Côte d’Ivoire : Après leur boycott, les avocats de Simone Gbagbo de retour au procès

Les avocats de Simone Gbagbo reviennent devant la cour d’Assises après s’être rebiffés deux semaines auparavant. Ce retour à la barre a été possible grâce à une médiation du bâtonnier, leur promettant un procès équitable.

Les avocats de Simone Gbagbo s’activent davantage

Le procès en Assises dans lequel est empêtrée l’ex-première dame de Côte d’Ivoire ne cesse de connaitre des revirements spectaculaires. En effet, après la suspension de leur participation au procès pour refus du juge d’appeler à la barre des barons du régime Ouattara, dont le PAN et ex-chef de la rébellion, Guillaume Soro et l’ex-Premier ministre Jeannot Ahoussou-Kouadio, cités comme témoins, les avocats de Simone Gbagbo seront dès ce lundi de retour devant la Cour. Ainsi que l’explique Me Rodrigue Dadjé, le principal avocat de la défense : « Le bâtonnier a engagé une médiation avec le procureur général. Il nous a assuré que des dispositions ont été prises pour que le droit de la défense soit garanti. »

N’eût été cette médiation réussie par le bâtonnier, Me BEUGRE Adou Marcel, le juge Boiqui Kouadjo aurait commis à Simone Ehivet Gbagbo, des avocats d’office. En outre, il avait décidé de la juger en son absence, car elle refusait de comparaître. Mais là encore, Me Dadjé proteste vigoureusement : « La commission d’avocat d’office par la cour d’Assises est non avenue, car depuis le 1er janvier 2015 conformément à l’article 43 du règlement numéro 5 de l’UEMOA, aucune juridiction ne peut commettre d’avocat d’office. Cela relève exclusivement du bâtonnier de l’ordre des avocats. »

Que cache réellement ce retour au procès de l’épouse de Gbagbo Laurent ? Les personnalités citées par la défense auraient-elles accepté enfin de déposer ? Les avocats auraient-ils accepté de se passer de leurs témoignages, même s’ils les jugent nécessaires pour faire éclater la vérité ?

En attendant de trouver des réponses à ces interrogations qui taraudent les esprits, le procès redémarre ce lundi 28 novembre. Notons que Mme Gbagbo est poursuivie devant la cour d’Assises pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Elle fait déjà l’objet d’une première condamnation de 20 ans de réclusion pour atteinte à la sûreté de l’État.

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Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo coupable ? Les témoignages s’en éloignent…

Simone Gbagbo est actuellement dans le box des accusés devant la cour d’Assises depuis le 31 mai denier. Accusée de « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité », la responsabilité de l’ex-première dame transparait difficilement dans les différents témoignages. D’où la colère exprimée par son avocat sur RFI.

Simone Gbagbo, une responsabilité fictive ?

Le procès en Assises de Simone Gbagbo se poursuit sans que les témoins de l’accusation ne puissent établir sa responsabilité. En effet, tous les témoignages recueillis jusque-là sont frappés d’une certaine incohérence au point de susciter une crédibilité douteuse. Aussi, Me Rodrigue Dadjé est monté au créneau pour dénoncer ces témoignages fantoches : « Effectivement, on a ces 28 témoignages, mais c’est généralement des gens qui viennent vous dire : « J’ai été victime d’une blessure par arme à feu, par grenade ou par obus.  » Généralement, ils ne savent d’où viennent les tirs, ni de qui viennent ces tirs. Ils déduisent simplement que ces personnes auraient commis ces actes-là, envoyées par madame Gbagbo. »

Pour des faits graves de « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » à elle reprochés, il serait convenable, selon son avocat, d’établir avec certitude la responsabilité de sa cliente. Mais les accusations déductives des témoins à charge ne seraient pas de nature à éclairer les lanternes de l’opinion sur le véritable rôle joué par Simone Ehivet Gbagbo lors de la crise postélectorale. Ainsi, Me Dadjé traduit toute son ire quant à la détention de sa cliente : « Ils n’ont jamais vu madame Gbagbo avec ces personnes, et ils ne l’ont jamais vu leur donner des ordres. » Puis, il ajoute : « Madame Gbagbo est poursuivie, non pour crime, mais pour avoir donné des ordres. Si la preuve des ordres n’est pas rapportée, ma cliente peut rentrer chez elle tout simplement. »

Outre les témoins de l’accusation, la défense compte également faire intervenir ses propres témoins pour tenter de blanchir l’accusée. Ces derniers seront appelés à la barre dès la reprise du procès, mardi prochain. Les juges ont donc du pain sur la planche, vu que le verdict est très attendu. Longtemps accusée d’être une justice des vainqueurs, la cour d’Assises joue également sa crédibilité.

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Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo se meurt, les premières dames appelées au secours

À la reprise de son procès en Assises, lundi dernier, Simone Gbagbo est apparue très amaigrie. L’ex-première dame souffrirait d’une maladie métabolique qui est en train de la tuer à petit feu. Toutes ses souffrances devraient interpeller le syndicat des premières dames dont elle a pourtant fait partie.

Simone Gbagbo souffre de l’indifférence des premières dames

Simone Gbagbo, l’ancienne première dame de Côte d’Ivoire, est engagée dans un marathon judiciaire à n’en point finir. Après sa condamnation, le 10 mars 2015, à 20 ans de réclusion pour atteinte à la sûreté de l’État, la revoilà devant la cour d’Assises pour « crimes contre l’humanité et crimes de guerre » lors des violences postélectorales de 2010. En dépit des graves accusations portées contre l’ex-députée d’Abobo, il convient tout de même de tirer la sonnette d’alarme. L’épouse de Laurent Gbagbo est véritablement mal en point, et son état ne fait que se dégrader au fil des jours. Diabétique et constamment en hypoglycémie, l’ex-first lady de Côte d’Ivoire est régulièrement sous contrôle médical. En attestent ses nombreuses évacuations d’urgence à la PISAM.

Après avoir sillonné plusieurs palais présidentiels aux côtés de ses paires d’antan, la voilà toute seule. Laissée à l’abandon, elle est réduite en une véritable loque humaine qui ne vit que par sa force de caractère. Profondément croyante, Simone Ehivet Gbagbo continue surtout de se maintenir en vie grâce à sa foi en Dieu. Et pourtant plusieurs de ses collègues africaines d’alors sont encore aux affaires, plus influentes que jamais. Pour celles qui viennent d’accéder au pouvoir, cette règle non écrite de solidarité féminine devrait les pousser à agir. Malika Issoufou Mahamadou (Niger), Sika Bella Kaboré (Burkina Faso), Djenné Kaba Condé (Guinée Conakry), Aisha Buhari (Nigeria), Sylvia Bongo Ondimba (Gabon), Ana Paula dos Santos (Angola), Grace Mugabé (Zimbabwé), Zeinab Suma Jammeh (gambie) et bien d’autres encore sont donc interpellées.

Adresse particulière à Dominique Ouattara et Henriette Bédié

On le sait, les premières dames ont un rôle effacé, mais souvent très efficace auprès de leurs époux de présidents. Dominique Ouattara ne fait nullement l’exception auprès d’Alassane Ouattara. Comme une véritable blanche colombe, les actions caritatives de l’épouse du chef de l’État ivoirien ne se comptent plus. À travers sa fondation Children of Africa, elle multiplie ses dons à travers la Côte d’Ivoire. Lors du TICAD VI au Kenya, la first lady ivoirienne n’a pas hésité à adopter un éléphanteau de 9 mois. La délicatesse de ses actions et sa sensibilité ne laissent personne indifférent.

Aussi, des observateurs l’appellent au secours pour se pencher sur le cas de son prédécesseur, Simone Gbagbo. Bien entendu, les blessures de la crise postélectorale sont encore béantes et les victimes attendent que justice soit rendue. Mais ne dit-on pas que la valeur du pardon réside dans la gravité de la faute pardonnée ? Aussi, d’aucuns appellent la première dame à parler aux oreilles de son tendre époux afin d’agir en faveur de sa soeur. Le président de la République ne s’immisce certes pas dans les affaires judiciaires, mais la situation sanitaire de l’épouse de Gbagbo commande qu’on s’y penche. Soit par une loi d’amnistie ou une grâce présidentielle, ce dossier pourrait être réglé. Tel est le coup de coeur de tous ces Ivoiriens épris de paix et de réconciliation pour une Côte d’Ivoire forte et réconciliée avec elle-même.

De même, Mme Henriette Konan Bédié est appelée à la rescousse afin d’aider sa soeur à sortir de cette mauvaise passe. La main sur le coeur, la présidente de l’ONG Servir a de tout le temps oeuvrer pour de bonnes causes. Son action ne serait donc pas un fait isolé. Ainsi, tous reconnaîtront la capacité des Ivoiriens à se pardonner et à vivre ensemble pour un avenir radieux. A bon entendeur…

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Côte d’Ivoire : malgré les épreuves, Simone Gbagbo garde la pêche

Simone Gbagbo était bien présente à l’ouverture de la session 2015 – 2016 de la Cour d’assises. Cette première audience a donné de voir une ancienne Première Dame très détendue et multipliant les accolades avec ses camarades de lutte. Le juge Bouaki Kouadio a promis de dire le droit dans toute sa splendeur, apprend-on de l’AIP.

Simone Gbagbo prend un bain de foule au palais

Simone Ehivet Gbagbo est restée droite dans ses bottes à l’ouverture de la séance d’assises à laquelle elle a pris part ce lundi. Jugée pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, l’ancienne première dame a affiché une mine des plus décontractées à son entrée dans la salle d’audience. Malgré cette ambiance bon enfant, Bouaki Kouadio, le juge de la cour d’assises a vite fait de planter le décor : « Ces audiences doivent permettre de panser les plaies et contribuer à la réconciliation nationale. » Avant de prévenir : « Sans la justice, le vivre ensemble est impossible, nous assisterons au règne des plus forts, à la vengeance. »

Lui emboitant le pas, Abé Yao, le bâtonnier de l’ordre des avocats, a tenu à rassurer toute l’assistance sur le respect des droits de la défense afin de garantir un procès équitable aux accusés et « rompre avec l’image trouble de la justice ». Les juges ont donc installé les six jurés commis pour le jugement des 11 personnes dont le dossier sera décortiqué à tour de rôle par cette Cour.

Me Rodrigue Dadjé, l’avocat de l’épouse de Gbagbo, s’est aussitôt insurgé contre cette liste de jurés : « Cette liste est composée à 95% de personnes issues du nord ou des Malinkés alors que Mme Gbagbo est poursuivie pour avoir fait tuer des gens du nord… Tout cela manque de transparence. » Puis il ajoute : « C’est un procès purement politique, l’instruction a été complètement bâclée. Cette Cour d’assises qui a été choisie sur mesure va condamner Mme Gbagbo pour faire plaisir au pouvoir ivoirien. »

Quoi qu’il en soit, l’ancienne députée d’Abobo garde la pêche, attendant son procès pour le 31 mai prochain.

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Côte d’Ivoire : procès Robert Guéï, la défense pète les plombs et accuse le Juge

Le Général Robert Guéï alimente en ce moment l’actualité ivoirienne. Retrouvé mort le 19 septembre 2002 dans les rues d’Abidjan (la capitale économique de la Côte d’Ivoire), l’ancien chef de la junte militaire est au centre d’une procédure judiciaire visant à faire la lumière sur sa mort. La défense ne croit pas à l’impartialité du tribunal militaire et l’a fait savoir ce vendredi à l’APA.

Robert Guéï au coeur de la polémique

Le corps sans vie de Robert Guéï a été découvert il y a environ quatorze ans (en septembre prochain). Initialement prévu pour le jeudi 21 janvier dernier, le procès a été renvoyé au 25 janvier prochain pour raison de procédure. La défense crie déjà au scandale à quelques jours de l’ouverture de l’audience.

Au nom de la défense, Me Rodrigue Dadjé a démonté les décisions du Juge qu’il considère contraires à la loi : « L’attitude disproportionnée du juge qui de surcroit s’est fourvoyé sur l’existence de la loi d’amnistie de 2003, ne nous rassure pas, quant au caractère équitable de ce procès et au respect des droits de la défense. Contrairement aux règles de courtoisie et de délicatesse existant entre Magistrats et Avocats, le juge a cru bon de menacer la défense, qu’il a qualifiée de  pas sérieuse et qui essayerait d’induire le Tribunal en erreur. »

Me Dadjé poursuit : « Il revient au juge de vérifier l’existence ou non du texte de loi invoqué avant de se prononcer, soit en le prenant en compte ou en l’écartant des débats. le Règlement n° 05/CM/UEMOA relatif à l’Harmonisation des Règles régissant la Profession d’Avocat dans l’Espace UEMOA, confère à l’Avocat, l’immunité pour ses paroles et écrits au cours des procès et celui-ci n’a donc pas à s’excuser pour ce qu’il plaide ou écrit même quand il aurait tort. »

Dans le cadre du procès de Robert Guéï, vingt-deux suspects sont dans le box des accusés dont le Général Bruno Dogbo Blé, le Commandant Anselme Séka Yapo dit Séka Séka et l’ex-première dame, Simone Ehivet Gbagbo. Plusieurs témoins se succéderont à la barre en l’occurrence le Président du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan.

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Côte d’Ivoire : Affi N’Guessan dribble tout le monde pour rencontrer Alassane Ouattara

Affi N’Guessan et Alassane Dramane Ouattara (ADO) ont eu un tête-à-tête ce jeudi 21 janvier, a-t-on appris de BBC. Cette rencontre au sommet de l’Etat marque un tournant important dans les rapports entre le pouvoir en place à Abidjan (la capitale économique de la Côte d’Ivoire) et une frange de l’opposition ivoirienne.

Affi N’Guessan ouvre la voie à un dialogue avec le régime en place

Affi N’Guessan a sollicité il y a quelques semaines un rendez-vous avec le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara qui lui a finalement accordé une audience ce jeudi. Au menu de cette rencontre tant attendue par une grande partie des observateurs de la vie politique ivoirienne, il s’est agi pour le Président du Front Populaire Ivoirien (FPI) de plaider la cause des exilés qui ont vu leurs comptes gelés et des prisonniers politiques qui comptent dans leurs rangs plusieurs pontes de l’ancien parti au pouvoir, le FPI.

Aussi, ressort-il de cet entretien que M. Pascal Affi N’Guessan et ADO ont essayé d’harmoniser leurs vues sur la question des détenus qui sont considérés comme prisonniers politiques. En effet, pendant que l’opposition dénombre 300 personnes qui pourraient être rangées dans cette catégorie, le gouvernement ivoirien a plutôt identifié 250 individus. En outre, il a été question également d’aborder le sujet épineux du financement des partis politiques, le découpage électoral et une meilleure répartition du temps d’antenne sur les médias publics.

ADO s’est dit favorable à entreprendre des actions pour répondre aux doléances de son hôte du jour. Rappelons qu’au lendemain de la chute de Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011, plusieurs cadres du FPI se sont exilés pour les plus chanceux pendant que d’autres ont été jetés dans les geôles ivoiriennes, attendant toujours leurs procès. Il s’agit entre autres des ministres Assoa Adou et Hubert Oulaye, mais aussi de l’ex-Première dame, Simone Ehivet Gbagbo.

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Côte d’Ivoire : procès sur la mort du Général Robert Guéï, la date (encore) ajournée

Les proches du Général Robert Guéï devront encore patienter quelques jours avant de voir reprendre le procès. Initialement prévu pour redémarrer ce jeudi 21 janvier, la justice a décidé une fois de plus de repousser la date au lundi 25 janvier, d’après Jeune Afrique. Rappelons que le procès avait déjà été suspendu le 17 décembre 2015 pour vice de procédure.

Robert Guéï, un report de trop ?

Robert Guéï n’est plus de ce monde depuis bientôt quatorze ans (en septembre prochain). Le procès de ce 21 janvier qui devait marquer officiellement la réouverture du dossier après la suspension de l’audience du 17 décembre 2015 pour raisons de procédure devrait finalement se tenir le lundi prochain. Les témoins se succèderont à la barre à compter du 1er février.
C’est un énième report qui laisse planer sur la réelle capacité de la justice militaire ivoirienne à résoudre définitivement cette affaire qui fait tant jaser depuis plusieurs années. A toutes fins utiles, il faut noter que le Général Guéï a été retrouvé mort le 19 septembre 2002, aux premières heures de la rébellion menée par l’actuel Président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro.

Les pro-Gbagbo sur la sellette

La justice militaire s’est saisi du dossier et a décidé de rouvrir le dossier au cours d’un procès qui est prévu pour se tenir ce jeudi 21 janvier au Tribunal militaire d’Abidjan. D’ores et déjà, les vingt-deux suspects sont connus et ont tous un point commun : ce sont des proches de l’ancien Président ivoirien, Laurent Gbagbo. Il s’agit entre autres du Général Bruno Dogbo Blé, l’ex-Première dame, Simone Ehivet Gbagbo et son aide de camp en la personne du Commandant Anselme Séka Yapo dit Séka Séka.

Pascal Affi N’Guessan et Moïse Lida Kouassi, respectivement chef du gouvernement et ministre de la Défense à l’époque ont qualité de témoins dans cette affaire et devront être entendus. L’actuel Président du Front Populaire Ivoirien (FPI), Affi N’Guessan est rattrapé par sa déclaration où il affirmait que la victime avait été « tué sur le champ des opérations alors qu il allait se proclamer chef de l État à la télévision ».

Le réquisitoire du Parquet

Le Parquet militaire avec à sa tête le Colonel Ange Kessi soutient mordicus que : « Gueï a été extirpé de la cathédrale avant d’être tué de deux balles tirées de deux armes différentes. C’était sur le boulevard de la Corniche, à Cocody. Puis les meurtriers sont allés à sa résidence pour abattre son épouse d’une balle dans la tête », soutient une source proche du dossier. Qui ajoute que le deuxième commando a, lui, arrêté tous les membres de la garde rapprochée du général, dont le capitaine Fabien Coulibaly, son aide de camp à sa résidence du quartier de l’Indénié, au Plateau, avant de les exécuter à Sébroko, un sous-quartier de la commune d’Adjamé. »

Bernard Agré et Boga Doudou, les grands absents

Le Cardinal Bernard Agré qui fut des années durant l’Archevêque d’Abidjan est présenté par beaucoup d’observateurs de la vie politique ivoirienne comme le détenteur ou encore le dépositaire de la vérité sur cette affaire. Malheureusement ce haut dignitaire du clergé ivoirien repose en paix depuis quelques années maintenant à Monga, un village situé à quelques encablures d’Alépé (région de la Mé). Il ne pourra plus jamais évoquer la mort du Général Robert Guéï.

Une interrogation subsiste néanmoins : ce procès ouvrira-t-il la voie à la recherche de la vérité sur la mort du ministre de l’Intérieur Emile Boga Doudou et toutes les autres victimes de cette barbarie humaine ?

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Côte d’Ivoire : qui a tué le Général Robert Guéï ? Le procès reprend aujourd’hui

Robert Guéï a été retrouvé mort dans les rues d’Abidjan le 19 septembre 2002, aux premières heures de la rébellion dirigée par Guillaume Soro. Plus de dix ans après son décès, les circonstances ou encore moins les causes de sa disparition restent encore inconnues. Le procès de l’ancien Général putschiste reprend aujourd’hui, nous dit Jeune Afrique.

Robert Guéï, un mort qui hante la mémoire des vivants

Robert Guéï n’est plus de ce monde depuis bientôt quatorze ans (en septembre prochain). Alors que la Côte d’Ivoire venait de subir des attaques d’hommes lourdement armés et que le pays réorganisait sa défense, le cadavre jonchait les rues d’Abidjan (la capitale économique ivoirienne). Les spéculations vont bon train mais convergent toutes vers une destination commune : l’ex-chef de l’Etat ivoirien a été assassiné. Mais qui se cache derrière ce crime crapuleux ? La question reste posée jusqu’à ce jour.

Les pro-Gbagbo sur la sellette

La justice militaire s’est saisi du dossier et a décidé de rouvrir le dossier au cours d’un procès qui est prévu pour se tenir ce jeudi 21 janvier au Tribunal militaire d’Abidjan. D’ores et déjà, les vingt-deux suspects sont connus et ont tous un point commun : ce sont des proches de l’ancien Président ivoirien, Laurent Gbagbo. Il s’agit entre autres du Général Bruno Dogbo Blé, l’ex-Première dame, Simone Ehivet Gbagbo et son aide de camp en la personne du Commandant Anselme Séka Yapo dit Séka Séka.

Pascal Affi N’Guessan et Moïse Lida Kouassi, respectivement chef du gouvernement et ministre de la Défense à l’époque ont qualité de témoins dans cette affaire et devront être entendus. L’actuel Président du Front Populaire Ivoirien (FPI), Affi N’Guessan est rattrapé par sa déclaration où il affirmait que la victime avait été « tué sur le champ des opérations alors qu il allait se proclamer chef de l État à la télévision ».

Le réquisitoire du Parquet

Le Parquet militaire avec à sa tête le Colonel Ange Kessi soutient mordicus que : « Gueï a été extirpé de la cathédrale avant d’être tué de deux balles tirées de deux armes différentes. C’était sur le boulevard de la Corniche, à Cocody. Puis les meurtriers sont allés à sa résidence pour abattre son épouse d’une balle dans la tête », soutient une source proche du dossier. Qui ajoute que le deuxième commando a, lui, arrêté tous les membres de la garde rapprochée du général, dont le capitaine Fabien Coulibaly, son aide de camp à sa résidence du quartier de l’Indénié, au Plateau, avant de les exécuter à Sébroko, un sous-quartier de la commune d’Adjamé. »

Bernard Agré et Boga Doudou, les grands absents

Le Cardinal Bernard Agré qui fut des années durant l’Archevêque d’Abidjan est présenté par beaucoup d’observateurs de la vie politique ivoirienne comme le détenteur ou encore le dépositaire de la vérité sur cette affaire. Malheureusement ce haut dignitaire du clergé ivoirien repose en paix depuis quelques années maintenant à Monga, un village situé à quelques encablures d’Alépé (région de la Mé). Il ne pourra plus jamais évoquer la mort du Général Robert Guéï.

Une interrogation subsiste néanmoins : ce procès ouvrira-t-il la voie à la recherche de la vérité sur la mort du ministre de l’Intérieur Emile Boga Doudou et toutes les autres victimes de cette barbarie humaine ?

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Côte d’Ivoire : mort du Général Guéï, Affi N’guessan et Simone Gbagbo à la barre

La justice ivoirienne ouvre le dossier Guéï ce jeudi 17 décembre. En charge de la gestion de cette affaire, le tribunal militaire d’Abidjan entend faire comparaître Dix-neuf personnalités parmi lesquelles Pascal Affi N’guessan et Simone Ehivet Gbagbo, apprend-t-on de BBC.

13 ans après, la mort de Guéï toujours pas élucidée

Le corps sans vie Général Guéï fut retrouvé le 19 septembre 2002 dans les rues d’Abidjan. C’était aux premières heures de la crise militaire orchestrée par le Mouvement Patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI) dont le Secrétaire général était Guillaume Soro. A ses côtés, un autre corps sans vie qui n’est autre que celui de son épouse, Rose Doudou Guéï. Les supputations sont allées bon train depuis lors mais aucune enquête véritable n’avait été ouverte pour faire la lumière sur la mort de l’ex-chef de l’Etat ivoirien et de son épouse.

Les autorités ivoiriennes veulent mettre fin à ce précédent. Le tribunal militaire d’Abidjan a décidé d’ouvrir un procès qui devrait démarrer aujourd’hui. Le Président du Front Populaire Ivoirien (FPI), Affi N’guessan, et L’ancienne Première Dame Simone Gbagbo (l’épouse de Laurent Gbagbo) figurent parmi les suspects. Parmi les pontes de l’ancien parti au pouvoir, Moïse Lida Kouassi, ministre de la Défense au moment des faits, comparaîtra également.

24 militaires sont poursuivis dans le cadre de l’affaire Guéï pour assassinat et complicité d’assassinat. Le Général Dogbo Blé, Commandant de la Garde Républicaine, est cité. Déjà condamné à 15 ans de prison pour l’assassinat du Colonel Dosso, l’officier général croupit dans les geôles ivoiriennes. Anselme Séka Yapo, l’aide de camp de madame Gbagbo, est aussi pointé du doigt.

Le Colonel Ange Kessi, Commissaire du gouvernement, fait le point en ce qui concerne les témoins qui devront se succéder à la barre : « Dix-neuf sont en détention, trois en liberté et deux autres en fuite. »

Rappelons que le Général Guéï est arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat le 24 décembre 1999 qui a emporté le régime du Président Henri Konan Bédié. Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2000, il a dû s’incliner face à Laurent Gbagbo.

En plus du procès pour faire la lumière sur la mort du Général Guéï, ne pensez-vous pas que la justice se doit d’ouvrir une enquête sur celle du ministre Boga Doudou et des autres victimes ?

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