Afrique: les Africains ne veulent plus du Franc CFA

Pour dire NON désormais au Franc CFA, les Africains panafricanistes vivant en France retrouveront leurs pairs vivant sur le Continent au Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Niger, République Centrafricaine, République du Congo, Sénégal, Tchad, Togo, etc. pour échanger à ce sujet, comme le rapporteConnectionivoirienne.net.

Les Africains veulent bouter dehors le Franc CFA

Le communiqué de presse publié par Connectionivoirienne.net au sujet du Franc CFA qui n’intéresse plus les Africains mentionnait ceci :

 » DAKAR, le 2 janvier 2017 – Le samedi 7 janvier, les panafricains organisent pour la première fois, de Paris à Dakar en passant par Abidjan, Ouidah, Londres et Bruxelles, une journée internationale de mobilisation sur le thème du franc CFA et la nécessité de se défaire de cette monnaie postcoloniale.

Lorsque l’Afrique et sa diaspora s’unissent pour démanteler les jalons du colonialisme, il en découle un événement historique : le front contre le franc des Colonies Françaises d’Afrique (CFA). L’appel a été lancé le 26 décembre 2016 par le militant panafricaniste, écrivain et chroniqueur Kemi Seba et par l’ONG Urgences Panafricanistes (URPANAF).

Créé en 1945, le franc CFA est en cours aux Comores et dans quatorze Etats en Afrique : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Niger, République Centrafricaine, République du Congo, Sénégal, Tchad, Togo.

En Europe, comme dans les pays de la Zone franc CFA et ailleurs sur le continent, les citoyens et associations se mobilisent. Tous dénoncent les effets pervers de cette monnaie postcoloniale et réclament la fin de la servitude monétaire. Ils exigent la vérité sur les comptes d’opérations ouverts par les banques centrales auprès du Trésor français.

Le temps est venu de mettre en œuvre des solutions alternatives pour un développement économique qui corresponde réellement aux besoins des populations. Au-delà, la société civile pose la question d’une autre architecture financière, qui déboucherait sur la monnaie unique africaine.

La mobilisation a pour objectif de contribuer aux débats en Afrique, en Europe et en Amérique concernant les moyens de sortir de cette servitude monétaire, et d’informer l’opinion africaine, française et européenne des conséquences du lien qui attache encore l’ancienne métropole à ses ex-colonies.

Il s’agit également de discuter des transformations indispensables à opérer tant au niveau institutionnel que politique pour répondre aux intérêts des quinze pays de la Zone franc CFA dont onze sont classés parmi les pays moins avancés (PMA) par les Nations unies.

Un défi panafricain

Penser une Afrique nouvelle, c’est penser l’émergence d’un continent libéré du joug impérialiste, qui prend en main son économie et gère directement l’exploitation de ses propres ressources naturelles. La monnaie est un attribut de souveraineté. Or, le franc CFA, cheval de Troie du néocolonialisme, empêche évidemment cette impulsion.

C’est pourquoi cette action coordonnée du 7 janvier 2017 contre l’ordre économique du système franc CFA est une mobilisation inédite et historique. Elle met en lumière la capacité des Africains et afro-descendants à comprendre l’urgence de prendre part à ces discussions afin de s’impliquer réellement dans l’avenir du continent.
Un événement mondial, des personnalités engagées

 Les panafricains de la société civile, qui ont fait de cette problématique économique un point capital de leur réflexion et de leur argumentaire ont immédiatement répondu présents.

La coordination internationale des conférences du samedi 7 janvier 2017 et leur déroulement seront assurés par les membres de l’ONG URPANAF :

A Paris (France), la rencontre sera animée par Nicolas Agbohou, docteur en économie politique et l’un des pères de la résistance au franc CFA, auteur du célèbre ouvrage « Le franc CFA et l’Euro contre l’Afrique » (1998), Toussaint Alain, journaliste politique et ancien conseiller de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, et Théophile Kouamouo, journaliste politique et écrivain.

De 15h 30 à 18h, au 4 bis, rue Henri Bergson, 92600 Asnières-sur-Seine (en face de la tour d’Asnières) – Accès : RER C arrêt : Les Grésillons – Métro ligne 13 : Gabriel Péri, Puis bus 177 arrêt : Tour d’Asnières

A Bamako (Mali), avec Aminata Traoré, militante altermondialiste, écrivaine et ancienne ministre, Pape Diallo de Jeunesse Maya, Ismaël Youssef Koné, représentant de l’ONG Urgences Panafricanistes au Mali.
De 15h30 à 18h, au Missira Hôtel, Le Djenne, Salle Amadou Hampâté Bâ

A Ouagadougou (Burkina Faso), avec le mouvement citoyen C.A.R, Citoyens Africains pour la Renaissance.
A 15h, au siège du C.A.R, Quartier Tanghin, non loin de l’Hôtel Ricardo

A Abidjan (Côte d’Ivoire), avec les militants panafricanistes Pîija Souleymane Yameogo, économiste de développement, conférencier sur l’histoire et les valeurs africaines et directeur général à PER-FORM, et Thi-Mi N’guessan, responsable de l’ONG Urgences Panafricanistes en Côte d’Ivoire.
A 10h, à l’Institut des Civilisations Noires, Plateau Dokoui 1er Feu, Abobo

A Bruxelles (Belgique), avec Jahi Muntuka, ingénieur aérospatial, analyste en économie et administrateur du groupe Négritude, Black Power, Claude Wilfried, écrivain et analyste politique, et Natou Pedro Sakombi, essayiste et fondatrice de Reines et Héroïnes d’Afrique.
De 19h à 22h, à L’Horloge du Sud, 141, rue du Trône, 1050 Bruxelles

A Londres (Royaume-Uni), avec Clarice Kamwa alias Mamoushka, militante panafricaniste et Cheikh Ba, Data Scientist Senior et analyste en Marketing.
De 14h30 à 16h30, 199-201 Lewisham High Street, 13 SE 6LG

Bologne (Italie), la sensibilisation sera menée par les militants panafricanistes Bolivie Wakam, ingénieur en énergie, et Donfack N. Alex Leroy, entrepreneur
A 19h, Piazza Spadolino 3

A Ouidah (Bénin), avec la Famille Jah.
A 15h, au Centre d’Eveil, d’Animation et de Stimulation pour Enfants (CEVASTE), Ambassade culturelle de la Diaspora et du Peuple de JAH, près d’Ouidah

A Dakar (Sénégal), avec Demba Moussa Dembele, Hulo Guilabert, Guy Marius Sagna, Ndongo Samba Sylla, Badou Kane et Ndeye Nogaye Babel Sow.
A 15h, rassemblement Place de l’Obélisque
Le militant panafricaniste Kemi Seba interviendra comme Invité d’honneur à l’Université de Zinguinchor en Casamance.
A 15h, à l’Université Assane Seck

A Haïti, avec Bayyinah Bello, écrivaine, professeur d’Histoire et dirigeante de la Fondasyon Félicité, Camille Chalmers, professeur d’Economie et de planification sociale à l’Université d’Etat d’Haïti.
De 13h à 17h, à la Fondation Félicitée, 4 rue A, Village Théodat, Tabarre

A Kinshasa (RD-Congo), avec Rex Kazadi, homme politique et militant panafricaniste, Ted Beleshayin, économiste monétariste et consultant financier.
De 14h à 17h, à l’Hôtel Campo, Beau Marché, Commune de Barumbu, en face de la Bralima « .

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Gabon : Ali Bongo hors du palais, le sort de Jean Ping déjà scellé ?

Ali Bongo Ondimba entend fermer la bouche à toutes les mauvaises langues qui soutiennent qu’il s’était «bunkerisé». En visite, ce jeudi 3 novembre au nord de Libreville, le président gabonais a tenté de rassurer tous ses compatriotes. Le cas de Ping ne semble visiblement plus le préoccuper.

Quand Ali Bongo sort de son mutisme…

L’élection présidentielle au Gabon est certes terminée, mais la tension n’est pas tombée pour autant. Même si la crise postélectorale a été jugulée et que les militaires ont rejoint leurs casernes, la psychose demeure. Ainsi, face aux folles rumeurs qui faisaient état de ce que le président réélu s’était enfermé dans son palais hypersécurisé, ABO a profité de sa visite dans la nouvelle cité « Résidences les Bougainvilliers » située dans la commune d’Akanda au nord de la capitale pour couper cour : « Je n’ai pas besoin de démentir ou de quoi que ce soit. Vous m’avez vu l’autre jour sur le chantier du port d’Owendo, aujourd’hui je suis ici. Est-ce que je vous donne l’impression de quelqu’un qui est enfermé dans mon palais ? Est-ce que je me promène avec un certain nombre de chars ? Je crois qu’il faudrait pouvoir rester sérieux. »

Même si le déplacement de tout chef d’État nécessite un minimum de précautions sécuritaires, Bongo fils ne voudrait nullement montrer une quelconque faiblesse face aux menaces que continue de proférer Jean Ping. En effet, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine (UA) se serait rendu à Paris puis à Washington pour rencontrer des interlocuteurs qui lui permettraient d’imposer «sa» vérité des urnes. Car il continue de réclamer sa victoire au précédent scrutin présidentiel.

Mais coup de théâtre, son directeur de campagne, René Ndemezo’o Obiang, accepte de s’inscrire dans le dialogue politique initié par Bongo. De même, de passage à Abidjan, Manuel Valls, Premier ministre français, a appelé Ping à dialoguer avec le camp présidentiel. Au vu de tous ces faits, des observateurs affirment que le sort de Ping serait d’ores et déjà scellé. Toutefois, la recherche d’un consensus national devrait être le leitmotiv des autorités gabonaises afin de se mettre à l’abri de toute surprise désagréable.

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Gabon : Vaincu à la présidentielle, Jean Ping fustige la Françafrique

À Paris depuis ce vendredi, Jean Ping dit être venu en France pour «respirer l’air de la liberté». N’empêche que le candidat malheureux a fait des critiques acerbes contre la Françafrique qui imposerait des chefs d’État en Afrique. Et pourtant, lui même va y chercher du soutien. Paradoxe!

Jean Ping en quête de soutien à Paris et à Washington ?

L’obsession de diriger le Gabon n’a nullement quitté Jean Ping qui continue de réclamer «sa victoire» à la précédente présidentielle. En effet, le challenger d’Ali Bongo Ondimba effectue son premier voyage post-électoral en France grâce à une intervention de l’ONU. Ainsi, sur les bords de la Seine, le candidat malheureux compte avoir les soutiens nécessaires, aussi bien de la diaspora gabonaise que des Occidentaux, afin de faire fléchir Bongo qui a pourtant été déclaré vainqueur des élections par les Institutions de la République. À ce sujet, Ping reste intransigeant : « J’ai gagné ces élections de manière claire et tout le monde le sait. » Puis il ajoute : « Ali croit qu’il peut utiliser la force pour se maintenir au pouvoir. Mais cette fois ça ne marchera pas. Tous les dictateurs avant de tomber croient qu’ils sont encore puissants. »

Il est conforté dans sa position par Jo Leinen, chef de délégation du Parlement européen lors du scrutin, qui affirme : « Cette élection a été manipulée. » Aussi, à Paris comme à Washington, l’ex-président de la Commission de l’Union africaine entend donner sa vision de la situation. Il compte donc y rencontrer des interlocuteurs qui pourraient lui permettre de réaliser son rêve présidentiel. Cette communauté dite internationale semble visiblement dicter à Ping toutes ses conduites pour mettre fin au règne du clan Bongo. Car, n’oublie-t-il pas de rappeler que « la France a des responsabilités historiques au Gabon».

Paradoxalement, il fustige la Françafrique qui a cette manie d’imposer des leaders à la tête des anciennes colonies africaines. Pour lui, « le Gabon est l’exemple le plus abouti de la Françafrique. Et jamais le peuple gabonais n’a pu faire entendre sa volonté». Léon Mba, Omar Bongo et Ali Bongo Ondimba seraient tous issus de ce système mafieux français en Afrique. Puis, il tente de se démarquer de cette nébuleuse : « La différence, c’est que moi je ne demande pas qu’on m’impose de manière arbitraire. Je souhaite simplement qu’on respecte le vote des Gabonais. » Ironie du sort, il serait justement en Hexagone pour y chercher du soutien.

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Les dix villes les plus riches de la planète, quelle place pour les Chinois ?

Les villes les plus riches de la planète ont été classées et répertoriées suivant un critère bien défini. Aussi, suivant le rapport de PwC qui établit le top 10, deux villes chinoises sont en pole position en raison de leur poids économique.

Les villes les plus riches de la planète, Beijing et Shanghai s’accrochent

Les villes les plus riches de la planète continuent de faire rêver les touristes et autres férus de découvertes à travers le monde. Mais parmi toutes celles-ci, les villes chinoises tentent de garder la face en se posant comme les plus attrayantes. Ainsi, Beijing (encore appelée Pékin) se classe 3e dans le palmarès des villes mondiales en termes de poids économique, mais est confrontée au défi des coûts élevés, selon le rapport de la biennale de PwC «Cities of Opportunity». Cette métropole chinoise qui occupe le 19e rang du classement général et la troisième position au niveau des indicateurs atteste de son rôle de ville passerelle et de puissance économique. De même, elle fait une amélioration significative dans les indices de capital intellectuel, de l’innovation et de l’état de préparation de la technologie.

Classée 21e au classement général et septième dans les indicateurs de passerelle et poids économique, la ville de Shanghai doit, quant à elle, faire face à des défis en termes de coût et de facilité de faire des affaires. En outre, le rapport de PwC s’est penché sur la situation de la santé économique et sociale des 30 principales villes mondiales, et a analysé leurs performances en se basant sur 10 indicateurs, notamment le capital intellectuel et l’innovation, la qualité de vie, le transport et les infrastructures, la santé, le poids économique et le coût. Eu égard à tous ces indicateurs, voici le top 10 des villes en termes de poids économique :

1. Londres (Grande-Bretagne)  (score: 152)

Avec un score de 152 points, Londres vient en 1ère position

2. New York (États-Unis) (score: 142)

New-York avec sa statut de la liberté

3. Beijing (Chine) (score: 135)

Beijing ou Pékin affiche fière allure

4. San Francisco (États-Unis) (score: 126)

San Francisco la belle

5. Madrid (Espagne) (score: 119)

Madrid, la ville des Toreros

Gran Via in Madrid, Spain, Europe.

6. Sydney (Australie) (score: 116)

sydney

7. Shanghai (Chine) (score: 111)

shanghai

8. Paris (France) (score: 110)

Paris, ville lumière

Paris, ville lumière avec la tour Eiffel

9. Singapour (Singapour) (score: 107)

singapour

10. Amsterdam (Pays-Bas) (score: 101)

amsterdam

Voilà donc des destinations très en vue pour les touristes qui ont le goût de l’exotisme. Mais pour la découverte de ces somptueuses villes, il leur faudra une bourse bien consistante. Car le beau a un coût.

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Sénégal – France : après les attentats, Youssou N’Dour met le feu au Bataclan

Youssou N’Dour sera très bientôt sur la scène pour présenter son nouvel album « AFRICA REKKK ». Mais le fait marquant dans ce retour à la musique, c’est que la mégastar sénégalaise a décidé de se produire au Bataclan, en hommage aux victimes des attentats de novembre 2015, apprend-on de Jeune Afrique.

 Youssou N’Dour revient à ses premières amours

Youssou N’Dour est en passe de reconquérir son public parisien par la sortie de son nouveau bijou « Africa Rekkk ». Le label Jive/Epic de Sony avec lequel l’artiste a signé est en train de manoeuvrer pour la sortie de ce disque dès le mois d’octobre 2016. Mais bien avant cette date, Sony en donne un avant-goût via un communiqué : « Ce nouvel album, que Youssou décrit lui-même comme « Un voyage entre l’Afrique moderne et l’Afrique traditionnelle, une traversée des différentes cultures africaines », comportera plusieurs duos qui seront annoncés bientôt. »

Après son intermède politique en tant que ministre de la Culture et du Tourisme (2012) dans son Sénégal natal, voilà que le Roi du Mbalax reprend du service avec son public. En sa qualité d’ambassadeur de la paix, il donnera des concerts à la Philharmonie de Paris le 15 novembre et au Bataclan les 18 et 19 novembre 2016. Le choix de ces lieux et surtout de ces dates n’est nullement fortuit. L’artiste sénégalais entend y rendre ainsi hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 avant d’attaquer d’autres scènes internationales. Les mélomanes africains espèrent également que l’artistes donnera des concerts en hommage aux victimes de terrorisme à travers l’Afrique.

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Cameroun : les drones, ça fait rêver William Elong

William Elong rêve de drones « made in Africa ». La vingtaine à peine entamée, le jeune camerounais voit déjà grand et vise même la lune pour ce qui est de ses ambitions. Il nourrit un rêve pour l’Afrique, à savoir révolutionner le continent par l’utilisation de drones. Le natif d’Eboné (localité située entre Douala et Bafoussam) qui ambitionne de lever 300 000 dollars US, soit environ 150 millions de FCFA, confie Le Monde.

William Elong se projette dans l’avenir.

William Elong a bien ficelé son projet de fabrication et de commercialisation de drones. L’envie de réussir son pari bouillonne en lui et ce n’est pas la volonté ou la vision pour y arriver qui lui font défaut à l’entendre expliquer son rêve : « Nos produits seront moins chers que ceux actuellement disponibles, car les clients n’auront pas à payer le transport, les douanes, la logistique… qu’ils paient habituellement quand ils achètent un drone fabriqué en France, par exemple. En plus, on va créer des emplois et pouvoir exporter dans la sous-région, car la demande est forte. »

Diplômé de l’École de guerre économique de Paris à 20 ans (option stratégie et intelligence économique), William Elong déclarait il y a peu de temps : « Pour avoir des cartes de nos propres pays, nous devons aujourd’hui payer des sommes exorbitantes à des prestataires. La technologie à mes yeux est un cadeau du ciel qui n’appartient à personne, à nous de l’exploiter. J’aimerais que l’Afrique ait des yeux dans le ciel. »

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Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara dépense près de 32 milliards de F CFA à Paris

Alassane Ouattara a décidé de redonner vie à l’hôtel particulier du Président Félix Houphouët-Boigny. Situé à Paris, rue Masseran (dans le 7è arrondissement), ce haut lieu de villégiature avait perdu de sa superbe. Mais depuis 2013, de grands moyens ont été déployés par l’Etat ivoirien pour le réhabiliter, a-t-on appris de La Lettre du Continent.

Alassane Ouattara dépense sans compter

Alassane Ouattara a pris sur lui la responsabilité de permettre que l’hôtel particulier de Paris du père de l’indépendance ivoirienne retrouve son lustre d’antan. Pour ce faire, des travaux titanesques ont été lancés il y a deux ans et devraient s’achever d’ici 2017, si l’on s’en tient au planning et autres prévisions faits par les maîtres d’ouvrage. L’Etat de Côte d’Ivoire, aidé du groupe français Bouygues construction, pilote les travaux de l’Hôtel de Beaumont.

Ce bâtiment vieux de plus de 200 ans appartenait à la très célèbre famille Rothschild. Ce n’est qu’en 1978 qu’Houphouët-Boigny en devint propriétaire. Toujours selon La Lettre du Continent, Régis Berge, Ingénieur du patrimoine et chef de service à la Direction du patrimoine et des jardins de Versailles, supervise le projet.

Aussi a-t-il délégué certaines tâches à la société Arnaud Novelli (ingénierie et travaux techniques), le Bureau d’études Jean-Paul Lamoureux (acoustique et vibrations), ainsi que Robert Dal Sasso, célèbre Architecte d’intérieur dans le 16è arrondissement de Paris. Le contrôle de la conformité des travaux par rapport au cahier des charges a été confié au groupe Socotec.

Construit sur près de 12 000 m² (dont un parc arboré de 8 600 m²), avec une superficie au plancher de 3 049 m² et une hauteur au sol de 18,25 mètres, la bâtisse figure parmi les édifices classés au titre des monuments historiques. C’était le 13 août 1946.

Le chef de l’Etat ivoirien souhaite réduire les dépenses allouées à la location des représentations diplomatiques ivoiriennes et entend donc doter le pays d’un patrimoine immobilier impressionnant à travers le monde. L’Hôtel de Beaumont devrait abriter l’Ambassade de Côte d’Ivoire en France et fait office également de résidence des chefs d’Etat ivoiriens lors de leurs déplacements dans la capitale française.

Quelle analyse faites-vous de cette politique du Président Alassane Ouattara ?

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Cameroun : « Dibambe » le nouvel album de Mario Combo

Le 30 octobre prochain, Mario Combo présentera son nouvel album sur la scène de la Goutte d’or à Paris. Son nouvel album « Dibambe » propose une musique métissée. Le chanteur camerounais prend toujours l’inspiration dans ses racines comme il le dit dans son morceau « identité« .

Mario Cambo, le guitariste à la voix suave

C’est une chose qui revient souvent dans les magazines, Mario Combo a une très belle voix. Le chanteur camerounais a commencé à chanter en 1995. En 2003 il sort son premier album « I believe » qui le fait connaitre à l’international.

Mais le musicien écoute du reggae, de la soul, de la salsa ou du blues. Et il veut réaliser un disque plus acoustique et personnel que le premier. En 2009 il sort donc « The mirror » qui reflète beaucoup plus sa personnalité et mêle d’autres de ces influences musicales comme le Makossa ou le Merengue.

Il était, il y a quelques jours, au JT Afrique de Tv5 pour parler de son dernier album « Dibambe »,  réalisé avec la contribution du guitariste Blick Bassy. Mario Combo s’inspire de ces rythmes africains, mais on y entend aussi ses  influences Caribéennes. Les thèmes de ses morceaux sont l’amour, l’amitié, la trahison ou encore l’espoir. Il y chante des morceaux en Douala et en bassa, en français mais aussi en anglais.

Mario Combo présentera son nouvel album « Dibambe »,  sur scène le vendredi 30 octobre à Paris à 20h, au Centre Barbara Fleury Goutte d’Or. 

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RDC : Osvalde Lewat évoquera bientôt à Paris la vie congolaise à travers des photos

Osvalde Lewat, la réalisatrice camerounaise expose à Paris sur la République Démocratique du Congo (RDC). C’est à travers une exposition – photo qu’elle conte la vie congolaise qu’elle connaît bien. Osvalde Lewat a sillonné le pays entier de jour comme de nuit où elle a vécu huit ans durant. Son travail fera donc l’objet d’un livre, « Congo couleur nuit », à paraître en novembre 2015 aux Editions Phenix.

Osvalde Lewat : «…J’ai réalisé à quel point l’Afrique a besoin d’images d’elle-même. »

Osvalde Lewat fait désormais de la photographie, une activité vu qu’elle en est une grande adepte depuis belle lurette. Les images qu’elle montre sont poétiques, vraies et naturelles. Loin des clichés esthétiques qui proviennent du continent, quelquefois fascinés par la mélanine sous le regard de photographes occidentaux.

L’artiste d’origine camerounaise a voulu restituer l’atmosphère de la nuit africaine et la vie ordinaire des congolais, quand le soleil s’est couché et que la chaleur est retombée, mais que la vie continue. On retrouvera, en novembre, les photos dans l’ouvrage « Congo couleur nuit ».

En attendant la sortie prochaine du livre, notre photographe, documentariste et réalisatrice, Osvalde Lewat exposera « Couleur nuit », qui fera l’objet d’une installation à partir du 18 novembre, à la librairie-galerie Le 29, rue des Récollets, Paris 10è en France, nous confie Afriquefemme.com .

L’artiste de 39 ans rejoint ainsi avec ce premier travail la grande famille des photographes africains. Tous fascinés par un seul sujet : l’humain dans la ville.

Pensez-vous que cette exposition du photo pourra rectifier certains clichés sur l’Afrique en général et la RDC en particulier ?

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« Songhoy blues » musique malienne au Hangar

Ils sont quatre jeunes chanteurs et musiciens, « Songhoy Blues ».  Ils seront en concert au Hangar à Ivry, le 20 novembre 2015. Pour ces quatre étudiants (en géopolitique, droit et biologie moléculaire) propulsés dans la musique par l’accélération de l’histoire du Nord Mali, et l’incursion de partisans d’une société obscurantiste, toutes les couleurs ont pris souche en Afrique.

 » Songhoy Blues « , ils rajeunissent la musique malienne

Produit par Nick Zinner (Yeah Yeah Yeahs) et Marc-Antoine Moreau (Amadou & Mariam, K,naan), leur album « MUSIC IN EXILE » marque l’arrivée d’une nouvelle bande puissant et vraiment unique. Bien que leur musique porte des éléments de rock contemporain et hip-hop, en son cœur est songhoys Blues, l’attachement profond aux chants et danses de songhoys la population malienne du cru ainsi que ces héros de la guitare emblématiques Afrique de l’Ouest comme Baba Salah et Ali Farka Touré. Des chansons comme « Irganda » et « Al Hassidi Terei » voir songhoys Blues mêlant le traditionnel et le moderne, le potager et l’étranger, le jeune et l’ancienne.

Le continent Noir, c’est le berceau de l’humanité resté à l’état plus ou moins naturel. Certaines choses n’ont jamais bougé, y compris en musique. Le Mali est si riche musicalement qu’il y a encore des trésors qui n’ont pas été découverts. Eux se considèrent encore à l’état brut, comme des ressources du monde, la matière première.

Ali Farka Touré a rajeuni la musique de leurs ancêtres en passant du n’djarka à la guitare. Ils se font un devoir de rendre cette musique encore plus jeune et plus vive.

Une petite baisse de morale, les voir sur scène vous requinquera immédiatement. Ils seront sur la scène du Hangar le 20 novembre.

Bande annonce de leur album

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