la Côte d’Ivoire avait besoin de douces mélodies pour apaiser les coeurs, en pleine crise militaro-politique. Cette belle épopée n’a nullement été classée aux oubliettes par ce duo. Car ces deux stars ivoiriennes ont tenu à aller témoigner leur reconnaissance à leur bienfaiteur d’antan. Aussi, cette rencontre pleine d’émotion a-t-elle été l’occasion pour l’ex-ministre ivoirien de la Jeunesse et ses visiteurs d’évoquer le bon vieux temps.

Cette grande marque d’affection n’a véritablement pas été passée sous silence par Youssouf Diaby, porte-parole du président du Cojep. Ainsi, a-t-il levé un coin de voile sur les échanges des artistes avec son mentor : « Il leur a exprimé sa gratitude pour leur constance à ses côtés dans toutes les missions délicates qu’il a conduites la décennie dernière dans toutes les contrées du pays. Mais surtout, pour leur présence physique et leur marque de sympathie dans l’épreuve actuelle. »

Notons que lors de la célébration de leur 20 ans de carrière, le 17 avril 2016, ce duo a réussi à mettre côte à côte Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne et chef de l’ex-rébellion et Michel Gbagbo, le fils de Laurent Gbagbo, ex-président ivoirien. De même, Petit Denis, une autre artiste zouglou avait demandé à Soro d’oeuvrer au retour de Blé Goudé. Comme quoi ces artistes restent fidèles à leur logique jusqu’au bout.

L’appel de petit Denis à Guillaume Soro en faveur de Blé Goudé

La satire de Yodé et Siro contre le régime Ouattara

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Gabon -CPI : Depot de plainte de Jean Ping contre Ali Bongo 15/12/16 !

Jean Ping, le candidat à la dernière élection présidentielle au Gabon, va porter plainte contre Ali Bongo à la CPI. L’opposant accuse le président gabonais d’avoir perpétré des crimes contre l’humanité. Ces crimes auraient été commis lors des contestations du résultat de l’élections présidentielle par l’opposition.

Jean Ping ne lâche toujours pas Ali Bongo.

Le Gabon a un président déjà en place et reconnu par tous, y compris par la France. Jean Ping continue malgré tout, sa croisade pour le faire chuter par tous les moyens. L’ancien dirigeant de la Commission de l’UA va déposer une plainte contre Ali Bongo devant la CPI le 15 décembre prochain. C’est la procureure en charge du dossier Laurent Gbagbo, Fatou Bensouda, qui devrait être chargée de cette affaire.

Jean Ping s’est curieusement adressé à l’avocat du président Laurent Gbagbo pour poursuivre Ali Bongo. Il avait combattu ce dernier lorsqu’il réclamait la victoire après les élections de 2010 en Côte d’Ivoire. Gbagbo réclamait que soient recomptées les voix de l’élection truquée, selon lui, par le président Alassane Ouattara. Jean Ping s’y était opposé, affirmant que cela « pourrait créer un précédent fâcheux.» C’est le même procédé qu’il a réclamé au Gabon après sa défaite face à Ali Bongo.

Me Altit qui défend Laurent Gbagbo à la CPI est l’avocat choisi par Jean Ping pour défendre cette plainte. Ce dernier a déjà pris rendez-vous avec la procureur pour lui présenter le dossier. La prise de parole de Me Altit à La Haye devrait se faire dans la matinée du 15 décembre prochain 2016.

Jean Ping veut faucher Ali Bongo par tous les moyens

Malgré l’insistance de Jean Ping à chasser Ali Bongo Ondimba du pouvoir, ce dernier a été reconnu par les institutions de son pays. La France qui semblait désapprouver sa réélection s’est finalement rangée à l’avis des institutions locales. C’est la déclaration à Abidjan de son ancien premier ministre, Manuel Valls, qui rend officielle cette reconnaissance. Il avait affirmé que le Gabon a un président et que l’opposition locale doit trouver le moyen de dialoguer avec lui. Jean Ping réclame toujours une victoire que ne lui reconnaissent pas les institutions gabonaises. Il refuse donc cependant de négocier avec Ali Bongo.

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Côte d’Ivoire : La CPI n’aurait plus les moyens pour juger Gbagbo et Blé Goudé

La CPI serait-elle dans la tourmente en ce moment ? Tout porterait à le croire, eu égard au report du procès de Gbagbo et Blé Goudé pour faute de moyens. Les actuels retraits de certains pays du Statut de Rome pourraient en être une cause.

Le procès de Gbagbo et Blé Goudé reporté pour déficit budgétaire à la CPI

Les affaires pendantes actuellement devant la Cour pénale internationale (CPI) lui couteraient tellement que ses ressources commencent à s’amenuiser. En effet, c’est le juge président Cuno Tarfusser qui en a fait l’annonce : « Après cette audience, le procès rependra l’année prochaine. Cela résulte des questions budgétaires. Les États membres ne sont pas tombés d’accord sur les budgets nécessaires pour trois procès parallèles. » Puis, il ajoute : « Nous avons discuté avec les autres juges et on a convenu qu’on aura deux procès en parallèle. » Par conséquent, le procès de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo et son dernier ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé reprendra le 6 février 2017.

Qu’arrive-t-il véritablement à cette justice internationale ? Après le retrait du Burundi, de l’Afrique du Sud, de la Gambie et de la Russie, la voilà déjà dans la tourmente avec cet autre problème. À peine quelques dossiers ouverts simultanément que le budget de la CPI est déficitaire. Cette cour avait-elle les moyens de sa politique ? Tout compte fait, certains observateurs africains demandent d’ores et déjà la mise en liberté provisoire de Gbagbo et Blé Goudé. Car pour eux, cette juridiction ne saurait se prévaloir de ses propres turpitudes pour les maintenir en prison indéfiniment, alors que jusque-là, les différents témoins n’ont pu attester du « plan commun » du camp Gbagbo allégué pour « se maintenir au pouvoir par tout moyen ». De même, Charles Blé Goudé a eu un malaise, ce jeudi, lors de son procès.

Serait-ce des signes prémonitoires de la mort prochaine de la CPI ?

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