CIV – BF : Affaire Soro-Bassolé, un expert allemand pour authentifier les écoutes

L’affaire Soro-Bassolé est loin d’avoir atteint son épilogue. La justice burkinabè a commis Hermann Künzel, un expert allemand afin d’analyser les écoutes téléphoniques incriminées.

Le couple Soro-Bassolé pas encore sorti de l’ornière

L’affaire des écoutes téléphoniques qui avait planté les relations ivoiro-burkinabè a refait surface. En effet, le 5 octobre dernier, le juge François Yaméogo du tribunal militaire du Faso a délivré une ordonnance aux fins d’authentification de multiples conversations téléphoniques dont celle impliquant le duo Soro-Bassolé. Ainsi, parmi les fichiers à examiner, l’on note « 3. Soro to Bassole as at 22h11 », « 5. Bassole to Guillaume Soro as at 270915 22h59 » et « 7. Bassole to maj Damiba as at sep 12h08 ». Tous ces enregistrements seront donc passés au crible afin de déterminer le degré d’implication des mis en cause dans la tentative de putsch de Diendéré en septembre 2015.

Mais plutôt que de se focaliser sur la vérité qui pourrait éclater enfin au grand jour, les proches de Djibrill Yipènè Bassolé y voient une main occulte américaine. Pour ces derniers, l’utilisation de l’anglais pour désigner lesdits fichiers est un indice qui ramène aux services secrets américains. Mais jusque-là, la Maison-Blanche tente de se laver de cette affaire : « Nous ne sommes pas impliqués. »

Notons que depuis le 12 novembre 2015, une conversation téléphonique circule sur la toile. Il s’agit d’un dialogue entre deux personnes dans laquelle l’une donne des instructions à l’autre pour faire aboutir une tentative de putsch perpétrée au Burkina Faso par l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), ancienne garde prétorienne du président déchu, Blaise Compaoré. Ces deux interlocuteurs étaient présentés comme Guillaume Soro, le PAN ivoirien et Djibrill Bassolé, ex-ministre burkinabè des Affaires étrangères. Mais jusque-là, les mis en cause ne font que nier l’authenticité de cet enregistrement. Avec cette authentification ordonnée par la justice burkinabè, tous les observateurs de la vie politique burkinabè retiennent leur souffle.

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Burkina : Un mandat d’arrêt international contre Yacouba Isaac Zida ?

Yacouba Isaac Zida pourrait faire l’objet d’un mandat d’arrêt international. Selon un rapport d’enquête, l’ex-Premier ministre de la Transition burkinabè serait lié à des évènements tragiques au Faso. La procureure du Faso entend donc lui délivrer un mandat d’arrêt afin qu’il réponde de ses responsabilités.

Yacouba Isaac Zida devant la Haute Cour de justice ?

Yacouba Isaac Zida est loin d’être sorti de l’ornière en dépit de son exil canadien. En effet, la justice burkinabè est en train de s’activer pour faire extrader l’ancien commandant en second de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP). D’après le rapport de la Commission d’enquête indépendante, plusieurs crimes auraient été commis sur ses instructions pendant la transition. Pour ce faire, Maïza Sérémé, procureure de la République est formelle : « Au vu de l’exploitation du rapport que vont faire les juges d’instruction, s’il y a lieu de lancer des mandats d’arrêt, cela sera fait. » Puis, elle ajoute : « Donc c’est dire que s’il doit répondre, il doit répondre devant le juge d’instruction et peut être devant la haute cour de justice si effectivement sa responsabilité doit être engagée. »

Et pourtant, l’homme fort de la transition semble se murer dans un silence qui en dit long sur sa volonté de ne pas coopérer avec la justice du pays des hommes intègres. Toutes les tentatives pour l’entendre, (par mail, convocation et voie d’huissier) sont, jusque-là, restées lettre morte. Aussi, le président Roch Kaboré, par ailleurs ministre de la Défense, a été saisi  afin de faire convoquer son élément. Ce à quoi il a donné une suite favorable le mardi dernier. Car il a ordonné des poursuites contre Zida pour «désertion en temps de paix» et «refus d’obtempérer».

Notons que de sources bien introduites, Zida lorgnerait le Kosyam lors des joutes électorales de 2020. Pour ce faire, il se serait amassé une fortune et établi un réseau, aussi bien national qu’international. Mais ses démêlés judiciaires actuels ne viendraient-ils pas entraver son destin qu’il voudrait national ? Surtout que les autorités burkinabè ne semblerait, en aucun cas, le lâcher d’une semelle.

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Affaire Sankara : Gilbert Diendéré livre Hyacinthe Kafando au Sanhédrin

Gilbert Diendéré vient de faire une révélation de taille dans le dossier de l’assassinat de Sankara. Lors de sa comparution, ce vendredi, l’ex-chef d’état-major particulier de Compaoré a livré le nom du présumé auteur du coup. L’instruction se poursuit donc au tribunal militaire pour en savoir davantage, apprend-on de Jeune Afrique.

Gilbert Diendéré accuse Hyacinthe Kafando d’assassinat

Le général Gilbert Diendéré s’est résolu à dire sa part de vérité dans l’assassinat de Thomas Sankara, ancien président burkinabè. Ainsi, devant le juge d’instruction François Yaméogo, le patron de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) s’est vidé. À en croire le général putschiste, ce serait l’ex-chef de la sécurité rapprochée de Compaoré, Hyacinthe Kafando et ses hommes qui auraient assassiné le capitaine. Poursuivant sa déposition, il dit avoir simplement « rendu compte à sa hiérarchie (Compaoré) » après avoir constaté les dégâts. Suivant sa logique, il n’aurait pas pris part à la liquidation physique du révolutionnaire burkinabè.

À y voir de près, l’accusation portée contre cet ancien adjudant-chef est loin d’être fortuite. À en croire des sources bien introduites, ce dernier se vantait du rôle qu’il aurait joué ce jour-là. Devenu député du Namentenga, il était, avec Diendéré, la personne la plus visée dans cette affaire. Mais, il s’est exilé dans un pays voisin dès que le tribunal militaire de Ouagadougou l’a convoqué, le 22 juin 2015, pour l’entendre. Il fait actuellement l’objet d’un mandat d’arrêt international. Loin d’être disculpé dans l’affaire, le général Diendéré vient de donner une information capitale qui ferait éclater (enfin) la vérité.

Notons que le 15 octobre 1987, le président Thomas Sankara et douze de ses hommes ont été lâchement assassinés par un commando. Son compagnon Blaise Compaoré lui a succédé après avoir déclaré Sankara décédé de mort naturelle. Tous les regards semblent donc portés vers l’ancien dictateur burkinabè, devenu Ivoirien par un décret signé par Alassane Ouattara.

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Côte d’Ivoire – Affaires écoutes téléphoniques : Et si Ouattara était le donneur d’ordre ?

Le scandale des écoutes téléphoniques qui éclabousse la Côte d’Ivoire depuis quelque temps conduit à se poser des questions. Hier au Burkina Faso et aujourd’hui au Gabon, des dignitaires ivoiriens ont été cités dans des complots de déstabilisation. Ainsi, la proximité des mis en cause avec le président Ouattara appelle à se demander s’il n’en est pas le véritable instigateur. Afrique sur 7 met le pied dans les plats.

Les écoutes téléphoniques, un scandale de trop pour la Côte d’Ivoire

Les écoutes téléphoniques impliquant des autorités ivoiriennes commencent à devenir de plus en plus récurrentes. En effet, lors de la tentative de coup d’État au Burkina Faso en septembre 2015, un enregistrement avait été révélé comme étant une conversation entre Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, et Djibrill Bassolé, l’ancien chef de la diplomatie burkinabè. Lors de cette conversation, le premier donnait des directives au second pour faire aboutir le putsch perpétré par le RSP. Mais les autorités transitionnelles, appuyées par la communauté internationale, sont venues à bout des putschistes.

La justice burkinabè a ensuite délivré des mandats d’arrêt contre les auteurs et les commanditaires de cette forfaiture. C’est alors que Djibrill Yipènè Bassolé a été mis aux arrêts sur la base de cet enregistrement. Quant à Guillaume Kigbafori Soro, le mandat qui le visait a été purement et simplement retiré. Les présidents Roch Kaboré et Alassane Ouattara ont privilégié en lieu et place une gestion diplomatique de l’affaire. Même si l’authenticité de cette bande sonore est, jusque-là, remise en cause, il n’en demeure pas moins que les relations diplomatiques entre les deux pays voisins en avaient fortement pâti.

Le cas Mamadi Diané, la goutte d’eau qui fait déborder le vase

À l’image du chien qui ne change jamais sa manière de s’assoir, voilà un autre scandale avéré qui surgit. Comme un pavé dans la mare, une conversation téléphonique entre Mamadi Diané et Jean Ping vient (encore) éclabousser le pays. Il ressort des faits que Diané, conseiller spécial du président ivoirien, a passé un coup de fil à l’opposant gabonais pour lui donner un coup de main dans sa tentative de déstabilisation des institutions du Gabon. Dans cette conversation, Diané demandait à Ping d’obtenir la démission de deux ou trois membres de l’organe électoral pour tripatouillages. Cela porterait le discrédit sur l’intégrité du scrutin présidentiel et pourrait remettre en cause la réélection d’Ali Bongo Ondimba.

Dès la révélation de cet énième scandale par Alain-Claude Billie-By-Nzé, porte-parole du gouvernement gabonais, les autorités ivoiriennes ont aussitôt réagi. Cette réaction gouvernementale se traduit en ces termes : « Suite aux informations relatives à l’ingérence de Monsieur Mamadi Diané dans le processus électoral de la République sœur du Gabon, il est mis fin à ses fonctions de conseiller spécial à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire, à compter de ce jour… » Pour un fait si grave que l’auteur tenterait de nier, c’est juste une sanction disciplinaire qu’il écope. Pourquoi ne pas donc saisir la justice pour connaître de sa responsabilité dans cette tentative de déstabilisation du Gabon ?

Que fait Alassane Ouattara pour se blanchir ?

Que ce soit Guillaume Soro ou Mamadi Diané, tous deux sont d’étroits collaborateurs du chef d’État ivoirien. Cette proximité des présumés auteurs avec ADO fait dire à certains observateurs qu’il serait la main occulte de ces scandales à répétition. Sinon comment comprendre que jusque-là, aucune action judiciaire n’ait été engagée pour connaitre des différentes affaires ? Lui qui se dit contre l’impunité et prompt à envoyer les pro-Gbagbo devant la justice ivoirienne et la CPI ? En démettant son conseiller spécial de ses fonctions, n’est-ce pas une façon de noyer le poisson ? Soro et Diané ne seraient-ils pas des fusibles qui empêcheraient le court-circuit de remonter au grand manitou ?

Quoi qu’il en soit, plusieurs interrogations continuent de tarauder les esprits des observateurs qui veulent en savoir davantage. Mais pour tenter de dissiper le doute dans les esprits, les tenants du pouvoir ivoirien se sont désolidarisés des auteurs. « La présidence de la République ivoirienne condamne cet acte d’ingérence et rassure les autorités et le peuple gabonais qu’elle tient au strict respect de la souveraineté de la république gabonaise. » Tel est le communiqué officiel provenant du pays d’Houphouët-Boigny. N’empêche que d’aucuns s’attendent à des décisions plus corsées contre les présumés responsables de ces écoutes téléphoniques à scandale.

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CIV – BF : Roch Kaboré à Abidjan fin juillet, Compaoré sur la sellette ?

Roch Kaboré sera à Abidjan du 27 au 29 juillet. Cette première visite du président burkinabè intervient au moment où les relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso traversent quelques turbulences. À en croire Alpha Barry, les présidents ivoirien et burkinabè entendent ainsi relancer leur coopération bilatérale, nous rapporte Jeune Afrique.

Roch Kaboré en visite en Côte d’Ivoire après des brouilles diplomatiques

Roch Kaboré foulera la terre d’Eburnie dès la fin juillet. Ainsi que l’a annoncé Alpha Barry, ministre burkinabè des Affaires étrangères : « Aujourd’hui les relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina sont excellentes. La preuve : nos gouvernements vont se retrouver au grand complet à la fin de ce mois à Yamoussoukro dans le cadre du traité d’amitié et de coopération. Ce sera une rencontre au sommet. » Cette rencontre entre les présidents Ouattara et Kaboré sera l’occasion pour les deux chefs d’État d’éplucher certains dossiers brûlants.

Le premier dossier épineux est celui de l’ancien dictateur Blaise Compaoré. En effet, depuis la chute de l’ancien homme fort du Faso fin octobre 2014, il a trouvé refuge en Côte d’Ivoire. En dépit du mandat d’arrêt international lancé contre lui, Compaoré bénéficie d’une certaine protection du président ivoirien. Cette protection s’est même matérialisée par l’octroi de la nationalité ivoirienne à l’ancien président burkinabè. Alors que la justice burkinabè souhaite entendre ce dernier pour sa responsabilité présumée dans l’assassinat de Thomas Sankara. Abidjan ne semble pas disposé à livrer le beau Blaise, certainement pour son soutien à Ouattara pendant la crise ivoirienne.

Le cas Soro, un véritable noeud gordien

De même, Guillaume Soro, président du Parlement ivoirien, avait été visé par un autre mandat d’arrêt international. Un enregistrement téléphonique indiquerait son implication dans le putsch manqué perpétré par les membres de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Mais depuis, les deux présidents avaient privilégié la résolution de cette affaire par la voie diplomatique plutôt que la voie judiciaire. Et comme le confirme Alpha Barry : « Nous avons réussi à surmonter ces problèmes. »

Plusieurs autres sujets seront à l’ordre du jour lors de cette première visite du président du Faso en Côte d’Ivoire. Le terrorisme transfrontalier qui pèse comme une épée de Damoclès sur ces pays est inscrit en bonne place. La Côte d’Ivoire et le Faso ont tous deux été victimes d’attentats terroristes. Les forces de défense et de sécurité ivoiriennes et burkinabè ont, depuis, travaillé en synergie afin de remonter les filières jihadistes et déjoué d’autres attaques.

C’est une lapalissade que de dire que la Côte d’Ivoire et le Burkina entretiennent des liens multiséculaires. Et chaque président travaille à renforcer cette coopération entre ces deux pays frontaliers. Mais certaines voix s’élèvent d’ores et déjà pour interpeller les deux présidents sur la nécessité de laisser la justice travailler.

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Affaire Soro : le tribunal militaire du Faso s’en remet à la justice ivoirienne

Le tribunal militaire du Faso ne veut aucunement lâcher Guillaume Soro en raison de sa responsabilité présumée dans le putsch manqué de 2015. Mais compte tenu des multiples obstacles liés aux poursuites dirigées contre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, les autorités burkinabè ont décidé, ce lundi 6 juin, de s’en remettre à la justice ivoirienne suivant une procédure de dénonciation, apprend-on de Rfi.

Le tribunal militaire tient aux poursuites contre Guillaume Soro

Que ce soit à Ouagadougou ou à Abidjan, le tribunal militaire du Faso tient à ce qu’une procédure judiciaire s’ouvre contre Guillaume Soro pour élucider les faits qui lui sont reprochés dans le coup d’État manqué de la mi-septembre 2015. Ainsi, à défaut de lancer un nouveau mandat d’arrêt après l’annulation du précédent, le commissaire du gouvernement a décidé, depuis hier, de changer de fusil d’épaule en optant pour une procédure de « dénonciation ». Ouaga entend par cette autre procédure saisir officiellement Abidjan des faits reprochés au PAN afin que ce dossier soit ouvert par les autorités judiciaires ivoiriennes.

C’est dans cette optique que la justice militaire a transmis le dossier de dénonciation au ministère burkinabè des Affaires étrangères qui se chargera de l’acheminer aux autorités judiciaires ivoiriennes. Il reviendra donc à la partie ivoirienne de poursuivre ou non la deuxième personnalité de la Côte d’Ivoire. La procédure tel qu’amorcée épouse parfaitement la vision des présidents Roch Kaboré et Alassane Ouattara qui avaient souhaité régler ce différend par voie « diplomatique ».

Notons que dans le cadre du putsch manqué perpétré par l’ex-Régiment de Sécurité présidentielle (RSP) en septembre 2015, des écoutes téléphoniques supposées entre Soro et Djibrill Bassolé auraient révélé l’implication de Bogotta (le surnom de Guillaume Soro) aux côtés des putschistes. Mais depuis, la procédure judiciaire ouverte contre ce dernier ne cesse de buter sur des obstacles que les autorités burkinabè entendent contourner cette fois-ci.

Pensez-vous que la justice ivoirienne poursuivra Guillaume Soro dans le cadre du putsch manqué au Faso ?

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Burkina-Faso : le CDP de Compaoré relaxé

Le Burkina-Faso a décidé de relaxer le parti politique de Blaise Compaoré, ex-président déchu et chassé du pouvoir par un soulèvement populaire historique. Le président actuel du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP, ex parti au pouvoir), Eddie Komboigo a été mis en liberté provisoire  hier lundi à Ouagadougou, après 4 mois de détention.

le CDP de Compaoré en liberté provisoire

Au Burkina-Faso, le parti de Blaise Copaoré, le CDP (Congrès pour la Démocratie et le Progrès), ex-parti au pouvoir aujourd’hui dirigé par M. Eddie Komboigo, bénéficie d’une liberté provisoire, a annoncé son avocat Me Moumouni Kopio, estimant que cela participe à l’apaisement du climat social. M. Komboigo avait été arrêté en fin février, dès son retour au Burkina après un long séjour à l’étranger, pour sa présumée implication dans l’affaire du coup d’État manqué de mi-septembre. Cité dans le rapport d’enquête sur le putsch manqué du 16 septembre, perpétré par l’ex Régiment de sécurité présidentielle (RSP), alors qu’il était hors du pays, M. Komboigo est soupçonné d’avoir apporté une aide financière aux ex putschistes.

Expert comptable de profession et à la tête de plusieurs sociétés au Burkina et à l’étranger, M. Komboigo, un proche de Fatou Diendéré, l’épouse du Général putschiste Gilbert, porté à la tête de l’ex parti présidentiel au lendemain de la chute de Compaoré, chassé par l’insurrection populaire, avait vu sa candidature à la présidentielle rejetée par le Conseil constitutionnel.

Outre, M. Komboigo, Salimata, la nièce de l’homme d’affaire burkinabé Lassiné Diawara, a également été remise en liberté provisoire. Elle avait été arrêtée dans le cadre du putsch manqué.

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Burkina : coup d’Etat du RSP, Roch Kaboré exige la célérité aux magistrats

Roch Kaboré veut voir accélérer le dossier du putsch manqué de septembre 2015 au pays des hommes intègres. À cet effet, le président burkinabè exerce une certaine pression sur les magistrats en charge de l’affaire afin de publier, au plus tôt, les résultats de l’enquête y afférente. Le récent réaménagement au sein du tribunal militaire rentre également dans cette logique, à en croire Jeune Afrique.

Roch Kaboré impatient de connaitre la vérité

Roch Kaboré est plus que jamais engagé à faire toute la lumière sur l’affaire du coup d’État manqué perpétré par l’ex-Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP). C’est dans cette optique que le locataire du Kosyam réclame les résultats de l’enquête diligentée par le parquet militaire. Ce dossier est d’autant plus sensible qu’il continue d’alimenter le quotidien des Burkinabè qui attendent de savoir également ce qui s’est réellement passé à la mi-septembre 2015 lorsque les hommes du général Gilbert Diendéré ont fait irruption au palais présidentiel et ont séquestré le président Michel Kafando, le Premier ministre Isaac Zida ainsi que d’autres responsables du régime de la Transition.

Cette volonté exprimée du Chef de l’État burkinabè, chef suprême des armées et président du Conseil supérieur de la magistrature, s’est traduite par un profond réaménagement au sein du tribunal militaire de Ouagadougou qui a en charge ce dossier. Ainsi, le lieutenant-colonel Norbert Koudougou, commissaire du gouvernement, avait été remplacé par son substitut, Alioune Zanré. De même, le juge civil Sébastien Rapademnaba avait été retiré du trio des juges d’instruction. Le lieutenant Frédéric Ouédraogo qui fait également partie de l’instruction est en ce moment sur la sellette. Le syndicat des magistrats burkinabè ainsi que certains observateurs étaient montés au créneau pour dénoncer l’ingérence de l’Exécutif dans le Judiciaire. Mais sans se laisser démonter outre mesure, le président Kaboré a réitéré son espoir de voir ce procès s’ouvrir avant la fin de l’année 2016.

Notons que plusieurs personnalités de l’ancien régime, dont les généraux Djibrill Bassolé et Gilbert Diendéré, croupissent en ce moment à la Maison d’Arrêt et de Correction des Armées (MACA). Même si tous les mandats d’arrêt internationaux ont été annulés par la Cour de cassation pour vice de forme, il n’en demeure pas moins que l’affaire reprenne de plus belle.

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Affaire Guillaume Soro et Blaise Compaoré, la justice burkinabè se rebiffe

Guillaume Soro et Blaise Compaoré pourraient souffler quelque peu. La Cour de cassation vient d’annuler, depuis ce jeudi 28 avril, tous les mandats d’arrêt internationaux lancés contre eux pour leurs responsabilités présumées dans le putsch manqué de septembre 2016 et l’assassinat de Thomas Sankara. Le juge suprême justifie sa décision par le fait que ces mandats sont entachés d’irrégularités, apprend-on de Rfi.

les mandats contre Guillaume Soro et Blaise Compaoré annulés

Guillaume Soro et Blaise Compaoré viennent de remporter une grande bataille juridique. C’est que la Cour de cassation a annulé, dans sa décision d’hier, tous les mandats d’arrêt internationaux lancés par la justice militaire sous la transition. Elle excipe du fait que le commissaire du gouvernement (procureur militaire) aurait dû prendre une « réquisition » avant d’émettre ces mandats. Ne l’ayant pas fait, sa décision comporte un vice de forme qui impose d’annuler purement et simplement lesdits mandats. Le président de l’Assemblée Nationale ivoirienne et l’ancien président burkinabè sont tirés d’affaire, du moins pour l’instant.

Sans remettre en cause le fond des affaires alléguées, le Procureur général près la Cour de cassation s’est plutôt attelé à examiner les conditions d’émission qui ne se sont pas faites dans les règles de l’art. Toutefois, ces mandats pourraient être adressés à nouveau aux destinataires si ces irrégularités ont été corrigées. Soro, Blaise Compaoré et les autres sont donc loin d’être sortis de l’ornière. De même, toutes les personnes qui sont déjà en détention dans le cadre du putsch manqué de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ne sont pas concernées par ces annulations.

Loin d’être un fait anodin, les observateurs avertis voient derrière toutes ces tractations procédurales des mains politico-diplomatiques. En effet, le président Roch Kaboré s’était offusqué que ces mandats eussent été émis sans qu’il ne soit préalablement informé. Il avait donc répondu à l’appel du président Ouattara qui appelait à régler cette affaire par la voie diplomatique. Certainement que ceci explique cela.

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Burkina : cité dans le putsch manqué, Me Mamadou Traoré placé sous mandat de dépôt

Me Mamadou Traoré vient de passer sa première nuit dans une cellule de la MACA. Et pour cause, le tribunal militaire a inculpé, ce lundi 25 avril, l’ancien bâtonnier du barreau ouagalais pour « complicité d’assassinat et de coups et blessures » lors du coup d’État manqué du RSP à la mi-septembre 2015. Les juges militaires poursuivent leurs auditions pour démasquer tous les maillons de la chaîne, nous rapporte apanews.net.

Me Mamadou Traoré écroué pour complicité de putsch

Me Mamadou Traoré a actuellement maille à partie avec la justice militaire du Faso. Convoqué dans le cadre de l’enquête sur le putsch manqué du général Gilbert Diendéré et des éléments de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancien bâtonnier a été convoqué, par l’intermédiaire de son successeur, au tribunal militaire. Ainsi que le confirme une source proche du dossier sous couvert de l’anonymat : « C’est après avoir reçu jeudi dernier, par l’entremise du bâtonnier en poste, la convocation de la justice militaire que l’ancien bâtonnier du barreau burkinabè, Me Mamadou Traoré, s’est présenté hier (lundi NDLR) devant le juge militaire. »

Après un interrogatoire qui a duré plusieurs heures, le juge d’instruction militaire a jugé bon d’inculper l’ancien bâtonnier pour « atteinte à la sureté de l’État, complicité d’atteinte à la sureté de l’État, coups et blessures volontaires, complicités de coups et blessures volontaires et assassinat. » Ce dernier a donc été conduit à la Maison d’Arrêt et de Correction de l’Armée (MACA) où il séjourne depuis hier.

Notons qu’à la suite du putsch manqué de l’ex-RSP, l’ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré, contre Michel Kafando, Yacouba Isaac Zida et les autres autorités de Transition, plusieurs suspects ont été arrêtés dont les Généraux Djibrill Bassolé et Gilbert Diendéré. Me Traoré vient donc accroître la liste des détenus qui est loin d’être close, car un mandat d’arrêt a été délivré à l’encontre de Guillaume Soro (le président de l’Assemblée nationale ivoirienne) et de plusieurs autres personnes qui seraient en fuite.

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