Burkina : Face à la pression, Roch Kaboré veut remanier son gouvernement

À seulement une année après son élection que Roch Kaboré veut déjà faire le ménage dans son équipe gouvernementale. Ce remaniement envisagé par le président burkinabè serait très imminent.

Roch Kaboré met la pression sur ses ministres

La menace terroriste et les défis économiques du moment auraient poussé Roch Kaboré à vouloir redynamiser son gouvernement. À cet effet, le locataire du Kosyam serait en pleine consultation pour se donner une équipe prête à tous défis. De sources bien introduites, ce remaniement pourrait avoir lieu d’ici à fin janvier ou début février, avec une reconduction du Premier ministre Paul Kaba Thiéba. Ce dernier aurait pris des galons lors de la conférence des donateurs de Paris pour le financement du PNDES.

Mais ce n’est pas tout aussi sûr pour tous les autres ministres qui seraient sur la sellette. Simon Compaoré, l’un des barons du régime, pourrait être maintenu seulement en tant que ministre de l’Administration territoriale. Son portefeuille de la Sécurité intérieure devrait être dévolu à un civil, expert en sécurité, pour contrer les attaques jihadistes. D’autres ministres pourraient par contre se voir déchargés par le président burkinabè. C’est donc le branle-bas actuellement du côté du Faso, où chacun se bat pour conserver son poste. Outre ce remaniement ministériel, une nouvelle Constitution pourrait également être élaborée et adoptée. Comme quoi, Roch Marc Christian Kaboré veut se donner les moyens de réussir son mandat.

Lire la suite.

Burkina : Un autre coup d’État manqué au Faso, l’ex-RSP pointé du doigt

Un coup d’État a été déjoué de justesse au Burkina Faso. C’est du moins ce qu’a affirmé, devant la presse aujourd’hui, le ministre burkinabè de la Sécurité qui accuse directement l’ex-RSP.

Coup d’État déjoué au Faso, les autorités veillent au grain

Au vu des dernières informations en provenance du Burkina, le pays n’est pas encore sorti véritablement de l’ornière. À en croire Simon Compaoré, ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité intérieure, un autre putsch vient d’être déjoué. Selon le sécurocrate en chef, une trentaine de soldats de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde prétorienne du président déchu, Blaise Compaoré, ont perpétré une attaque, le 8 octobre dernier, contre une caserne de la gendarmerie nationale et une prison militaire à Ouagadougou.

Poursuivant, le ministre Compaoré a ajouté : « Les putschistes ont tenté de séquestrer des autorités et de s’attaquer au Kosyam pour prendre le pouvoir par les armes. » Mais grâce à leur vigilance, les autorités sécuritaires ont annihilé « ce vaste complot contre la sécurité de l’État ». Aussi, l’adjudant-chef Gaston Coulibaly, le cerveau présumé du coup, est activement recherché par les forces de sécurité. Les supputations vont également bon train quant à savoir les mains occultes qui sont cachées derrière cette énième tentative.

Ce serait donc une lapalissade de dire que le pays des hommes intègres est encore et toujours dans la tourmente. Car les attaques à répétition sur le sol burkinabè deviennent récurrentes. Le 12 octobre dernier, trois militaires burkinabè ont été tués dans l’attaque de leur poste avancé à Intangom. Ce coup d’État manqué annoncé par les autorités burkinabè vient encore plonger le Faso dans une nouvelle psychose.

Lire la suite.

Municipale au Faso : une crise postélectorale fait des morts et des blessés

Une crise postélectorale a éclaté au Faso à la suite des élections municipales du 22 mai dernier. Du même parti ou de partis politiques différends, des militants se sont affrontés à travers plusieurs communes du pays. Des morts, des blessés, des mairies incendiées, tel est le bilan provisoire de ces tristes évènements, nous rapporte Jeune Afrique.

Crise postélectorale au Faso, à qui la faute ?

La désignation et l’installation des nouveaux maires par les Conseillers municipaux issus des dernières élections municipales ont été l’occasion pour certains militants de réveiller les vieux démons de la violence. Qu’ils soient issus du même bord ou d’obédiences politiques différentes, les militants se sont livrés à des violences postélectorales qui ont encore endeuillé le pays des hommes intègres. Que ce soit à Kantchari (à l’est, près de la frontière du Niger), à Karangasso Vigué (près de Bobo-Dioulasso), à Soulougui et à Gomboro, les partisans du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) de Roch Kaboré, ceux de la Nouvelle alliance pour le Faso (Nafa) de Djibrill Bassolé ou encore d’autres partis politiques se sont livré des batailles sanglantes.

On dénombre, à la suite de ces bagarres rangées, au moins trois morts, plusieurs blessés dont certains cas graves, des mairies incendiées (Soulougui et Gomboro) et Moussa Diallo, le nouveau maire de Gomboro, lynché, n’ayant eu la vie sauve que grâce à l’intervention de ses militants et des forces de l’ordre. Face à cette violence outrancière, le procureur du Faso a été saisi et plusieurs fauteurs de troubles présumés, dont l’ancien maire de Kantchari, ont été mis aux arrêts.

Entre regret et condamnation, Simon Compaoré, le ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité, a martelé : « Soyez sûrs que ces actes ne resteront pas impunis. Que ce soit des actes qui ont conduit à des décès ou des actes de vandalisme qui ont consisté à mettre le feu à certaines mairies, la procédure va suivre son cours et aller jusqu’au bout. »

Notons que les nouvelles autorités burkinabè espéraient tourner définitivement dos à la crise avec ces premières élections municipales. Mais l’éclatement de ces violences laisse clairement entrevoir que le feu couve toujours sous la cendre.

Lire la suite.

Burkina : excédé, Simon Compaoré désarme les Koglweogo

Simon Compaoré a décidé de mettre de l’ordre au sein des groupes d’autodéfense. Ainsi, face aux plaintes récurrentes sur les violations des droits de l’homme perpétrées par les Koglweogo, le ministre burkinabè de la Sécurité intérieure a bien voulu mettre cette milice au pas en les appelant à se conformer à la loi sous peine de sanction, a-t-on appris de Rfi.

Les mesures coercitives de Simon Compaoré face aux Koglweogo

Simon Compaoré, ministre burkinabè de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure, a maintes fois été interpellé par les organisations des droits de l’homme sur les agissements peu orthodoxes du groupe d’autodéfense, les Koglweogo. Ainsi, le securocrate en chef a pris, à l’encontre de cette milice, des mesures on ne peut plus corsées. Celles-ci se résument à l’interdiction de porter des armes à feu sans autorisation, à la détention des individus appréhendés dans leurs prisons privées et à parcourir les villes avec leurs armes. Sans omettre toutefois de les mettre en garde : « Aucune situation préjudiciable à l’ordre et à la paix publique ne saurait être désormais tolérée. »

Ces mesures du gouvernement burkinabè sonnent comme une véritable exaspération face aux méthodes quelque peu expéditives des membres de cette confrérie qui se sont taillé une âme de justiciers. Les tortures, les traitements inhumains et dégradants, les séquestrations entraînant parfois des morts sont autant de dérives qui ont conduit le Mouvement Burkinabè des Droits Humains et des Peuples ( MBDHP) à tirer sur la sonnette d’alarme quant à la gravité des actes allégués. Le ministre a donc interdit à cette milice de se substituer aux forces de défense et de sécurité dans l’interpellation des présumés délinquants.

Notons que les zones couvertes par les Koglweogo sont pour la plupart dépourvues de commissariat. En désarmant cette milice qui est devenue un mal nécessaire, quel palliatif le ministre Compaoré propose-t-il pour assurer la protection des personnes et des biens dans ces zones reculées ?

Lire la suite.

Burkina : mort de deux Koglweogo, Simon Compaoré s’invite dans le débat

Simon Compaoré n’a pas voulu passer sous silence la mort de deux membres des Koglweogo lors d’un affrontement avec des bandits le jeudi dernier. Le ministre de la sécurité a donc profité de cet incident malheureux pour interpeller ce groupe d’autodéfense sur la nécessité de travailler en étroite collaboration avec les forces de défense et de sécurité, nous rapporte AIB.

Simon Compaoré dézingue les Koglweogo

Pour le ministre burkinabè de la Sécurité, Simon Compaoré, aucune occasion n’est mauvaise pour tirer des enseignements des évènements qui surviennent. L’affrontement entre les combattants des Koglweogo et des bandits de grand chemin à Silly (Sissili, Centre-ouest) le jeudi 19 mai dernier, dont le bilan fait état de «deux Koglweogo mortellement atteints et 24 de leurs engins incendiés», n’a nullement laissé indifférent le sécurocrate en chef du pays des hommes intègres. Pour Compaoré : « À quelque chose malheur est bon. Ce qui veut dire que ces unités locales de sécurité ont besoin de travailler avec les forces de défense et de sécurité » avant de marteler que «le dernier mot revient aux forces de défense et de sécurité».

Notons que ce groupe d’autodéfense a été créé par des populations rurales pour pallier l’absence des forces de défense et de sécurité quant à la sécurisation de leur zone. Mais cette noble mission a fini par faire déchanter plus d’un, compte tenu des violations flagrantes des droits de l’homme dont les Koglweogo se sont rendus coupables. Toutes les tentatives pour les autorités sécuritaires de mettre cette milice devant ses responsabilités sont restées, jusque-là, lettre morte. C’est donc à juste titre que le ministre Compaoré a à nouveau relancé le débat qui avait déjà créé des émules au sein de la classe politique.

Les Koglweogo sont indésirables, mais leurs actions sur le terrain permettent de suppléer l’insuffisance des forces de l’ordre. Doit-on les dissoudre ou plutôt les encadrer ? Le débat est donc relancé au Faso.

Lire la suite.

Burkina : Des terroristes mettent le commissariat de Koutougou à feu et à sang

Des terroristes ont attaqué le commissariat de Koutougou dans la nuit de mardi à mercredi. Lourdement armés, ces individus non encore identifiés ont littéralement mitraillé les policiers qui y montaient la garde, faisant deux blessés avant de prendre la clé des champs. Les forces antiterroristes sont donc à pied d’oeuvre pour les mettre sous éteignoir, à en croire Jeune Afrique.

Des terroristes blessent des policiers et incendient le commissariat

Des terroristes enturbannés et lourdement armés s’en sont pris à un commissariat situé à quelques encablures de la frontière malienne. Ainsi que le déclare Mohamed Dah, le haut commissaire de la province du Soum : « Des individus non identifiés ont attaqué le mardi dans la nuit le commissariat de police de Koutougou. » Cette information a été également confirmée par Simon Compaoré, le ministre burkinabè de la Sécurité intérieure, qui semble avoir une piste : « Les armes utilisées et le mode opératoire laissent fortement présager qu’il s’agit d’une attaque terroriste. »

Ces assaillants, au moins trois, ont blessé deux policiers dont l’un se trouve dans un état critique et ont mis le commissariat de Koutougou sens dessus dessous avant de fondre dans la pénombre tel qu’ils étaient venus. Informées de cette attaque terroriste, les forces de défense et de sécurité burkinabè se sont aussitôt mobilisées pour porter l’estocade à ces hommes sans foi ni loi qui ambitionnent de déstabiliser à nouveau le Faso.

Dans leur communiqué, les services de sécurité semblent avoir des informations précises sur les circonstances de cette attaque : « Les trois assaillants ont garé leur véhicule à 300 mètres du commissariat. Un des trois assaillants est arrivé au poste et a ouvert le feu sur les trois éléments présents. Ensuite, ils ont saccagé le bureau, ont mis le feu au hangar et ont pris la fuite à bord du véhicule. » Conscient de la menace terroriste qui vise son pays, Roch Marc Christian Kaboré a décidé de battre le rappel de toutes ses troupes, dont le contingent burkinabè du Darfour, afin de renforcer la sécurité dans le pays des hommes intègres.

Lire la suite.

Burkina Faso : Terrorisme, l’Arabie Saoudite avec Roch Kaboré

L’Arabie Saoudite va soutenir le Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme. Roch Kaboré effectue en ce moment même une visite à Riyad qui va durer jusqu’au 5 mai. Le président du Burkina Faso a été reçu en audience par sa Majesté le roi Salman bin Abdulaziz Al Saoud, selon la Présidence.

Lutte contre le terrorisme, Roch Kaboré arrache le soutien de Riyad

Roch Kaboré, le chef de l’État du Burkina Faso va prochainement pouvoir compter sur le soutien de l’Arabie Saoudite dans la lutte contre le terrorisme. À l’issue de ses échanges avec Sa Majesté le roi Salman bin Abdulaziz Al Saoud, le nouvel homme fort de Ouaga a signé un accord de coopération avec le dirigeant saoudien pour lutter contre ce fléau transnational qu’est devenu le terrorisme. Ainsi, Simon Compaoré, ministre burkinabè de la Sécurité et le Prince Mohamed bin Nayef Bin Abdulaziz Al SAOUD, ministre de l’Intérieur et responsable du pôle sécuritaire ont signé le document y afférent.

Le sécurocrate en chef du pays des hommes intègres lève un coin de voile sur les termes de cet accord : « Un volet de l’accord porte sur le terrorisme. Il va nous permettre dans le cadre de cette lutte commune de faire des échanges au niveau des informations et des renseignements qui sont très utiles pour neutraliser toutes les forces négatives. » Ce volet comprend également l’équipement en logistiques des Forces de Défense et de Sécurité burkinabè, aussi bien en matière de renseignements que pour les interventions.

De même, le ministre de la Sécurité a évoqué « la lutte contre le blanchiment d’argent et la criminalité sous toutes ses formes » qui est également une préoccupation prise en compte par les deux pays.

Après son élection le 29 novembre dernier, le président Roch Marc Christian Kaboré a engagé des offensives diplomatiques pour repositionner son pays sur l’échiquier international. Les attentats du Splendid Hôtel, le 15 janvier dernier, lui ont ouvert les yeux sur la nécessité de bien sécuriser son pays contre la menace terroriste.

Lire la suite.

Côte d’Ivoire : lutte contre le terrorisme, le sommet d’Abidjan livre ses secrets

Le terrorisme n’est pas qu’une simple menace en Afrique de l’Ouest. C’est aussi une triste réalité qui prend de plus en plus ses marques dans le quotidien des populations vivant dans cette zone. Pour mettre fin à la montée en puissance de ce fléau, les ministres de la Sécurité de quatre pays de l’espace UEMOA se sont réunis à Abidjan (Côte d’Ivoire) les 23 et 24 mars pour statuer sur la question.

Le terrorisme, un problème commun.

Le terrorisme a fait l’objet d’un débat entre les ministres de la Sécurité de la Côte d’Ivoire (le pays hôte), le Sénégal, le Mali et le Burkina Faso. Hamed Bakayoko (Côte d’Ivoire), Abdoulaye Daouada Diallo (Sénégal), le colonel-major Salif Traoré (Mali) et Simon Compaoré (Burkina Faso) étaient les principaux panélistes. Au bout de 48 heures de réflexion, les sécurocrates des quatre États participants ont arrêté au total neuf grandes décisions.

Le communiqué final rendu public le jeudi dernier les mesures suivantes : mutualiser leurs efforts et renforcer les relations entre les sécurités de sécurité ; établir une unité d’action et une collaboration systématique entre ces services ; instituer un bulletin mensuel d’information sur les actes criminels liés au terrorisme ; instituer des rencontres régulières et tournantes des ministres en charge de la Sécurité afin de mettre à jour les connaissances et les informations sur le terrorisme dans ces pays.

Outre cela, les participants à ce colloque sous-régional souhaitent inciter les pays de la région à accélérer la mise en œuvre de la carte d’identité biométrique qui permettra la traçabilité des mouvements de part et d’autre des frontières ; assurer la fiabilité des documents de voyage, dans le respect des accords régionaux en matière de circulation des personnes ; harmoniser les législations nationales en matière de lutte contre le terrorisme ; harmoniser les normes de surveillance des frontières nationales ; sensibiliser les populations à la vigilance et à la coopération avec les Forces de sécurité dans la prévention et la surveillance de la radicalisation religieuse et des actes terroristes.

Lire la suite.

Burkina : les dessous de la visite du ministre Simon Compaoré à Abidjan

Simon Compaoré a été reçu en audience le 17 mars dernier par le chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara. Le ministre burkinabè en charge de la sécurité était porteur d’un message du président Roch Marc Christian Kaboré à son homologue. C’est une visite qui intervient dans un climat de tensions entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

Simon Compaoré pour voiler la face ?

Simon Compaoré séjournait en Côte d’Ivoire au nom du Burkina Faso et sur instruction directe du locataire du palais de Kosyam. Quatre jours après l’attaque terroriste de Grand-Bassam qui a fait plus d’une dizaine de morts, il y était pour apporter le soutien indéfectible des Burkinabè aux Ivoiriens.

Dans la foulée, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure s’est exprimé au micro des médias venus couvrir cette rencontre : « Je suis venu porter un message de soutien de SEM Kaboré pour ce qui est arrivé au peuple frère de la Côte d’Ivoire. Notre soutien est total, car nous avons des liens de fraternité et d’amitié. Notre souhait est que nous puissions nous tenir les mains pour faire face à cette guerre. »

Mais la première question qui revient est la suivante : mais pourquoi Roch Kaboré n’a-t-il pas fait le déplacement d’Abidjan lui-même comme certains de ses pairs alors qu’il n’était pas empêché ? Pourquoi n’a-t-il pas mandaté tout au moins Salif Diallo (le président de l’Assemblée nationale) ou encore Paul Kaba Thieba (le Premier ministre) ?

Comme le veulent les usages ou les impératifs diplomatiques en cas de sinistre, Ouagadougou a répondu présent. Pendant que Thomas Yayi Boni (Bénin), Faure Gnassingbé (Togo), Hélène Johnson Sirleaf (Libéria), Macky Sall (Sénégal) et bien d’autres se succédaient du côté d’Abidjan (la capitale économique ivoirienne), le nouvel homme fort de Ouaga a jugé bon d’envoyer qu’un simple ministre de son gouvernement, en l’occurrence Simon Compaoré. La situation entre les deux pays reste toujours tendue. La volonté affichée de la Côte d’Ivoire de ne pas extrader l’ex-président burkinabè, Blaise Compaoré et Guillaume Soro (chef du parlement ivoirien), visés tous deux par des mandats d’arrêt internationaux n’arrange pas les choses.

Lire la suite.

Burkina : devant le ministre Simon Compaoré, la gendarmerie étale sa pauvreté

Simon Compaoré a fait le tour de certaines casernes de gendarmerie pour s’enquérir des conditions de travail des hommes. Dans un plaidoyer portant essentiellement sur la dotation en armes et en équipements de l’institution, le chef d’État-major de la gendarmerie burkinabè, le colonel Tuandaba Marcel Coulibaly, et ses hommes ont mis à nu les carences de ce pan important des forces de défense et de sécurité, apprend-on d’Alerte Info.

Simon Compaoré touche du doigt les réalités des gendarmes.

Simon Compaoré était l’hôte de la Gendarmerie nationale. Le ministre burkinabè de la Sécurité est venu les écouter. Ces forces de défense et de sécurité ont axé leurs interventions sur les problèmes de « logistique, d’infrastructures et de ressources humaines ». Le colonel Tuandaba Marcel Coulibaly a réclamé le recrutement de 750 nouveaux hommes pour intégrer ce corps d’élite.

A sa suite, le lieutenant Salfo Bambara a fait remarquer ce qui suit : « Nous avons testé ces gilets avec différentes armes: pistolet automatique, Kalachnikov et un fusil G3. Mais le constat est qu’elles ne résistent pas. Le même constat a été observé après le test sur les casques livrés en 2011-2012. »

Simon Compaoré a rassuré ses collaborateurs sur le fait que leurs doléances seront prises en compte. Dès qu’il y a un soulèvement ou des bruits de botte, il faut faire appel chaque fois à l’armée française. Lors de la fusillade au Splendid Hôtel et au restaurant Le cappuccino, il a fallu attendre l’arrivée des forces spéciales françaises pour donner l’assaut. Savez-vous d’où elles venaient ? Eh bien de Gao (au Mali) pour mener une opération dans un pays voisin. Une telle configuration arrive parce que l’armée burkinabè ne peut pas faire face à ce genre de cas de figure.

Lire la suite.