Burkina : Face à la pression, Roch Kaboré veut remanier son gouvernement

À seulement une année après son élection que Roch Kaboré veut déjà faire le ménage dans son équipe gouvernementale. Ce remaniement envisagé par le président burkinabè serait très imminent.

Roch Kaboré met la pression sur ses ministres

La menace terroriste et les défis économiques du moment auraient poussé Roch Kaboré à vouloir redynamiser son gouvernement. À cet effet, le locataire du Kosyam serait en pleine consultation pour se donner une équipe prête à tous défis. De sources bien introduites, ce remaniement pourrait avoir lieu d’ici à fin janvier ou début février, avec une reconduction du Premier ministre Paul Kaba Thiéba. Ce dernier aurait pris des galons lors de la conférence des donateurs de Paris pour le financement du PNDES.

Mais ce n’est pas tout aussi sûr pour tous les autres ministres qui seraient sur la sellette. Simon Compaoré, l’un des barons du régime, pourrait être maintenu seulement en tant que ministre de l’Administration territoriale. Son portefeuille de la Sécurité intérieure devrait être dévolu à un civil, expert en sécurité, pour contrer les attaques jihadistes. D’autres ministres pourraient par contre se voir déchargés par le président burkinabè. C’est donc le branle-bas actuellement du côté du Faso, où chacun se bat pour conserver son poste. Outre ce remaniement ministériel, une nouvelle Constitution pourrait également être élaborée et adoptée. Comme quoi, Roch Marc Christian Kaboré veut se donner les moyens de réussir son mandat.

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Burkina : Le PNDES récolte 12,7 Mrds €, l’émergence du Faso en marche ?

Les nouvelles autorités du pays des hommes intègres sont en train de remettre leur pays sur les rails du développement. À la conférence des partenaires de Paris pour le PNDES, ils se sont vus promettre plus de 12,7 milliards d’euros.

Le PNDES, un espoir pour les Burkinabè

Roch Kaboré et son équipe gouvernementale ont concocté un plan quinquennal (2016-2020) pour transformer le Burkina Faso. À cet effet, le président du Faso et les partenaires du pays se sont donné rendez-vous du 7 au 8 décembre à Paris (France) pour trouver des ressources de mise en oeuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). Aussi, l’OIF, la CEDEAO, la BAD, la Banque mondiale, le gouvernement français, l’Agence française de développement (AFD), la Banque islamique de développement (BID), la BCEAO, l’ONU, l’UE et bien d’autres bailleurs de fonds se sont dépêchés au chevet de ce pays sahélien qui se remet peu à peu de la crise.

Ces derniers ont donc cassé leur tirelire pour annoncer une aide de 12,7 millions d’euros (8.300 milliards de FCFA). À la surprise générale, car cette promesse est faite au-delà des espérances des autorités burkinabè. Ainsi, Paul Kaba Thiéba, le Premier ministre du Faso peut se réjouir : « C’est un motif de satisfaction, car cela nous permet de couvrir près de 150% de notre financement recherché. » Cette belle moisson servira donc à engager des travaux d’infrastructures et de modernisation de l’administration et de l’économie. De même, les autorités prévoient faire reculer la pauvreté par la création d’emplois pour tous et l’amélioration du bien-être social.

Le gouvernement aura-t-il la liberté de gestion ?

Pour y parvenir, le chef du gouvernement évoque une amélioration du climat des affaires. « Nous pensons que ces réformes nous permettront d’attirer davantage d’investisseurs », conclut-il. Les Burkinabè ont donc les yeux rivés sur leurs autorités afin de les sortir de l’extrême pauvreté qui les étouffe. Les attentes sont donc nombreuses eu égard au retard constaté dans divers domaines. Selon certains observateurs, il faudra effectivement assainir les finances publiques tel que l’ont promis les autorités. C’est à ce prix que le pays pourra véritablement s’engager sur la voie de l’émergence.

Entre les déclarations d’intention et la mise en oeuvre des projets, il y a généralement un véritable écart. Les partenaires au développement ont certes aidé les autorités du Faso à faire une belle moisson, mais à quel prix ? Quelle est la véritable contrepartie à cette pluie de milliards qui va se déverser sur le Burkina sous peu ? Le pays ne sera-t-il pas mis sous hypothèque pour de bonnes décennies encore ? Ne dit-on pas que la main qui donne est celle qui ordonne ? Quoi qu’il en soit, ce pays enclavé a véritablement besoin d’un souffle nouveau. Mais attention de ne pas vendre ses dents parce qu’on a faim.

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CEDEAO : Terrorisme, Interpol met l’Afrique de l’ouest sur écoute

Interpol veut prendre une part active dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest. À cet effet, Pierre Reuland a concocté un programme visant à centraliser les renseignements des polices de la sous-région. Ce vaste projet a été porté à la connaissance du Premier ministre burkinabè.

Interpol mutualise les plateformes de renseignements

Interpol développe en ce moment un plan de lutte contre les terroristes dans la sous-région ouest-africaine. Ainsi, Pierre Reuland, le Représentant spécial de cette police internationale auprès de l’Union européenne a choisi le pays des hommes intègres comme rampe de lancement de son plan de sécurisation. Lors d’une audience à lui accordée par Paul Kaba Thiéba, il a levé un coin de voile sur ce programme : « Ce projet consiste à rassembler l’information policière de toutes les forces de police et de gendarmerie d’un pays. Ensuite, il faudra les rassembler dans une base de données centrale informatisée. »

À en croire ce haut cadre de sécurité, le programme est prioritairement destiné aux États de la CEDEAO qui font actuellement face à une menace terroriste outrancière. Pour donc les mettre à l’abri, leurs forces bénéficieront de cette assistance de commandement en cas d’urgence. C’est pourquoi « un fichier de base » sera mis à disposition sur l’aéroport international de Ouagadougou ou dans les zones frontalières. Cet outil permettra de passer au crible tout le trafic aérien afin « d’appréhender les individus malveillants et suspects ». De même, cette plateforme sera connectée avec le système mondial d’Interpol par un interfaçage des installations.

Une telle initiative est saluée à sa juste valeur par les populations éprises de paix et de tranquillité. Les groupes armés terroristes tel que Aqmi ou Boko Haram et leurs démembrements sont encore très actifs dans la région. Vivement que ce programme se matérialise dans un bref délai afin de rassurer davantage les pays concernés.

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La fibre optique, le rêve high-tech de Kaba Thiéba pour le Faso

Paul Kaba Thiéba entend doter le Burkina Faso d’une connexion internet par satellite. À cet effet, le Premier ministre burkinabè a eu une séance de travail avec des hommes d’affaires luxembourgeois lundi dernier. Ce projet qui avait été mis en veilleuse du fait de la crise semble désormais parti sur de bons rails. Telle est l’espérance des Burkinabè, à en croire apanews.

Kaba Thiéba manage pour une connexion à haut débit

Paul Kaba Thiéba ne veut nullement laisser ses compatriotes dans l’analphabétisme moderne et l’isolement planétaire. Ainsi a-t-il entrepris de les connecter à une connexion internet de haut débit grâce à un partenariat avec le Luxembourg. Au sortir d’une audience avec le Premier ministre, Georges Ternes, chargé d’affaires du Grand-duché de Luxembourg, explique le projet : « Il est question d’un projet de technologie complémentaire à celui de l’État burkinabè qui prévoit la connexion à travers la fibre optique. » Puis il ajoute : « Un pays enclavé comme le Burkina a besoin d’augmenter le débit de sa connexion en vue de moderniser son administration. »

Ce projet, longtemps retardé par la crise sociopolitique au Faso, est désormais dans la phase de sa matérialisation. La séance de travail du lundi dernier a permis aux parties luxembourgeoise et burkinabè d’harmoniser leur point de vue. Il ressort de cette entrevue que l’équipement logistique de l’administration incombe au Faso et le volet technique au Luxembourg. A en croire des sources proches du dossier, il faudra 27 mois pour la réalisation de ce projet. Les experts sont donc à pied d’oeuvre pour doter le Faso d’une connexion satellitaire à haut débit. Cette technologie permettra à coup sûr aux hommes intègres de gagner en temps et de sécuriser leurs réseaux de connexion.

Mais là où le bât blesse, c’est que le taux d’analphabétisme au Burkina est encore des plus alarmants. De même, la paupérisation continue d’y battre son plein. À quoi sert donc l’internet à haut débit pour une population qui croupit sous le poids de la misère ?

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Burkina : le Premier ministre Paul Kaba Thieba et son shadow gouvernement

Paul Kaba Thieba a été nommé Premier ministre du Faso, le mercredi 6 janvier 2016, par le président Roch Kaboré. En plus du gouvernement de 29 membres qu’il dirige, cet économiste et banquier dispose également d’une équipe de l’ombre (shadow, en anglais) pour conduire ses actions gouvernementales, à en croire La Lettre du Continent.

Lumière sur le gouvernement de l’ombre de Paul Kaba Thieba

Paul Kaba Thieba (55 ans) a fait l’essentiel de ses classes à la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), deux institutions financières ouest-africaines. Après l’accession de Roch Marc Christian Kaboré à la tête de l’État burkinabè, il fait appel à ce technocrate financier pour relever l’économie du Faso qui était au bord de la banqueroute du fait des multiples crises qu’a connues le pays. Dès sa prise de fonction, le Premier ministre Kaba Thieba a constitué une équipe gouvernementale composée de 29 membres dont 25 ministres et 4 Secrétaires d’État. Ce gouvernement a pour mission d’impulser le « progrès économique et social » tel qu’il l’a lui-même annoncé au lendemain de sa nomination : « J’ai bon espoir que nous aurons un gouvernement qui sera à la hauteur des attentes et des défis auxquels les Burkinabè sont confrontés. »

Mais loin de snober ses collaborateurs du gouvernement post-crise, le Premier ministre du pays des hommes intègres s’appuie également et surtout sur son équipe d’économistes pour mener son action. En effet, durant sa longue carrière dans les arcanes financiers ouest-africains, il a eu des collaborateurs aussi bien compétents que loyaux et fidèles. Yamsékré Tiendrébéogo, ancien fonctionnaire de la BCEAO, fait partie de ces économistes et soutiens indéfectibles sur lesquels le Premier ministre peut compter pour conduire ses actions de l’ombre. Quoi qu’il en soit, le Burkina Faso entend rebondir économiquement et toute action menant à le sortir de l’ornière est la bienvenue. Mais que le gouvernement de l’ombre ne fasse pas de l’ombre au gouvernement officiel afin d’éviter de plomber l’avancée du pays vers des lendemains meilleurs.

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Le FMI va prêter environ 20 Mrds FCFA au Burkina Faso

Le FMI va venir va aider le Burkina Faso à booster son développement avec un prêt de 20 milliards de France CFA. Une délégation de cette institution financière conduite par Corinne Deléchat a rencontré le Premier ministre jeudi 7 avril afin d’étudier les modalités pratiques de l’octroi de ce prêt dont le montant avoisine, à terme, les 20 milliards de FCFA, a-t-on appris de AIB.

Le FMI bientôt en aide à Roch Kaboré ?

La délégation du Fonds Monetaire International (FMI) qui a séjourné au Burkina cette semaine était porteuse d’un message d’espoir pour ce pays en pros à des difficultés économiques. En effet, les émissaires de Christine Lagarde (la directrice du FMI) ont eu une séance de travail avec le Premier ministre Paul Kaba Thiéba. Au sortir de cette séance de travail, M. Thiéba s’est empressé de livrer la teneur du message porté par ses visiteurs, à savoir que « Dès que le conseil d’administration du FMI approuvera en juin le rapport du Burkina, il y aura un décaissement de 15 milliards de FCFA. »

Et le chef du gouvernement burkinabé de rajouter : « Si en décembre (…) la politique économique de mon gouvernement va dans le sens de ce que le Fonds recommande, il y aura un décaissement additionnel de l’ordre de 5 milliards de FCFA.» De quoi aider les collaborateurs du président Roch à accélérer la mise en place de leur programme.

Le prêt que l’institution de Bretton Woods entend accorder au régime de Roch Kaboré est subordonné à la satisfaction de certaines conditions. Mais conscient des enjeux économiques d’un tel soutien, le Premier ministre entend impliquer tout son gouvernement dans la gestion rigoureuse des affaires afin de faciliter l’acceptation de son dossier par l’institution. Cela passera inéluctablement par un contrôle strict de la masse salariale afin de la rendre proportionnelle aux recettes fiscales et à promouvoir également la bonne gouvernance.

Selon Paul Kaba Thiéba, cette somme permettra de financer les infrastructures routières, le secteur énergétique et la formation professionnelle pour booster la croissance du pays et améliorer les conditions de vie de la population.

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Burkina : Roch Kaboré impose un plan d’austérité à ses collaborateurs

Roch Kaboré a déclaré que depuis son accession à la magistrature suprême, aucun de ses collaborateurs n’a encore perçu de rémunération. Le président burkinabè place cette décision sous le sceau du civisme et du patriotisme et entend réduire ainsi le train de vie au sommet de l’Etat, nous rapporte Xinhua.

Roch Kaboré ne veut pas que l’Etat soit une « vache à lait ».

Roch Kaboré veut imprimer sa marque dans la gestion des affaires publiques au Burkina Faso. Le chef de l’Etat burkinabè veut mettre fin aux détournements de deniers publics qui sont devenus fréquents sous les régimes qui se sont succédés à la tête du pays. Le nouvel homme fort du Faso a décidé de marquer la différence.

Ainsi qu’il l’a annoncé le dimanche 3 avril dernier lors de son discours marquant ses 100 jours de pouvoir : « Depuis que nous avons commencé à travailler, le 12 janvier, les ministres sont là, je peux vous dire que personne n’a touché un franc de salaire jusqu’au moment où je vous parle. Même si vous voyez de temps en temps que nous sommes en cravate, on est en cravate malgré nous. Mais on est là pour le travail. »

Au-delà du salaire, c’est véritablement le train de vie des autorités burkinabè qui a été complètement revu à la baisse. Le locataire du palais de Kosyam (le palais présidentiel) et son Premier ministre, Paul Kaba Thiéba veulent s’assurer que ces mesures d’austérité soient suivies à tous les niveaux.

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Burkina : les magistrats quittent la rue et retrouvent les tribunaux

Les magistrats burkinabè ont décidé, depuis le vendredi 25 mars, de lever leur mot d’ordre de grève. Cet apaisement du climat social fait suite à la satisfaction de leurs revendications à travers des décrets d’application pris en Conseil des ministres le mercredi dernier. Le comité intersyndical invite donc ses syndiqués à reprendre le travail, apprend-on de AIB.

Les magistrats arrachent leur indépendance au forceps.

Les magistrats burkinabè viennent d’obtenir une nette victoire dans leur bras de fer engagé contre les nouveaux tenants du pouvoir. En effet, le Conseil des ministres tenu le mercredi 23 mars a adopté des décrets d’application des lois qui régissent leur corporation. Ce à quoi le comité intersyndical des magistrats adhère pleinement : « Prenant acte de l’adoption des décrets d’application, le Comité intersyndical des magistrats, réuni ce jour 25 mars 2016, a décidé de la levée totale du mot d’ordre de grève. »

Cette levée du mot d’ordre de grève lancé depuis le 24 février 2016 est véritablement un ouf de soulagement pour le gouvernement du Premier ministre Paul Kaba Thiéba. Quand on sait que plusieurs dossiers brulants sont actuellement pendants devant les tribunaux burkinabè, le débrayage de ces hommes en toge avait contribué à ralentir l’avancée des procédures et à laisser les justiciables pour compte.

Ayant donc pris toute la mesure de leur responsabilité, les magistrats ont décidé de reprendre le travail en acceptant de payer le lourd tribut de la ponction qui a été faite sur leur salaire pour la période de grève. Mais refusant toute ingérence du pouvoir politique au sein de leur corporation, leur communiqué final est sans appel : « Le comité intersyndical invite les magistrats à faire en sorte que, plus que jamais, par une affirmation suffisante du sens de responsabilité à tous les niveaux, l’indépendance, l’efficacité et la crédibilité de la justice soient une réalité. »

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Burkina : après le SOS de Ouaga, la BOAD mise 20 mds de FCFA sur le Boulevard des Tansoba

La BOAD (Banque ouest-africaine de développement) vient de donner un coup d’accélérateur au renforcement du réseau routier du Burkina Faso. Grâce aux 20 milliards de FCFA qu’elle vient d’octroyer aux autorités locales, le Boulevard des Tansoba à Ouagadougou fera peau neuve pour donner un visage plus reluisant à la capitale burkinabè, nous rapporte APA.

La BOAD fait revivre le Boulevard des Tansoba.

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) est véritablement engagée à appuyer ses Etats-membres à amorcer leur développement. C’est dans cette optique que cette institution financière sous-régionale vient d’accorder un prêt de 20 milliards de FCFA à l’Etat burkinabè. Cette somme est destinée à aménager et bitumer le Boulevard des Tansoba à Ouagadougou. Pour justifier la réhabilitation de cette voie, les structures en charge du dossier évoquent le fait qu’elle soit une route internationale qui est très sollicitée par les automobilistes de la capitale. C’est un projet qui, à terme, permettra de désengorger les autres voies de Ouaga et favorisera la fluidité de la circulation.

Conscient que la route précède le développement, le gouvernement du Premier ministre Paul Kaba Thiéba en a fait un véritable cheval de bataille. C’est donc à juste titre que cet important financement est prioritairement orienté vers les infrastructures routières. Mais sans en faire une fixation, les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et de l’hydraulique villageoise sont également dans le viseur de ce partenaire au développement du Burkina Faso. Ainsi, la période 2013-2017 connaitra d’importants décaissements à hauteur de 270 milliards de FCFA pour accompagner le développement du pays.

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Burkina : attaque terroriste de Grand-Bassam, Ouaga et Abidjan mettent leurs rancoeurs de côté

La ville de Grand-Bassam (station balnéaire située au sud de la Côte d’Ivoire) a été frappée de plein fouet par un attentat terroriste le dimanche 13 mars 2016. Le bilan officiel provisoire évoque 23 morts et des dizaines de blessés. Dans un élan de solidarité, le chef du gouvernement burkinabè a tenu à témoigner toute la compassion du Burkina Faso au peuple ivoirien meurtri dans sa chair, apprend-on de FasoZine.

Grand-Bassam tombe sous les balles des terroristes. Ouaga pleure.

Grand-Bassam et toute la Côte d’Ivoire n’oublieront pas de sitôt ou peut-être jamais le terrible attentat qui a frappé cette belle cité située à plus de 40 kilomètres d’Abidjan (la capitale économique du pays). En plus des nombreux civils qui y ont trouvé la mort, on note le décès de trois éléments des forces spéciales ivoiriennes et de trois assaillants issus d’Aqmi.

Le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thieba a déclaré : « Au non du Gouvernement du Burkina Faso, nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes de terrorisme et de barbarie dont le but inavoué est de saper la liberté, la démocratie et le progrès du peuple ivoirien, sous l’impulsion de son Excellence le président Alassane Ouattara. Nous présentons nos condoléances aux familles des victimes et à toute la nation ivoirienne ainsi que nos vœux de prompt rétablissement aux blessés. Le Gouvernement du Burkina Faso réaffirme sa solidarité avec le Gouvernement et le peuple ivoiriens en ces instants douloureux. »

Rappelons que le 15 janvier dernier, le Splendid hôtel et le restaurant Le Cappuccino situés en plein coeur de Ouaga (la capitale burkinabè) avaient été les cibles d’un attentat dont le mode opératoire ressemblait quasiment trait pour trait à celui survenu en terre ivoirienne.

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