Affaire Michel Gbagbo : Guillaume Soro finalement auditionné

Guillaume Soro aurait finalement été entendu dans l’affaire Michel Gbagbo. Cette audition faite à Abidjan ne se serait pas réalisée comme le souhaitait initialement la juge Sabine Khéris, selon Afrique Intelligence. La doyenne des juges française espérait entendre M. Soro au Tribunal de grande instance de Paris.

L’audition secrète de Guillaume Soro à Abidjan

On sait que le fils de l’ancien président ivoirien, M. Michel Gbagbo avait intenté un procès en France contre M. Monsieur Guillaume Soro. Le fils de Laurent Gbagbo accusait « d’ enlèvement, séquestration, traitement inhumains et dégradants » l’ex-chef des Forces Nouvelles. Le passage à Paris fin 2015, M. Guillaume Soro avait été mouvementé. La juge française avait lancé contre lui un mandat d’amener. Le PAN ivoirien avait dû justifier d’une mission diplomatique dans le cadre du COP21 pour échapper à la juge.

L’ex-patron des Forces Nouvelles se disait disposé à répondre à la demande de la juge Sabine Khéris. Il réclamait en revanche que la procédure de son audition respecte les dispositions habituelles concernant les personnalités de pays étrangers. Après une forte médiatisation de l’affaire, Guillaume Soro aurait finalement été entendu par la juge française depuis Abidjan, dans des conditions particulières précisées par ce média sur son site.

Lors d’une interview à Afrique Sur 7, en juillet dernier, M. Koné Moussa, conseiller technique du Président de l’Assemblée de Côte d’Ivoire (M. Soro Kigbafori Guillaume), avait déploré la façon de faire des autorités judiciaires françaises. « Même si le président Soro n’était pas en mission officielle, dès lors qu’il possède un passeport diplomatique, il n’avait pas à être traité de cette façon », avait-il déclaré avant de rappeler : « selon la convention de Vienne conclue le 18 avril 1961 – en son article 29, la personne de l’agent diplomatique est inviolable… »

Cette audition du candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle en Côte d’Ivoire peut-elle déboucher sur une issue satisfaisante pour la partie plaignante ? La suite de la procédure le dira.

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Du nouveau dans l’affaire bombardement de Bouaké : De Villepin et consorts sur la sellette ?

Dominique de VillepinMichèle Alliot-Marie et Michel Barnier ne sont nullement sortis de l’ornière. Après la juge d’instruction, le sort de ces anciens ministres de Jacques Chirac est maintenant entre les mains du parquet. Ainsi, il revient au procureur général Jean-Claude Marin de décider ou non des poursuites contre ces trois personnalités, selon RFI.

De Villepin, Alliot-Marie et Michel Barnier, enfin un procès ?

Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie et Michel Barnier pourraient être renvoyés devant la Cour de Justice de la République (CJR). En effet, la juge d’instruction Sabine Kheris a transmis le dossier à Jean-Claude Marin, procureur général près la Cour de cassation. Il ressort du dossier de l’instruction que ces anciens ministres ont empêché la justice de faire éclater la vérité sur cette tragédie qui a coûté la vie à 8 militaires français et à un ressortissant américain, le 6 novembre 2004.

Étant saisi de l’affaire, le procureur général se retrouve à un carrefour procédural très décisif. Deux options fondamentales s’offrent donc à lui. Ou bien, il classe l’affaire sans suite en mettant de facto fin à la procédure pour insuffisance de preuves. Ou bien, il décide de saisir la commission de requête de la Cour de Justice de la République (CJR). Auquel cas, une instance sera ouverte afin de situer la responsabilité de ces anciens collaborateurs de Chirac.

Notons qu’en novembre 2004, l’armée ivoirienne avait lancé l’opération Dignité pour reconquérir la zone centre-nord-ouest (CNO). Mais suite à cet incident survenu à Bouaké, l’armée française avait détruit, au sol, tous les aéronefs militaires ivoiriens. Des milliers d’Ivoiriens étaient alors descendus dans la rue pour réclamer le départ des soldats français de l’opération Licorne de la Côte d’Ivoire. Devant l’hôtel Ivoire, cette même armée française avait fait plusieurs dizaines de morts ivoiriens ainsi que de graves blessés. Certains avaient été amputés de leurs membres…

L’homme d’affaires français Jacques Dupuydauby avait révélé que ce bombardement était un alibi pour renverser Laurent Gbagbo, alors président. Ce dernier est actuellement en procès devant la CPI.

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Coup de fil au Burkina, Michel Gbagbo, H. Bakayoko, Koné Moussa du camp Soro répond ! (2/2)

(2/2) de l’interview exclusive (1-2) de M. Koné Moussa, le Conseiller technique du Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, M. Soro Kigbafori Guillaume. Notre invité répond pour vous aux questions sur l’arrestation manquée du Président Soro par la police française, d’Affi N’guessan…

Vous vouliez dire la justice française ?

Les juges ne sont pas nommés par eux même. Il est vrai qu’ils sont indépendants dans l’exercice de leurs fonctions. Mais lorsqu’ils doivent poser un acte capable de brouiller la France avec ses partenaires dans une affaire impliquant des diplomates d’un autre État, ils ont le devoir d’informer les autorités françaises. Le président Soro n’est pas un citoyen français. Si c’était le cas, ils pouvaient faire ce qu’ils veulent. Mais dans le cas présent, il y avait une procédure à respecter… On ne va pas arrêter le président de l’Assemblée Nationale d’un autre pays comme une vulgaire personne, ce n’était pas normal.

Peut-on parler d’immunité diplomatique lorsqu’un élu est concerné par une affaire qui porte atteinte à la dignité humaine ?

Dans le cas du président Soro, il n’était pas dans un cas de flagrant délit pour dire que des éléments incontestables l’accusaient. Mais là on est dans un cas de droit commun. Michel Gbagbo dit avoir été torturé pendant son arrestation. Et que selon lui, le président de l’Assemblée Nationale était ministre de la Défense, Premier ministre. Il n’était pas le chef suprême des armées. Nous avons donc été surpris de voir son nom cité dans cette plainte. Cette procédure judiciaire ne devait pas bafouer l’immunité diplomatique et parlementaire du président Soro.

La juge Sabine Kheris est-elle allée trop vite trop loin dans cette affaire selon vous ?

Monsieur, lorsque la Juge s’acharne sur le président parce qu’il aurait refusé de répondre à sa convocation à maintes reprises, c’est une thèse qui ne peut pas tenir la route. Pour que le président Soro réponde à sa convocation, elle connaissait la procédure à engager. Elle n’avait qu’à l’actionner.

Le président Soro prévoit-il de se présenter à cette Juge ?

Si la procédure indiquée est respectée, Soro qui ne refuse pas de s’expliquer sur cette affaire se tiendra disponible à être entendu en Côte d’Ivoire ici.

« Cet article (ndlr 35 de la constitution), en l’état, catégorise les Ivoiriens et ce n’est pas du tout normal… »

M. Koné Moussa, le projet de révision de la constitution ivoirienne réveille déjà des tentions dans le pays. Qu’en pensez-vous ?

J’y suis favorable et je salue l’initiative du président de la République. La polémique est sur la révision ou sur une nouvelle constitution. Je ne suis certes pas un juriste, mais je sais que le président est dans son droit de proposer au peuple ivoirien toutes modifications ou un renouvellement de la constitution du pays. Surtout l’article 35, celui-là même qui a été au cœur de toutes les crises en Côte d’Ivoire. Cet article, en l’état, catégorise les Ivoiriens et ce n’est pas du tout normal. Ce n’est pas une bonne disposition pour un jeune pays comme la Côte d’Ivoire qui a connu un peuplement complexe. Il y a eu un brassage très fort entre les populations à tel enseigne qu’aujourd’hui, venir parler de et/ou c’est vouloir créer des problèmes identiques à ceux qu’on a connu ces dernières années. Donc je suis d’accord pour la révision de la constitution.

Dans ce projet, il est question d’instituer un poste de vice-président, ce qu’est déjà le PAN. Pourquoi ?

Le présent de l’Assemblée Nationale ne se sent pas visé puisqu’il encourage lui-même les gens à soutenir ce projet de constitution. L’opinion s’interroge sur le fait qu’il existe déjà un article qui règle la succession. Et ils ne voient pas l’utilité de créer un poste de vice-président en modifiant l’article existant. Ça, c’est l’interrogation de l’opinion publique, ce n’est pas la nôtre. Ce n’est pas le type de questions que se pose le président Soro. Il nous a dit dans sa vision des choses que tout évolue avec le temps et la chaîne des générations. On ne doit pas empêcher une évolution. Nous saluons la volonté du président.

Le Premier ministre Pascal AFFI N’guessan réclamait la démission de Soro lorsque les différentes affaires faisaient la une des médias. Que lui répondez-vous ?

Je suis diplomate de formation et donc je suis interdit d’utiliser certains termes, même pour satisfaire la colère qui m’anime quand j’entends le genre de choses. Le Premier ministre Pascal AFFI N’guessan, à la prise du pouvoir par le président Laurent Gbagbo en octobre 2000, était président du FPI. Il est ensuite devenu Premier ministre. Deux jours après leur arrivée au pouvoir, on avait retrouvé 57 corps baptisés « le charnier de Yopougon ». Qu’a-t-il fait pour tirer cette affaire au clair afin d’aider les parents des victimes à faire leurs deuils et pardonner ? Il a montré quel exemple pour accuser le Président Soro d’être un obstacle à la réconciliation ?

Pascal AFFI N’guessan aurait dû faire profil bas. Tout le temps qu’a duré leur règne, ils n’ont rien fait pour favoriser la réconciliation entre les Ivoiriens. Donc il est particulièrement mal placé pour accuser le président Soro d’être l’obstacle à la renonciation.

Que pensez-vous des propos du journaliste Wakili Alafe, directeur de publication de l’intelligent d’Abidjan contre le président Soro ?

Vous qui êtes professionnels de la presse, vous savez que la déontologique dans ce domaine là vous interdit d’utiliser des propos injurieux à l’endroit des citoyens. Je trouve que M. Wakili Alafe a osé injurier le président Soro, sa femme et même son père. J’ai été surpris et je n’ai pas compris le silence de l’organe de régulation de la presse en Côte d’Ivoire face à une telle dérive. Il pointe du doigt des insultes de proches du président Soro pour justifier son dérapage. Le Président est-il responsable de ce que disent ses proches ? Je peux même vous assurer qu’il n’est pas informé de certains agissements. S’en prendre à lui sur des bases de ce type sans vérification auprès de son service de communication est une faute professionnelle.

Merci Monsieur KONÉ MOUSSA pour cette interview.

Je vous remercie également pour cet échange (2/2)

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Bombardement de Bouaké : Alliot-Marie cherche une échappatoire présidentielle

Alliot-Marie a annoncé, ce lundi 20 juin, sa volonté de briguer la magistrature suprême en France, selon Le Figaro. Qu’à cela ne tienne, l’ex-ministre française de la Défense est actuellement empêtrée dans l’affaire du bombardement de Bouaké pour laquelle la juge Sabine Khéris ne veut pas la lâcher d’une semelle. L’ancienne ministre chercherait-elle une couverture ?

Alliot-Marie candidate, une fuite en avant ?

Michèle Alliot-Marie ne cache plus son ambition de se présenter à la présidentielle française de 2017. Pour ce faire, MAM est prête à faire flèche de tout bois pour arriver à ses fins, ainsi qu’elle l’explique : « Quand on est candidat à l’élection présidentielle, la primaire n’est qu’une modalité. » Puis elle ajoute : « Aujourd’hui, on me parle de primaire, de procédures. Cela ne m’intéresse pas, car ce n’est pas au niveau des enjeux… » À l’entendre, cette avocate à la carrière politique chevronnée voudrait donc se présenter directement à l’élection présidentielle contre vents et marées pour éviter d’être contrariée lors des primaires à droite où Nicolas Sarkozy semble avoir la faveur des pronostics.

D’aucuns interprètent d’ores et déjà cette attitude de la députée européenne comme une fuite en avant pour étouffer les bruits assourdissants de ses casseroles qu’elle trainent depuis belle lurette. En effet, le 2 février 2016, la juge française Sabine Khéris avait demandé le renvoi devant la Cour de justice de la République (CJR) de Michèle Alliot-Marie et de deux autres ministres de l’époque (Dominique De Villepin et Michel Barnier) pour avoir empêché les entités judiciaires de mener à bien l’enquête dans l’affaire du bombardement de Bouaké (localité située au centre de la Côte d’Ivoire) au cours duquel huit soldats français et un ressortissant américain avaient péri.

Le vrai-faux calcul d’Alliot-Marie

À en croire Jacques Dupuydauby, un homme d’affaires français, Alliot-Marie lui aurait fait des confidences qui confirment la thèse du complot contre Laurent Gbagbo (le président d’alors) pour le pousser à l’erreur afin de le renverser. Devenir présidente de la République française pourrait placer Michèle Yvette Marie-Thérèse Marie à l’abri de la justice, c’est du moins ce qui ressort de certaines indiscrétions. Ainsi qu’elle semble se convaincre elle-même : « Ceux qui se présentent à la présidentielle doivent être des gens sérieux, prêts à s’investir totalement et convaincus de porter un projet qui est bon pour l’avenir de la France et des Français. » Loin s’en faut, car la doyenne des juges d’instruction, Sabine Khéris, est prête à aller jusqu’au bout pour situer définitivement toutes les responsabilités dans cette affaire qui est loin d’avoir livré tous ses secrets.

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Côte d’Ivoire : Guillaume Soro débouté de sa plainte contre Michel Gbagbo

Guillaume Soro vient de connaître un autre revers face à Michel Gbagbo. En fait, empêtré dans des démêlés judiciaires pour « enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants » sur initiative du fils aîné de Laurent Gbagbo, le PAN a déposé une plainte incidente contre ce dernier pour « dénonciations calomnieuses », mais la justice française l’a débouté de cette plainte, apprend-on de Jeune Afrique.

Guillaume Soro boit le calice jusqu’à la lie

Guillaume Soro n’est véritablement pas encore sorti de l’ornière. Après son arrestation manquée en France, début décembre, suite au mandat d’amener émis par la juge Sabine Kheris, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne avait voulu contre-attaquer le 20 décembre dernier en déposant une plainte contre Michel Gbagbo pour « dénonciations calomnieuses ». Mais comme il fallait s’y attendre, cette plainte a été classée sans suite par le tribunal de grande instance de Paris, le 13 janvier 2016. Cette annonce a été livrée hier par Me Habiba Touré, l’avocate du fils de l’ancien président ivoirien, à nos confrères de Jeune Afrique.

Comme un pavé dans la marre, cette information vient contraster avec (le semblant) de rapprochement entre Guillaume Kigbafori Soro et Michel Gbagbo, symbolisé par une accolade fort médiatisée lors du concert de Yodé et Siro, le 16 avril dernier. À la suite des réactions très mitigées à travers les réseaux sociaux, le fils de Gbagbo avait levé toutes les équivoques en disant que sa plainte contre Soro était maintenue. La sortie de son avocate vient donc le conforter dans cette position. Que fera maintenant Bogotta sous qui le monde semble s’effondrer ces derniers temps ? N’allons pas si vite en besogne, car il a maintes fois démontré qu’il sait généralement retomber sur ses pieds.

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Bombardement de Bouaké : Jacques Dupuydauby accuse De Villepin

Pour le bombardement de Bouaké, Jacques Dupuydauby accuse l’ancien Premier ministre français, Dominique de Villepin, d’en savoir beaucoup plus qu’il ne le dit, selon RFI. Le témoignage de Dupuydauby, recueilli le 6 avril dernier par Sabine Khéris, la juge en charge du dossier, porte à croire que Dominique de Villepin est trempé jusqu’au cou dans cette affaire du bombardement de la base militaire français à Bouaké. Celui-ci avait occasionné la mort de neuf soldats français et un Américain.

Dominique de Villepin enfoncé par Jacques Dupuydauby

Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie et Michel Barnier, trois anciens ministres de Jacques Chirac ont actuellement maille à partir avec la justice française. En plus du dossier, déjà bien fourni, qui les incrimine, voilà que l’homme d’affaires Jacques Dupuydauby vient enfoncer le clou. « Elle (Michèle Alliot-Marie) m’a indiqué que dans cette affaire toutes les décisions avaient été prises par son collègue, Dominique de Villepin », aurait-il affirmé, selon RFI, avant de rajouter qu’une multinationale française s’était occupé de la pratique de ce malheureux événement. « En ce qui concernait l’aspect pratique et opérationnel des évènements, tant en ce qui concernait les armes que les mercenaires », lui aurait confié l’ancienne ministre Michèle Alliot-Marie.

L’homme d’affaires français va plus loin dans sa déposition en prenant à témoin Jean-Yves Le Drian, l’actuel ministre de la Défense, qui lui aurait confirmé cette assertion. Chose somme toute approuvée par Jean Balan, l’avocat de la plupart des parties civiles qui estime que ces hautes personnalités ont employé certaines manoeuvres pour pousser Laurent Gbagbo (le président d’alors) à l’erreur afin de le renverser.

Mais ces allégations ne sont aucunement gobées, aussi bien par De Villepin lui-même, que par Michèle Alliot-Marie et encore moins par Jean-Yves Le Drian. Les services de ce dernier démentent avoir transmis les informations à M. Dupuydauby à ce sujet. Mais se fondant sur ces nouveaux éléments, la juge Sabine Khéris a sollicité le renvoi de ces trois ministres incriminés devant la Cour de justice de la République afin d’élucider cette affaire qui dure depuis le 6 novembre 2004.

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Bombardement de Bouaké : les choses se compliquent encore pour des personnalités françaises

« Bombardement de Bouaké : une affaire d’Etat ? » Avec du recul et la tournure que prennent les évènements, on pourrait dire aisément que la chaîne de télévision française, Canal+ a eu le nez creux en intitulant ainsi son enquête. Dans le viseur de la juge française Sabine Khéris, trois anciens ministres français au moment des faits : Michel Barnier, Dominique De Villepin et Michèle Alliot-Marie. Mais jusqu’où ira la justice ? Rfi s’est penchée sur le sujet.

Le bombardement de Bouaké alimente la polémique.

Le bombardement de Bouaké pourrait faire naître de nombreuses surprises. Près de douze ans après que les frappes aériennes menées par l’armée ivoirienne aient touché la base militaire française située au sein du lycée Descartes de ladite localité, on se demande encore par quel tour de magie les pilotes biélorusses qui conduisaient les deux avions Soukhoi aient pu se volatiliser alors que les Français contrôlaient militairement et stratégiquement parlant tout le pays ?

Les conclusions de l’ordonnance de la juge Sabine Khéris qui réclament que Dominique De Villepin (Intérieur), Michèle Alliot-Marie (Défense) et Michel Barnier (Affaires étrangères) soient entendus sont sans appel : « Les hautes autorités françaises du ministère de l’Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères ont été prévenues de l’arrestation des pilotes biélorusses impliqués dans le bombardement de Bouaké. Paris savait que Laurent Gbagbo voulait en finir avec les rebelles, mais elle l’a laissé se réarmer. Il (Ndlr : Robert Montoya) a fourni à l’armée ivoirienne les 2 avions Soukhoi utilisés pour tirer sur la base française ainsi que l’équipage biélorusse. »

Dans son rapport long de plusieurs pages, la doyenne du parquet de Paris qui s’occupe de l’affaire depuis l’an 2012, le vendeur d’armes, Robert Montoya a joué un rôle prépondérant dans la fuite des deux pilotes biélorusses avec l’aide de l’Etat français : « Elles apparaissaient si troubles compte tenu de la situation en Côte d’Ivoire que les chefs d’Etat français et togolais avaient échangé sur ce sujet la semaine précédant l’attaque. »

Aussi, le ministre togolais de l’Intérieur de cette période, François Boko avait alerté Paris sur le fait que les auteurs du bombardement de son camp étaient sur le sol togolais, mais la France n’a rien fait et a préféré cultivé le mutisme. Le patron de la cellule africaine de l’Elysée à l’époque, Michel de Bonnecorse ne croit pas en l’implication des ministres incriminés et encore moins au fait qu’ils aient entravé le travail de la justice. Il souligne par ailleurs que la priorité de ces représentants du gouvernement français étaient plutôt d’éviter un bain de sang en Côte d’Ivoire, où la situation s’envenimait. Rappelons que le bombardement de Bouaké a eu lieu le 6 novembre 2004 et a coûté la vie à neuf militaires français et un humanitaire américain.

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Bombardement de Bouaké : tout part en vrille pour Barnier, De Villepin et Alliot-Marie

Le bombardement de Bouaké a, semble-t-il, du jour au lendemain cristalliser l’attention de la justice française et de l’opinion publique. La juge Sabine Khéris qui a charge ce dossier depuis 2012 multiplie les actions pour auditionner Dominique De Villepin, Michèle Alliot-Marie et Michel Barnier pour leur implication présumée dans cette affaire.

Le Bombardement de Bouaké inquiète jusqu’au sommet de l’Etat.

Le bombardement de Bouaké captive l’attention des magistrats français. L’équipe de choc du parquet conduit par Sabine Khéris a a demandé le renvoi devant la Cour de justice de la République (CJR) de certains ministres de l’époque pour avoir empêcher les entités judiciaires de mener à bien l’enquête : Dominique Galouzeau De Villepin (Intérieur), Michèle Alliot-Marie (Défense) et Michel Barnier (Affaires étrangères).

La juge française a formulé les griefs suivants à l’encontre des personnes citées plus haut : « La juge soupçonne les trois anciens ministres d’avoir sciemment laissé filer les pilotes biélorusses des avions responsables du massacre. Si elle est approuvée, la requête de la juge Kheris sera transmise au procureur général près la Cour de cassation, seul habilité à saisir la Cour de justice de la République (Cjr). »

Toujours au sujet de cette même affaire, Sabine Khéris, dans son ordonnance, estime que : « Les hautes autorités françaises du ministère de l’Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères ont été prévenues de l’arrestation des pilotes biélorusses impliqués dans le bombardement de Bouaké. »

Dominique De Villepin, Michèle Alliot-Marie et Michel Barnier risquent de croupir trois ans en prison et s’exposent au paiement d’une amende de 45 000 euros. Notons que dans le cadre de ce dossier aux allures d’une affaire d’Etat, l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo a été entendu en 2013 alors qu’il était écroué à La Haye.

Le bombardement de Bouaké a eu lieu le 6 novembre 2004 et avait entraîné la mort de neuf soldats français et d’un humanitaire américain.

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Bombardement de Bouaké : le parquet expédie De Villepin et Alliot-Marie à la CJR

Le bombardement de Bouaké n’a pas encore fini de livrer ses secrets. Environ douze ans après le raid qui aura coûté la vie à neuf soldats français et un ressortissant américain, la justice française a rouvert une enquête et souhaite entendre les ministres De Villepin, Michèle Alliot-Marie et Michel Barnier, apprend-on de Mediapart.

Le bombardement de Bouaké suscite la curiosité des magistrats.

Le bombardement de Bouaké (localité située au centre de la Côte d’Ivoire) date du 6 novembre 2004. Même si plus d’une décennie est passée depuis cet incident qui aura marqué les esprits en terre ivoirienne comme du côté de l’Hexagone, la justice française en général et la juge Sabine Khéris (la doyenne des juges d’instruction du tribunal de grande instance de Paris) qui s’occupe du dossier depuis l’année 2012.

Le 2 février dernier, la procureure a demandé le renvoi devant la Cour de justice de la République (CJR) de certains ministres de l’époque : Dominique Galouzeau De Villepin (Intérieur), Michèle Alliot-Marie (Défense) et Michel Barnier (Affaires étrangères). Aussi, a-t-elle obtenue (la juge) la déclassification de plusieurs pièces à conviction entrant dans le cadre de cette affaire et qui étaient jusque-là considérées comme des éléments « Secret défense ». L’enquête sur le bombardement de Bouaké pourrait être élucidée très prochainement au regard de la tournure que prennent les choses : la CJR qui est la seule juridiction compétente à connaître des infractions commises par des membres de l’équipe gouvernementale statue sur ce cas litigieux qui a tout l’air d’une affaire d’Etat.

Rappelons que le 6 novembre 2004, l’armée de l’air ivoirienne a entrepris des frappes sur la grande ville du centre du pays, fief de la rébellion conduite par l’actuel président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro. L’opération qui visait à attaquer les positions rebelles et à réduire à néant leur dispositif sécuritaire a tourné au vinaigre. Prétextant d’avoir perdu neuf soldats par la faute des militaires ivoiriens, l’armée française bombardera la flotte aérienne ivoirienne au sol à l’Aéroport de Yamoussoukro (la capitale politique).

Dans le cadre du bombardement de Bouaké, les griefs de la justice à l’encontre des prévenus se recoupent comme suit : « La juge soupçonne les trois anciens ministres d’avoir sciemment laissé filer les pilotes biélorusses des avions responsables du massacre. Si elle est approuvée, la requête de la juge Kheris sera transmise au procureur général près la Cour de cassation, seul habilité à saisir la Cour de justice de la République (Cjr). »

Dominique Galouzeau De Villepin, alors ministre des Affaires étrangères au moment de la signature des accords de Linas-Marcoussis en janvier 2003 (l’accord matérialisait l’entrée des rebelles au gouvernement), avait dit comme un signe avant-coureur de l’histoire d’un complot grossier perpétré par Paris contre la Côte d’Ivoire : « L’histoire, regardons-la en face. L’histoire hésite. » 

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Bombardement de Bouaké : De Villepin et Alliot Marie entendus par la justice ?

Le bombardement de Bouaké fait encore la une de l’actualité. A l’origine de ce regain d’intérêt pour ce dossier, c’est la diffusion d’un documentaire sur la chaîne française, Canal+ qui a mis le feu aux poudres, selon Le Canard enchaîné. Dominique De Villepin et Alliot Marie devraient être entendus par la justice française.

Bombardement de Bouaké, la juge Khéris ressort l’affaire.

Le bombardement de Bouaké (au centre de la Côte d’Ivoire) date du 6 novembre 2004. Ce jour là, l’armée de l’air ivoirienne a entrepris des frappes sur la grande ville du centre du pays, fief de la rébellion conduite par l’actuel président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro. L’opération qui visait à attaquer les positions rebelles et à réduire à néant leur dispositif sécuritaire a tourné au vinaigre. Prétextant d’avoir perdu neuf soldats par la faute des militaires ivoiriens, l’armée française bombardera la flotte aérienne ivoirienne au sol à l’Aéroport de Yamoussoukro (la capitale politique).

Dans un documentaire diffusé sur les antennes de Canal+ le 8 février dernier et intitulé « Bombardement de Bouaké : une affaire d’Etat ? », les journalistes de la chaîne française pencheront pour la théorie du complot qui visait à sacrifier neuf soldats français sur l’autel des intérêts supérieurs de la nation. Objectif : renverser le chef de l’Etat ivoirien de l’époque, Laurent Gbagbo. La juge Sabine Khéris aurait émis le souhait d’entendre certains ministres français au moment des faits :  Dominique De Villepin (Intérieur), Alliot-Marie (Défense) et Michel Barnier (Affaires étrangères).

Le chef de la force Licorne (2004 – 2005), le Général De Malaussène a formellement affirmé que le gouvernement français n’a jamais voulu savoir la vérité sur cette affaire. L’Élysée, avec à sa tête Jacques Chirac et tous les ministres aux affaires à cette période, notamment Dominique De Villepin (Intérieur) et Alliot-Marie (Défense) ont tout fait pour étouffer l’évolution de l’enquête.

Selon nos confrères français du journal « Le Canard enchaîné » : « La juge soupçonne les trois anciens ministres d’avoir sciemment laissé filer les pilotes biélorusses des avions responsables du massacre. Si elle est approuvée, la requête de la juge Kheris sera transmise au procureur général près la Cour de cassation, seul habilité à saisir la Cour de justice de la République (Cjr). »

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