Côte d’Ivoire : Blé Goudé reçoit la visite des artistes Yodé et Siro à La Haye

Une visite à Charles Blé Goudé à la prison de Scheveningen à La Haye, il fallait le faire. Et voilà que les artistes zouglou Yodé et Siro sont allés voir le leader de la galaxie patriotique en cellule.

Blé Goudé – Yodé et Siro, une amitié qui dépasse les frontières

Éloigné des siens depuis son incarcération à La Haye, Charles Blé Goudé est loin d’être abandonné par ses amis d’hier. En effet, les artistes zouglou Yodé et Siro ont fait le déplacement des Pays-Bas, cette semaine, pour y rencontrer celui avec qui ils ont composé et chanté des chansons patriotiques alors que la Côte d’Ivoire avait besoin de douces mélodies pour apaiser les coeurs, en pleine crise militaro-politique. Cette belle épopée n’a nullement été classée aux oubliettes par ce duo. Car ces deux stars ivoiriennes ont tenu à aller témoigner leur reconnaissance à leur bienfaiteur d’antan. Aussi, cette rencontre pleine d’émotion a-t-elle été l’occasion pour l’ex-ministre ivoirien de la Jeunesse et ses visiteurs d’évoquer le bon vieux temps.

Cette grande marque d’affection n’a véritablement pas été passée sous silence par Youssouf Diaby, porte-parole du président du Cojep. Ainsi, a-t-il levé un coin de voile sur les échanges des artistes avec son mentor : « Il leur a exprimé sa gratitude pour leur constance à ses côtés dans toutes les missions délicates qu’il a conduites la décennie dernière dans toutes les contrées du pays. Mais surtout, pour leur présence physique et leur marque de sympathie dans l’épreuve actuelle. »

Notons que lors de la célébration de leur 20 ans de carrière, le 17 avril 2016, ce duo a réussi à mettre côte à côte Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne et chef de l’ex-rébellion et Michel Gbagbo, le fils de Laurent Gbagbo, ex-président ivoirien. De même, Petit Denis, une autre artiste zouglou avait demandé à Soro d’oeuvrer au retour de Blé Goudé. Comme quoi ces artistes restent fidèles à leur logique jusqu’au bout.

L’appel de petit Denis à Guillaume Soro en faveur de Blé Goudé

La satire de Yodé et Siro contre le régime Ouattara

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Côte d’Ivoire / Législatives : Michel Gbagbo met fin au débat sur sa candidature

Annoncé comme candidat aux Législatives prochaines, Michel Gbagbo, fils du Président Laurent Gbagbo incarcéré en ce moment à la Cour Pénale Internationale (CPI), vient de mettre fin au faux débat que les pro-Affi auraient suscité pour semer la confusion chez les « Gbagbo ou rien« .

Michel Gbagbo n’est pas candidat aux législatives  

Michel Gbagbo n’a déposé aucun dossier de candidature à la Commission Électorale Indépendante (CEI) pour le compte des Législatives de décembre 2016. Enraciné en la tendance du Front Populaire Ivoirien (FPI) original, celle du fidèle ami et compagnon de lutte de son père, le gardien du Temple Aboudrahamane Sangaré, le Dr Michel Gbagbo sait qu’un fils digne et intelligent se garderait d’une telle erreur qu’un malade mental même ne saurait commettre.

Mais, il va plus loin en voyant dans cette machination malheureuse, les mains occultes des pro-Affi N’guessan, ceux-là même qui ont dénaturé au profit du régime Ouattara ce grand instrument de lutte révolutionnaire qu’est le FPI du tenace Koudou Laurent Gbagbo. A preuve, le média proche de Pascal Affi N’Guessan « Notre Voie » barrait sa une ce vendredi avec un refus des «Gbagbo ou rien» de participer aux Législatives qui aurait ouvert sur une division entre Aboudrahamane Sangaré et Michel Gbagbo.

Pour mettre fin au débat, Michel Gbagbo a déclaré ceci : « Je ne suis candidat à rien ! ». Voilà qui situe l’opinion publique nationale et internationale au sujet de l’état d’esprit qui règne au vrai FPI en Côte d’Ivoire. Le combat que mène le Président Gbagbo a un enjeu tellement important pour l’Afrique que des mirages d’élections dites législatives biaisées et pipées comme toutes les élections en Côte d’Ivoire depuis avril 2011, ne sauraient séduire et distraire.

C’est pourquoi, le FPI original souhaite que M. Affi N’guessan et ses sbires aillent jusqu’au bout de leur compromission, afin qu’au bout du compte l’on sache réellement qui sont ceux qui accompagnent l’impérialisme dans sa passion de maintenir opprimée toute l’Afrique et qui sont ceux qui veulent relever la dignité de mama Africa.

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Côte d’Ivoire : Coup de fil au Burkina, Michel Gbagbo, H. Bakayoko, Koné Moussa du camp Soro répond ! (1/2)

FAYAMA ARDJOUMA, dit KONÉ MOUSSA bonjour. Vous êtes le Conseiller technique du Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, M. Soro Kigbafori Guillaume. Vous êtes en service au protocole. Nous vous remercions d’avoir accepté d’échanger avec nous sur un certain nombre de points concernant l’actualité du président Soro dont vous êtes un des plus fidèles collaborateurs. Nous allons justement parler de lui tout le long de notre entretien.

Tentative de coup d’État au Burkina Faso en septembre 2015, comment le nom du président Guillaume Soro s’est-il retrouvé dans cette affaire ?

Je pense qu’il a été mêlé à cette affaire pour sa très forte relation avec le président Blaise Compaoré. Avant la rébellion, nous avions séjourné au Burkina Faso où nous avons bénéficié des services et de la protection du président Compaoré. Il s’est lui aussi retrouvé dans des difficultés et a trouvé refuge en Côte d’Ivoire. Dès lors, tout ce que faisaient ses partisans au Burkina Faso était considéré comme ses manoeuvres, mais aussi celles de M. Guillaume Soro, ce qui n’est pas vérifié. Le président Soro Guillaume avait été accusé de vouloir aider son ami à retrouver son fauteuil. Voilà comment son nom s’est retrouvé dans cette histoire.

« avec les technologies modernes, il est facile d’imiter la voix de quelqu’un et de lui attribuer des propos… »

Dr Doumbia Major a certifié un enregistrement audio mettant en cause M. Soro. Il le défiait également de porter plainte contre lui s’il se sent diffamé. Pourquoi n’a-t-il pas donné suite ?

Monsieur, vous savez très bien qu’avec les technologies modernes, il est facile d’imiter la voix de quelqu’un et de lui attribuer des propos. Il aurait fallu une certification de ces enregistrements par une instance compétente. Les personnes qui accusent le président Soro auraient disposé d’arguments un peu plus crédibles pour l’attaquer. Cela n’a jamais été fait. Pourquoi le président Soro devrait-il répondre à des gens qui l’accusent n’importe comment sans preuve ? Il est le numéro 2 de l’État de Côte d’Ivoire. Il faut une accusation officielle pour qu’il organise sa défense. Le président Ouattara a très vite pris le problème à son compte et a décidé de le régler par la diplomatie. Nous devions donc nous en tenir à cette.

Il a quoi comme outils, M. Doumbia Major, pour certifier l’authenticité d’une conversation trouvée sur les réseaux sociaux ? Mon métier de diplomate ne me permet pas d’être discourtois envers les autres dans les médias, et donc je vais éviter de m’attarder sur ce genre de choses. Le président Soro est à un niveau de responsabilité qui l’oblige à accepter toutes ces médisances. Il ne va pas répondre à ça, il n’a pas à le faire.

Des experts français disent douter de l’authenticité de ces enregistrements. Ils n’ont pas non plus dit de façon ferme que le président Soro n’était pas l’un des interlocuteurs.

Le président Soro Guillaume n’est nullement mêlé à cette affaire. C’est des montages grossiers qui ont été faits pour le salir. J’apprécie d’ailleurs la décision des autorités du Burkina Faso sur ce chapitre. Je les félicite pour cette issue. Soro n’est pas mêlé à cette affaire. Il ne renie pas ses relations avec les anciennes ou nouvelles autorités du Burkina Faso. Je suis avec lui depuis la rébellion de 2002. Sa discrétion, nous l’appelons « La tombe ». Donc je sais combien il sait se montrer discret et prudent. Ses conversations privées ne se seraient pas retrouvées sur les réseaux sociaux, c’est n’importe quoi.

« Hamed Bakayoko est un frère pour Soro… »

Le camp Hamed Bakayoko a été soupçonné d’avoir organisé les fuites en complicité avec certains dirigeants burkinabés contre Soro. Qu’en dites-vous ?

Au regard de mes responsabilités auprès du président Soro, je ne peux accuser une personnalité ou un camp sans disposer de preuves. Je ne peux dire à ce jour qu’Hamed Bakayoko ou son camp se soit comporté de la sorte. Hamed Bakayoko est un frère pour Soro. C’est ensemble que nous avons mené le combat pour la libération des populations opprimées. Et nous gérons ensemble le pouvoir sous la conduite du président Ouattara.

Il est vrai que circulent de plus en plus d’informations sur la rivalité entre les deux hommes et l’intention d’Hamed Bakayoko de devenir président. Cela ne peut l’amener à manigancer des plans contre Soro avec des complicités au Burkina. Je ne le pense pas. Il me faut des preuves pour le croire. Je n’en ai pas cher Monsieur.

Que dites-vous donc du faible soutien des médias proches du RDR, Le Patriote, notamment, à M. Soro au plus fort de cette affaire ?

Nous sommes une famille. C’est le RDR, sous la conduite du président Ouattara. La grande famille est le RHDP. Dans notre famille, lorsque des instructions sont données, à savoir que personne ne doit s’attaquer à son camarade ou se prononcer sur un sujet donné, la discipline est de mise. Le président Ouattara a demandé à tout le monde de garder son calme et qu’il allait régler le problème diplomatiquement. Il ne revenait plus aux médias proches du RHDP de faire des commentaires qui auraient pu gêner son action. Donc vous devez prendre cela en considération.

Si les journaux proches d’Hamed Bakayoko n’en ont parlé qu’à la fin, c’est parce que l’on connaissait le résultat des échanges entre les autorités des deux pays. Nous étions donc libérés de la consigne et les journaux ont pu dire ce qu’ils pensaient.

« La personne de l’agent diplomatique est inviolable… »

Vous êtes bien placé pour savoir l’impact qu’a eu l’affaire de la plainte de M. Michel Gbagbo contre M. Soro. Votre réaction ?

J’ai déploré cette façon de faire des autorités judiciaires françaises. Même si le président Soro n’était pas en mission officielle, dès lors qu’il possède un passeport diplomatique, il n’avait pas à être traité de cette façon. Selon la convention de Vienne conclue le 18 avril 1961 – en son article 29, qui dit : « La personne de l’agent diplomatique est inviolable… » C’est clair !

La première des choses à faire était de saisir l’État de Côte d’Ivoire pour entamer une procédure régulière. On ne peut pas se lever contre le N°2 d’un État souverain, envoyer 17 gendarmes à sa poursuite avec un mandat d’amené sans informer son État en toute violation des procédures judiciaires adéquates. Franchement, la France à ce niveau n’a pas respecté les relations diplomatiques avec la Côte d’Ivoire. (1/2) Retrouvez la seconde partie de l’interview ici

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Côte d’Ivoire : le FPI originel condamne le manque de liberté d’expression

En Côte d’Ivoire, le FPI (Front populaire ivoirien) originel, c’est-à-dire fidèle à l’esprit de Laurent Gbagbo, dénonce et condamne un acharnement du régime d’Alassane Dramane Ouattara et de sa justice contre le manque de liberté d’expression de ses militants, de ses responsables et de la presse. Les acteurs de cette mouvance FPI n’entendent pas se laisser faire à lire leurs propos.

Le FPI demande la liberté d’expression en Côte d’Ivoire

Côte d’Ivoire, rien que la liberté d’expression! Tel est le cri que le FPI tendance Laurent Gbagbo lance et appelle de tous ses vœux. L’annonce a été faite à travers un communiqué transmis dimanche à la presse et signé par Boubakar Koné. « Le Front Populaire Ivoirien dénonce et condamne avec la dernière énergie la séquestration de son Secrétaire national Michel GBAGBO ainsi que l’acharnement du régime et de sa justice contre ses militants » et les journaux engagés dans la libre expression. Le 1er Secrétaire Général-adjoint qui alerte sur une « dégradation continue de l’Etat de droit en Côte d’Ivoire » et des « dérives totalitaires » affirme par ailleurs détenir les preuves de 250 prisonniers parmi lesquels, toujours selon le Porte-parole par intérim, cette tendance du parti frontiste annonce être « sans nouvelles de 228 autres » selon les termes relevés.

Les « Gbagbo ou rien » rappellent également les cas de Simone Gbagbo, Assoa Adou, Lida Kouassi, Hubert Oulaye, Justin Koua et Nestor Dahi, tous emprisonnés et martèlent que « preuves à l’appui, le FPI vient donc de démontrer que la réalité des détenus politiques sous le régime Ouattara est loin d’être une vue de l’esprit« . Jeudi, les syndicats de la presse privée et reporter sans frontière (Rsf) dénonçaient « une escalade des pressions contre les journalistes en Côte d’Ivoire ».

Somme toute, la liberté d’expression est pour l’heure une utopie en côte d’Ivoire.

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Côte d’Ivoire : les victimes des crises ivoiriennes, toutes identifiées ?

Les victimes de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire seraient désormais connues. Une liste dite « crédible » et « fiable » de 316 954 victimes, prenant également en compte celles des crises successives de 1990 à 2011, vient d’être remise au président Ouattara par Mgr Siméon Ahouana, le président de la Conariv. Mais qu’est-ce qui permet d’affirmer que cette liste est exempte de tout reproche ? Toutes les victimes ont-elles été effectivement prises en compte ? Qu’a-t-on fait de celles qui se trouvent encore en exil ou portées disparues, dont on a aucune information ? Toutes ces récriminations qui se font entendre dans le petit peuple et surtout sur les réseaux sociaux nous poussent à nous pencher davantage sur la question. [Analyse]

Les victimes de la crise postélectorale passées au crible

Les victimes de la crise postélectorale viennent d’être officiellement proclamées par Mgr Siméon Ahouana, le président de la Commission nationale pour la réconciliation et l’indemnisation des victimes (CONARIV). Selon le Rapport final que ce dignitaire religieux et ses collaborateurs ont transmis, ce mardi 19 avril, au président ivoirien Alassane Ouattara316 954 personnes peuvent prétendre revendiquer le statut de victime dans les crises que le pays a connues de 1990 à 2011. Ainsi, ladite commission a identifié 0,77% pour les violences basées sur le genre, 8,45% pour les blessures graves, 6% pour les meurtres et disparitions et 84,78% pour les destructions de biens.

À en croire le président Ahouana, cette sélection de victimes s’est faite suivant un certain mode opératoire qui a permis de valider 316954 dossiers sur les 874056 soumis à la Cellule de vérification, soit 36%. Parachevant le travail de l’ex-Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) dirigée par Charles Konan Banny, il a donc proposé un plan d’indemnisation de ces victimes ainsi que l’instauration d’une journée de célébration du pardon et d’un fonds d’expertise médicale pour mieux soulager ces personnes identifiées comme telles.

Des victimes, pro-Ouattara ou pro-Gbagbo ?

La sortie de ce Rapport de la Conariv a tout de suite soulevé des polémiques qui n’ont cessé d’alimenter les réseaux sociaux. En effet, d’aucuns estiment qu’il ne s’agirait que d’un fichier très sélectif qui ne prendrait en compte que des victimes proches du pouvoir actuel. Les tenants de cette assertion excipent du fait que la région de l’Ouest de la Côte d’Ivoire est celle qui a payé le plus lourd tribut dans les crises qu’a connues le pays, surtout celle dite postélectorale. Les villages de petit Duékoué, de Guitrozon, de Nahibly, pour ne citer que ceux-là, réputés proches de l’ancien président Laurent Gbagbo, ont vu leurs populations littéralement massacrées.

Plusieurs autres localités de l’Ouest ont été assiégées par des dozo (chasseurs traditionnels proches de Ouattara) qui y ont semé une véritable terreur. Plusieurs habitants y ont laissé la vie, d’autres ont été dépossédés de leurs biens (plantations et maisons comprises), ainsi que des portées-disparus, sans compter les nombreux réfugiés. Les populations d’Anonkoua-Kouté dans la commune d’Abobo ont également fait les frais du commando invisible. L’étendue des dégâts aurait engendré bien plus de victimes que la liste des 316954 personnes produite par la Conariv parait très dérisoire. Des observateurs franchissent donc le pas pour dire qu’il ne s’agirait que des victimes pro-Ouattara qui ont été prises en compte.

Les Ivoiriens, tous des victimes

Les crises successives qu’a connues la Côte d’Ivoire n’ont épargné personne, aussi bien les nationaux que les non-nationaux qui y vivent. En effet, que ce soit des victimes directes, indirectes ou même des victimes collatérales, chaque habitant de la Côte d’Ivoire a payé un certain tribut dans toutes ces crises. Vouloir faire une sélection des victimes pour contenter des partisans ou des proches serait une oeuvre qui risquerait d’approfondir les scissions au sein de la population ivoirienne. Car une vision partiale et parcellaire des choses risquerait de plomber, pendant longtemps encore, la réconciliation tant recherchée et surtout la construction de la Nation ivoirienne.

Il s’avère donc impérieux de considérer tous les 22 millions d’Ivoiriens comme des victimes de toutes ces crises et engager une véritable prise en charge qui viendra, à coup sûr, panser les blessures, aussi bien physiques que morales et psychologiques. Toute discrimination est cause de frustration et donc d’affront à laver. Nous recommandons donc aux autorités ivoiriennes de regarder dans le rétroviseur afin d’éviter de tomber dans les travers du passé. Car les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.

La nécessité d’une réconciliation vraie et sincère

Ce serait une lapalissade que de dire que les Ivoiriens ont toujours vécu en bonne intelligence les uns avec les autres et surtout avec les non-nationaux qu’ils ont accueillis à bras ouverts depuis belle lurette. Ainsi, de par leur capacité à tourner les actes ou faits les plus dramatiques en dérision leur a toujours permis de vivre pacifiquement les uns à côté des autres. Mais depuis l’instauration du multipartisme dans les années 90, plusieurs leaders politiques ont semé au sein de cette population, naguère paisible, des germes de la division et de la haine.

Pour donc aboutir à une réconciliation vraie et sincère, nous préconisons une réconciliation au sommet qui découlerait inévitablement sur le reste de la population. Quel Ivoirien ne rêve-t-il pas de voir Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé et tous les autres leaders politiques main dans la main en train de parcourir le pays pour prêcher la PAIX ? L’accolade entre Michel Gbagbo et Guillaume Soro lors du concert du concert de Yodé et Siro le week-end dernier pourrait être un avant-goût de cette réconciliation nationale tant attendue.

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Crise à l’université FHB : interpellé, Guillaume Soro vole au secours des étudiants

Guillaume Soro a décidé d’offrir ses services pour ramener « la paix et la quiétude » à l’Université FHB. Le PAN vient ainsi d’enfoncer la porte (déjà) ouverte par le fils aîné de Gbagbo lors de la célébration des 20 ans de carrière de Yodé et Siro. Auréolé de son passé syndical, il entend faire baisser la tension sans toutefois empiéter sur le domaine de l’Exécutif, nous rapporte apanews.net.

Guillaume Soro veut s’ériger en pompier au campus

Guillaume Soro envisage frapper un très grand coup. En effet, alors qu’il traverse en ce moment une mauvaise passe, voilà que Bogotta tente de rebondir du côté du campus. Ainsi qu’il l’a confié à la presse hier : « () J’ai décidé de demander à rencontrer le président de la République et le gouvernement pour que ma connaissance des questions universitaires et mon passé de militant syndicaliste puisse servir à ramener la paix et la quiétude, sans bruits. » Avant d’ajouter : « Depuis quelques jours, je vois sur mon téléphone, dans les mails, beaucoup d’interpellations. Imaginez vous-mêmes que je ne peux être indifférent. »

Loin d’être fortuite, cette proposition de l’ancien secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCIde 1995 à 1998 aura certainement le mérite d’apaiser les tensions dans le milieu estudiantin. Mais au-delà de ce noble objectif, M. Soro ne chercherait-il pas à en tirer des dividendes politiques ? En effet, l’ancien homme fort de Bouaké traverse en ce moment une turbulence à nulle autre pareille. Le scandale de l’écoute téléphonique, la plainte de Michel Gbagbo en France, les 300 tonnes d’armes qu’il détiendrait selon un rapport de l’ONU, le clash avec certains cadres du RDR et sa rivalité supposée avec Hamed Bakayoko ont achevé de le clouer au pilori.

Mais dans un dernier baroud d’honneur, l’ancien filleul de Gbagbo Laurent voudrait reprendre du poil de la bête. S’il réussissait à ramener la paix au campus par ses bons offices, ce serait un véritable coup de maître qui le positionnerait à nouveau comme le leader incontesté de la jeunesse ivoirienne. Surtout qu’il ne cache nullement ses ambitions politiques : « Je m’impliquerai sans bruits dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire. »

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Côte d’Ivoire: Une alliance Guillaume Soro – Michel Gbagbo ?

Les rivaux Guillaume Soro – Michel Gbagbo se sont retrouvés lors de la célébration des 20 ans de carrière de Yodé et Siro, ce samedi 16 avril. Ce fut l’occasion pour le PAN et le fils de l’ancien président de se faire des accolades chaleureuses en dépit de leurs démêlés judiciaires. D’aucuns ont vite fait d’y voir le signe d’un rapprochement entre les deux hommes.

Guillaume Soro – Michel Gbagbo, la paix des braves ?

Guillaume Soro et Michel Gbagbo se sont rencontrés lors de la commémoration des 20 ans de carrière des artistes Zouglou Yodé et Siro. Ces deux hommes que tout semble opposer se sont pourtant donné des accolades très appuyées après s’être parlé à l’oreille, chacun plus ou moins détendu. Cette scène peu commune n’est pas passée inaperçue, eu égard aux dissensions qui existent entre l’actuel président de l’Assemblée nationale (PAN) de Côte d’Ivoire et le fils aîné de Laurent Gbagbo, dissensions nées de la crise postélectorale.

Mais comme des braves, ces deux férus du Zouglou ont tenu à s’embrasser publiquement et à faire en sorte d’être pris ensemble en photo. Selon certaines sources bien introduites, les deux hommes auraient échangé via des émissaires avant et pendant le concert. Cela intervient dans un moment où Guillaume Soro commence à avoir des difficultés dans son propre camp. Ses proches s’échangent régulièrement des piques avec des cadres du RDR qui n’imaginent pas lui céder leur pouvoir acquis après plusieurs années de lutte au départ de Ouattara. D’autres vont jusqu’à préciser qu’ils ne doivent rien à personne, Guillaume Soro compris.

L’ancien secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) a profité de ce concert pour communier avec la jeunesse ivoirienne qui est prise à partie, du côté estudiantin, par les hommes d’Hamed Bakayoko, à l’Université FHB. Le fils de Gbagbo a profité de la lucarne qui lui a été offerte pour plaider en faveur de ces étudiants : « Dans les années 90, il y a eu beaucoup de troubles. Aujourd’hui, il y a encore des troubles à l’Université. Comme le président de l’Assemblée nationale est là, et que lui-même a dirigé la Fesci, et que ce sont ses petits frères qui sont traumatisés (en ce moment par le pouvoir en place), demandez-lui pardon, il va régler le problème

Au sein de l’entourage de Guillaume Soro, se positionner pour les étudiants, de possibles futurs alliés dans la course pour succéder à Alassane Ouattara, est une stratégie clairement envisagée. La présence de Soro aux 20 ans de carrière Zouglou de Yodé et Siro pourrait être le point de départ de la mise en œuvre de cette alliance, avec Michel Gbagbo ? Si certains « Gbagbo ou rien » ont déjà rejeté cette accolade Michel-Soro, d’autres n’ont pas attendu la naissance d’une (impossible) alliance entre les deux hommes pour crier au « parricide ».

Quoi qu’il en soit, cette soirée Zouglou a été riche en enseignement pour le PAN, lequel a compris à quel point le mouvement de la jeunesse ivoirienne est resté fidèle à Laurent Gbagbo et Blé Goudé. Ces deux prisonniers africains les plus célèbres ont été réclamés par l’artiste Petit Dénis « Denco » et les milliers de spectateurs présents à ce concert. Il ne serait pas étonnant de voir « Bogota » afficher plus de souplesse envers ceux qu’il a combattus hier, ajustement de sa stratégie pour la conquête d’une partie de la jeunesse pro-Gbagbo oblige.

Seulement, cette accolade n’a rien réglé en profondeur. Le fils de Laurent Gbagbo a fait une précision sur son geste qui n’est selon lui qu’une marque de « respect à l’institution » de son pays que représente le PAN. Sa plainte contre Soro Guillaume « est maintenue », a-t-il encore précisé.

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Côte d’Ivoire : Microbe – Dozo – Jihadiste, même danger selon Michel Gbagbo

Michel Gbagbo a du mal à départir un microbe, un dozo et un jihadiste. Pour le fils ainé de l’ancien chef de l’État, ces trois entités se résument en une seule et même réalité : l’insécurité. C’était au cours d’un meeting de la JFPI, le week-end dernier, qu’il a fustigé le régime actuel qui encouragerait ces phénomènes nouveaux dans le pays, nous rapporte koaci.com.

Michel Gbagbo dézingue le régime de Ouattara.

Michel Gbagbo n’a rien perdu de sa liberté de ton malgré les difficiles épreuves qu’il a traversées à la chute de régime de son père. Invité spécial d’un meeting de la Jeunesse du Front Populaire Ivoirien (JFPI), ce docteur en Psychologie a démontré, une fois de plus, qu’il est le fils de son ancien opposant de père Laurent Gbagbo« Aujourd’hui, peut-on faire la différence entre un microbe, un Dozo et un jihadiste? », s’est-il interrogé avant de répondre : « Je ne crois pas au regard de la politique du pouvoir basée sur l’ethnie et la violence. Comment peut-on ainsi se rassembler autour du drapeau national? »

L’ancien prisonnier de Bouna a décidé d’engager une lutte pour faire entendre son point de vue. Après sa plainte déposée en France contre Guillaume Soro (l’actuel président de l’Assemblée nationale ivoirienne) et ses Com’zones (l’ex-rébellion), le voilà qu’il critique vertement la politique d’Alassane Ouattara, lequel favoriserait la montée de l’insécurité en Eburnie.

À l’en croire, l’attaque de jihadiste de Grand-Bassam du 13 mars dernier, les agressions récurrentes des microbes à travers les communes d’Abidjan et les agissements des Dozos à l’intérieur du pays aboutissent à la même réalité. Pour donc mettre fin à tous ces maux qu’il attribue au régime, le fils de Jacqueline Chamois a lancé cet appel solennel à son auditoire : « Tout ça doit changer par notre engagement militant sans peur. »

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Côte d’Ivoire : la justice française veut Hamed Bakayoko

Hamed Bakayoko est dans le viseur de la justice française. Le Juge français Cyril Paquaux a enjoint aux autorités ivoiriennes d’exécuter une Commission rogatoire internationale, communément appelée CRI. Abidjan aurait accepté la mise en examen de son sécurocrate et de certains de ses collaborateurs, nous révèle La Lettre du Continent.

La justice française veut le clan Hamed Bakayoko.

Hamed Bakayoko est dans les petits papiers de la justice française. Cyril Paquaux a émis depuis un certain temps le voeu d’entendre le ministre d’État ivoirien en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Et aux dernières nouvelles, ce voeu formulé serait en passe de se réaliser puisque la justice ivoirienne aurait donné un écho favorable à sa doléance via la mise à exécution d’une Commission Rogatoire Internationale (CRI). C’est dans le cadre de l’affaire Michel Gbagbo.

Traqué durant son séjour parisien par la police française, Guillaume Soro a dû brouiller les pistes et rentrer sur le sol ivoirien en catimini pour éviter de se faire prendre après le mandat d’amener lancé contre lui par la Juge Sabine Khéris. Le chef du parlement doit son salut à l’intervention in-extremis du Président Alassane Ouattara qui a pris le devant pour clarifier ce dossier. Le locataire du palais présidentiel a par la suite limogé les ministres Charles Diby Koffi (Affaires étrangères) et Gnenema Coulibaly (Justice) à l’occasion du dernier remaniement ministériel du 12 janvier 2016.

Après la fin d’année rocambolesque de Soro, c’est au tour du ministre Hamed Bakayoko de se faire épingler par la justice française. La gestion de ce dossier marquera certainement le baptême de feu des nouveaux titulaires des portefeuilles à savoir Albert Mabri Toikeusse (Affaires étrangères) et Sansan Kambiré (Justice) qui devront éviter de répéter les mêmes erreurs qui ont fini par emporter leurs prédécesseurs.

Michel Gbagbo (du nom du fils de l’ex-chef de l’État ivoirien, Laurent Gbagbo) avait porté plainte contre certains pontes du pouvoir en place à Abidjan (la capitale économique) notamment Guillaume Soro et certains chefs rebelles, devant les autorités judiciaires françaises pour « torture, traitements humains dégradants et détention arbitraire ».

Toujours dans le cadre de cette affaire, le fils aîné de l’ancien homme fort d’Abidjan avait été convoqué par les Juges français pour s’expliquer. Mais au grand dam de tous, il avait été empêché par les services des renseignements généraux sur ordres de M. Hamed Bakayoko de quitter le pays alors qu’il s’apprêtait à s’envoler pour la France, son autre pays.

Saisi de cette affaire, le Juge Paquaux voit cette interdiction comme une véritable violation des droits de l’homme. Le magistrat a jeté son dévolu sur ceux qui tiennent le dispositif sécuritaire en Côte d’Ivoire et à travers eux sur le ministre Hamed Bakayoko. Inza Diomandé, le numéro 1 de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et son adjoint, Firmin Bekoin N’Gadi, le chef des services de police de l’Aéroport international Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan et bien d’autres sont visés dans cette affaire.

Les autorités ivoiriennes auraient fait savoir à la France son souhait de voir les différentes auditions se dérouler sur les bords de la lagune Ébrié. C’est en tout cas, ce qu’aurait communiqué à la France le Doyen des Juges d’instruction de Côte d’Ivoire. Ce haut magistrat aurait même fixé un premier rendez-vous le 15 janvier à 9h30, mais la rencontre n’a jamais eu lieu, car ni Michel Gbagbo, ni son avocate, Me Habiba Touré, encore moins Cyril Paquaux n’était présents.

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Côte d’Ivoire : Soro ripoline son image et accuse la Juge Khéris de séquestration

Soro est monté au créneau pour dénoncer les agissements de la justice française. Au perchoir, le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire s’est prononcé officiellement pour la première fois sur le mandat d’amener lancé contre sa personne. Il a aussi décrié l’attitude de la Juge Sabine Khéris. guillaumesoro.ci a relayé sa déclaration.

Soro conte sa mésaventure devant les Députés

Soro a d’abord satisfait aux civilités, ensuite fait le bilan de l’activité parlementaire et enfin il est tombé de plain-pied dans les affaires dans lesquelles il est cité. Le numéro 2 ivoirien est revenu sur son implication présumée dans le coup d’Etat manqué au Burkina Faso« Sur l’affaire des pseudo-écoutes téléphoniques. Que de chimères ! Le Burkina Faso (..) est un pays fort particulier pour moi. C’est le pays qui m’a accueilli aux heures les plus graves de mon existence en m’offrant l’exil (…) J’aime le Burkina Faso. »

Aussi, est-il revenu sur ce qui a fait les choux gras de la presse ces derniers temps à savoir le feuilleton qui a entouré le mandat d’amener qui le visait : « Une juge française, avec une stupéfiante brutalité, a voulu m’enlever, me séquestrer et m’arracher ainsi à votre si douce affection et à celle des mien. Une juge française a cru devoir, par tous les moyens m’humilier. »

A propos de la convocation qui lui aurait été transmise en vue de répondre présent en qualité de témoin assisté, Guillaume Soro est formel : « Cette Commission rogatoire ne m’a jamais été notifiée, ni d’ailleurs aux officiers supérieurs des Forces Républicaines cités. A l’analyse, l’exposé des faits de la Commission Rogatoire Internationale tel que libellé traduit une posture politicienne éculée, issue des officines des partisans de l’ancien régime. »

L’ex-Secrétaire général des Forces Nouvelles (FN) s’est évertué au cours de son allocution à dénoncer les abus de la France à l’égard des dirigeants africains. Il affirme que sa mésaventure n’est pas un cas isolé, citant les exemples du Maroc, le Rwanda ou encore l’Algérie qui ont vu certains de leurs officiels être brimés comme de vulgaires délinquants. Il évoque aussi le cas de Donald Rumsfeld, l’ancien Secrétaire d’Etat américain à la défense, qui a pu faire valoir son immunité diplomatique alors qu’une plainte avait été déposée contre lui.

Soro a par ailleurs tenu à adresser ses remerciements au chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara et son épouse, à l’ancien couple présidentiel composé du Président Henri Konan Bédié et sa compagne. Il n’oublie pas non plus les populations ivoiriennes pour leur soutien et la compassion que lui a témoigné Marie-Thérèse Houphouët-Boigny, la veuve du premier Président de la Côte d’Ivoire.

Guillaume Soro a conclu : « Je suis un homme de mission. Je ne suis pas un homme de démission. »

Quelle analyse faites-vous de la déclaration du chef du législatif ?

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