Burkina : Face à la pression, Roch Kaboré veut remanier son gouvernement

À seulement une année après son élection que Roch Kaboré veut déjà faire le ménage dans son équipe gouvernementale. Ce remaniement envisagé par le président burkinabè serait très imminent.

Roch Kaboré met la pression sur ses ministres

La menace terroriste et les défis économiques du moment auraient poussé Roch Kaboré à vouloir redynamiser son gouvernement. À cet effet, le locataire du Kosyam serait en pleine consultation pour se donner une équipe prête à tous défis. De sources bien introduites, ce remaniement pourrait avoir lieu d’ici à fin janvier ou début février, avec une reconduction du Premier ministre Paul Kaba Thiéba. Ce dernier aurait pris des galons lors de la conférence des donateurs de Paris pour le financement du PNDES.

Mais ce n’est pas tout aussi sûr pour tous les autres ministres qui seraient sur la sellette. Simon Compaoré, l’un des barons du régime, pourrait être maintenu seulement en tant que ministre de l’Administration territoriale. Son portefeuille de la Sécurité intérieure devrait être dévolu à un civil, expert en sécurité, pour contrer les attaques jihadistes. D’autres ministres pourraient par contre se voir déchargés par le président burkinabè. C’est donc le branle-bas actuellement du côté du Faso, où chacun se bat pour conserver son poste. Outre ce remaniement ministériel, une nouvelle Constitution pourrait également être élaborée et adoptée. Comme quoi, Roch Marc Christian Kaboré veut se donner les moyens de réussir son mandat.

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Côte d’Ivoire : Chute de Ouattara, Ahipeaud Martial lance le combat!

Il a sifflé la fin de la récréation. Il, c’est Ahipeaud Martial, premier secrétaire général de l’histoire du puissant syndicat d’étudiants de Côte d’Ivoire, la FESCI. Ce leader politique veut s’en prendre à l’homme fort d’Abidjan, le président Alassane Dramane Ouattara. Les deux hommes se connaissent pour s’être échaudés dans les années 1990.

Ahipeaud Martial veut faire partir Ouattara du pouvoir

Ahipeaud Martial était le symbole de la lutte estudiantine en Côte d’Ivoire dans les années 1990. À la fin de son mandat à la tête de ce syndicat, il s’était retiré au Royaume-Uni où il a poursuivi des études sanctionnées par un doctorat de l’École des études orientales et africaines de l’université de Londres. Il est membre du Front du Refus, opposition ivoirienne, qui veut faire ravaler sa constitution controversée à Alassana Ouattara.

« … Je vous demande encore pardon parce que face à l’histoire, je n’ai pas pu prendre mes responsabilités. Je suis allé à la Haye et lorsque j’ai vu mon jeune frère Blé Goudé, le combattant, j’ai pleuré pendant une heure. Et il m’a dit si tu es dans le combat, les choses vont avancer.», a-t-il affirmé dans le fief du patron du Cojep à Yopougon, devant plusieurs milliers de sympathisants. Blé Goudé, ancien syndicaliste et patron de la jeunesse patriotique de CIV, est détenu dans cette prison de la CPI pour supposé crime contre l’humanité.

Ahipeaud Martial qui est le président de l’Union pour le développement et les libertés (UDL) a rajouté : « Aujourd’hui, je suis venu vous dire que c’est maintenant que le combat va commencer. Nous allons le mener jusqu’à ce que Dramane Ouattara quitte le pouvoir et qu’il retourne chez lui d’où il est venu avec sa constitution qu’il veut imposer, à nous, les Ivoiriens.»

L’opposition ivoirienne refuse toujours l’élection truquée de la nouvelle constitution

Il faut rappeler que le président ivoirien Alassana Ouattara a fait voter une constitution décriée par l’opposition et boudé dans les urnes par les Ivoiriens. Alors qu’un désert électoral a été constaté lors de ce scrutin, la CEI qui est en charge des élections en Côte d’Ivoire a annoncé un fantaisiste chiffre de 42% de taux de participation. Selon elle, la nouvelle constitution est adoptée à 93%.

Des services de plusieurs représentations diplomatiques accréditées en Côte d’Ivoire ainsi que l’opposition annonce 5 et 7% de taux de participation. Le Front du refus demande au président Ouattara de sursoir à son projet d’imposer au pays une constitution qui acte le recul de la démocratie et qui renforce à un niveau inacceptable le pouvoir du chef de l’État.

En plus de la question de l’éligibilité qui veut désormais qu’un candidat à l’élection présidentielle soit juste ivoirien et âgé de 35 ans, sans limites d’âge, cette nouvelle constitution permet au président de se faire élire en ticket avec son vice président, son dauphin constitutionnel. Le chef de l’État, dans celle-ci, a aussi le pouvoir de nommer 1/3 des représentants du Sénat qui est créé avec cette constitution alors que les autres membres de la chambre seront élus.

L’opposition ivoirienne en souffrance, la France et les autres interventionnistes indifférents

Malgré la contestation de l’ensemble de l’opposition ivoirienne, la France qui s’ingère depuis 1960 dans le débat politique ivoirien reste muette. Ce silence coupable n’étonne pas les observateurs africains qui disent dans tous les pays du continent que la France fait l’aveugle sur les inacceptables agissements du pouvoir Alassana Ouattara parce qu’il est son « pion ». Les autorités françaises et leur presse sont curieusement silencieuses face au comportement antidémocratique de l’ancien premier ministre de Félix Houphouët-Boigny.

Livrées à elle-même face à un pouvoir qui s’endurcit un peu plus chaque jour, comme le démontrent les arrestations et intimidations régulières de ses différents leaders, l’opposition ivoirienne et Ahipeaud Martial veulent mener le combat de la chute du pouvoir Ouattara. L’ancien directeur Afrique du FMI avait été installé au pouvoir par l’armée française et la rébellion armée qui le soutenait depuis 2002.

La question est de savoir comment va s’y prendre l’opposition sans replonger le pays dans une guerre civile qu’elle a connue et qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts entre 2002 et 2011.

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Côte d’Ivoire : le Front du Refus veut encore manifester pour le retrait du projet de Ouattara

Au siège du président de LIDER, Mamadou Koulibaly, l’esprit du Front du Refus était si présent que les journalistes qui y fourmillaient n’ont pas mis du temps à obtenir ce qu’ils cherchaient. Eh bien, après des résultats jugés « fantaisistes » par l’opposition, la suite du combat sera une marche historique.

Le Front du Refus contre la constitution de Ouattara

Le Front du Refus a bruyamment manifesté pour dire non au projet de nouvelle constitution de M. Alassane Dramane Ouattara. Rejoint par la Coalition du NON du Pr Bamba Moriféré, l’opposition dans son ensemble veut mener plusieurs actions pour obtenir le retrait du projet du régime d’Abidjan.

La date et les horaires de ces marches éclatées dans tout le pays seront connues d’ici peu, après la Conférence de presse tenue ce Jeudi 3 novembre 2016 au siège du parti de Mamadou Koulibaly (Lider, ndlr). Toute la stratégie visera à pousser M. Ouattara  à retirer sa nouvelle constitution, timidement votée par seulement 5% d’individus, selon les statistiques de la CIA et d’autres normes ivoiriennes.

Les Ivoiriens sont restés chez eux dans l’indifférence totale du vote parce que dans l’attente d’un paradigme politique nouveau où des pratiques on ne peut plus civilisées et modernes se feront. Depuis les années 2000, un profond imbroglio s’est emparé de la rationalité politique en Côte d’Ivoire à telle enseigne que le pays comme les pensées profondes, est fissuré, et cette division est entretenue par le libéralisme occidental qui en tire un énorme profit.

Jusqu’où ira la Communauté internationale dans ses manœuvres dans la crise ivoirienne?

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Côte d’Ivoire : depuis la France, Stéphane Kipré ridiculise Youssouf Bakayoko

Stéphane Kipré, président de l’UNG, se rit des résultats du référendum annoncés par M. Youssouf Bakayoko, président de la Commission Électorale Indépendante (CEI). Ce dernier a proclamé mardi les résultats provisoires du Référendum sur le nouveau projet constitutionnel.

Stéphane Kipré règle les comptes de Youssouf Bakayoko

Stéphane Kipré, président de l’Union des Nouvelles Générations (UNG), n’a que faire des résultats provisoires annoncés le mardi 01er novembre 2016, au sujet du référendum constitutionnel. Selon le président de l’institution qui a conduit le vote, le taux de participation s’élève à 42, 42 %. Un taux raillé par le gendre du Président Gbagbo : « Pour masquer le boycott massif et général de cette consultation par les ivoiriens, M. Youssouf Bakayoko comme à son habitude proclamé des chiffres auxquels il est le seul à croire. Tant aussi bien les ivoiriens que la communauté internationale sont conscients qu’ils sont faux et incohérents. Le taux de participation réel, loin de 42% annoncés tourne en réalité autour de 5% », a –t-il révélé.

Pour Stéphane Kipré, face à cette forfaiture, les Ivoiriennes et les Ivoiriens doivent tenir bon en luttant jusqu’à ce que M. Alassane Dramane Ouattara et ses exécutants dont l’illustre Youssouf Bakayoko, partent du pouvoir comme ils sont venus : « Nous n’allons pas nous y plier jusqu’à ce que le concepteur, écoutant la voix du peuple, la retire purement et simplement, » a t-il conclu.

C’est un Stéphane Kipré qui sonne la mobilisation qu’il nous est donné de lire à travers la note écrite à propos qui nous est parvenue. Rester à l’écoute des mots d’ordre du Front du Refus, fut le mot de fin de M. Stéphane Kipré.

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Côte d’Ivoire : Anaky Kobena reprend Alassane Ouattara dans une lettre ouverte

Anaky Kobena, président du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA), a rédigé une note à l’endroit des Ivoiriens pour expliquer à M. Alassane Dramane Ouattara le sens du ciel qui lui tombe là dessous dans cette odyssée politique ivoirienne sans gloire.

Anaky Kobena diagnostique l’exercice politique de Alassane Ouattara

 » Chers Compatriotes

Ce dimanche 30 Octobre 2016, sous le regard de tous et sur toute l’étendue du territoire national, le peuple de Côte d’Ivoire a crié sa rupture totale et définitive avec l’homme politique Alassane Ouattara et son pouvoir, en ignorant royalement ce référendum auquel Ouattara attache tellement d’importance qu’il en a fait lui-même une promotion à la limite du désespoir, et qui représente pour lui la grande œuvre de sa vie politique.

Alassane Ouattara paie cash le prix de son arrogance et de son mépris de n’avoir accordé aucune importance à l’argument fort qui a été le ciment de ce comportement des Ivoiriens à savoir que dans notre pays, il y a beaucoup plus urgent et plus important à faire que se tailler un nouvel habit constitutionnel ;

Ne seraient-ce que les conditions de vie au quotidien qui continuent de péricliter , et avant tout la réconciliation nationale, dont il n’a cure, et qui touche, le retour des exilés qui se comptent encore par milliers, la libération des prisonniers politiques au rang desquels se trouvent des figures de référence de la vie nationale, et enfin le retour de la Côte d’Ivoire à une démocratie au sens moderne du terme, où toutes les libertés publiques seront respectées, et où la peur de la répression ne sera pas omniprésente .

 Chers Compatriotes, aucun de vous ne peut accorder attention ou crédit au résultat annoncé par le Président de la CEI, qui a paru évoquer une autre planète et d’autres créatures que nous qui vivons ici en terre d’Eburnie.

• Inutile donc de nous laisser distraire par ces résultats, annoncés, contre tout bon sens et toute bonne foi, et qui resteront dans l’histoire comme l’un des plus grands scandales de la vie politique ivoirienne
Pour ce qui est de la Communauté Internationale, en Afrique ou plus loin, tous leurs médias ont entériné un Taux de participation évoluant entre 5 et 10%.

Cela les a instruits et édifiés quant à la légitimité de l’actuel Chef de l’Etat à conduire les destinées de notre pays. Mais hélas, Chers compatriotes, l’aveuglement de Ouattara a conduit notre pays et nous tous dans une impasse terrible, à savoir que dès lors qu’il aura promulgué une constitution qui aura été refusée par plus de 95% des Ivoiriens (car dans le petit chiffre de votants, les NON l’emportent sur le OUI), il créera automatiquement deux états en Côte d’Ivoire.

L’Etat Alassane Ouattara et du petit nombre de ses suiveurs et exécutants. L’Etat de tous ceux qui n’ont pas voulu de sa constitution, ne veulent plus de lui à la tête de la Côte d’Ivoire. Ce vrai Etat de Côte d’Ivoire , où se retrouveront, tous les Ivoiriens , du Nord au Sud ,de l’Est à l’Ouest en passant par le Centre, sans aucune considération ou prise en compte du bord politique , de l’ethnie ou de la religion. Oui, il s’imposera de fait que ceux qui se reconnaissent dans le vrai et unique Etat de Côte d’Ivoire, dans sa nation, ne pourront pas se résigner à laisser l’imposteur rejeté continuer à décider pour leur pays et leur vie.

Avec dignité et responsabilité, la peur ne pouvant être mise devant l’importance de l’enjeu et de la cause, ils devront retrousser leurs manches et prendre leur destin en mains.

Tous sans exception. Ivoiriens et Ivoiriennes, c’est le Pays qui crie et nous appelle.

ABIDJAN Le 2 novembre 2016
Le Président du MFA
KOBENA I. ANAKY « 

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Côte d’Ivoire : Aboudrahamane Sangaré et le Front du Refus en conclave contre Ouattara

Aboudrahamane Sangaré, leader du Front du Refus, est entré en conclave avec ses militants pour penser d’autres actions à mener contre les résultats du référendum de M. Ouattara. Pour ce Front, la forfaiture du régime d’Abidjan ne saurait prospérer davantage.

Aboudrahamane Sangaré et le Front du Refus contre M.Ouattara

Aboudrahamane Sangaré, au nom du Front du Refus, a tenu des propos taillés sur mesure pour décrire le pseudo référendum de Ouattara : « Le projet de monarchisation du pouvoir en Côte d’Ivoire, sous couvert d’une nouvelle Constitution dont Monsieur Alassane Ouattara veut doter le pays, au forceps et au mépris du peuple, a été soumis à référendum le dimanche 30 octobre 2016. Le rejet général et massif, par les Ivoiriens, à l’appel du Front du Refus et de la Coalition du Non, de cette forfaiture s’est traduit par une faiblesse historique du taux de participation qui avoisine les 5%, » a t-il précisé et fait savoir.

Poursuivant, le fidèle ami et camarade de longues luttes du Président Laurent Gbagbo, a ajouté ceci : « Le Front Populaire Ivoirien assure les militants, sympathisants et démocrates sinistrés qu’une visite de solidarité que commande la situation, et conformément à ses propres valeurs et pratiques, leur sera rendue en temps opportun, en reconnaissance de leur vaillance. Le Front Populaire Ivoirien les exhorte à rester vigilants et EN ALERTE POUR LES PROCHAINS MOTS D’ORDRE ,» a t-il exhorté.

Le Front du Refus remercie toutes celles et tous ceux qui se sont levés pour dire NON au projet de Ouattara et les encourage à demeurer vaillant et prêts pour la suite du combat.

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Côte d’Ivoire : taux de participation au référendum entre 6 et 7% selon Affi N’guessan

Absent du boycott actif mené par le Front du Refus et la Coalition du Non, Affi N’guessan resurgit pour cette fois annoncer le taux de participation au vote référendaire qui serait, selon l’homme, entre 6 et 7%. Si ces chiffres sont avérés, le vote aura été en effet une véritable débâcle du régime Ouattara.

Affi N’guessan situe le taux de participation au référendum

Sans d’autres formes de procès, Pascal Affi N’guessan, porte-parole de l’Alliance des Forces Démocratiques (AFD), a fait la déclaration suivante : « Le référendum était un désert électoral », une « désaffection vis-à-vis de ce référendum », un grand « désaveu » et un « rejet de cette constitution impopulaire »; « Ouattara a été désavoué », pouvait-il s’évertuer à agencer comme termes pour décrire le déroulement du vote pour lequel le gouvernement de Ouattara a fait tant de tapage médiatique.

Face à ce que Affi N’guessan qualifie de déconvenue qui, selon ses observations statistiques et celles de la CIA aux Etats-Unis donnent entre 6 et 7% le taux de participation, l’ex-Premier Ministre du Président Laurent Gbagbo entend prendre ses responsabilités : « Nous allons prendre position par rapport à la réponse qu’il (Alassane Ouattara) voudra donner », a t-il dit pour finir.

Selon les concordances de vues synoptiques dans la majorité de la presse ivoirienne et internationale, le taux de participation à ce référendum ne saurait excéder la barre des 10%, tant les villes ivoiriennes et la grande métropole Abidjan ont tenu le vote en respect entre abstention criarde, saccage des urnes avec l’aval des forces de l’ordre présentes et timidité de vote en d’autres endroits. Même le pays baoulé acquis à la cause du président du PDCI, Henri Konan Bédié, a murmuré le référendum en s’abstenant massivement de voter.

Au regard de cela, Affi appelle Alassane Ouattara à démissionner ou à retirer son projet : « Soit il change (de politique) soit il se démet », conseille t-il. Considérant les violations constantes du régime d’Abidjan de la Constitution de 2000 faite dans les règles de l’art par les Ivoiriens, qui en revanche va s’évertuer à respecter ce texte de Ouattara qui s’est élaborée sans l’aval des mêmes Ivoiriens? Quelle honte pour l’Afrique !

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Côte d’Ivoire : Ouraga Obou et l’arrangement constitutionnel de la nomination déjà d’un Vice-président

Pr Ouraga Obou, président des experts de M. Ouattara pour la rédaction de la nouvelle constitution, vient de justifier l’arrangement constitutionnel, à savoir déjà la nomination d’un Vice-président avant 2020 pour accompagner dans la « paix », le processus politique dans la famille RHDP.

Ouraga Obou, le père de l’arrangement constitutionnel

Le Pr Ouraga Obou multiplie tribune sur tribune pour justifier le texte que le régime Ouattara et lui ont écrit et qui divise plus que jamais les Ivoiriens dans leur ensemble qui ont été exclus de ce processus. Hier jeudi après-midi, sur les antennes de la Radio Nostalgie, l’éminent constitutionnaliste ivoirien a qualifié la nomination d’un Vice-président de la République de Côte d’Ivoire avant 2020 d’  » arrangement constitutionnel « :  » Nommer un Vice-président maintenant est un arrangement constitutionnel,  » a t-il soutenu lors des échanges avec la presse.

Pourquoi parler précipitamment de la nomination d’un Vice-président si ce dernier doit être élu dans les mêmes conditions que le Président de la République sur une liste bloquée? Pourquoi enfoncer tant le couteau dans la plaie dont la Côte d’Ivoire souffre déjà?

Pendant que nous y sommes, autant dire et reconnaître que tout a été question d’arrangement politique depuis l’entrée en politique d’Alassane Dramane Ouattara jusqu’à ce jour. Si alors tout est arrangement et poursuite du pouvoir d’Etat, n’oublions pas les revers et les sentences de l’Histoire quand l’heure de légiférer surgit subitement!

Là, il n’y aura plus d’arrangement, mais un sérieux dérangement…

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Côte d’Ivoire : KKS se désole des rois et chefs traditionnels corrompus par Ouattara

S’adressant aux rois et chefs traditionnels, Konan Kouadio Siméon (KKS) a souligné l’importance d’éviter à nos chers garants des us et coutumes, patrimoine culturel et âme d’un peuple, de connaître la corruption ambiante à l’oeuvre en Côte d’Ivoire par le fait politique du régime d’Abidjan.

KKS parle aux rois et chefs traditionnels

C’est de tout cœur que KKS a écrit aux rois et chefs traditionnels, comme à son habitude, pour les raisonner et les convaincre de ne pas suivre M. Ouattara dans cet inique projet de nouvelle Constitution:  » Majestés et honorables chefs traditionnels (…) Aujourd’hui, c’est avec toute la révérence et le respect dû à votre statut, que je vous adresse humblement la présente (…) Vous êtes les gardiens de nos us et coutumes ; Nos us et coutumes regorgent de vertus ; Vous êtes donc dépositaires de vertus. Vous êtes agents de développement et de prospérité pour votre peuple ; Le développement suppose un préalable, la paix ; Vous êtes donc garants de la paix sociale,  » dit-il pour en venir à sa pensée même.

Poursuivant, M. Konan Kouadio Siméon ajoute ceci :  » Le spectacle télévisé offert au monde entier par la Chambre des Rois et Chefs traditionnels de Côte d’Ivoire, recevant le ‘’cadeau présidentiel ‘’ de 120 000 000 de FCFA pour adouber la nouvelle constitution, et ce, en pleine campagne référendaire, ne semble pas participer à porter haut ces valeurs de dignité et de noblesse que les ivoiriens sont en droit d’attendre de leurs souverains et chefs traditionnels, » a t-il dénoncé.

Publiquement corrompus, KKS rappelle aux garants de la tradition les conséquences de leur bassesse et leur ignorance :  » Cette constitution, l’avez-vous vous-mêmes lue et comprise ? L’avez-vous partagée autour de vous et eu le temps de l’expliquer à vos administrés ? Avez-vous sondé votre peuple ? Avez-vous leur accord et soutien pour les engager ? Je parle bien entendu de l’ensemble du texte et non seulement des dispositions concernant votre chambre (…) Votre responsabilité serait grande, plus grande que celle du Président de la République et des députés, si d’aventure, à la pratique, les faits vous déjugeaient. Une telle éventualité serait des plus désolants pour la société ivoirienne qui, après la classe politique, devrait alors désespérer de ses Rois et Chefs traditionnels, du moins de ceux présentés comme tels,  » a t-il conclu.

Qu’attendre de ces rois et chefs traditionnels si M. Désiré Tanoé même, leur porte-parole, d’idéologie communiste est aujourd’hui trempé dans l’ultracapitalisme, la compromission et la corruption sans réserve?

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Côte d’Ivoire / nouvelle constitution : Alassane Ouattara gêné par le sort de Soro Guillaume

En élaborant sa nouvelle Constitution, Alassane Dramane Ouattara se dit très gêné par le sort de Soro Guillaume. Prétextant avoir fait rédiger ce texte sans arrière pensée par rapport à son ex-poulain, M. Ouattara se sent vraiment désolé si la seule alternative qu’a le chef rebelle s’avère être celle de se battre comme tous les autres pour la succession au fauteuil présidentiel.

Alassane Ouattara scelle le sort de Soro Guillaume

Alassane Dramane Ouattara, par l’élaboration de cette nouvelle constitution, vient de sceller le sort de Soro Kigbafori Guillaume en le mettant désormais face à ses responsabilités. C’est une manière très subtile de dire au natif de Ferké qu’il devra se battre comme Hamed Bakayoko, Amadou Gon Coulibaly, Ahoussou Jeannot, Patrick Achi, Niamien N’goran, et bien d’autres pour lui succéder si tel est réellement son ambition.

C’est en référence à cela qu’Alassane Dramane Ouattara a tenu les propos suivants le mercredi lors d’une cérémonie face à la société civile : la nouvelle Constitution qui sera soumise à référendum dimanche « n’est pas faite pour et contre quelqu’un ».  Il poursuit en disant :« La Constitution n’est pas faite pour quelqu’un et contre quelqu’un. Elle s’applique à tous », ajoutant qu’il « espère que (ce nouveau texte) sera voté sans équivoque ».

Le président de l’Assemblée nationale, Soro Guillaume, ne s’attendait pas à cette façon de procéder de son ex-mentor dont il ne sait comment raisonner après toutes les paraboles dominicales que lui Soro ne cessait de lancer à l’endroit de sieur Ouattara. Il a donc pris « acte », c’est-à-dire qu’il se battra en effet…

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